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· rimarien
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LPDP :: Poèmes tristes :: Au chemin parcouru... Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Jacques-Marie JAHEL
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Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à vous. Albert Camus
   
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31 juillet
  Publié: 20 mai à 09:22
Modifié:  23 mai à 07:55 par Jacques-Marie JAHEL
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Au chemin parcouru

Tout en haut du chemin où nous allions tous deux,
La cabane a toujours ses lattes verdissantes.
Toi tu vagabondais. Je te suivais des yeux.
Tu amusais mon cœur par tes joies bondissantes.
Je te savais heureuse et libre en ces lieux,
Heureuse de courir dans l’herbe printanière,
A l’aurore naissante irisée de soleil ;
Libre comme le vent, sans collier ni lanière,
Toute baignée d’eau bleue et d’un rayon vermeil
-Source matinale, prodigue de lumière-

Ta queue, ce métronome, allait marquant les temps
D’une douce chanson à la forêt offerte :
Elle battait mesure avec vigueur, autant
Qu’une cheffe d’orchestre à la baguette experte.
Comme tout était beau, léger en cet instant,
Si léger et si beau, qu’il me venait des larmes –
Ô brève sensation de toucher l’Au-delà –
Larmes d’intense joie tout emplies de ses charmes.
Toi tu vagabondais, allant de-ci de-là,
Effrayant les bourdons aux vrombissants vacarmes.

Tu restais en arrière ou tu me devançais ;
De ton bel œil tout rond, parfois levant la tête,
Tu observais mes pas quand vers toi j’avançais.
La sente était pentue qui menait à la crête,
Et tu savais très bien, que je me fiançais,
Par ma marche si lente, au ciel et à la terre :
Les nuages, les bois reposaient sur mon cœur
Où ton amour de chien m’était un grand mystère.
Les fiers pins noirs dressés avaient un air vainqueur,
Brandissant leurs épieux comme des va-t-en-guerre.

Alerte, d’un bond vif, tu gobais de l’azur
En gobant l’aile bleue d’un papillon volage.
Ta truffe de cuir noir allait se posant sur
Les pierres du chemin – chaotique dallage-
Où le suint d’un chevreuil, sorti du bois obscur
A la tombée du soir, trahissait l’âme en fuite.
Et moi, je souriais à tes sauts trépidants ;
Or, toi tu t’affligeais d’une chasse sans suite :
Sans t’avouais vaincue, au sol montrais les dents.
Mais qu'en est-il des jours et de notre conduite ?

Au chemin parcouru, aujourd’hui, j’y viens seul.
Bien des mois ont passé, aussi bien des années ;
Et la terrible mort a jeté son linceul,
Emportant avec elle nos âmes condamnées :
Sous l’humus vert, tu dors, non loin du vieux tilleul ;
Et tes yeux refermés, dans la nuit de la tombe,
Ont-ils gardé l’image de celui qui fut moi,
Et qui, inconsolé, à la douleur succombe ?
Pourquoi donc tant souffrir, affligé par l’émoi :
Quiconque ne connaît les lois de l’outre-tombe.

 
Maschoune

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Un petit baiser, comme une folle araignée, te courra par le cou... A. RIMBAUD
   
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21 septembre
  Publié: 21 mai à 12:52 Citer     Aller en bas de page

Quel bel hommage tu rends à ton compagnon à 4 pattes... Comme il devait être heureux de t'avoir pour maître !

Un bel écrit JMJ, comme tu en as le secret.

Amicales pensées vers toi.

  "Me reviennent les instants partagés. D'autres ont disparu. Et s'inventent ceux que j'ai manqués."D. de Vigan
Jean-Louis


La vie, ce que l'on en fait, est comme un jardin...
   
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28 août
  Publié: 22 mai à 17:17 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir Jacques-Marie,

Une belle et émouvante élégie aux accents bouleversants. Ce retour au " chemin parcouru" fait par moments venir les larmes aux yeux du lecteur, témoin d'une rêverie familière jamais quittée. Vous savez à qui je pense à cet instant, mais il faut aussi avoir eu un tel compagnon pour comprendre.

Amitiés
jlouis

  Poésie, la vie entière
ode3117 Cet utilisateur est un membre privilège

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21 septembre
  Publié: 23 mai à 11:32
Modifié:  23 mai à 11:35 par ode3117
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Je viens juste à l'instant de lire ce superbe mais si triste poème, en regardant mes chiens couchés à mes pieds, j'en ai les larmes qui me viennent.
Un bel hommage qui me touche, moi qui ai perdu ma petite Cana voilà trois mois, j'en ressens toujours un grand manque.
Une très belle description du paysage que vous avez partagé et ce chemin parcouru ensemble.
Un grand merci pour ce poème qui me va droit au coeur
Bien amicalement ODE 31 - 17
Un coup de coeur

  OM
Dyonisos

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18 juin
  Publié: 25 mai à 09:06 Citer     Aller en bas de page

Mon chien est mort il y a de cela un mois... Ton texte me touche beaucoup... Très belle plume... La final est magnifique et j'ai adoré la réflexion qu'elle a su éveiller en moi!

 
Jacques-Marie JAHEL
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Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à vous. Albert Camus
   
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31 juillet
  Publié: 2 juin à 05:50 Citer     Aller en bas de page



Merci à vous amis poètes qui avez traversé sentiers, bois et forêts de ma belle Bourgogne copieusement feuillue en ces derniers jours de printemps, et qui avez ramassé ma poésie comme on ramasse un bien joli caillou abandonné au sentier poussiéreux.

Merci :

Isabelle
André
Jean-Louis
Ode Dyonisos

 
Jean-Paul
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10 juillet
  Publié: 2 juin à 07:50 Citer     Aller en bas de page

Un beau poème hommage à un animal disparu...
J'adore ma chienne Malia, déjà 8 ans, et je redoute l'instant où elle disparaîtra...
Je citerai :
"Tu observais mes pas quand vers toi j’avançais.
La sente était pentue qui menait à la crête,
Et tu savais très bien, que je me fiançais,
Par ma marche si lente, au ciel et à la terre "

  Jean-Paul
Jacques-Marie JAHEL
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31 juillet
  Publié: 4 juin à 05:34
Modifié:  4 juin à 05:35 par Jacques-Marie JAHEL
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Merci, Jean-Paul pour votre passage sous mes lignes. Profitez bien de chaque instant avec Malia. Notre temps n'est pas le leur, et celui-ci est si vite passé.

Bien amicalement.
JMJ

 
Flora Lynn


Aspirer à la clarté du jour à naître, Tendre vers la beauté absolue en l'être
   
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30 août
  Publié: 15 juin à 21:31 Citer     Aller en bas de page

Jacques-Marie JAHEL,
Un poème d'un très beau style bien travaillé avec un vocabulaire riche et recherché que j'apprécie beaucoup mais surtout il parvient à nous transmettre une émotion authentique et nos coeurs se serrent à la lecture de la dernière strophe où nous partageons votre chagrin en sachant que ce chien ne pourra plus gambader, lui qui aimait tant l'exercice.
Amitiés sincères

  Flora Lynn
Jacques-Marie JAHEL
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  Publié: 16 juil à 07:22 Citer     Aller en bas de page


Bonjour Flora,

Je vous remercie pour votre ressenti quant à ce poème d'amour exclusif. Oui, le temps des uns n'est pas le temps des autres ! Vivant sur la même planète, qui fait que le déroulement du temps soit si différent ? Une énigme de plus ?
Une épine noire de plus dans la couronne de notre front.

Merci Flora de vos toujours agréables commentaires.
JMJ

 
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