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Rosi

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29 avril
  Publié: 12 mars à 13:05
Modifié:  14 mars à 14:14 par Emme
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Depuis quelque temps déjà, j'ai mis un peu de côté les poèmes, juste peut-être, parce qu'en quelques lignes, il est difficile d'exprimer certains sujets ardents, tels que la violence conjugale, les féminicides ou viols sur mineurs...

On pourrait penser à juste titre que je fais une fixation sur ce sujet... C'est vrai...

Souvent on m'a dit que j'étais trop féministe. Mais ce n'est pas du féminisme, c'est surtout que ces sujets pour moi, font partie des plus grandes violences silencieuses, sournoises, et inadmissibles qui rongent depuis des siècles l'humanité.

On a forcément autour de nous, dans notre voisinage, dans notre cercle d'amis ou cercle familial, une femme ou un enfant, qui ont subi des sévices étant jeunes, ou même adultes.

Lorsqu'on voudrait faire un pas ou qu'on l'a déjà fait, pour dénoncer une certaine forme de violence qu'on pourrait juger inappropriée, on essaie souvent de mettre autour de ces faits, une forme de voile, une certaine distance.

Bien trop souvent par honte... Comme si toutes ces horreurs étaient une honte dans un cercle de vie, où tout doit être parfait, comme une horloge qui tourne rond, et dont personne ne doit surtout la bousculer pour mettre en défaut son circuit naturel.



Mais la vie, malheureusement, nous fait comprendre chaque jour au travers de témoignages de victimes, qu'elle n'est pas une pendule qui tourne toujours rond et que ses aiguilles ne suivent pas toujours le tracé qui lui incombe.



Des victimes, il y en a beaucoup trop... Toutes ces autres victimes silencieuses, qui ont honte de ce qu'elles subissent, des humiliations dont elles font preuve, des menaces à leur égard, mais aussi des menaces sur les membres de leurs familles, sont là, dans l'ombre...

Elles n'oseront certainement jamais parler, parce que cette honte, se transforme souvent en culpabilité. Une culpabilité que leur font ressentir leurs agresseurs. Ils ont cette forme de domination destructrice qui déclenche la peur sur leurs proies. Toutes ces victimes quel que soit leur âge, garderont souvent au fond d'elles leurs souffrances, par peur de jugements, mais parfois, pour les mères, par peur pour leurs enfants.

Quand un agresseur ou bourreau, parce que les deux termes leur correspondent bien, sont des pères, ou des membres de famille, il est d'autant plus facile pour eux d'exercer une manipulation où ils savent que rien ne viendra perturber leur rôle.

Quand on est une victime, on accepte malheureusement ce rôle, souvent pour la vie, sauf si on a le courage de dire stop. Parce que dans chaque bourreau, on retrouve un agresseur qui a fait le vide dans la vie de sa victime, il a pris le soin d'éliminer tous ceux qui pourraient avoir une certaine emprise sur elle. Toutes ces victimes ont ce même point commun... Préférer souffrir elles-mêmes, que de risquer de blesser les êtres qui leur sont chers...

Et l'agresseur connaît toutes les failles de ses proies, il en joue parfaitement. Il devient intouchable, il devient de plus en plus fort...



Si pour moi, ce sujet me tient à cœur, c'est parce que j'ai fait partie de ces femmes qui n'ont rien osé faire, alors que près de chez moi, une femme prenait les coups de son mari, qu'un de ses enfants est venu un soir chez nous, pour se réfugier et que je n'ai pas su quoi faire...

J'ai eu honte, non pour elle, mais de moi, parce que je n'ai pas appelé la police, et que je ne suis pas allée là-bas, pour l'aider...

Le honte n'est pas un sentiment que doit ressentir une victime, c'est celle qui sait, et qui ne bouge pas...



Je me suis promis de ne plus rester en retrait, de ne plus fermer les yeux sur ces violences, parce qu'elles sont trop présentes dans nos vies, et qu'on doit tous réagir, même avec peu...



Chambouler la vie d'une personne en osant dire ce que l'on ressent sur un certain type de comportement que ce soit sur une femme ou encore plus sur des enfants, devrait être obligatoire. Je me suis entendu dire, sur un certain sujet, qu'il était mieux de n'avoir rien dit...

Mais comment peut-on encore se regarder dans une glace, et se dire, que ce n'est rien, et faire comme si rien n'était anormal...



On demande de plus en plus aux victimes de parler, mais d'une autre façon lorsque ça touche au sein d'un cercle environnemental proche, on demande presque de faire l'autruche. On regarde, on sait, mais on se voile la face, et on fait de ce que l'on voit, un scénario digne d'un film...

On lui trouve une autre dimension dans laquelle l'agresseur passe pour quelqu'un de bien, et on fait de la victime, celle qui a un problème...On trouve aussi, tout un tas d'excuses à cet agresseur...



Parler et oser dire qu'on subit des violences ou viols, n'est pas acceptable pour une victime, elle se sent responsable, et honteuse...



On ne parle pas assez des violences verbales, qui sont tout aussi redoutables, et tout aussi dévastatrices pour les victimes. Celles-ci perdront sans thérapie, toute leur dignité, jusqu'à devenir l'ombre d'elles-mêmes...



Si je me bats aujourd'hui pour ces causes, c'est que je ne veux plus être cette voisine qui savait mais qui a fait comme beaucoup de gens, a fermé ses volets et même si tout cela la perturbait, elle n'a rien fait pour elle...



Aujourd'hui, je me bats pour une personne proche, parce qu'il existe un bourreau, et parce qu'elle ne le sait peut-être pas encore, mais elle fait partie de ces victimes...

Je veux qu'elle sorte de cette ombre dominatrice, qui se cache derrière deux visages. Car tous ces bourreaux ont deux visages...

Celui du dimanche, qui sort, qui rit, et qui donne l'air d'un homme bien et prévenant...

Celui de la semaine, qui reste chez lui, que personne ne voit, et qui oppresse ou qui violente...



Je n'ai pas beaucoup d'armes pour combattre, je n'ai que des mots et un cœur à l'écoute...

Je n'ai pas su non plus aider une de mes meilleures amies, lorsqu'elle avait besoin de moi, je ne sais pas encore comment l'aider, car je sais tout au fond de moi, qu'elle aussi était et est encore une victime...



Être une victime, c'est être la proie d'un agresseur à un moment donné de son chemin de vie, que ce soit par des coups, des viols, ou des mots...

On est une victime tout au long de sa vie, tant qu'on ne dit rien, tant qu'on reste en retrait de celle-ci, quand on commence à baisser les bras, et s'avouer qu'il est parfois trop tard, pour changer de vie...

Les années passent, et l'on vit avec... On vit aussi auprès de ce bourreau, qu'on croit aimer au fond, parce qu'il a ce don, par moments de se faire passer lui-même en victime... Il peut revêtir un sentiment de culpabilité dont il se sert pour amadouer sa victime.

Mais il sera toujours ce bourreau, et celui qui reste avec lui, sera toujours sa victime...



Je continuerai à me battre pour que mes mots puissent aider, et faire réfléchir...

Ne fermons pas les yeux, ne cherchons pas d'excuses aux bourreaux, ne restons pas sans rien faire...



Ne rien faire, c'est être coupable, c'est être témoins et complices d'un fait que l'on voit, que l'on sait, et que l'on tait...



Il y a quelques mois, j'ai trouvé ce courage, d'aller séparer 2 jeunes qui se connaissaient, mais qui étaient en train d'en venir aux violences verbales et aux mains...



J'ai pris mon courage à deux mains, je suis allée les voir, je leur ai parlé, leur ai demandé de se calmer, je connaissais l'un d'entre eux, mais pas le second. On ne sait jamais, ce qu'il peut arriver, si je vais me recevoir un coup, ou si au contraire je vais réussir ce que je voulais faire...



J'ai réussi, la pression est redescendue, ils se sont calmés, puis le second est reparti en voiture...



Mais j'ai surtout réussi, là où j'ai échoué pour sa mère, alors qu'il aurait été aussi si simple de le faire, comme je l'ai fait pour lui à ce moment-là...



Protégeons ceux qui nous sont chers, protégeons toutes ces victimes, protégeons les autres tout simplement, parce que même si ça ne paraît pas grand-chose, cela peut faire changer les mentalités et faire reculer les violences ou tous autres actes irréversibles...

  L'écriture est le chemin, vers l'espoir et la sagesse
Pichardin


Rien n’est impossible à l’homme surtout s’il a décidé de ne rien faire
   
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25 juillet
  Publié: 13 mars à 03:50 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Rosi,
un témoignage fort et poignant qui n'a pas dû être évident à écrire.
La violence est partout et parfois, comme tu l'écris, nous en sommes le témoin ou plus encore la victime.
Aujourd'hui les langues commencent à se délier. Autrefois ces sujets là étaient tus, soit par peur, soit par honte, soit pat indifférence …
Le combat pour lutter contre la violence, quelle qu'elle soit, est titanesque mais les choses évoluent, lentement certes mais elles évoluent et cela prendra du temps pour faire évoluer les mentalités.
Les actualités regorgent de "faits divers" de ce genre. Et on apprend que bien souvent qu'avant de devenir bourreau le violent fut lui aussi une victime. C'est un cercle vicieux.
Comme tu le soulignes, c'est un combat de tous les jours et qui nous concerne tous.
Je suis admiratif pour le courage dont tu as fait preuve pour d'écrire cette lettre.
Bises
Pierre

  Pichardin
Jean-Claude Cet utilisateur est un membre privilège

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27 juillet
  Publié: 14 mars à 01:43
Modifié:  14 mars à 01:48 par Jean-Claude
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Merci Rosi pour votre courage...à propos j'ai écrit un poème sur la violence. "SANDRINE"..Je vous laisse en apprécier la réponse qui n'est pas trés évidente pour les victimes...sujet trés délicat à dénoncer...Merci encore pour votre délicate intervention...JC

 
Rosi

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29 avril
  Publié: 15 mars à 06:30 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Pierre,

Je te remercie sincèrement pour ce message qui me touche beaucoup... Je ne sais pas si j'ai été courageuse pour écrire ce texte, je pense plutôt que je me devais de le faire, peut-être un peu comme une thérapie, pour me libérer justement d'un gros manque de courage à une époque où j'étais jeune et ne savait pas comment réagir aux violences faites aux femmes.
Je me rends compte en vieillissant, que ces violences nous entourent trop souvent, et nous touche parfois de près... J'essaie de faire de mon mieux pour essayer d'ouvrir une porte d'espoir à certains, mais je me rends compte aussi, que ne rien dire, fait trop souvent partie de ce quotidien des victimes.
La peur, la honte, toujours ces même sentiments...
J'espère qu'un jour, on entendra plus ce genre d'actes, dont aujourd'hui, les prédateurs ne sont pas assez punis...
Bien amicalement à toi, Pierre, merci encore...

  L'écriture est le chemin, vers l'espoir et la sagesse
Rosi

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29 avril
  Publié: 15 mars à 06:34
Modifié:  15 mars à 06:40 par Rosi
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Bonjour Jean-Claude,

Merci beaucoup aussi à toi...

Si j'avais été plus courageuse à une certaine époque, ça aurait peut-être pas change grand chose, mais au moins, j'aurais essayé... Ecrire ce texte a été une évidence sur mon chemin de vie, mais je ne pense pas que ce soit courageux.... Ce qui est courageux, c'est que nous tous à notre petite échelle fassions de notre mieux au travers aussi de nos écrits pour faire libérer les paroles et pourquoi pas, guérir toutes ces femmes et enfants, et hommes aussi, car on ne doit pas oublier que ça existe... Dans mon entourage, j'en ai connu un...
Merci sincèrement à toi.... Je n'ai pas trouvé ton poème sur la violence (Sandrine), l'as-tu mis sur le site?
Très belle fin de journée

  L'écriture est le chemin, vers l'espoir et la sagesse
samamuse
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27 juillet
  Publié: 17 mars à 12:09 Citer     Aller en bas de page

bonjour et merci ROSI
Depuis quelque temps déjà, j'ai mis un peu de côté les poèmes, juste peut-être, parce qu'en quelques lignes, il est difficile d'exprimer certains sujets ardents, tels que la violence conjugale, les féminicides ou viols sur mineurs.
avec des haikus c'est possible en fin d'un texte en prose ou en versification, un exemple ?

chut !
où est l'erreur dans le sens ?
comment sanctionner ?
je dois me taire, pour ne pas subir d'invisibilités.
bise de SAM.

 
samamuse
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27 juillet
  Publié: 17 mars à 12:11 Citer     Aller en bas de page

errata:
chut !
c'est
chut ! c'est pour ton bien.

 
Rosi

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29 avril
  Publié: 18 mars à 11:14 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Sam,

c'est vrai, ton Haiku dit tout, ainsi que le second...

Merci à toi, pour ton passage et ton soutien...
Très belle fin de journée, à bientôt Sam

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