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Filiquier
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Que vois-tu encore dans le sombre recul abyssal du temps ? Shakespeare, La Tempête
   
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5 décembre
  Publié: 6 déc 2019 à 05:49
Modifié:  6 déc 2019 à 09:40 par Filiquier
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De quels diamants, ce matin, suis-je donc parée ?
Quelle lumière, embrasant ma pâleur, m'échoit ?
Car mon corps tout entier tremble de cet émoi,
Et me voici soudain onde désamarrée.

Je sens un air léger souffler cette brûlure,
Réveillant sous ma peau des rêves fugitifs
Au verre brisé, remontés à pas furtifs
Des profondeurs d'une très antique fêlure.

Voici Midi, dans un claquement de cymbales,
Et l'ombre encore sur ma face s'épongeant,
Voici l'éclair de sa lame affilée plongeant
Dans mes fonds ténébreux, une plaie verticale.

C'est la mer qui appelle au bout de la jetée ;
Attentive à son chant, j'adhère à sa requête
Et j'attends que sa houle exauce enfin ma quête,
En faisant de mes bords une plage habitée.

J'entends siffler les vents sur la mer démontée ;
Dans un frémissement, sous leur souffle sauvage,
Distraite et résignée, je divague au rivage :
Tenailles d'eaux au port, la course m'est ôtée.

Où que j'aille, c'est le temps revenu sur le temps.
Mais que j'aime, ô que j'aime, au soir mourant de larmes,
Cette lumière oblique et toutes ses alarmes,
Qui font sur mon miroir un rappel de printemps !

Ô nuages neigeux où le ciel s'est perdu,
Courez aux directions lointaines, où la mer, blême,
Se retire ! En elle, cette part de moi-même :
Tout mon espoir étreint d'un regard éperdu.

Je vous entends, ravie, mes sœurs voluptueuses,
Rouler un chant aigre de vielle quand, rebelles,
Filant au long des gués de beaux lés de dentelles,
L'œil rieur, vous mariez vos longues nébuleuses !

Prisonnière d'un ciel qui coule sur mes cils,
J'éprouve bien le temps qui pétrit les idées,
Lourd baiser sur mon front, aux lèvres appuyées,
Une force divine fronçant mes sourcils.

Ô bois pensifs habités d'ombres qui me lient,
Prairies marquées aux pas profonds des bœufs passifs,
Ondes herbeuses au gré des vents intempestifs,
Vous êtes les domaines où je bâtis mon lit !

Se pose toujours la brûlante question : quel
Océan où naviguer des voiles, crocs blancs
Mordant l'espace, m'emportera au ponant,
Où je me confierai au ressac éternel ?

Tandis que j'arpentais mes mondes aquatiques,
Des faucheurs malhabiles, armés de durs aciers,
Dévalant sur mes bords, lacéraient mes herbiers
Et couchaient sous leurs lames mes peuples mystiques.

Tout juste un effleurement d'ailes qui s'ébattent,
Mésanges fuyant leur refuge dérangé,
Alors qu'à l'horizon, un soleil naufragé
Rougeoie les brumes que les faucheurs, ivres, battent.

Oiseaux frôleurs pressés, écaillant ma surface,
Je fixe cet inaccessible où vous allez ;
Comme réponse à vos coups de becs très zélés,
Votre chant est rendu, résonnant sur ma face.

Aux possibles frissons d'un corps se résignant,
Saurai-je assez, à l'approche de l'heure ultime,
Saurai-je, du plus profond de mon être intime,
Sur mon cou de velours, couler l'iris saignant ?

Par une nuit sans ors, ses fruits tombés sous elle,
Il apparaît enfin, émergeant des vapeurs,
Ce vaisseau lourd, trière noire et sans rameurs,
Qui dérive dans l'air où crépitent des ailes.

  TF
Maschoune

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Un petit baiser, comme une folle araignée, te courra par le cou... A. RIMBAUD
   
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5 décembre
  Publié: 6 déc 2019 à 14:42 Citer     Aller en bas de page

Habituellement les longs poèmes ne m'inspirent pas et j'hésite à les lire...

Ici j'ai bien fait d'aller par-delà mes réticences, je ne regrette pas le voyage que tes vers m'ont fait vivre...

Merci à toi Filiquier !

  "Me reviennent les instants partagés. D'autres ont disparu. Et s'inventent ceux que j'ai manqués."D. de Vigan
Filiquier
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5 décembre
  Publié: 7 déc 2019 à 04:02 Citer     Aller en bas de page

Merci Maschoune, ton message me rassure.
J'avoue avoir beaucoup hésité avant de publier ce long poème.
Mais j'ai voulu tenter le coup. L'art en général, et la poésie en particulier, révèlent toujours une part
autobiographique. Cette eau dormante, c'est moi, un peu…
Je sais qu'il n'aura pas grand succès, et je suis heureux que ce soit toi qui l'apprécies avec toute ta
sincérité.
Merci encore, et belle journée à toi.
Filiquier

  TF
Lucie Granville Cet utilisateur est un membre privilège

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2 décembre
  Publié: 7 déc 2019 à 07:59
Modifié:  7 déc 2019 à 11:06 par Lucie Granville
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Une jolie poésie, teintée d'un certain mystère, riche en émotions et remplie de belles images. Le rythme s'accorde avec celui de cette "eau dormante", qui prend ici des allures humaines, le narrateur semble être entré dans la peau de ce qu'il décrit, tandis qu'on suit ce long voyage (celui d'une vie?), passant d'une étape à l'autre, de strophe en strophe. Une poésie riche pour une lecture très agréable. Amicalement, Lucie.

 
Filiquier
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5 décembre
  Publié: 8 déc 2019 à 09:17 Citer     Aller en bas de page

Merci, Lucie Granville, pour ton commentaire, que je trouve très perspicace.
Je crois que tu as tout compris.
Ta lecture me réjouis.
Filiquier

  TF
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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6 décembre
  Publié: 18 mai 2020 à 23:36 Citer     Aller en bas de page



L' eau dormante est ici synonyme de richesse un peu cachée et de sedimentation de sensations et de vécu.

Un poéme qui ressemble à une vie sans clameurs mais profonde.
Juste mon impression.

Beau poème !

Galatea

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Filiquier
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5 décembre
  Publié: 19 mai 2020 à 10:51 Citer     Aller en bas de page

Votre impression me convient tout à fait. Je la trouve très pertinente. Merci beaucoup.
Filiquier

  TF
doux18

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5 décembre
  Publié: 8 mai à 05:51
Modifié:  8 mai à 05:53 par doux18
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Bonjour Filiquier,

J'ai aimé dériver avec vous au gré de votre écriture ciselée de très belles images...

Un poème parfois mystérieux, comme le sont sûrement les grands fonds, où l'on sent les réminiscences d'une "vie antérieure", où le mouvement des lames semble accompagner le cheminement d'une vie...

Du moins c'est ainsi que je le ressens, dans une atmosphère qui m'évoque "Le bateau ivre" de Rimbaud et "Le cimetière marin" de Paul Valéry.

Amicalement

Pierre-Emmanuel

 
Filiquier
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5 décembre
  Publié: 13 mai à 05:21 Citer     Aller en bas de page

Citation de doux18
Bonjour Filiquier,

J'ai aimé dériver avec vous au gré de votre écriture ciselée de très belles images...

Un poème parfois mystérieux, comme le sont sûrement les grands fonds, où l'on sent les réminiscences d'une "vie antérieure", où le mouvement des lames semble accompagner le cheminement d'une vie...

Du moins c'est ainsi que je le ressens, dans une atmosphère qui m'évoque "Le bateau ivre" de Rimbaud et "Le cimetière marin" de Paul Valéry.

Amicalement

Pierre-Emmanuel



Bonjour Pierre-Emmanuel,
Votre commentaire me va droit au coeur. Je ne pouvais espérer une compréhension aussi profonde de ce
texte dont je ne nie pas les influences que vous avez si justement senties, ces deux grandes lumières dans le
ciel de la poésie.
Quand un poème rencontre un lecteur comme vous, il se sent tout à fait justifié.
Grands remerciements et Amitiés.
Filiquier

  TF
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