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LPDP :: Journal :: Vie antérieure du bouddha bidon (journal bidon) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Xuyozi Cet utilisateur est un membre privilège


Le silence est d'or. La parole est d'argent. L'écriture est de bronze.
   
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  Publié: 17 août à 07:00
Modifié:  18 août à 14:31 par Xuyozi
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« La bouddhate en délire », extrait du Journal du bouddha bidon avant qu’il n’atteigne SON Illumination, lorsqu’il assumait, l’ignorant, l’incarnation d’une bouddhate qui, à l’époque, nageait en plein délire, et comme elle ne savait pas nager…

AVANT TOUTE CHOSE, sachez que la confession présentée ici est sincère, véridique, authentique, et pas si ludique, au fond, quand on a l’esprit sérieux… Moi, le bouddha bidon, ai connu d’innombrables sexistences, par masochisme, avouons-le, et par sadisme, ne le nions pas non plus…

___

Dans une vie antérieure, ô adeptes, lorsque j’étais une femme, j’eus recours, moi le bouddha bidon en voie d’Illumination, aux pages roses d’un courrier du cœur spirituel très lu à l’époque — on parle ici de quelques millénaires, ce qui ne me rajeunit pas, malgré un cent quarante-neuvième lifting — Le Courrier des Bouddhates en Herbe, tenu par la célébrissime Madame Maya, la mère et consolatrice de tous les saints cœurs bouddhiques meurtris.

Le bouddha bidon vous livre ici in extenso une lettre poignante, voire déchirante qu’il (enfin, elle) a adressée à Madame Maya, dans le désespoir où elle se trouvait de ne jamais pouvoir assouvir complètement ses espoirs et ses désirs.

« Comme je vous suis reconnaissante d’avoir mis à la disposition de toutes les futures bouddhates souffrantes votre si touchant et si spirituel courrier du cœur, madame Maya. Si vous le permettez, j’aimerais livrer ici en toute pudeur et toute candeur quelques impressions personnelles — car oui hélas ! je suis encore quelqu’une dans ce monde sans âme et déshumanisé — sur l’existence absurde que je mène ici-bas, entre espoirs délirants et désirs sans fin de satisfaction (parfois cochonne), j’en viens à ne plus savoir même ce que mon désir recouvre (homme, femme, non genré.e, poupée gonflable ?...), mais il est toujours là, en moi (mais qui suis-je ?), qui sourd en sourdine et m’assourdit (est-ce un jeu de mots ? non, ce n'est pas un jeu de mots, mais, comme disent les poètes lpdipiens imitateurs invétérés de Racine, c'est une allitération...), désir aussi d’accomplissement, de remplissement et de plénitude, voire d’enceintitude, mais rien à faire, ça fuit toujours de partout… un vrai tonneau grec ancien, des Danaïdes je pense qu’on dit. Peine perdue oui hélas, car, en effet chaque jour je me retrouve au plancher, battue par le brutal et insensé manque de sens de la vie et abattue par la sombre et macabre perspective de la triste mort, la grande Inéluctable (je la vois noire le plus souvent, ma copinette me dit que c’est normal… bon… si elle le dit, c’est que ça doit être discutable), effroyable spectre qui me hante nuit et jour, surtout quand il m’arrive lors de mes promenades nocturnes et poético-mélancoliques, sous les réverbères baudelairiens (il naîtra bien un jour, celui-là !), de passer devant un cortège funèbre, chapeaux noirs et rideaux baissés, oh comme tout cela jette un froid nuage d’inquiétude sur mon âme illusoire. C’en est navrant, pire qu’un deuil, se réveiller chaque matin, se brosser les dents, et constater éternellement que nous voilà déjà au seuil d’un autre matin rose et mordoré à brosser nos dents jaunies à nouveau. Remarquez, ce n’est pas que j’en aie contre les dents, car en effet il en faut bien quelques-unes pour bien mordre dans la vie et croquer la belle pomme rouge pomme que notre désir nous fait miroiter (surtout quand on la frotte avant). Ne riez pas de mon désespoir, non ! je vous en supplie, et non je ne me pendrai pas comme Antigone, d’ailleurs je manque toujours de corde chez moi, non, me pendre n’est pas ma tasse de thé, madame Maya, j’aime trop cette foutue de chienne de vie pour ça. N’empêche, certains soirs de glauque mélancolie, devant ma chandelle anachronique et dégoulinante, et mon miroir menteur, terni et tout craquelé (c’est pour ça qu’il ment ?), je trouve l’existence bien longue, bien mornre (mornre ou morne ? je demanderai à père Ubu), accablante et — osons le mot, même s’il contient, c’est un grand mot, cinq syllabes — désespérante. Surtout depuis ma récente peine d’amitié, j’ai été trahie par une tyranne, une chipie sans nom et sans hérédité, qui s’est bien payé ma tête, oh oui, et qu’elle le sait donc, la… l’oiseau de malheur. Ah ! je n’aurais donc pas dû souhaiter cette amitié trop tard avortée. C’était pourtant une si belle femme dans sa tête, intelligente comme Bourvil, et volontaire comme Woody Allen. Enfin, la vie est injuste, je l’ai pourtant tant aimée cette garce, dans mon illusion prébouddhique. Tout cela pour dire enfin que notre sort, en effet, nous pauvres mortelles, enfin, moi je ne suis pas riche, est indigne de la grandeur et de l’incommensurable transcendance de notre (important) moi (pour l’instant, car, croyez-moi, il déchantera vite passé les premiers émois des derniers mois). Tenez, moi, par exemple, car en effet j’ai même songé moi dernièrement à faire agrandir le cadre de mes portes de mon modeste terrier trois étages et de ma vue sur ma mer. C’eût été plus confortable d’avoir un peu d’espace au-dessus de ma tête quand je franchis mes seuils. Mais non, moi, je me contente de mes pauvres espoirs et de mes humbles et stériles désirs. Je ne sais pas vous, mais moi, je pense parfois à me faire moniale — moi en moniale, non mais vous imaginez ! une incroyante irréductible comme moi prendre le voile (le large ?) pour en finir une fois pour toutes avec ces diablesses cornues et fantaisistes et leur cruauté immonde qui les fait peindre de rouge et de noir les anarchiques désirs qu’elles instillent dans nos organes intimes en feu, dis-je, ô horreur, du pubis rubis en son écrin, à nos têtes folles, voyeuses et délirées, en serpentant par les vallons veloutés de nos mamelles en quête de voluptueuses caresses ! Ô extase de la chair, vibrions enflammés de mes reins qui se tordent ! et ce dieu de l’amour qui rugit en mon sein qui se mouille, et son dard qui éclate jusqu’au tréfonds de mon cœur, quand soudain la pluie d’extase nous bénit enlacés, et nous laisse tout trempés de tendresse jusqu'au lendemain matin, où il faut bien s'essuyer avant d'aller au boulot, pour qu'on ne se doute de rien, parce que vous savez comme sont les mauvaises langues, prêtent à tout lécher, sauf les suintements de tendresse...... Je pourrais enfin m’écrier, dis-je encore, si ces damnées diablesses machistes et gouineuses nous laissaient un peu la paix, m’écrier, redis-je, adieu promesses et bonjour tristesse (bon je m'égare encore dans les sentiments ici...). Oui moi, en effet, car j’ai bien envie de renverser la vapeur de nos chaotiques et archaïques psychologies qui vont leur train fumeux, et de ne plus chercher moi que renoncement et insatisfaction. Je vais me venger moi à coup de désespoir et de malheur, et me flageller les fesses jusqu’au sang. Et qu’on ne me parle plus moi, à moi — je ne suis pas Nietzsche tout de même (il y a ici un anachronisme, mais on s’en fout) — d’avaler une bonne dose de chloral et de fermer ma gueule, non, cette gueule en cœur je dois la garder ouverte pour laisser passage à ces belles grandes dents jaunes, soit, mais si longues, si élancées, si érotiques et si acérées dont la Nature, esthète infaillible et parfois généreuse, m’a pourvue. D’ailleurs j’en ai besoin pour croquer encore dans certains fruits défendus, certaines pommes sans nom, mais ici je parle trop… ailleurs aussi, vous avez raison. Je vous remercie de m’avoir écoutée avec tant d’amour, madame Maya, je sens comme un soulagement, comme un baume, là, dans mon cœur de femme ravagé et qui saigne. — Comme quoi les mots, parfois… (Plût à Dieu qu’Épicure ne m’entende !) (ici l’anachronisme est moins marqué ; j’espère que les critiques seront à l’avenant) »

Ô bhikkhous.es, non, je ne veux pas de vos dons, la bouddhate que je fus tentera seule et sans secours d’essuyer cette épreuve révolue et très coûteuse (ou goûteuse ? je ne sais plus et j’ignore si ça ferait sens dans le contexte, il faudrait relire le règlement…) mais qui a pourtant laissé sa trace. Au pire, rassurez-vous, je recourrai au lithium ou je consulterai mon psy, spécialiste en affaires de cœur bouddhiques, bien que je le trouve parfois plutôt macho. Mais enfin, car en effet, où trouver en ce bas monde en effet un homme bon, doux, compréhensif, généreux, intelligent, riche, fort, rassurant et ferme quand il le faut () mais sans jamais être trop rigide par ailleurs…, en effet ? Je ne dis pas beau, car, en effet, ne suffit-il pas qu'il bande... son arc de Cupidon pour transpercer le cœur de toutes ces belles qui ne sont pas toutes moniales, quand même ! La quête s’avère longue et lourde, ô bhikkhous.es, mais nous, femmes bouddhates, à la fin, nous vaincrons ! (le tronc se trouve à la sortie près du bénitier).

Maintenant, méditons, ô futures bouddhates délurées…

(À suivre, après la méditation...)



X.

  Je dis vague, donc je suis poète. ~Xuyozi
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23 octobre
  Publié: 17 août à 12:36 Citer     Aller en bas de page

Il y a des choses étonnantes, mais bouddha bidon n'a pas fini de nous étonner il faut en prendre au second degré.
ODE

  OM
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23 octobre
  Publié: 17 août à 14:10 Citer     Aller en bas de page

Vous avez bien raison, chère Ode, car, en effet, il y a beaucoup de seconds degrés dans la compréhension, comme il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père, enfin... pas du mien... mais de Celui de l'Autre...



X.

  Je dis vague, donc je suis poète. ~Xuyozi
samamuse
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l'important ce n'est pas le bruit c'est de savoir d'où il vient
   
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  Publié: 18 août à 04:42 Citer     Aller en bas de page

autant de texte à lire....
Maintenant, méditons, ô futures bouddhates délurées…

(À suivre, après la méditation...)
merci de nous y autoriser.

 
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  Publié: 19 août à 08:21 Citer     Aller en bas de page

Monsieur Sam,

Ce texte est beaucoup trop long à lire, aussi ai-je pensé me mettre à la versification, quoique de très longs poèmes, ça existe aussi...

Ce n'est pas moi qui vous autorise la méditation, c'est vous... si vous le pouvez...



X.

  Je dis vague, donc je suis poète. ~Xuyozi
ode3117 Cet utilisateur est un membre privilège

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  Publié: 21 août à 06:45
Modifié:  21 août à 11:14 par ode3117
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" Mais dit - on" que méditer, c'est de plonger dans un abîme sans fond, et "s'en font" que les soucieux.
ODE

  OM
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  Publié: 22 août à 08:27 Citer     Aller en bas de page

C'est vrai, Ode, tant qu'à couler au fond de son être, coulons heureux sans s'en faire...



X.

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  Publié: 25 août à 05:23 Citer     Aller en bas de page

de la part de "monsieur SAM" à l'éminence grise de "Xuyozi"
ton texte a-t-il atteint sont bût ?
j'ai essayé de le relire.
- à bientôt de ce "monsieur" que tu sembles apprécier.

 
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  Publié: 25 août à 13:32 Citer     Aller en bas de page

de la part de "monsieur SAM" à l'éminence grise de "Xuyozi"
ton texte a-t-il atteint sont bût ?
j'ai essayé de le relire.
- à bientôt de ce "monsieur" que tu sembles apprécier.


Éminence grise, ironie, reproche ?

Quel but, pourquoi devrais-je avoir un but en écrivant, croyez-vous que j'ai des messages à passer ? Lesquels d'après vous ?

Il ne faut pas essayer de relire ce texte, il faut le faire, tout simplement, si vous en avez envie, il va de soi...

Monsieur est une formule de politesse comme une autre, êtes-vous allergique aux formules de politesse ?



X.

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  Publié: 10 sept à 05:22 Citer     Aller en bas de page

non je suis trop stupide pour créer de la continuité.

 
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  Publié: 12 sept à 09:00 Citer     Aller en bas de page

Ah bon, je croyais que vous aviez de la continuité dans la stupidité... M'ai trompé... skuzez...

X.

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