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Amandarine


De l'aube claire jusqu'à la fin du jour...
   
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  Publié: 19 nov 2014 à 18:20
Modifié:  19 nov 2014 à 18:23 par Amandarine
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Sans doute la fatigue, sans doute le soleil démesuré. Il est 9h du matin pleins phares et la vie est éblouissante. J'attends, un peu fébrile sur ma serviette, l'air est lourd déjà. Lumière blanche, très crue, une colonie de papillons volettent sous mes paupières. Ça diffuse dans toute la tête, c'est dense, ça dure une journée entière. Une fièvre, mais immobile, contenue. Ma tête flotte au-dessus de mon corps. Sensations bizarres d'être coupée en deux, que je vis à côté, presque ailleurs, entre deux eaux. Que l'intensité se dilue, mais péniblement, au niveau des tempes. Le sang épais des pulsations. Et mes rétines n'accrochent pas le moindre souvenir. Néanmoins heureuse, je crois, mais déphasée. Sans doute le soleil, la fatigue, l'anémie. Un fardeau anonyme. Bientôt dissipé.

10H30. Tu arrives et joues contre mes joues, je t'enlace-brasse. Peu de mots, le cœur bat vite. Puis tes doigts timides le long de ma colonne, j'ai le souffle coupé, mes eaux troublées. Puis mes mains, conquérantes, s'enquérant de la douceur de ta peau. Dos, épaules, torse. Mes lèvres déjà dans ta nuque, soufflent chaud. T'ai-je susurré ? Tension. Plongeons...

Dans l'eau, j'ai froid. Le trac. J'avance, tu m'ouvres tes bras de mer. Sourires. Nos rives se rejoignent en forme de baisers, complices sous le soleil assourdissant de juillet. Clapotis de langues, happent, tournoient, sucent, pincent, s'infiltrent. Nos rivières s'entremêlent, charrient des frissons. Petits poissons qui frétillent au bas ventre, cherchent la sortie. Fièvre liquide. Je n'ai plus froid, c'est l'abandon au creux de la vague, chaud et moite en dedans. J'ouvre les yeux, l'air est doux et léger, le soleil brille pour nous ; il n'y a que nous. Le seul bruit c'est les vagues. Tes jambes autour de mes hanches, tu me serres fort. Le fondu de nos chairs, le bombé de ton impatience. Vertige. Silence, on tourne. Seule ma tête hors de l'eau, hors de moi. Ma tête flottante, bateau ivre. Ma tête qui tourne, qui tourne... Tu me fais tourner la tête... Danse. Mouvements de vagues, l'eau nous avale. On se presse encore. Le jus coule le long de mes cuisses, épais et chaud. Un sirop d'été.

 
Ishtar Cet utilisateur est un membre privilège

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17 janvier
  Publié: 20 nov 2014 à 00:54 Citer     Aller en bas de page

Un texte, comme des images d'un film. On se sentirait presque voyeur en lisant toutes ces émo-sensations. C'est magnifiquement bien écrit.

 
Lacase Cet utilisateur est un membre privilège

Modérateur


Si Eve n'avait pas pensé qu'à sa pomme...
   
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13 janvier
  Publié: 20 févr 2015 à 06:35 Citer     Aller en bas de page

Comme une belle carte postale d'un amour. De celles qu'on garde précieusement au coin du coeur pour se les relire.
Magnifiquement écrit

  Si le berger a le Mans qui a les rillettes?
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