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  Publié: 31 août à 07:03
Modifié:  5 sept à 07:41 par Emme
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haut de ta montagne


En haut de ta montagne, tu regardes les hommes qui dansent sur des airs trop connus.

Ils ne connaissent pas la mélodie lourde et unique de la pure liberté.

La nuit des étoiles jaillissent de tes yeux. Tu vois ces hommes, tu ne troubleras jamais leurs sommeils.

Ils sont au chaud sous le drap de leurs vaines certitudes, ils ne se réveilleront jamais.

Ton chant s'inscrit en arabesques noires sur le voile de leurs consciences.

Tu as su déconstruire les vérités, laissé la faune et la flore accomplir leurs desseins.

Les hommes eux ont peur. Ils tracent des lignes inlassablement, ils créent des chemins qui ne mèneront nulle part.

Ils ne savent pas.

Toi entre vie et trépas tu es épanoui.

Dans ces terres à jamais inconnues tu ne peux te perdre car tu sais qu'il n'y a rien à chercher.

Ton cœur est au repos, tu étreins l'univers de tes bras d'infini.

Ce tableau vivant dont tu es amoureux, celui que tu peins en mots, celui dont tu loues les drames et les feux aux ombres joyeuses.

Ce tableau semble être pour les hommes une simple tâche.

Ils ne savent pas voir, seulement regarder de leurs yeux sans lueurs sans la trace d'une âme qui vibre de gaîté.

Ils jugent ce tableau du haut des tours sordides qu'ils ont édifiées.

Tu as compris combien la terre est meuble et qu'il ne sert à rien d'y construire des tours.

Rien ne peut être plus haut que ta montagne,

rien ne peut être plus beau que ce monde sauvage qui comble tes besoins et te vide de tous désirs de possession.

Eux veulent s'accaparer le moindre atome, la moindre particule.

Ils sont si pauvres.

Au fond deux ils ne voient pas la source éternelle de la jouissance.

Ils sont hypnotisés par des artifices, ils se divertissent continuellement errant dans les méandres du sens, dans des questions et des réponses aux échos incertains.

Toi, tu entends limpide l'écho des essences, de l'essentielle nature.

Tu entends cette symphonie miraculeuse faite de murmures violents et de cris invitants de magnifiques tempêtes.

Eux ne connaissent que l'habitude douceâtre des dictatures de l'esprit.

Leurs bouches grasses, de préjugés, d'opinions lénifiantes, de dogmes religieux articulent mollement les mots de leurs blessures narcissiques.

Tu sais lire dans les lignes de leurs tremblantes mains car tu fais vibrer tes servitudes jusqu'à ce qu'elles s'éparpillent et deviennent informes.

Tu sais la sueur promise par la rudesse de la main caressant ta nudité.

Eux préfèrent la fraîcheur de la douce main de leurs divinités inventées.

Au creux de ton néant qui scintille naissent des étoiles bleues tu les ressens tel un dieu mourant de son innée solitude.

Ils subissent leurs espérances en les faisant être habitudes.

Tu aimes la mélodie de tes futurs, cette liberté que le temps ne peut attraper.

Tous prient et meurent semblant croire que quelqu'un dira l’ennui de leurs vies sans profondeur, de leurs univers noyés de souffrance et de rage.

Tu humes les fumées qu'exhalent leurs cœurs naïfs aux piétés exigües.

Tu connais le rythme lent des authentiques feux consumant la brindille et l’arbre le plus haut, créant des terres fertiles pour des pousses nouvelles aux senteurs ancestrales.

Ils ne verront jamais ces soleils.

Ceux que tu sens en toi comme des incendies d'allégresse.

Tu sais l'usure, ce mouvement limitant ta vie et traçant le cercle parfait du cosmos.

Tu connais les espaces sans lieux et les temps hors de l'Histoire.

L'Histoire est morte soudainement dans l'éclair d'un chaos, d'une pensée brisée est né cet espace ponctué d'impossibles.

Ils risquent la folie en espérant la sagesse,

il n'y a en leur monde d'espérance et de convenances que des déçus, d'une déception douloureuse et improductive.

Il y a chez eux une place pour chaque chose.

Le sage ne peut être qu'un fou fuyant ces lieux sans airs aux ivresses égales.

Il y a dans les bois sombres de ta montagne un ciel vert où les oiseaux chantent l'étrange plénitude d'une perpétuelle oscillation.

La présence de l'astre luminescent au-dessus de leurs têtes ne les invite pas au doute, ils dorment.

L'astre transperce leurs armures, une douleur pour ces guerriers, une douceur pour toi qui ne portes pas d'armure laissant diffuser sa chaleur en ton âme.

Ils voudraient anéantir ta pensée trop puissante pour leurs vies désœuvrées.

Ils trichent pour agir, ils disent être la cause faisant de l'effet une nourriture pour leurs égos complices.

Toi, ton esprit vole dans le ciel de ton indispensable déclin.

Ces disparus, ceux qui ont cru être tour à tour tes maîtres et tes héritiers, se sont fourvoyés.

Ils ont pensé, dans leurs solitudes, pouvoir guérir une humanité malade de ses idéaux.

Une humanité où beauté et bonheur sont majuscules privant ainsi l'existence de sa pluralité.

Le vent crée des formes improbables.

Ils voient dans ces nuages des visages connus, des objets familiers, des fantômes.

Toi tu y vois l'obscure clarté de la flamme vacillante d'une bougie.

Dans ton sommeil ton âme encore reste ouverte bercée par les voix des êtres chers intégrant le roncier de tes rêves évanescents.

Eux sont lourds de larmes, ils font de leurs nuits de parfaits au-delà.

Ils créent le vertige et la chute faisant de l'irrésistible vide un cauchemar abêtissant.

Ils ont usé de leurs connaissances avec l'excès de leurs vanités.

Il y a au bout de tous leurs chemins la même odeur du mal acquis.

Ils étouffent de leurs bras maigres les joies spontanées.

Tu sais combien les joies n'ont besoin de bras qui les enserrent.

Elles jouissent d'elles-mêmes et échauffent ton corps en séismes soutenus.

Ils sont dans le déni de leurs morts.

Tu n'as pas besoin de pleurer, de crier, tu es en ton propre néant cette mort contre laquelle ils s’insurgent, criant à l'injustice et pleurant à l'enterrement de leurs désirs d'immortalité.

Célébrant leurs vies fades, ils s'arment d’impatience et deviennent leurs propres meurtriers.

Tu as compris combien il est inutile de rassembler ces êtres en clamant : « humanité ! ».

Ils ne perçoivent pas l'unicité pas plus qu'ils ne voient la différence.

Pour eux rien n'existe sinon le désir d'être le centre intentionnel qui se meut dans leurs songes de gloire.

Ils trouvent beaux leurs édifices paroxysme de leurs vanités.

Tu les dis magnifiques car tu sais qu'ils seront aussitôt le cimetière de leurs artifices.

Tu sais les richesses de l'inconnu qui se saisit lui-même se passant de ta voix.

Son chant emporte ta pensée sur de nouvelles terres.

Ta mémoire s'absente, tu accueilles dans un instant la fulgurance de l'étrange.

Eux construisent des forteresses autour de leurs cœurs souffrants.

Ramenant constamment l'inconnu à du connu, l’étrange devient pour eux une musique assourdissante.

Tu sais qu'il n'y a rien de moins intrusif que cette chaleur étrangère qu'absorbe l'éternel de ton palais absent.

Tu connais cette colombe noire.

Eux la pensent blanche, d'une blancheur immaculée.

Ils caressent cet oiseau avec la fièvre de l'envie l'empêchant de voler vers les nids de son origine.

Cet oiseau, que tu es le seul à voir tel qu'il est, célèbre la beauté de l'impuissance de tes aliénations.

Eux fêtent sans répit leurs aliénations, leurs yeux, toujours, sont ceux de leurs passés.

Ils se figent et s'enlisent dans le marécage de leurs ignorances.

Tu accueilles l'obscurité du soleil en toi faisant ainsi surgir son éclat puissant.

Leur infinité de bâtisses pénètre le ciel creux de leurs rêves de vies.

Toi, ta montagne invite le ciel à répandre des nuées d’étoiles apatrides sur ses flancs.

Ils réinventent leurs souvenirs en peuplant leurs solitudes et sacrifient leurs sentiments sur l'autel de la raison.

Dans le creux de leurs blessures ils croient percevoir une miraculeuse lumière, ils sont submergés par l'eau noirâtre de leurs égos.

Tu connais l'irradiante lumière émanant de chaque être.

Tu sais ta nature et qu'il n'y a ni absolu ni centre.

Tes perceptions tu en fais don aux ruisseaux qui étanchent ta soif, à la forêt qui te nourrit de ses multiples chairs.

Ils sont bousculés par leur temps arbitraire qui détruit ce qu'il touche.

Toi tu n'es jamais pressé, tu as vu l'Homme enfanter ce sablier géant et faire abstraction des nuits éternelles du soleil éblouissant.

Eux ne voient qu'un soleil quotidien, la nuit ils s'endorment sans n'avoir rien senti ni l'implacable gravité ni l'apesanteur à la vue d'un simple croissant de lune.

Ils croient connaître ton âge.

Ils te disent vieux et fou.

Ils disent que tu idolâtres la barbarie d'un monde sans lois et que tes jours sont des nuits sans étoiles.

Tu te réveilles chaque matin à l'aube d'une vie nouvelle.

Tu sens au revers de ta peau toutes ces nuances qui galopent telle une horde de chevaux sauvage, à l'extérieur se forment des arcs-en-ciel sans avenir.

Ils veulent apprendre de leurs passés et contrôler leurs avenirs, le présent provoque en eux craintes et désarroi.

Toi, tu sais que dans l'instant qui se perpétue le sens est l'absurde et n'a pas sa place, seule existe l'expérience d'interactions sans condition.

De rituels en rituels ils pensent célébrer la vie.

Tu sais qu'il n'est nulle barrière à franchir, nulle séparation.

Ils croient l’élévation possible vers les plus hauts sommets.

De leurs cordes et de leurs piolets ils salissent ta montagne et plantent par millions des drapeaux balayés par le vent chaud de l'incertitude.

Tu sais qu'il n'y a pas d'endroit en ce monde sauvage où planter un drapeau, pas de lieu à s'approprier. Juste un espace aux noms multiples.

Ta montagne provoque en eux des désirs de conquêtes, tu nais maître en leurs yeux.

Tu sais qu'il n'y a rien à gravir, chaque jour renaissant en haut de ta montagne. Tes essences font la richesse de tes vies inachevées.

Ils ne savent pas voir les magnifiques étrangers qui s'agitent dans leurs intériorités.

Tu libères ces inconnus, à chaque instant leurs eaux torrentueuses s'invitent en toi transcendant ce monde aux figures éthérées.

Tu sais combien les luttes sont improductives.

Eux croient percevoir dans la lutte une victoire possible.

Ils ne savent pas. Désœuvrés après la bataille, sous leurs armures lourdes et rigides s'agitent alors leurs conflits intérieurs.

Jamais ils ne pourront vaincre car leurs esprits enfantent d'innombrables ennemis.

Tu as la claire vision de ta pluralité, sa sublimation fait naître en toi la digne confiance.

Eux ne savent s'abandonner, seules les animent des croyances aux morales infanticides.

L'expression de ta puissance et sans déni et sans leurre.

Ils te croient immobile, stagnant dans l'eau croupie de l'illusion.

Tu ne souffres pas car tu sais que l'illusion naît de l'attente, eux seuls la vivent jour après jour créant un monde hostile qu'enflent leurs désespoirs.

Tu sais que la grandeur n'a besoin de racines et que la source où t'abreuver existe dans les hauteurs de ta sérénité.

Tu laisses à la nature le soin de te panser et de te réfléchir.

Eux ne savent qu'analyser et ainsi dénaturent la réalité.

Ils ne voient pas la beauté de l'usure, que la vie brille de sa magnificence.

Ils pensent leurs consciences immortelles.

Tu aimes ce soleil grandissant à mesure que tu déclines.

Tu sais qu'il n'est point besoin de paradis, la nature t'apporte les chairs nécessaires. Tu en apprécies les bienfaits et ses méfaits fortifient ton esprit.

Eux veulent retrouver un état d'être qui n'a jamais existé.

Tu vois sous le vert suant de la mousse un immense rocher fait de cavités brulantes, de torrents abyssaux, de fleurs hautes et sèches.

Tu vois ces merveilles, ton soleil accueille en un rayon dardé leurs couleurs et parfums.

Ils sont esclaves de leurs envies. Dans leur attente se lit l'obsession, l'obsession comme un palliatif à la mémoire de leurs douleurs.

Tu connais l’énergie.

Dans ce mouvement la vision de tes entraves fait la force de ta passion.

Eux ne voient pas leurs chaînes ainsi leurs chaînes font leurs cécités, ils entendent seulement le désaveu de passions dévastées.

Ta montagne vit de ces corps pleins aux profondeurs vives et aux déliquescences terreuses.

Ils regardent ta montagne pelles et pioches en main, jamais ils ne se sépareront de ces armes car leurs âmes esseulées cherchent des eldorados.

Avec empressement, ils saignent cette terre, croyant trouver de l'or et du diamant.

Ils disent rare l'or et le diamant, ils ne voient pas la préciosité de cette terre, comme ils ne savent pas la singularité de chaque être.

Tu sais qu'il n'est nul besoin de creuser, de déraciner, la rareté naît dès que ton regard s'éclate contre les éléments, lorsque les âmes se morcellent et vibrent à l'unisson.

Ils vénèrent des dieux aux faces d'hommes et aux mains tenant la hache démissionnaire de leurs angélismes.

Ils se concentrent en prières et en analyses en eux rien ne diffuse sinon le parfum des promesses déçues.

Tu es de ta montagne, roi, valet et vassal.

Tu lui offres ta vie, nourrissant ses nécessités. Tu vois en elle ton image se disperser.

Tu ressens ce microcosme de pierres et de bois peuplé, où naissent des innocences où circule le sang des instincts et où meurt la ressemblance.

Tu sens au fond de toi qu'aucun enseignement ne peut donner la vie.

Leurs enseignements ne sont que déni de leurs finitudes.

Les paroles s'enfuient de ta bouche seuls restent des sons, des musiques lointaines et prêtes pour l'union.

En transmettant leurs savoirs ils veulent asservir le mouvement.

Ils pensent soigner et guérir en tuant l'être qui résonne.

Ils aplanissent les déluges en évitant de crier leurs silences.

Ils meurent pour des monuments sans mémoire.

Tu es à l'égal de ces beautés intuitives, un instinct chaud aux froideurs investigatrices.

Tu connais les instincts sans audace ils sont ta source et ton mouvement.

Tu sais le vif esprit de ta montagne, la grâce des chaos palpitant en son sein.

Ils te font à chaque instant sortir de l'oubli.

Eux ne perçoivent que des structures et les font devenir systèmes.

Vampirisant l'insondable pour calmer leurs aigreurs.

Leurs logiques réactionnelles les arrachent à la liberté.

Ils ne voient que proies et prédateurs, victimes et bourreaux.

Tu vois dans cette inextinguible fête que nul n'a besoin de penser sa nécessité à vivre.


 
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