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LPDP :: Autres poèmes :: De bronze, marbre ou pierre (sonnet fantôme, anamorphose) vertical_align_bottom arrow_forward_ios

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lastexit Cet utilisateur est un membre privilège


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  Publié: 19 mars 2012 à 15:00 Citer vertical_align_bottom






          De bronze, marbre ou pierre, impassibles et froides,
          Nos urbaines statues sont-elles tant de glace ?
          Une ici, dans ce parc, en son air interdit
          Ne me paraît pas tant muette, aveugle et sourde.

          Une est là qu’on dirait toujours sur le qui vive,
          Tout oreille et tout œil aux remous de la foule ;
          Une autre, ailleurs, semble toujours prête à se battre
          Ou se faire l’écho d’un appel au secours.

          Mais nul jamais n’a vu, n’a vu frémir leur bouche,
          N’a vu ciller leurs yeux, palpiter leurs narines ;
          Et nul ne les a vu tressaillant de l’oreille,
          Dodelinant du chef ou tapotant des doigts.

          Car si près des humains les figures d’albâtre
          Ont ceci de plus qu'eux qu'elles restent sans voix ;
          Eux ont cela de moins qu'ils manquent de sang-froid.

          Combien de fois déjà ai-je donc voulu prendre
          Leurs communes façons et ne plus m'interdire
          De regarder sans voir, d'écouter sans entendre

                    Et de parler sans dire…





Sonnet (fantôme) en vers blancs
Anamorphose littéraire double.

in « Fragments sauvés des ruines de mon esprit »

Eric Paul Andrieu
en Pays d’Argues, 1989 (révision 2012)




© ® L’auteur

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Marcel42


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  Publié: 20 mars 2012 à 09:22 Citer vertical_align_bottom

" Mais nul jamais n’a vu, n’a vu frémir leur bouche, "
Sauf les poètes évidement.
Cordialement,
Marcel.

  Marcel
Bernylys

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  Publié: 20 mars 2012 à 13:27 Citer vertical_align_bottom

La vérité dans l’art, ou l’art de voir les choses différemment de celles que l’on voit tous les jours, mais d’y voir ce qui nous avions cessé de voir… Une belle approche, et une fin très réelle.

Merci du partage.

  Ma dernière parution "Confidences d'un piano" - Tous mes textes sont protégés par copyright n° 00050359-1
lastexit Cet utilisateur est un membre privilège


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  Publié: 21 mars 2012 à 16:13 Citer vertical_align_bottom


Hubix ! Marie ! Marcel ! Berny !



Merci à vous tous...


Bizarrement la forme du sonnet m'est un besoin : besoin, à coup sûr, de déformer, qui ne peut donc passer que par la forme, jusqu'à l'usage pleinement réfléchi de rimes blanches, jusqu'à fondre, comme ici, le sonnet dans un mirage virtuel, un fantôme, étonnamment charnel, dont le squelette demeure perceptible.

Comme le ressent ou pressent ton propos, Cher Hubix, je suis tout aussi attaché au fond : ce fond que malgré tout et poétiquement je ne conçois que dans le son, les sonorités et la musicalité du vers au-delà du rythme prosodique de la seule syntaxe, de mon Saint-Axe, si je puis dire !




BiZzz, éric

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Sidonie Cet utilisateur est un membre privilège


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  Publié: 22 mars 2012 à 03:25 Citer vertical_align_bottom

Je comprends ton besoin d'écrire "en forme" si j'ose dire..
Même si je ne connais rien ni aux sonnets ni aux vers blancs.
J'aime le fond et la chute qui me font penser "aux trois singes de la sagesse"..
Merci pour tout.
Amicalement.

  On voudrait que tout reparte d'où, un jour, tout s'est arrêté.
lastexit Cet utilisateur est un membre privilège


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  Publié: 22 mars 2012 à 09:12 Citer vertical_align_bottom


Merci, Sidonie !


De tradition taoïste, les trois figures Sanzaru de la sagesse bouddhiste tendaï ne sont pas étrangères à la construction de mon poème, initiatrices en un sens, image dérivée, sûrement, pour l’écoutant, la liseuse devrai-je dire.

Le moine bouddhiste, taoïste, ici japonais, chinois ou tibétain ailleurs, assuré que la sagesse ne se donne point sans mérite, car rien n’est dû dans ce monde, aime jouer avec les mots : Saru, c’est le Singe ; Zaru, c’est la forme négative post-posée au verbe.

Mizaru (ne voit pas), Kikazaru (n'entends pas), Iwazaru (ne parle pas).

Chère au cœur de Gandhi, cette maxime se comprend ainsi : « Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal ». Sagesse qui assure le bonheur de se voir épargné du mal, paraît-il.

Mal saisie, elle relève, toujours en positif, du sens de la famille et de la tribu, de la communauté et de l’attachement qu’on y porte : la loi du silence, coûte que coûte, tel un acte de résistance. L'« omerta », ainsi comprise, sans la dérive mafieuse qu'on lui sait par ailleurs, obéit à cette loi.

Mal saisie ! Est-ce bien sûr ! Le moine est joueur, n’oublions pas !, et lui aussi a connu, connaît, la misère et l’oppression en quelque endroit du monde.

Mal comprise parfois, elle dénonce, en mauvaise part, bassesse, lâcheté et hypocrisie.
Mal comprise !... Pas sûr non plus. Les moines sont joueurs...


Entre métaphore directe et analogie symbolique, l’anamorphose littéraire, dans les derniers vers du poème, joue sur tout cela et quelque autre : double optique et double sens selon le point de vue où l’on se place.


« M’as comprés, nina ! » o « M’as comprés, nina ? »


Comme quoi même un point selon sa nature, exclamative ou interrogative, peut changer le sens de la phrase.


Affectueusement, éric

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SélénaéLaLouveFéline

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  Publié: 27 mars 2012 à 17:37 Citer vertical_align_bottom

Eric

Un sonnet bien intéressant, entre se taire ou trop parler et l’indifférence de regarder sans voir...Mais certaines nous font frissonner de plaisir en les regardant et quelques unes représentent vraiment que le silence est d'or

J'aime beaucoup

Nine

 
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  Publié: 29 mars 2012 à 17:20 Citer vertical_align_bottom


 ! Oui ! NiNe !

  

Tout le paradoxe de cette anamorphose littéraire se trouve là :

Être comment, au juste ?

Comme les statues ! et prendre vie en incarnant ce qu’elles figurent, ou comme elles n’avoir de vie qu’une apparence vaine, ou bien, toujours comme elles, ne vivre que la triste réalité de la matière, immobile.

Comme les humains, peut-être ! Muets, aveugles et sourds, qui n’ont au mieux que l’apparence, et dieu sait quoi encore...

Ou être humain, simplement humain...

Le choix est là :

Regarder, écouter, parler sans jamais voir, entendre et dire, pour ne rien faire !

ou

Regarder, écouter, parler... Vraiment ! et Voir, entendre et dire, pour tout faire !


 BiZzz, éric


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