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LPDP :: Nouvelles littéraires :: 17 mars Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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lalaulau


On ne voit bien qu'avec le coeur...
   
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  Publié: 13 juin 2015 à 13:12
Modifié:  14 juin 2015 à 02:56 par Ishtar
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Il est là, sûr de lui, dans sa chemise blanche et son jean moulant. Quand je l’aperçois, mon cœur rate un battement. Il est assis sur ce banc de pierre, à proximité de la porte de service. Je n’en perds pas une miette. Il passe la main dans ses cheveux et remonte machinalement ses lunettes avant de se pincer l’arête du nez. Par réflexe, il gratte négligemment sa barbe naissante puis se redresse. Ça doit être un espèce de rituel inconscient chez lui, tous ces petits gestes. Je l’observe de loin, sans rien dire, et surtout sans me douter un seul instant qu’il a rendez-vous…




Cela fait quelques minutes que je vous observe, tous les deux. Des minutes que mes yeux passent de l’un à l’autre et qu’une idée aussi soudaine qu’obsédante s’ancre dans ma tête, dans ma peau.

Je voudrais être elle.

Je la regarde, je l’envie, je la jalouse, même. Ça me brûle, cette sensation. Elle est à ma place, j’en suis persuadée. De nous deux, c’est moi qui mérite de me trouver avec toi, de caresser tes lèvres, d’aspirer chacun de tes souffles. Tu te délectes de son parfum et garde un instant les yeux fermés après le contact de ta bouche sur sa peau. De temps à autre, tu bascules la tête en arrière et tu souris légèrement, faisant apparaître cette petite fossette sur ta joue droite. Cette même fossette qui m’a fait craquer, la première fois. Cette fossette qui, depuis, fait naître une sensation étrange au creux de mon ventre. Je sais que la soirée est rude, qu’il y a un monde fou au pub et que le fait de la retrouver pendant ta pause t’apaise, je peux le lire sur ton visage. Depuis combien de temps pensais-tu à elle, avant de la retrouver là, à quelques mètres de moi ?

Tu es beau, si tu savais à quel point. Tu dégages quelque chose de fort, de presque intimidant. Et ça me tue de l’avouer mais à ce moment même, quand tu te rapproches d’elle, te préparant inconsciemment à son contact, tout s’ébranle à l’intérieur de moi.

Je m’en veux de la jalouser, de savoir que tu l’as choisie, elle ou une autre, qu’importe, mais que tu la préfère à moi. Que parfois, quand je viens boire un verre, nos yeux se croisent et qu’alors tu me fixes de ton regard timide avec ton grand sourire… J’en oublierais presque qu’en réalité c’est elle qui est dans tes songes, dans ton cœur.
Tu lèves la tête, contemples un instant les étoiles. On dirait un enfant. La soirée bat son plein et tu sembles t’accorder un instant de rêverie. A qui penses-tu, puisqu’elle est là, avec toi ? Elle s’impatiente, te rappelle à l’ordre silencieusement et votre flirt reprend de plus belle, sans que je ne puisse rien faire, mais si tu savais – si tu savais ! – comme j’aimerais être elle.
Comme j’aimerais pouvoir caresser tes doigts comme elle le fait. Comme j’aimerais devenir ton obsession, moi aussi. Comme j’aimerais être la source du plaisir qu’elle t’apporte. Que tu joues avec moi inconsciemment et que toujours, toujours, je me consume, entre tes lèvres ou tes mains.

Je crois que ce qui me blesse le plus, dans cette histoire, c’est que malgré tout le mal qu’elle te fait sans que tu ne t’en rendes compte, elle arrive à te rendre heureux et à t’apaiser, à sa façon. Et je voudrais avoir l’occasion d’essayer moi aussi. D’avoir ce rendez-vous privilégié avec toi, et que tu me confies tes désirs, tes angoisses, tes colères et tes plaisirs, comme tu le fais avec elle.
Cinq minutes à sa place, je ne demande rien de plus.
Si tu voulais, je pourrais m’assoir à tes côtés et, moi aussi, effleurer tes lèvres, et les embrasser, et te donner tout ce qu’elle t’apporte. Je sais que j’en serais capable, que tu l’oublierais pour moi, que je saurais prendre sa place dans ta tête, dans ton cœur, devenir ton obsession à mon tour.

Je pourrais même être l’autre, tu sais. Te partager avec elle. Je voudrais que tu y penses, que tu essayes d’y penser. Mais ce soir, assis sur ce banc, si proche d’elle, je me contente de te regarder vivre en me demandant pourquoi le destin a décidé de croiser nos chemins…
Elle s’en ira aussi vite qu’elle est arrivée, je le sais, et quelque part, ça me console un peu. Mais une autre la remplacera bien vite.

Cette pensée traversant mon esprit, je vois ton expression changer. Ton fin sourire disparaît et tu jettes vers elle un regard distrait et déjà désintéressé.

D’un geste franc, tu l’écrases dans le cendrier posé devant toi et je sors aussitôt de ma rêverie. Me consumer pour toi est une chose… Terminer comme elle, hors de question.

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Ishtar Cet utilisateur est un membre privilège

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17 janvier
  Publié: 14 juin 2015 à 02:57 Citer     Aller en bas de page

Merci.

 
Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


Nouvelle: Ariane, consulter mon journal
   
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19 janvier
  Publié: 15 juin 2015 à 03:36 Citer     Aller en bas de page

l'écriture est envoûtante merci

Yvon

  YD
lalaulau


On ne voit bien qu'avec le coeur...
   
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29 novembre 2019
  Publié: 15 juin 2015 à 16:14 Citer     Aller en bas de page

Merci à vous

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