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ori
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Mourir? C'est bien la dernière chose que je compte faire
   
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  Publié: 11 nov 2018 à 03:17
Modifié:  1er déc 2018 à 08:14 par Maschoune
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Ce poème était pour moi un exercice de style à partir de mon poème fétiche "Le bateau ivre". L'idée était de garder la structure: 25 quatrains, de garder les rimes de chacun d'entre eux et d'en faire un par jour.
A l'arrivée je n'ai pas résisté à l'idée de le publier.

Errant, je flânais sur les chemins paisibles,
Mes guides ont senti l’orage, ont pris peur !
Craignant tant la foudre, qu’ils se croyaient cibles
De l’arc électrique, dans un ciel de couleurs.

Prisonnier que j’étais de ma jeune rage,
Aveuglé, goguenard, je les laissais filer.
Le bruit de leurs courses me donnait courage,
Pour déambuler vers un destin affirmé.

Dans les ciels zébrés de toute part, j’ai erré,
Mes yeux fixés vers les soleils d’hiver, très lent,
J’avançais ! Les nuages grisés exhortés,
De cette tempête qui les rendait haletants.

Les zéphyrs ont sacré l’accession aux cimes,
Desquelles je me suis envolé toujours plus haut.
De cumulus en cumulus j’ai roulé les rimes,
De nuit en nuit, sans phare, j’ai lissé les mots.

Tel un enfant, ces cerfs-volants tout en dorure,
Je les laissais voler vers l’astre du matin.
Les vents guettaient et déchirèrent la voilure,
Chute vertigineuse, qui paraissait sans fin.

Là, j’ai flotté dans les airs des lyres des reines.
La voûte céleste me servait de pur-sang,
Je chevauchais les aurores rouges et blêmes,
Sur la lune, j’y croisais des spectres, fous dansant.

Mars, rouge et guerrière me laissait fuir,
Vénus de ses cris silencieux mimait l’amour !
L’enivrement du cosmos m’offrit pour seul mire
D’au-delà de la galaxie, fuir sans retour.

Le vide sidéral, froid comme des tombes,
Dans les trous noirs j’ai plongé dans le désespoir.
Levers du jour, tels des champignons de bombes,
L’humanité s’éclairait comme une foire.

Je regardais ces fourmis s’agiter, pathétiques,
Faisant de longs cordons qui bringuebalaient !
Ces beaux trains dirigeaient par des lois phalliques,
Laissaient une odeur d’êtres à jamais brûlés.

Me pris à imaginer des ondées de suie !
Alors remontant les lignes blanches, sans peur,
Des jeunes rameaux, vis la sève qui s’enfouit,
Et de leurs narines s’écoulaient les heures.

Nez sur le carreau, je voyais leurs pitreries,
Temps folie où ils distordaient leurs corps chétifs,
Ne voyant pas demain, où ils seront marris,
Étant devenus de grosses boules de suifs.

Je me suis blessé sur leurs coupantes rides,
Comme un brin d’herbe sur la lame de la faux,
Tranchante ! Arcs-en-ciel liés comme des brides,
Qui se relâchant, claquent et zèbrent la peau.

Alors apparaissent sept têtes, très lasses,
Du monstre gardien, ce serpent nommé Lotan,
Gueules ouvertes, pour les enfers, il chasse,
Pour nourrir cet affamé, ce brasier ardent.

Tout y passe, monts d’argent ou volcan de braises.
Dans un tourbillon de typhon qui fait écrin,
Ingurgite sans fin toutes ces fadaises,
Ne reste plus rien, que des pages de satin.

Je ne rêvais que de paillettes par myriades,
Qui virevolteraient dans un air subtil d’encens.
Des ports m’ont laissé me poser en leur rade,
Pour reprendre souffle, m’y poser un instant.

Mon corps et mon âme criaient, faisaient l’aumône,
D’un moment de paix, baisers tendres sur la joue.
Inlassable le ressac gobe le faune,
Jetant dans la vague ma figure en proue.

Le boucan des flots me soûla de décibels.
Des corbeaux, luisants, me fixaient de leurs yeux ronds.
Cette horde me cernait, piaillante armée rebelle,
Qui se déchaîna pour m’envoyer au tréfonds !

À pieds joints sur la lithosphère, comme un dément,
J’ai sauté de colère, j’étais rouge tison.
Même quand ils ont fui, lâchant leurs excréments,
Je sentis dans ma bouche le goût du poison.

Nuée de lépidoptères aux ailes violettes,
S’échappent de ma gueule, vers l’azur.
Ma lettre s’envole avec ces estafettes
Me laissant, seul, cloué au sol, dos au mur.

Reste-t-il la moindre brise, assez lyrique,
Pour escorter la chrysalide, sans espoir,
Vers l’Atlantide, d’un geste cinétique,
Assez puissant pour envoler ce voile noir.

Ai-je vu ces gouffres qui font trembler les cieux,
Ces monstres des ordres titanesques et laids,
Pour que, aujourd’hui je laisse pleurer mes yeux,
Et regrette d’avoir sauté ces parapets.

Comme dans un film ces images floues défilent !
Parcours étonnant, atypique qui laisse songeur,
Filant, sourd et aveugle, vers un prompt exil,
Cherchant désespérément de nouvelles hauteurs.

À jamais mes paupières se ferment pesantes.
Plus d’astres brillant pour me guider sur cette mer :
Les pulsions des sentiments restent déroutantes,
N’offriront plus mes ailes au courant d’air.

Suffit d’une brise à l’abri des apaches ;
D’une petite tornade, là, pour s’élever.
L’avion de papier vole avec panache,
Quittant les mains de l’artisan qui l’a lancé.

J’ai quitté le grand chemin des sombres âmes,
Laissé à jamais les routes qui se défont.
Ne regarderai plus les déesses qui se pâment
En me laissant me noyer, seul, dans les tréfonds !

  Ori
samamuse
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l'important ce n'est pas le bruit c'est de savoir d'où il vient
   
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  Publié: 11 nov 2018 à 05:16 Citer     Aller en bas de page

ODIN a raison.

 
mido ben

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29 juillet
  Publié: 11 nov 2018 à 12:12 Citer     Aller en bas de page

très beau texte
amicalement

  mes mots viennent de l'encre de mes souvenirs et quotidien
ori
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Mourir? C'est bien la dernière chose que je compte faire
   
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21 juin
  Publié: 12 nov 2018 à 01:07 Citer     Aller en bas de page

Citation de ODIN
Un spleen avec de belles phrases




Merci Odin oui je ne peu nier la référence au poète maudit et à leurs spleens.

Philippe

  Ori
ori
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Mourir? C'est bien la dernière chose que je compte faire
   
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21 juin
  Publié: 12 nov 2018 à 01:08 Citer     Aller en bas de page

Citation de mido ben
très beau texte
amicalement





Heureux que vous ayez apprécié.
Philippe

  Ori
ladysatin


Ma plume est une brodeuse de mots .
   
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7 juillet
  Publié: 27 nov 2018 à 05:28 Citer     Aller en bas de page

De belles images , tristement belle


Lady

  Septembre ronronne aux couleurs de Charlie
ori
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21 juin
  Publié: 27 nov 2018 à 06:28 Citer     Aller en bas de page

Citation de ladysatin
De belles images , tristement belle


Lady



Merci de ce retour mais le vie plus comme une mélancolie que de la pure tristesse et il y a espoir, petit mais espoir quand même, sur la fin.


Philippe

  Ori
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  Publié: 30 nov 2018 à 13:04 Citer     Aller en bas de page

Honnêtement, ce texte a fait naître très vite en moi un malaise, il me parlait et même de quelqu'un de très précis, puisque j'ai de suite songé à Arthur Rimbaud. Dans le doute je me suis levé et ai pris en main sa Poésie, chez NRF. J'ai cherché, n'ai pas trouvé. Mon job de modérateur est de chasser le plagiat. J'ai donc eu recours à des outils pour voir d'où pouvait venir ce texte. RAS. Chou blanc. Mais comme il y a quelques vers qui ne tournent pas ronds (ex. Les pulsions des sentiments restent déroutantes) je me suis dit qu'après tout ça pouvait bien être de toi, avec franchement une certaine admiration pour la teneur de ce texte.

Puis, la nuit a passé. Et ce matin, je me suis dit Euréka !
Le poème non, oui, mais les rimes... et j'ai reconnu les rimes du Bateau ivre.

Ce n'est pas un plagiat donc, mais comment appeler ça ? Une amplification ? Une acrostiche inversée ? Est-ce que cela porte un nom du reste ?

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
ori
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21 juin
  Publié: 30 nov 2018 à 13:59
Modifié:  30 nov 2018 à 14:00 par ori
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Citation de In Poésie
Honnêtement, ce texte a fait naître très vite en moi un malaise, il me parlait et même de quelqu'un de très précis, puisque j'ai de suite songé à Arthur Rimbaud. Dans le doute je me suis levé et ai pris en main sa Poésie, chez NRF. J'ai cherché, n'ai pas trouvé. Mon job de modérateur est de chasser le plagiat. J'ai donc eu recours à des outils pour voir d'où pouvait venir ce texte. RAS. Chou blanc. Mais comme il y a quelques vers qui ne tournent pas ronds (ex. Les pulsions des sentiments restent déroutantes) je me suis dit qu'après tout ça pouvait bien être de toi, avec franchement une certaine admiration pour la teneur de ce texte.

Puis, la nuit a passé. Et ce matin, je me suis dit Euréka !
Le poème non, oui, mais les rimes... et j'ai reconnu les rimes du Bateau ivre.

Ce n'est pas un plagiat donc, mais comment appeler ça ? Une amplification ? Une acrostiche inversée ? Est-ce que cela porte un nom du reste ?

Bizzz JB



Bonjour,
Dans le mille, en fait au début ce poème était pour moi un exercice de style à partir de mon poème fétiche "Le bateau ivre". L'idée était de garder la structure: 25 quatrains, de garder les rimes de chacun d'entre eux et d'en faire un par jour. Voilà à l'arriver je n'ai pas résister à l'idée de le publier. Ce qui est dingue c'est que je n'avais pas l'idée de garder le même propos et la structure m'a entrainé.
Merci pour le retour.

Bizz
Philippe

  Ori
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  Publié: 1er déc 2018 à 08:45 Citer     Aller en bas de page

Bravo, tu as bien fait de partager ce beau souffle poétique.

Bizzz, JB

  La vie commence à chaque instant.
Maschoune

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Un petit baiser, comme une folle araignée, te courra par le cou... A. RIMBAUD
   
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30 juillet
  Publié: 6 déc 2018 à 07:57 Citer     Aller en bas de page

Je reviens tardivement sur ton poème ORI, et je ne le regrette pas !

Je suis admirative du travail fourni... et du résultat !

Merci à toi

  "Me reviennent les instants partagés. D'autres ont disparu. Et s'inventent ceux que j'ai manqués."D. de Vigan
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21 juin
  Publié: 6 déc 2018 à 08:16 Citer     Aller en bas de page

Citation de Maschoune
Je reviens tardivement sur ton poème ORI, et je ne le regrette pas !

Je suis admirative du travail fourni... et du résultat !

Merci à toi



Merci beaucoup...

  Ori
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