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Magik_Rune


Il est toujours possible d'espérer, et c'est justement cela qui est désespérant.
   
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  Publié: 15 mars 2004 à 00:55
Modifié:  25 oct 2010 à 06:39 par Lunastrelle
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Tristance, résonances


« The world shall hear this sad song
Song of sorrow, song of grief
Can't change the way of his kind
Can't change the way of her kind »

— Blind Guardian, When sorrow sang 1


Quelque part dans les méandres intemporels de l’amour et la haine

Et qu’est-ce qui m’empêche d’agir ?

Quelle est donc cette force, cette puissance implacable qui me contraint à l’inaction ?

Écoute. J’entends les ténèbres suinter des pores de cet édifice, de ceux de la ville, de l’Humanité entière. Et toi, Songe, tu es porteuse de la Flamme. Tu projettes lumière sur ce qui croupit, rampe et se complaît dans la fange de la réalité. Ta splendeur radie l’amère et boueuse imperfection de l’existence. Oui, tu es porteuse de la Flamme, tu es Flamme, celle-là même qui me consume, celle-là même qui nourrit de mes cendres le vent glacial de l’indifférence.

Oh Songe, réjouis-toi : il y aura meurtre, ce soir.



Premier étage – 21h54

Le vieil homme est fatigué.

Le dos courbé, il porte le poids de sa vie, des années, de son insomnie…

Yeux mi-clos, accoudé à la table miteuse d’un appartement miteux, il explore le fardeau qui lui déforme l’échine.

Les cris, les pleurs. Le regard blasé du persécuté indifférent. Indifférent jusqu’au dernier instant, où l’étincelle de vie se rallume, où son visage tente de s’agripper au moment présent… Mais, inéluctablement, il lâche prise, et sa conscience quitte l’Humanité purgée tandis que son corps retourne à la terre souillée…

Le vieil homme est fatigué.

Il porte sur ses épaules la lourde charge de sa vie, de sa mémoire…

Car il sait. Il a vu.

Des mains, implorant le pardon pour un crime inconnu. Des mains tentant de joindre ensemble les débris d’une vie arrachée. Des mains maigres, endurcies par le labeur et la faim. Des mains écrasées, des mains ensanglantées, des mains recueillant l’eau stagnante de l’emprisonnement. Des mains dans des mains, des mains sur des visages, pour fermer des yeux immobiles, pour cacher des pleurs. Des mains vides, des mains sans armes, des mains derrière la tête, en attente de la balle salvatrice…

Le vieil homme est fatigué.

Son corps porte les marques de la ruine du temps ; toute sa vie, il a fui. Fui son passé, fui le courroux des impurs.

Il a tout abandonné, tout perdu : famille, identité, richesse… Mais il est vivant.

Et il se souvient.

La hiérarchie absolue. Le droit du plus fort. La mort du plus faible. Le pas cadencé. La peur et la crasse collées à la peau.

Les cris, les pleurs… Il lui semble les entendre encore.

Il ferme les yeux.

La fatigue l’emplit, noie son amertume océan, souvenance abyssale aux relents de putréfaction.

Une larme franchit la barrière de ses paupières closes.

Le vieil homme est fatigué.

Il se souvient.

La désolation coule le long de ses rides creusées par sa vie, par ces morts…

Il a tout perdu.

Il y a longtemps que les flammes ont accepté les offrandes de son passé. Photographies, lettres, passeport…

Les cris, les pleurs… À ses oreilles, nuit et jour… Il les entend, échos d’une horreur engendrée par la bêtise humaine.

Ce qui refusait la morsure du feu, ce qui s’obstinait à l’existence, il les jetait au fond du lac.

Ainsi, quelque part, tordue, rouillée, ravagée par le temps, reine de son royaume d’eau croupie, une croix gammée attend l’oubli.

Mais le vieil homme fatigué se souvient.


Ailleurs, au fond d’un tiroir, une lettre, jaunie par l’attente…

Lily,

Un autre matin qui vient poindre à retardement, dans son immuable mécanique désynchronisée.

Un autre réveil dans le gouffre de ton absence, où l’insoutenable silence éclipse la souvenance de ton rire faisant écho au mien, de ton regard en aimant posé sur mon cœur galvanisé.

Une autre éternité sans toi. Je ne compte plus les jours depuis bien longtemps.

J’ai ouvert les yeux sur une ville s’extirpant d’un profond sommeil, étirant ses bras d’immeubles vers le ciel, secouant gentiment son épiderme macadam, baillant de ses portes, fenêtres et cheminées. Mais la cité ne vit pas. Tu y manques ; sans son cœur, sa force vive, elle ne peut que prétendre à un simulacre de vitalité, un dynamisme faussement enjoué ne bernant que ceux ayant assimilé l’illusion, travaillant en son nom, vivant par et pour elle.

Je suis fourbue d’avoir tant voyagé en rêve pour te rejoindre. Savais-tu que j’avais brûlé toutes mes cartes du monde ? Je ne supportais plus de pouvoir parcourir du doigt l’énorme distance nous séparant. C’était trop pour moi. Je pouvais passer des heures à contempler ce vide volumineux, à le comparer à celui qui me dévore de l’intérieur.

Si tu pouvais savoir comme la vie est fade sans toi. Je n’ai plus goût à la nourriture, à l’art, à la vie… Ton absence me vide et m’emplit, me comble de la promesse de ton sourire, aveugle mon être par la fraction d’espérance, l’éclat de l’attente du bonheur émietté…

Je pense à toi. Chaque matin, tu es la première pensée à effleurer mon esprit à fleur de peau et chaque nuit c’est en murmurant ton nom que je m’abandonne aux caresses de Morphée.

Je pourrais t’écrire des pages et des pages, et c’est exactement ce que je fais. Je pourrais aussi résumer mon message, ce qui semble être devenu le point tournant de ma vie en une simple phrase.

Je t’aime


Si courte, si téméraire… Elle n’est pas ponctuée, car « je t’aime » ne supporte pas le point, la fin de l’énoncé, l’encagement de la syntaxe. « Je t’aime » se doit d’être libre, de résonner à l’oreille longtemps après avoir été murmuré dans un souffle, dans un baiser. « Je t’aime » est une parole éternelle, une des rares qui ne se termine jamais complètement, et vouloir l’enfermer entre un début et une fin ne peut mener qu’à son agonie.

Malgré l’océan qui nous sépare, je pense à toi, Lily. Tu es celle que j’aime, et pour reprendre tes mots : « Le temps se traîne quand tu n’es pas là, il s’étire et se traîne encore. Il paresse, m’oppresse. J’ai besoin que tu viennes me délivrer. »

Délivre-moi.

Délivre-nous.

Oh Lily…

Je voudrais aimer.

Je voudrais fuir cette solitude qui me dévore…

Je voudrais marier ton regard, me fondre dans ton sourire…

Je voudrais déserter ce vide insondable que je deviens parfois…

Je voudrais, je voudrais…

Mais la distance dilue mes larmes, porte mon amour de par l’océan…


J’aimerais pouvoir voler.

J’aimerais me poser sur ton épaule et roucouler…

J’aimerais devenir colombe d’amour, fusionner deux continents…

J’aimerais que nos corps s’emmêlent, que nos cœurs soupirent à l’unisson…

J’aimerais, j’aimerais…


Mais j’aime. Je n’ai qu’un cœur, et il ne m’appartient plus.


Tu me manques terriblement, Lily… Si tu savais à quel point…

Je t’aime

Ton amour



Quelque part dans les méandres intemporels de l’amour et la haine

Non, Songe, ne te débats pas ; cesse, tu vois bien, les liens sont trop serrés, tu ne t’échapperas pas. Tu ne récolterais du fruit de ton labeur que des entailles dans ta chair délicate, sillons ensemencés par un espoir aussi futile que grotesque.

Je ne supporterais pas que quiconque te fasse du mal. Toi y compris, belle Songe.

Oublie ta peur. Cette corde, ce bandeau, comment les perçois-tu ? Punitions ? J’ai dû agir ainsi car tu ne comprends pas, car tu allais t’enfuir. Il faut parfois attacher un arbrisseau malade à un tuteur pour le guider vers le soleil, pour que ses branches frôlent les nuages, pour que ses feuilles s’exposent à l’arôme céleste…

Je suis confiant. Tu trouveras la voie du ciel.

Tu comprendras.



Deuxième étage – 21h52

La mère ferme la porte. Pousse le verrou.

Un petit moment de tranquillité. Oasis de silence dans un aride désert désaccordé.

La fille regarde la télévision. Un analgésique puissant.

La mère actionne la chasse d’eau ; une diversion. Sa main tremble, elle a dû repousser l’heure du rituel. Son pouls s’accélère, le sang explore à toute vitesse ses membres tendus.

Vite.

— Maman ?

La mère étouffe un juron. Elle ne peut plus attendre.

Elle avait promis, les yeux pleins de larmes, promis pour étouffer les gémissements de sa fille, promis pour faire taire son enfant qui ne comprend pas.

La fille ignore la laideur du monde. La mère l’a bien protégée du visage défiguré de la Vie, visage qu’elle connaît trop bien, pour en avoir longuement exploré les cicatrices.

La mère retire un à un les flacons de la pharmacie.

Somnifères.

Pilules anticonceptionnelles.

Antidépresseurs.

— Maman ! Tu vas bien ?

La respiration de la mère se fait haletante, comme si son souffle menaçait à ses poumons de rompre toute symbiose. Ses gestes se divisent, se perdent dans l’espace, oublient progressivement la corrélation avec sa conscience. La mère s’arrache un ongle en retirant la dernière planche de bois du fond de l’armoire de toilette, la dernière planche de bois la séparant de son trésor. Son sang désespérément pur coule lentement le long de la raideur désordonnée qu’est son avant-bras et vient se mélanger à sa sueur saline.

— Maman ! Maman !

La mère renie l’enfant, renie le père inconnu, client de passage trop peu délicat pour la mince protection de caoutchouc. Elle renie sa fille, recueille la fiole.

Seringue en main, la mère plonge dans la transparence de son bonheur, timides gouttes de paix noyées dans une rivière de rage écarlate.

La porte fait écho aux coups répétés de la fille, comme les puissants battements d’un cœur arythmique.

— Maman ! Réponds !

La mère ferme les yeux…

Elle n’oublie pas sa vie, elle n’oublie pas ces heures d’horreur pour sa minute de gloire, ces caresses brutales et humiliantes ; cette vie n’a jamais existé.

La mère flotte doucement, plane au-dessus de son enveloppe corporelle meurtrie qui, elle aussi, n’a jamais existé.

Elle est douceur délicate, offrant ses pétales d’amours éclatés aux soleils de la nuit, souriant aux rires qui s’envolent dans un chant de couleurs cristallines. Elle est le frisson confirmant la vie, elle est le feu unissant deux corps, elle est la passion d’un rayon miroitant la prunelle d’un premier regard, elle est l’électricité d’un baiser, elle est… Elle est.

— Maman ! Parle-moi !

Retour sur Terre, dans les décombres de sa vie. Elle est mère d’une fille qu’elle n’a pas voulue, d’un père qu’elle ne voulait pas. Elle est amante d’un millier d’hommes, marchande de chaleur humaine, louant caresses aux plus offrants. Elle est elle. Elle est de nouveau dans son monde de laideur, encore aveuglée par les artifices artificiels qui coulent dans son sang. Mais elle n’a pas besoin de voir pour savoir. Elle se souvient ce qu’elle veut oublier.

La mère est laide. Elle déteste cette laideur qui se tapit sous les fards de son âme.

La mère est laide, et tout ce qu’elle touche est laid. Ses vêtements sont laids, ses meubles sont laids, sa maison est laide.

La mère est laide. Horriblement laide. Et la laideur l’entoure, l’enserre, l’étouffe…

— Maman !

Les coups répétés de la fille contre la porte fissurent son cocon de laideur. Mais celui-ci tient bon.

La mère voit la laideur découler vers elle, laideur que la bouche d’aération exsude perfidement.

Elle referme les yeux, dans une vaine tentative de nier la réalité qui la néglige.

Et elle entend la laideur. Elle aussi ruisselle de la bouche d’aération, juste au-dessus du bain.

La mère se hisse sur les parois de la baignoire, colle son oreille contre l’ouverture grillagée.

Elle connaît ces sons, répliques plaintives d’une scène trop souvent jouée. Elle connaît ces gémissements pour les avoir trop souvent poussés.

La morbide mélopée humaine l’envahit, la paralyse, la force à écouter l’horreur tomber tout autour d’elle. Car les bruits viennent d’en haut, du ciel, seulement pour mieux s’écraser dans les oreilles de la mère.

Elle colle complètement sa joue contre le métal glacial. Elle entend encore mieux maintenant.

Il lui semble capter autre chose, une atrocité qui, bien qu’étouffée, soit d’une laideur indicible… Elle plisse les yeux, tente de se concentrer sur ce son lointain…

Soudain, le murmure devient rugissement, vrille ses tympans, s’insère dans son cerveau, déloge quelques idées malsaines et ressort dans une lamentation par sa bouche entrouverte. La mère perd pied et sombre dans une courte chute au terme de laquelle son crâne vient s’écraser contre le sol en un sinistre craquement rougeâtre.

— Maman ! Tu vas bien ? T’es tombée ? Maman ?

La porte souffre sous les coups répétés et redoublés de la fille, comme les puissants battements d’un cœur arythmique, pour compenser les battements d’un autre cœur, qui vient de découvrir dans les ténèbres une beauté aussi brutale qu’insoupçonnée…


Ailleurs, au fond d’un tiroir, une lettre, jaunie par l’attente…

Lily, ma douce…

L’attente de tes lettres est un supplice régulièrement apaisé, régulièrement renouvelé… Ce n’est pas l’aurore qui me tire du sommeil à chaque jour mais la perspective de recevoir à nouveau une part de toi.

Et quand tes mots s’offrent à mes yeux, je ne peux m’empêcher de les parcourir, encore et encore, embrasser chaque phrase dans un murmure, faire courir mes doigts sur cette parcelle brillante de ton être…

Parcelle brillante. As-tu déjà lu cette nouvelle de Theodore Sturgeon2, Lily ? C’est l’histoire d’un homme solitaire, un ermite urbain, en marge de la société, qui trouve une femme agonisante dans la rue. Sans vraiment réfléchir, il la ramène chez lui et entreprend de la soigner du mieux qu’il peut. Au fils des jours, des semaines puis des mois, elle devient la seule raison de son existence ; pour la première fois de sa vie, il se sent utile. Vivant.

De son côté, la femme se remet tranquillement de ses blessures. Elle émerge d’abord de l’inconscience, puis retrouve lentement l’usage de ses bras, de ses jambes, et, finalement, de la parole.

Quand elle lui fait comprendre qu’elle va mieux, qu’elle doit partir, qu’elle lui est reconnaissante de lui avoir sauvé la vie mais qu’elle n’a plus besoin de lui, il saisit un fer à repasser, l’assomme et recommence les soins.

Cet homme est profondément humain, pour le meilleur et pour le pire. C’est ce qui m’a marqué dans cette nouvelle. La peur de la solitude, voilà ce qui motive ce personnage, ce qui le pousse à séquestrer la seule personne qui lui ait jamais porté considération, cette unique étoile scintillant dans son ciel ténébreux. Cette parcelle brillante.

Je peux faire quelques parallèles entre cet homme et moi. Enfin, jusqu’à un certain point, si tu vois ce que je veux dire… Tous deux, nous cristallisons nos pensées autour d’un seul point : lui, elle ; moi, toi. Tous deux, nous avons refusé une séparation inévitable. Sauf que moi, je préfère t’écrire plutôt que t’assommer.

Et puis, ce n’est pas toi qui est partie. C’est moi.
Je ne veux pas revenir sur ce sujet, je crois que tout a été dit. Je n’avais pas le choix, toi non plus. Et tu sais bien, ma chérie, que je souffre de la distance autant que toi.

J’ai lu un poème hier soir3. L’auteur (qui fait courir sa plume sous le pseudonyme de Lacrima) y utilisait plusieurs néologismes, et l’un d’entre eux m’a particulièrement bouleversé.

Tristance.

« La logique combinaison entre tristesse et distance. »

C’est exactement ce que je ressens.

De la tristance.

Tu es loin, si loin… Et pourtant, quand je ferme les yeux, je te vois…

Mais je ne peux te saisir, t’embrasser, te retenir près de moi.

Tristance.

Comme c’est bête parfois, seul des mots qui n’existent pas possèdent la puissance nécessaire pour exprimer correctement certains sentiments. Quand je te dis que tu me manques, j’assemble des mots existant pour communiquer mes sentiments ; quand je te dis que je souffre de tristance, j’assemble mes sentiments pour me permettre de forger une nouvelle expression, inédite, créée pour toi.

Même si je n’ai pas inventé ce terme, j’en ai eu l’impression à la lecture du poème.

Tristance, si pure et simple dans mon esprit…

Comment pourrait-il s’appliquer à d’autres que nous deux ?

Je vais clore ici cette lettre, car je ne veux pas trop te faire languir. Je sais que tu attends impatiemment cette lettre, comme j’en attends déjà la réponse.

Je t’embrasse


Quelque part dans les méandres intemporels de l’amour et la haine

La liberté. Quel luxe.

L’incommensurable pouvoir du choix, de la décision… Quelle chance avons-nous de vivre dans un monde de vérité, d’aisance, de paix, d’amour…

D’amour.

N’est-ce pas, Songe ? J’ai observé ton voilier fendre une mer de nuages tandis que le mien s’enfonçait dans les eaux sombres de mes pleurs. J’ai heurté l’écueil de nos différences et ma proue s’y est fracassée, m’entraînant vers le fond où gisait ma sirène chimérique, déjà enchevêtrée dans les algues du doute et de la peur.

La liberté. Quel odieux mensonge.



Troisième étage – 21h47

L’homme jette la femme sur le lit. Dénuée de ses attraits vestimentaires, elle perd beaucoup de l’unicité qui la faisait briller, tout en bas, dans les décombres crasseux de l’humanité. Comme d’habitude, le contenant prime sur le contenu.

Il lui ordonne de rester immobile. L’homme sait que les chaînes seraient inutiles, l’encombreraient. Il n’a eu qu’à frapper, la marteler de sa volonté supérieure jusqu’à briser la sienne, plus fragile. Faible.

L’homme domine complètement la femme, pense pour elle. Elle devient extension de l’homme. Symbiose totale. L’homme devient femme et la femme devient homme.

Il prend une poignée de chair, la serre, la soupèse, la goûte. Elle empeste la peur. L’homme hume l’odeur caractéristique, fragrance délimitant son territoire où il détient le pouvoir absolu sur la vie. Et sur la mort.

La femme tente de ne pas regarder l’homme, de ne pas assister au début du rituel, de fuir dans les dédales de l’inconscience, mais elle est captive du moment présent, et l’homme le sait. Il multiplie les caresses, s’enhardit, donne des coups de langue çà et là, qu’il ponctue d’autres sortes de coups : poings, dents, ceinture… Le plaisir ondule, valse avec la douleur, et les deux pôles se marient, renforcent le cercle, la boucle qui virevolte dans une inexplicable sensation d’ivresse…

Il lui donne l’ordre de faire taire ses gémissements, punit chaque soupir sonore d’une blessure, immédiatement suivi d’une lame de volupté qu’il va chercher toujours un peu plus loin, un peu plus profondément, un peu plus férocement.

L’homme goûte les délices de la chair, s’en gave, s’attarde longuement dans les replis de ses désirs jusqu’à ce que la femme ne soit plus en mesure de retenir ses exclamations plaintives, même sous la menace du sang.

Repu, il se lève, se dresse, surplombe le pantin désarticulé et haletant qu’est la femme. Il lui impose sa suprématie masculine, pointe son orgueil sur le visage de sa honte et le glisse entre les lèvres de l’impuissance. La femme ne contrôle plus ses lamentations, et l’homme les laisse maintenant couler le long de leurs corps, déjà humectées de larmes d’humiliation.

La complainte impunie de la femme s’enfle, couvre la respiration saccadée de l’homme obnubilé par sa propre magnificence, emplit la pièce trop sombre, s’éteint dans un écho sans cesse renouvelé.

L’homme domine complètement la femme, pense pour elle. Elle devient extension de l’homme. Symbiose totale. L’homme devient femme et la femme devient homme.

L’homme retient sa respiration : la finalité de sa gloire est imminente. Les hurlements de la femme ne l’amusent plus. D’une gifle, il la fait taire.

Et la vague le terrasse, une explosion de jouissance qu’il ressent d’un bout à l’autre de son corps. Une explosion qu’il lui semble même entendre, résonner un instant dans la chambre, peut-être même dans l’immeuble entier. Il s’effondre sur le corps soumis de la femme, qui sanglote doucement.

Elle sent encore la pourriture de l’homme, semence impure, couler entre ses jambes…

La femme regarde le plafond, sent les mains chaudes de l’homme se placer autour de son cou, s’enfoncer, serrer, serrer…

Une dernière larme, et elle accueille la mort purificatrice.


Ailleurs, au fond d’un tiroir, une lettre, jaunie par l’attente…

Je fulmine, je rage, je ne tiens pas en place ; ma main tremble et ma plume menace de déchirer la feuille à chaque mot que j’applique sur le papier.

Comment t’expliquer ?

Le vaste qui m’entoure, m’étouffe, et les particules du néant se heurtent, se brisent sur la coque de ton navire d’or ancré dans une accalmie de ma fureur.

Mon amour, ce n’est pas toi qui me mets dans cet état. C’est ton absence qui me pousse aux limites de la raison, où des effluves de folie passagère planent par delà la frontière et viennent séduire mes narines naïves.

Je voudrais hurler, pousser ce cri strident imminent à l’explosion. Mais je n’explose pas. Je sais, je sais, je sens, la colère déjà s’évapore, mais ne disparaît pas ; elle retombe en fines gouttelettes d’amertume qui recouvrent mon cœur au carcan, et le rigide dépôt de mes larmes s’épaissit encore un peu plus. Je m’en remémore l’histoire en glissant mes doigts sur ses strates salines et mélancoliques.

Ces crises me surprennent un peu n’importe quand, aux moments où je pense à toi, Lily, où je réalise comme pour la première fois tout ce qui se dresse entre nous, et qu’à chaque jour, irrémédiablement, le fossé s’agrandit un peu plus. Quand cette sombre réalité projette son ombre sur moi, il me prend un irrésistible besoin de destruction. Je perçois alors tous les objets qui m’entourent en fonction de leur potentiel de vandalisme ; il me semble que si je pouvais ravager quelque chose à un point tel qu’il serait impossible de l’identifier, si je traduisais en actes cette terrible puissance qui déploie ses ailes dans la nuit de ma douleur, peut-être pourrais-je me purger définitivement de cette frénésie. Peut-être tomberait-elle bêtement sur le sol, telle une excroissance maligne qui se serait détachée d’elle-même.

Mais j’en doute. Je sens les racines de ce mal enfoncées profondément en moi, et toute tentative de l’extraire de mon corps équivaudrait à me vider presque complètement. Ma vie, frêle épave voguant sur les flots de la souvenance, ne dépend que de ce qui me tue, cette tempête ballottant mon chagrin jour et nuit.

J’ai fait un rêve.

Habituellement je ne m’en souviens pas, je ne peux qu’en deviner la nature selon les vagues impressions qui s’effacent dans les brumes ondulantes de l’aube. Mais cette fois-ci, tout est clair, pas comme si je l’avais déjà vécu, mais plutôt comme s’il s’agissait d’une bribe de souvenir retrouvée, longtemps oubliée dans les ténèbres puis soudainement exposée à une vive lumière soufflant la couche de poussière accumulée, révélant une scène à la fois familière et étrangère.

J’étais dans mon lit, et une douce brise valsait dans la pièce, m’effleurant le visage au passage. J’ai ouvert les yeux, et tu étais là, ou presque ; tes mains parcouraient mon corps, et chaque fois que nos épidermes entraient en contact, je ressentais un frisson se répandre dans ma chair. Je voulais te prendre, m’épancher de toi, mais je ne rencontrais que le vide. Comme si tu sentais mon désarroi, tes caresses se sont enhardies, elles ont quitté mon dos et mes bras et ont descendu lentement, entre mes cuisses…

J’ai ouvert les yeux dans un dernier frisson, un sourire aux lèvres.

Tu n’étais pas là.

Mon sourire s’est effacé.

Et j’ai eu ma crise.

Mais je vais mieux maintenant. T’écrire me fait un bien énorme. Autant que te lire.

Je t’aime

À toi pour toujours



Quelque part dans les méandres intemporels de l’amour et la haine

La douleur. L’as-tu simplement déjà connue ? As-tu déjà observé ses griffes labourer ton cœur, sa mâchoire dévorer tes entrailles ?

Non. Je le vois dans tes yeux.

Tu penses avoir souffert, mais c’est faux. Tu n’as vécu qu’un simulacre de tourment, un bonheur déguisé, une simple illusion pour te donner bonne conscience.

Je souffre. Tu en es la cause.

Mais je ne t’apprends rien, n’est-ce pas ?

Tu te moquais, tu te moquais… Et encore maintenant, tu trouves le moyen de tourner à la dérision ce que je t’ai dévoilé, la noblesse de mes sentiments.

Ne vois-tu donc pas que mon amour est plus fort que nos deux volontés réunies ? Qu’il s’élève au rang de celui qui uni Cyrano et Roxane4, qu’il supplante celui d’Ulysse et Pénélope5, qu’il rejoint celui de Julien et Fleur6 ?

Non. Tu ne penses qu’à ton monde de paraître, de faux-fuyants, de beauté fade et de sourires mensongers.
Je veux simplement te faire comprendre l’erreur que tu fais, Songe, avant qu’il ne soit trop tard…

Mais peut-être est-il déjà trop tard.



Quatrième étage – 21h57

Tout a été dit.

Je conserve donc le silence, si précieux, pourtant si commun.

Songe… Je te regarde. Tu es effrayée. Tu oublies une fois de plus que je fais tout ceci par amour pour toi. Je te le dirais bien une fois de plus, mais cela ne changerait rien.

Tu ne comprendras pas, il faut bien que je m’y résigne. Le plomb demeurera du plomb.

Je conserve donc le silence, mon mutisme véhiculera peut-être mieux le message que je voudrais que tu assimiles.

Peut-être tout cela est-il de ma faute… Peut-être n’aurais-je jamais dû te rencontrer, jamais dû t’adorer, jamais dû…

Mais il est trop tard maintenant. M’apitoyer sur mon sort ne mènerait nul part.

Je conserve donc le silence, en espérant encore qu’un miracle se produise, que je puisse stopper mon geste, exorciser l’horreur qui sévit dans ma vie…

Je sais pourtant que cela n’arrivera pas. Le monde entier est horreur. Il suffit de regarder par la fenêtre pour le voir.

Tu viens de voir l’arme, Songe. Tes yeux ne sont que pour elle, tu es hypnotisée. Je me serais contenté de ce regard, même s’il est dénué de passion… Mais tu as joué la carte de l’indifférence, tu m’as presque convaincu que je n’existais pas.

Tu lèves les yeux vers moi, tu sais mais tu ne veux pas comprendre. Tu voudrais que je t’explique, une fois de plus. Mais il est trop tard.

Je conserve donc le silence. Les mots sont superflus.

La bouche du pistolet mord dans la chair, et je te regarde, Songe. Comprends-tu, maintenant ? Maintenant qu’il est trop tard, que tout est presque fini ? Le rideau ne tombera pas sans que tu saches, que tu acceptes.

Oublie ta peur. Je t’aime. Je voudrais te le dire, mais les mots resteraient bloqués dans ma gorge, je le sais.

Je conserve donc le silence, et je vois tes yeux s’agrandir, des larmes en couler : tu comprends enfin ma menace.

C’est mon tout dernier recours, et je ne peux plus reculer maintenant. Je ne voulais pas en venir à cela, je te le jure.

Je brise le silence de quelques paroles, et j’appuie sur la détente.


Ailleurs, au fond d’un tiroir, une lettre, jaunie par l’attente…

Lily, j’ai peur.

Ce n’est pas la première fois qu’il agit bizarrement, mais il a été trop loin. Je ne t’en ai pas parlé avant, mais c’est simplement parce que je croyais qu’il ne s’agissait que d’un jeu, de mauvais goût certes, mais sans conséquences. Je commence à croire que je me suis trompée.

En fait, tout a commencé quand je suis arrivée. Tu te souviens, je t’avais dit que tout ici me paraissait « gigantesque, impressionnant, écrasant même, mais surtout… étrange ? » Si pour les premiers points je faisais référence à l’architecture urbaine, le dernier qualificatif s’appliquait à lui, mon voisin de palier.

Je ne m’en faisais pas au début, et je ne voulais pas t’inquiéter avec ce qui me semblait si trivial.

Dès le premier jour, où j’ai dû le croiser tandis que j’emménageais, je ne sais plus, il m’a regardée de cette façon pénétrante, obstinément fixe, dérangeante. S’il regarde toutes les femmes de cette façon, je comprends pourquoi je ne l’ai jamais vu accompagné.

Si ce n’était que des regards, j’aurais oublié jusqu’à l’existence de cet homme. Mais il n’y a pas que ça.

Comment décrire dans cette courte lettre le sentiment d’oppression, de surveillance constante qui s’est développé au cours des derniers mois ? Tout ce que je peux faire, c’est de m’en tenir aux faits. D’ailleurs, excuse-moi de ne pas utiliser le style imagé dont je prends habituellement le soin de revêtir chacune des lettres que je t’envoie ; je n’ai simplement pas la tête à ça. J’ai peur.

Une succession de détails sans lien entre eux. Des petites anecdotes accrochées l’une à la suite de l’autre. Voilà à quoi ressemblent mes souvenirs quand je tente de chercher les raisons, les explications. Je n’arrive à rien.

Au début, ce n’était rien, vraiment. Puis, il a adopté toutes ces petites habitudes… Comme celle, par exemple, de monter l’escalier menant à notre étage tandis que je le descendais. Le passage est très étroit, et il ne se gênait pas pour me frôler. Je sens encore ses mains passer à quelques millimètres à peine de ma peau…

Puis, hier matin, tout a éclaté : j’ai reçu une lettre de lui où il me déclarait un amour qui me paraît encore déplacé, maladif. J’ai déchiré son message et ai tenté d’y répondre le plus gentiment mais fermement possible. Je ne l’ai pas vu ce matin quand je suis partie au travail.

Mais quand je suis revenue, j’ai trouvé mes papiers éparpillés, et tes lettres hors de leurs enveloppes…

Je crains bien qu’il ait trouvé un moyen de s’introduire dans l’appartement, et qu’il ait lu une partie de notre correspondance. J’ai peur Lily.

Je vais réserver une place dans le premier vol pour la France dès demain. Je ne veux plus jamais voir ce monstre. Bientôt, je serai avec toi, ma chérie.

Je t’aime

Songe



Quelque part dans les méandres intemporels de l’amour et la haine

Ne pleure pas, Songe. Tes larmes, cristaux de beauté, ne panseront pas la plaie béante qu’est le saignement de mon cœur.

Je t’ai promis un meurtre, tu te souviens ?

Voilà. Le moment est venu.

Tu m’as tué.



Magik_Rune
12 mars 2004
Montréal


1 De l’album Nightfall in Middle-Earth.
2 Lue dans Le livre d’or de la science-fiction : Theodore Sturgeon.
3 « Heureux ou malheureux, même les mots sont amoureux ».
4 De Cyrano de Bergerac, de Rostand.
5 De L’Odyssée, d’Homère.
6 De l’œuvre de Gérald.

  À force de brûler de désir, l'être se carbonise, et les cendres viennent assécher les larmes...
ISOLA
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  Publié: 15 mars 2004 à 05:46 Citer vertical_align_bottom

Tout en entier et jusqu'à la fin

si si si je confirme ! j'ai tout luuuu !

Tu as un style que j'aime toujours autant à lire...

Si courte, si téméraire… Elle n’est pas ponctuée, car « je t’aime » ne supporte pas le point, la fin de l’énoncé, l’encagement de la syntaxe. « Je t’aime » se doit d’être libre, de résonner à l’oreille longtemps après avoir été murmuré dans un souffle, dans un baiser. « Je t’aime » est une parole éternelle, une des rares qui ne se termine jamais complètement, et vouloir l’enfermer entre un début et une fin ne peut mener qu’à son agonie.

Ahhh et ça c'est le passage qui m'a fait craquer !

 
Magik_Rune


Il est toujours possible d'espérer, et c'est justement cela qui est désespérant.
   
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11 avril 2013
  Publié: 15 mars 2004 à 13:11 Citer vertical_align_bottom

Je suis très heureux que ma nouvelle t'ai plu, Lacrima

Merci pour la nomination

Salut Isola ! Je suis content de te revoir, et tout aussi content que ce passage t'ais fait craquer

Merci encore à vous deux !

Amicalement,

Guillaume

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  Publié: 17 mars 2004 à 12:41 Citer vertical_align_bottom

Oh Guillaume !
Jusqu'à maintenant j'adore... j'en suis au deuxième étage qui n'est pas débuter...
Mais j'ai un cours d'Histoire dans 10 minutes et je me dois de filer! Donc... en arrivant chez moi, ce soir... vers 5 heures... ou peut-être après avoir mangé :p Je contionuerai de lire ton histoire!

(P.S J'ai commencé la suite de tu sais quoi... mais seulement une demie page... sauf que j'ai de superbes idées! selon moi... je t'en parlerai en arrivant!)

Baibai ^^

  Demain se fait d'aujourd'hui
Mordre le ciel


Si tu viens à pleurer, je secherais tes larmes. Si tu viens à crier, je chasserais tes peurs.
   
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20 janvier 2005
  Publié: 18 mars 2004 à 05:23 Citer vertical_align_bottom



Bravo Guillaume, je reconnais bien la ton style, ta signature, ton gout pour les chuttes inattendues.



Guillaumistiquement,

Pauline

  Une ame est plus grande qu'un monde
Magik_Rune


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11 avril 2013
  Publié: 18 mars 2004 à 22:56 Citer vertical_align_bottom

Merci Meg, j'attend ton prochain passage

Pauline, c'est bien que tu me reconnaisses dans cette nouvelle, c'est probablement celle sur laquelle j'ai le plus travaillé jusqu'à présent.

Merci à vous deux,

Amicalement, et paulinistiquement,

Guillaume

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  Publié: 23 mars 2004 à 00:59 Citer vertical_align_bottom

Merci Elenya d'avoir pris le temps de lire cette nouvelle

Et un gros merci pour la nomination !

Amicalement,

Guillaume

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10 novembre 2009
  Publié: 20 mai 2004 à 20:38 Citer vertical_align_bottom

Waw... je l'ai enfin lu!
C'est superbe... Quoique assez psychopathe Oo
J'ai pas tout compris, je devrai relire...
( Bah ouais, quand on dort pas assez on comprend plus grnd chose ^^ )

Quoi qu'il en soit... vocabulaire recherché, impressionant... j'ai vu des mots inconus! ( inconus de moi :p mais que je connaitrai bientôt... après avoir relu et farfouillé dans le dico ^^ )

bref... suis pas decue...
Vais me l'imprimer pour le relire tranquil!

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Magik_Rune


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11 avril 2013
  Publié: 21 mai 2004 à 10:20 Citer vertical_align_bottom

Merci d'avoir pris le temps de lire Meg !

Dis, c'est quoi les mots que tu connaissais pas ? Pour le fonne ?

Amicalement,

Guillaume

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10 novembre 2009
  Publié: 21 mai 2004 à 11:12 Citer vertical_align_bottom

Je te détaillerai tout ca toute à l'heure :p

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Magik_Rune


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11 avril 2013
  Publié: 21 mai 2004 à 11:22 Citer vertical_align_bottom

D'ac !



Amicalement,

Guillaume

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10 novembre 2009
  Publié: 22 mai 2004 à 14:53 Citer vertical_align_bottom

Il y a plusieurs mots dont j'ignorais l'exsistence mais que tes phrases à leur sens on put réveler...

Et voici les mots que j'ai du chercher au dico :p

Voici ( en plus de ta phrase ) La définition qu'on trouve à tes mots dans Le petit Larousse illustré 1999 :p

1. Échine " Il explore le fardeau qui lui déforme l'échine"

Définition :
1. Échine n.f ( mot francique ).Cour Épine dorsale. Avoir l'échine souple ; être servile. - courber, plier l'échine ; céder, se soumettre.

2. Échine n.f ( gr. ekhinos, hérisson ) ARCHIT. Corps de certains chapiteaux ( doriques d'abord ), constitué d'une grosse moulure convexe.

Je vote pour la 1 ! Lol...

Bon c'est long recopier tout ca alors je vais juste dire ... les mots!

2. Galvanisé " de ton regard en aimant posé sur mon coeur galvanisé "

3. Macadam " Secouant gentiment son épiderme de macadam "

4. Carcan " qui recouvrent mon coeur de carcan "

Voilaw... lol


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11 avril 2013
  Publié: 23 mai 2004 à 01:50 Citer vertical_align_bottom

Moi aussi je vote pour la 1

Tu sais, pour galvanisé et carcan, j'ai cherché dans le dictionnaire aussi... La phrase m'est venue, mais je voulais être sur que j'inventais pas un mot... Et non finalement

Amicalement,

Guillaume

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10 novembre 2009
  Publié: 23 mai 2004 à 09:18 Citer vertical_align_bottom

Tu sais que tu m'as donné une idée ? ^^
On devrait écrire un nouveau dictionnaire... ( Pas très gros! ) Mais avec de nouveaux mots et nos propres définitions :D

Des heures et des heures de plaisirs? :p
Lol...

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11 avril 2013
  Publié: 24 mai 2004 à 10:48 Citer vertical_align_bottom

Ça pourrait être drôle, en effet...



Amicalement,

Guillaume

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