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pluriels


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  Publié: 15 avr à 02:17 Citer     Aller en bas de page

Une lente fête






Verts rougis des pains doux, hampes dansantes roses,
Avec la mer à plat, en d'immobiles creux,
Sous l'ampleur du soleil appariant, heureux,
Des noces de voiliers, inverse anamorphose.


Le velours capiteux des miels incantatoires,
Aux dérivants pluriels, très odorants témoins
Du verbe véritable où meurent, au plus loin
De la gorge, les sucs de tout ce jus à boire.


Richissime émeri, baille la roche nue,
Ventre béant, lavée au flot torride et chaud
D'un soleil vertical qui, dans le même assaut,
Éclate les pollens sous l'écaille charnue.


Belle infuse couleur au lit porté du vent,
Pénètre aux touts du cœur cette saveur de mer
Dans la claque festive où vont, par le travers,
Les écumes soudain au ciel pur explosant


Quand la lame féroce, à la côte, vient mordre
Sur le si beau silence ajouté de la terre
Où la seule clameur est le présent des verts
Pour la pousse incivile ordonnant son désordre.



Extrait de "Escales" dans "DES FABULEUX"

 
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