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LPDP :: Lettres ouvertes :: L'amour de ma mère - La gloire de mon père- Qui suis-je ? Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Edgardth L Magnus


Il suffit de naître intelligent pour se rendre compte qu'adulte ce n'est pas une bonne idée. xp
   
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  Publié: 15 mai à 08:25
Modifié:  15 mai à 11:57 par Emme
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- L'amour de ma mère.

Si l'école sert à éduquer les jeunes enfants, alors il fut préférable que je demeure éternellement à la maison avec ma mère.

À défaut d'y entendre des choses qu'elle m'avait déjà apprises, et d'autres inutiles qu'elle ne m'avait pas appris, comme les gros mots et la violence, j'aurai développé à ses côtés un plus grand cœur, une âme plus belle et jamais la douleur ne m'aurait scindé l'esprit en quatre.

Par-delà les villes, nous aurions été écouter les sons de la forêt, cueillir du muguet en mai, deviner qui de l'archange ou du dragon allait gagner la bataille céleste peinte par les nuages. Non, jamais le RER ne m'aurait paru si morose.

Car ma mère n'est pas seulement le foyer de savoirs et de connaissances qu'elle a accumulés dans des milliers et des milliers d'ouvrages, avec ou sans images. Ma mère c'est également une âme pure et toujours souriante qui voit en toutes choses le bien et le positif. Ma mère ne se décourage jamais face à la grandeur et l'infini de la culture. Ma mère sait déjà tout ce que je veux lui apprendre, elle l'a déjà lu. Ma mère est la noblesse par la simplicité de l'être. Vous comprenez ?

Bien sûr, il y a des choses qu'elle n'aime pas, des choses qu'elle ne comprend pas, mais alors elle y met du sien et c'est là que son imagination vient détourner l’incompréhension. Les maths par exemple. Ma mère n'y comprend absolument rien, mais si elle remplace dans sa tête les nombres par des oiseaux puis des formules par de la poésie, alors ma mère peut évaluer à quel degré vous maitrisez votre sujet et à quel point votre intelligence va réussir à séduire les autres. Ma mère n'est pas une femme de sciences, mais ça, c'est sa science à elle. Les belles métaphores.

Je dirais mais très doucement enfin, que je ne crois pas au Dieu de ma mère, mais que je crois sans condition en elle. Et si je n'avais pas été à l'école et si je mourais de chagrin le jour où elle mourra de la fin d'une belle vie, alors la vie que j'aurai eue m'aura suffi. Je n'attends rien d'autre, n'ai rien d'autre à demander à son Dieu. Que sa vie soit belle.

- La gloire de mon père

Peut-être que ce soir, vous mangerez avec votre famille à l'heure. Hélas, c'est le cadet de vos soucis.

Si vous ne croyez pas en Dieu ou aux miracles, faites douze ans de médecine pour étudier la complexité du corps humain. Les blocs opératoires sont au sommet des hôpitaux. C'est là tout leur prestige.

Vous vous surprendrez peut-être à prier en vous lavant les mains avant d'entrer en bloc opératoire.
Qui sait combien d'erreurs peut faire un homme debout pendant 6 heures avec un espace de travail de 6mm, sans la foi ? Ressaisissez-vous, la marge d'erreur possible est 0 pour cent. Votre scalpel lui, il fait trois millimètres, et c'est pas une excuse pour abimer quelque chose d'autre. C'est quoi un homme face au génie organisationnel du cortex ?

Pour aller faire votre chirurgie de pointe dans l'encéphale de votre patient, il vous faudra peut- être plus que du courage, du savoir, de la chance et toutes ces autres choses qui foisonnent dans la littérature, bien qu'elles soient immortelles, contrairement à ses auteurs.
Vous la sentirez cette énergie, ce miracle quand votre patient, sain et sauf vous dira merci. C'est ça Dieu, et rien d'autre. Juste un homme qui dit "Merci".

Mon père quant à lui n'est pas excessivement riche contrairement à ce que s'imaginent les paresseux. Celui qui passe son temps à s'occuper de la vie des autres, n'a pas le temps d'être riche. Non, pour moi toute la fortune de sa vie réside dans l'idée que c'est un Héros quand il s'endort assis, en deux minutes, les chaussures encore aux pieds.

- Qui suis-je ?

Moi-même devant ces deux personnes incroyables, je ne me sens pas l'ombre de quelqu'un de digne.

J’écris quelques lignes, gribouilles quelques essais de dessins, rends quelques services sans rien attendre en retour. Il m'arrive de tomber amoureux, peut-être trop fort et trop mal car je m'y blesse et cela n’aboutit jamais.

Tout cela est bien sûr insuffisant face à de tels monuments pour avoir la sensation d'avoir accompli quelque chose de fabuleux.
Ils seront à jamais malgré toute ma vanité, mes erreurs, mes colères et ma solitude, à jamais dis-je, ma référence en terme d'accomplissement et d'excellence qu'un être humain puisse toucher du bout du doigt.

Alors, s'il vous plaît, cessez de m'aimer moi et admirez plutôt mes parents.
C'est à eux seuls que tous les mérites que vous pourriez m'attribuer reviennent.
Je n'égalerai jamais l'un des deux.
Ma plus grande fierté, mon trésor personnel, c'est de les avoir intimement connus. Et je pourrai me contenter comme salaire de toute une vie de les avoir, quelquefois, rendus un peu fier. Rien ne m'a rendu plus riche.

Qui suis-je ? Qu'un peu de poussière de ces deux étoiles.

Emmanuel Laurent Louis Magnier

  Mreow.
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