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LPDP :: Poèmes par thèmes : Marathon Éphémères 2017 (semaine 8) : "Le temps de l'oubli" :: Fragments… Terre à Taire Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Saphariel


Tirons notre courage de notre desespoir même. (Sénèque)
   
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  Publié: 24 août 2017 à 11:18
Modifié:  28 août 2017 à 09:36 par Maschoune
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Fragments… Terre à Taire

Il y a là l’essence
D’une étrange torpeur
Le miroitement
D’une embellie
Au plus frêle
De son éclat

Ôtant la membrane
Poussiéreuse
De l’Ancêtre
J’endosse l’ébène
D’une seconde peau
La renégate Noire-sœur
Éprise de son bestial
Et nébuleux étau
Hypnotique casus belli
Je m’estompe…

Progressivement

Je vois un carnassier
Sourire s’étendre
Langoureusement
À son œil marmoréen
L’impalpable nuée
S’achemine

Il y a cette pâle lueur
D’où l’espoir blêmit
La brume l’enlace
Et je danse
L’ossuaire persistant
Et je pense
L’incessante dérive

Notre immortel Océan

*

J’entends une voix
Au velours si familier
Lame du dedans

L’irréelle et la dévastation
Le Murmure qui me rive le clou
« Je te remplacerai par une autre
Pour moi tu es morte! »

Pourtant je pourrai mourir
En une miette de sa tendresse
Mais je mourrai (encore)
De ne pas (savoir) la recevoir

Je sais ma place vacante
Dans le Grand Livre
De notre Histoire
Moins qu’un souvenir
Dans la chair originelle
Je ne suis qu’un oubli
Une chose Intemporelle
Et le temps n’y peut rien

Je n’ai plus de visage

*

J’ai un autre cœur !

En retrait de la Création
Le violon arbitraire
De l’absurde
Tout un désert en crue
Qui se tord
Cet arrière-goût
Fantomatique
De chute
Où l’étreinte
De l’ivoire m’aspire

Un autre corps !
(Aussi)

Une première naissance
Vague relent mémoriel
Où l’Anémié se gargarise
À l’impudique douleur

L’encre purgatoire
D’une Légendaire Nécropole
Tout un monde vicié
Dont le mal ceint l’âme
Corromp l’Être

Il est la mort
L’asphyxie
La froide carcasse
Le sédentaire sidéré
Mon soleil artificiel
Et j’ai à bout de bras
Ses phalanges acérées
Sa signature inconsistante

Qui suis-je…

*

Je vois deux mains
Une projection de l’Inconnu
La gauche Anonyme
Adroite de l’étrange

Leur faire don du Vide
L’immensément creux
Car je n’ai d’autre offrande
Pour combler leur faim de mots

Ma souffrance est leur jubilation
(Mais savent-elles que…)
Elles naquirent de l’Écrasement
De la genèse d’une disjonction
Ma non-existence est leur oxygène
Mais elles n’ont pour toute sève…

Qu’un vieux flash jauni

Impénétrable

Inaccessible

Savent-elles que…
Je n’ai de vie
Si ce n’est l’univers esseulé
Qu’elles esquissent

Je suis le pantin
Elles sont les fils

Vice et versa


*

J’ai un blanc fantôme
Qui travestit le présent…

Lui l’Indélicat
Le Revenant
Moi la Faiblesse
La Mortevie

Je vois un escalier
Amorphe
L’émoi d’un horizon
Soudoyé
Je grimpe…je butte…
J’avance
Dès lors qu’il se dérobe
Pourquoi…
Pourquoi s’affaisse-t-il ?

*

Dans la voûte du ciel cristallin
L’obèse Ennui me paralyse

Il y a cette Marche Nocturne
En Chaussons Rouge
D’antiques archives m’y ramènent
Transe lucide… VERTIGE

*

Pourtant… il y a ce savoir
Nul horizon…

Non !

Nul horizon ne se découvre dans le passé
Si ce n’est cet auguste compagnon « Oubli »

Car le cœur de ce chemin
Est un corps mort
Dégoulinant de plomb…

Du plomb en état d’exaltation

Mais toujours cette sombre Folie
Le mouvement de sa pensée
Lente et dévorante animation
La grandeur de son obscénité
Qui charpente mon âme

Je la fais mienne en de rares fois
Mais je suis sienne dans l’Autrefois
Sa loi ne souffre aucune objection
Sa complainte aucun éloignement
Sa psalmodie ex cathedra

Rejoins-moi…rejoins-moi…

(Je maudis l’Excavatrice)

Et de résistante opposition
Je n’ai qu’un sinistre leurre
Piètre Sentinelle aux abois
Par la névrose exsangue

Car en ce Monde je suis
Et en ce Monde
Je resterai…

L’Étrangère du Passé
Passé sous silence

Mais le Temps qui passe
N’est pas l’Oubli
Il est le ravageur
Absolu et primaire
Car l’Inconscient
Est le creuset
De l’Inoubliable

*

Il y a tant d’aller et retour…

Combien de temps encore…
Avant que j’aille sans mon retour ?




  On a tous une Némésis en soi. La différence entre l’optimiste et le pessimiste, est que ce dernier la conçoit quand le premier ne fait que l'entrevoir sans jamais l'affronter...
pyc


La vie peut avoir de beaux visages !
   
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19 janvier
  Publié: 25 août 2017 à 05:04 Citer     Aller en bas de page

Bonjour...

Quelle richesse dans l'inspiration pour un écrit aussi long et qui se lit avec intérêt...Je n'ai pas forcément l'habitude de m'engager sur des lectures aussi denses, mais du fait d'une construction avec vers parfois très courts, parfois plus longs, j'ai senti que le rythme crée me faisait rester concentré...J'ai apprécié ces fragments.
Amitiés chaleureuses.
pyc.

 
THOMAS


Ne crains pas d'être ignoré, mais d'être ignorant.
   
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3 août 2019
  Publié: 26 août 2017 à 00:25 Citer     Aller en bas de page

Un écrit qui accroche, puissant. Je l'ai personnellement trouvé un peu long pour rester concentré tout du long.
Petite correction à apporter à "embellie" en début de texte.

Amicalement

 
Xenia

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24 janvier
  Publié: 29 août 2017 à 10:40 Citer     Aller en bas de page

merci de nous partager un peu de ton monde

  Critiques acceptées
RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
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15 janvier
  Publié: 31 août 2017 à 18:01 Citer     Aller en bas de page

Entièrement en phase une fois de plus....merci...
(sorry d'être si peu loquace, mais osef, j'M...)

.

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
Saphariel


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5 janvier 2021
  Publié: 2 sept 2017 à 11:09 Citer     Aller en bas de page

Merci à vous... j'apprécie...

  On a tous une Némésis en soi. La différence entre l’optimiste et le pessimiste, est que ce dernier la conçoit quand le premier ne fait que l'entrevoir sans jamais l'affronter...
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