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LPDP :: Autres poèmes :: Les Copeaux - à mon ébéniste de Père (sonnet) vertical_align_bottom arrow_forward_ios

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lastexit Cet utilisateur est un membre privilège


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  Publié: 28 mars 2013 à 08:00
Modifié:  30 mars 2013 à 07:23 par lastexit
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          Au bas bout de la Table en le sol s’amoncellent
          De beaux copeaux de bois tirés de longues planches
          A longs coups de varlope, à grands traits de vastringue :
          Le fer ne force pas, chante, chuinte et chuchote.

          Sur un vieux tabouret, du haut de mes neuf ans
          Je contemple mon père enclin sur l’établi
          Qui du rabot caresse un bois si plat, si plan
          Que l’équerre et la bulle à menuiser ne voient.

          Au frais parfum du copeau chaud mal s’amalgament
          Des effluves de colle à s’en tourner la tête.

          J’observe, de rechef, les rubans délicats
          Se mêler dans leur chute au pas feutré du chat ;
          S’entourner sur le doigt le mensonge doré
          Que le pouce complice éconduit aussitôt.





Sonnet en rimes blanches (brouillon)

in « Fragments sauvés des ruines de mon esprit »

Eric Paul Andrieu
Montpellier, 2013


© ® L’auteur
_____________________________________________________________

- Table (de menuisier) - varlope : long rabot à dresser les planches - vastringue : rabot à racler
et à deux mains (se prononce bastringue dans le parler d’ici)  - bulle (d’un niveau de menuisier)
- menuiser : amincir du bois  - rubans  (ribans en langue d’oc) : rubans,  longs copeaux de bois
- s'entourner (s'entornar en langue d'oc) : s'enrouler sur soi-même en spirale ou autour de quel-
que chose - mensonge (messòrga, messonja) : mensonge, copeau de menuisier.


  ~ S'aimer ! C'est s'appartenir sans jamais se posséder. ~ Tous textes déposés par Huissier de Justice en Tribunal de Grande Instance ~ Demande de N° ISBN & Dépôt légal à la BNF : dans un avenir proche ~
Audrey Deroze


Mais tant que je te plais Que m'importe le temps ?
   
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  Publié: 28 mars 2013 à 08:47 Citer vertical_align_bottom

C'est très évocateur, merci pour le partage

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
SélénaéLaLouveFéline

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  Publié: 28 mars 2013 à 09:15 Citer vertical_align_bottom

Éric


J'adore l'odeur du bois, dans un autre domaine, mon Grand-Père avait un bistrot à Bourgeuil à coté de Chinon, le soir il jetait sur le sol de la sciure, j'adorais cette odeur....

J'aime beaucoup, une référence au Père et son métier, je trouve ça très tendre ...

Nine

 
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  Publié: 28 mars 2013 à 12:25
Modifié:  28 mars 2013 à 12:26 par Sacha M Franhof
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Citation de lastexit

          Au bas bout de la Table en le sol s’amoncellent
          De beaux copeaux de bois tirés de longues planches
          A longs coups de varlope, à grands traits de vastringue :
          Le fer ne force pas, chante chuinte et chuchote.


L'allitération très dense dans cet hémistiche me dérange un peu mais en dehors de ça, je trouve que le poème sonne très bien.

Citation de lastexit

          J’observe, de rechef, les rubans délicats
          Se mêler dans leur chute au pas feutré du chat ;
          S’entourner sur le doigt le mensonge doré
          Que le pouce complice éconduit aussitôt.


Là, je me suis marré mais ça n'a rien à voir avec le poème ; c'est juste que c'est la deuxième fois que je croise ce terme et la première fois, c'était dans Bulletin de santé de Brassens :
"Et si vous entendez crier comme en quatorze :
"Debout ! Debout les morts !" ne bombez pas le torse,
C'est l'épouse exaltée d'un rédacteur en chef
Qui m'incite à monter à l'assaut derechef."

 
Catwoman

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« Rien, en Poésie, ne s’achève. Tout est en route, à jamais. Andrée Chédid
   
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2 décembre
  Publié: 29 mars 2013 à 14:38 Citer vertical_align_bottom

Ha oui, moi aussi, je me demande bien ce que sont les rimes blanches.
J'adore l'odeur du bois, moins celui de la colle. J'ai bien vu un petit garçon dans l'atelier. Belle image.
Catherine

 
Sidonie Cet utilisateur est un membre privilège


Bien faire et laisser braire
   
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24 février
  Publié: 30 mars 2013 à 03:50 Citer vertical_align_bottom

C'est émouvant...
Et cette profession-là me parle tellement...Et l'odeur de la cire...
Les copeaux jusque dans la maison... Je "rouspétais"...
Un coup de coeur... parce que...
Bises
Merci Eric..

  On voudrait que tout reparte d'où, un jour, tout s'est arrêté.
lastexit Cet utilisateur est un membre privilège


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  Publié: 30 mars 2013 à 07:22
Modifié:  3 avr 2013 à 14:29 par lastexit
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! Aude ! Chantal ! NiNe !

         

Jusqu'à l'âge de onze ans,  j'ai...  Nous vivions au dessus de l'Atelier de mon Père.
Mon horloge interne, depuis bébé, était réglée sur cet univers de sons et d'odeurs.
Près de quarante ans  se sont écoulés  et ce monde  me manque  toujours autant.



BiZz, éric

*

! Sacha !

   Dense, il est vrai ! il s'agit d'onomatopoétique : l'insistance consonantique a une fonction d'harmonie imitative en ce qu'elle mime le son (chuintement) du rabot dans ses va-et-vient... L'hémistiche est à prononcer en demi-ton, avec douceur, sans insiter (justement) sur les itérations du phonème. Je reconnais toutefois, bien volontiers, que le son « ch » n'est pas évident pour tout le monde.
 
Bien à toi ! je me suis bien marré aussi de ta remarque... Si derechef (en un ou deux mots) veut bien dire « de nouveau », l'expression, chez Brassens, emporte un glissement sémantique différent par association d'image : la tête la première (un peu à la hussarde). Je suis friand de ces subtilités qui font la marque d'un auteur...



Amitiés, éric

*

! THE HΛCKER ! Catherine !



Aujourd'hui, ce n'est ni plus ni moins qu'une appellation peu commune du vers blanc.
 
Techniquement, la rime blanche est une rime sans autre occurence que celle du vers qui la porte, une rime sans réponse, sans écho, et ce dans quelque strophe que ce soit.
 
Les sonnets en vers blancs ont trouvé une place dans les littératures italiennes, espagnoles et anglaises mais demeure pratiquement inexistant dans la poésie française trop férue de règles.
 
« Ajusteur de rimes blanches » demeure un art difficile quand on déconstruit volontairement la distribution des rimes. La moindre faiblesse de langage ne pardonne pas car la Poésie ne réside pas dans l'avalanche de rimes mais bien dans des images évocatrices agencées avec subtilité.
 
Le vers blanc comme « Le vers libre n'est vers qu'en tant qu'il épouse, par son accentuation ou ses homophonies, des courants naturels et des habitudes ancestrales du français. Il a pour éléments, aussi bien que le vers régulier (...), des successions de longues et de brèves équilibrées selon le mouvement et l'émotion, des assonances et des allitérations, parmi lesquelles la rime (peut être) comprise, et il diffère de la prose dans la mesure où il maintient un emploi continu, avec des retours, de ces éléments. A. Thibaudet, Réflexions sur la littérature,1936, p. 15 ».
 
Pour finir, il existe une tradition de « coblas de rims estramps » (couplets de rimes blanches), le « stramp » qui témoigne d'un aboutissement esthétique chez les troubadours tardifs de langue catalane où la rime blanche est à comprendre à la fois comme rime virtuelle et absence de rime...
 
Et pour la rigolade, « estrampir » veut dire : rendre laid.



Adieussiatz (adichas), éric

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Ludothum.


A ceux qui ont tout entendu en me lisant, que plus rien ne soit dit en silence...
   
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  Publié: 1er avr 2013 à 16:51 Citer vertical_align_bottom

Un beau tableau, l'image se dessine en tête et l'ambiance aussi, celle d'un souvenir...
Une belle poésie avec de jolis mots,
Lecture très appréciée pour ma part,
Amicalement,
Ludo.

  Ludothum.
lastexit Cet utilisateur est un membre privilège


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  Publié: 3 avr 2013 à 15:11 Citer vertical_align_bottom


! THE HΛCKER !



Oui, Da ! vers blancs, rimes blanches (que l'on peut dire, à tort, sans rimes)...



A++, éric

*

! Sidonie !


Ah ! la Cire ! Cire d'abeille, cire de carnauba, cire de gomme laque de Coromandel... Avec la cire d'abeille, mon père faisait d'un bois, passé au 00, un véritable miroir... (double zéro est un papier de verre aussi fin qu'une feuille et dont on ne penserait pas qu'il fut : papier de verre). Ma mère « rouspétait » aussi, parfois, quand il remontait le soir avec des copeaux dans les « pèus ».



BiZzz, éric

*

! Ludo !



 Merci ! C'est plaisir que faire plaisir ...



Amitiés, éric

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