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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Chroniques meurtrières (fin) vertical_align_bottom arrow_forward_ios

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Ce texte peut ne pas convenir à certains lecteurs.



Page : [1] :: Répondre
Anchentria


Une âme damnée pour une plume en rédemption
   
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  Publié: 17 févr 2009 à 13:03
Modifié:  19 févr 2009 à 08:11 par Lunastrelle
Citer vertical_align_bottom

Voici le dernier chapitre de cette histoire, je vous souhaite à tous et à toutes une bonne lecture !



Echecs et conséquences


Chapitre XII




Joséphine ! Que venait-elle faire ici ? Nul doute que le traitement imposé à sa progéniture ne la laissait pas indifférente.
- Dehors !
Je la fixai avant d’obtempérer. Je ressortis à l’air libre pour fumer. Et dire que Joséphine s’inquiétait de mes réactions après coup ! Encore fallait-il qu’elle me laisse terminer ! Je commençai à avoir de sérieux doutes. Elle ne tarda pas à me rejoindre.
- Pourrais-je savoir ce qui ce passe Madame ?
- Je devais lui parler. Elle a passé beaucoup de temps avec Lucille. Il faut que nous sachions si elle a eu le temps de la conditionner.
Je secouai la tête. Pourquoi n’y avais-je pas pensé ? QUENELIOU était l’une des nôtres en dépit de son choix. Elle disposait donc des mêmes armes. Retrouver Lucille devenait impératif.
- Souhaitez-vous que je me lance à la recherche de notre fugueuse Madame ?
- Non. Je veux que tu saches ce que l’autre lui a fait. Et le plus vite possible !
- Bien Madame.
Je repris la direction du donjon sans tarder. La mise à mort de la pétasse attendrait. Une bonne séance de torture s’imposait. QUENELIOU releva la tête à mon arrivée.
- Alors la pétasse, il paraît que nous devons avoir une discussion au sujet de Lucille.
- Va te faire foutre Angie !
- Volontiers mais plus tard. Pour le moment, tu vas me dire tout ce qui s’est passé entre toi et la môme.
- Dans tes rêves ! Je ne lui ai pas répondu, tu ne crois tout de même pas que je vais le faire avec toi…
Vindicative ! Décidément, la pétasse était pleine de ressources.
- Je n’ai pas l’intention de dire s’il te plaît…
Joignant le geste à la parole, je me saisis des pinces métalliques. Avant de m’arrêter. Plus de clitoris et un mamelon en moins, j’allais devoir trouver d’autres points d’attaches. QUENELIOU m’observait, ravie de ce contre-temps technique. La sonnerie de mon portable interrompit ma réflexion. Je sortis pour répondre.
- Comment va ma chienne ?
- Salut mon commandant préféré ! je pète la forme !
Grégoire éclata de rire à l’autre bout du fil.
- Tu n’as pas oublié quelque chose ?
- Je ne crois pas Greg.
- Grégoire ! Combien de fois faudra-t-il te le dire ?
- Un certain nombre… J’adore la morsure du fouet sur ma peau… surtout si tu es au bout de ce dernier.
J’en profitai pour m’allumer une clope.
- Il me semblait t’avoir ordonné d’arrêter la cigarette…
- Je sais mais j’adore être punie !
Provoquer Grégoire me plaisait. Je me laissai glisser au sol avant de prendre appui sur le mur. Cette discussion semblait irréaliste. Converser avec un flic alors que je m’apprêtais à buter une pétasse de psy au service de la police !
- Dis-moi Angie, tu vas toujours aussi loin…
- Tu n’es pas le premier à me soumettre Greg et j’ai déjà expérimenté la transe ultime donc…
- Tu es un drôle de phénomène !
Sa voix douce et grave m’enveloppait de chaleur et de douceur. Je devais bien admettre que je n’étais pas indifférente au charme de Grégoire.
- Je suis passé à la péniche ce matin, je ne t’ai pas vue…
- Normal, je suis dans l’Est. Virée shopping pour renouveler ma garde-robe. Tu veux que je ramène quelque chose en particulier ?
- Pourquoi pas ! Une tenue de vraie petite chienne, tu peux trouver ?
- Muselée ou pas la chienne ?
Grégoire en resta sans voix. J’en profitai pour m’en griller une autre. Un soupir m’apprit la désapprobation de mon amant.
- Tu reviens quand ?
- Je ne sais pas. Pourquoi ?
- J’ai envie de te voir…
- Envie de me voir ou envie de mon cul ?
- Les deux ma chérie.
Oh ! Sentimental le commandant !
- Bon Greg, c’est pas que je m’ennuie mais je dois y aller. Je te téléphone dès mon retour.
- Grégoire ! Tu ne vas pas y couper à ta punition ma chienne !
Je raccrochai sans rien ajouter.
- Tu devrais faire attention petite fille !
Joséphine ! Depuis quand écoutait-elle ?
- Avec tout le respect que je vous dois Madame..
- Je sais ! Mais n’oublie pas que c’est un flic…
- Aucun risque Madame. Des nouvelles de Lucille ?
- Pas encore. Des avancées de ton côté ?
Je secouai négativement la tête avant de reprendre le chemin du donjon. Chassant Greg de mon esprit, je me concentrai de nouveau sur QUENELIOU.



Depuis près d’une heure, le corps de la psy se tordait de douleur sous l’effet de l’électricité. Une pince sur le mamelon gauche et les deux autres reliées à un spéculum métallique enfoncé dans son cul, j’alternais avec des séances à l’aide d’une cravache. Plus un centimètre de peau vierge de coup ! Son corps avait pris une jolie couleur rouge ! Ses hurlements me vrillaient les tympans mais je m’en moquais. Il fallait qu’elle réponde ! Joséphine était venue assister pendant quelques minutes à la séance avant de ressortir en souriant. J’étais donc rassurée quand au fait que ce que je pouvais faire subir à sa fille l’indifférait.
- Alors la pute, tu te décides ?
Des gémissements pour réponse, j’enclenchai de nouveau le courant. Sauf que cette fois, je frappai QUENELIOU en même temps. Bien décidée à briser la résistance mentale de cette pute ! Je cessai de nouveau.
- J’attends…
- Pitié… je t’en prie… arrête…
- Lucille !
QUENELIOU reprit sa respiration. Je patientai quelques instants avant de lever de nouveau la cravache.
- Je ne lui ai rien fait ! Pas eu le temps…
- Donc le stimulus implanté ici fonctionne.
Cette nouvelle me soulageait. QUENELIOU, quant à elle, venait de comprendre que Lucille deviendrait l’une des nôtres en dépit de tous ses efforts. Je m’approchai pour effleurer les marques visibles sur son corps. Elle hurla. J’ôtai la pince de son sein avant de saisir mon scalpel. Je pouvais lire la terreur dans son regard. Posant la lame sur la peau, je m’entaillai le poignet avant de boire. Puis l’approchai de sa bouche.
- Bois !
Devant le dégoût qu’elle ressentait, je ne pus m’empêcher de sourire.
- Bois ou je coupe immédiatement le deuxième de tes mamelons.
À bout de résistance, elle abdiqua et ouvrit la bouche. Aux limites de la nausée, elle buvait mon sang. Une douce chaleur s’installa au niveau de mon bas-ventre. Jouissif ! Concentrée sur sa survie, la psy ne semblait s’être rendue compte que je faisais durcir son mamelon gauche. J’ôtais mon poignet de sa bouche et plongeai mon regard dans le sien. Dernière provocation de sa part, elle ne détournait pas les yeux. Un coup sec et elle bascula dans la folie, je venais de trancher son deuxième sein. Je la désentravai, elle chuta au sol. L’acte final s’annonçait. L’impatience et l’excitation grandissaient en moi. Encore quelques heures et je la saignerai pour mon plus grand plaisir.



Le hall d’accueil du commissariat central de Rennes. La jeune femme qui venait d’entrer se dirigeait d’un pas hésitant vers l’accueil. Elle paraissait être aux abois. Le fonctionnaire présent avait remarqué sa nervosité.
- Bonjour Madame.
- Il faut que je vois le commandant LEBRIANS.
Elle se comportait comme un animal traqué.
- Puis-je avoir votre nom ?
- Emma… Emma DUTILLEUL.
- Allez vous asseoir, je vous appellerai.
- D’accord.
En la regardant s’installer, le fonctionnaire ne put s’empêcher de penser qu’elle devait avoir un sacré problème. Un coup d’œil à l’annuaire téléphonique et il fit prévenir le commandant. Dix minutes plus tard, Emma se trouvait assise dans le bureau de ce dernier. Pas rassurée pour autant connaissant les liens liant Angie et LEBRIANS.
- Je vous écoute Madame DUTILLEUL.
- Mademoiselle, je préfère. Je ne savais plus vers qui me tourner. Je devais contacter Sylvie QUENELIOU mais son portable ne répond plus.
- Elle a pris quelques jours de congé.
Devant l’air inquiet d’Emma, Grégoire choisit de la laisser parler.
- Je devais lui fournir des renseignements concernant une dénommée Angie.
Elle semblait terrorisée. Grégoire se leva pour lui servir un café.
- Du sucre ?
- Non merci.
- Reprenez le je vous prie.
La jeune femme fouilla dans son sac et en sortit un dvd qu’elle lui tendit.
- J’ai trouvé ceci à bord de sa péniche. C’est horrible.
Grégoire s’empara du dvd et l’inséra dans son lecteur. Il le regretta instantanément à la vue des images qui s’affichèrent sur son écran. Contrairement à Emma, il identifia aussitôt la victime : Ludivine DUCAS, la fiancée de l’un des meurtres attribués à Nina VANHAZERG. Il visionnait sa mise à mort… et Angie en pleine action !
- Vous êtes intime avec cette jeune femme ?
- En quelque sorte. Si elle découvre ce que je sais, je serai la suivante sur sa liste…
- Avez-vous un endroit où vous réfugier ?
- Elle connaît tout de moi ! Elle va me tuer.
La voix d’Emma montait dans les aigus.
- Calmez-vous ! Nous allons vous installer en lieu sur le temps de localiser Angie et de procéder à son interpellation.
Grégoire quitta son bureau pour régler quelques détails. Moins d’une heure plus tard, Emma était en route vers un lieu d’hébergement pour femmes battues. Le commandant LEBRIANS, quant à lui, regroupait ses hommes pour leur communiquer les dernières informations en sa possession. Le visionnage du film retourna quelques estomacs. La réunion terminée, Grégoire se rassit à son bureau pour contacter le procureur de la république. Bon dieu qu’il aimait cette môme ! Déchiré entre ses sentiments et son travail, le flic choisit la voix de la raison. Mais avant, il essaya de la joindre sur son portable. Répondeur !



Je lui avais accordé six heures. Six heures de répit ! Bien assez pour qu’elle récupère un peu et que la fin du jeu soit intéressante. En pénétrant dans le donjon, je trouvai la psy recroquevillée dans un coin, cravache en main. Décidée à se battre pour rester en vie ! Tant mieux ! Elle se mit péniblement debout.
- Alors ma chérie, on continue ?
- Va te faire voir !
Tout sourire, je m’avançai. Le premier coup ne m’atteignit pas mais le suivant oui. La morsure de la douleur raviva mon plaisir. J’observai la marque laissée sur mon avant-bras gauche.
- Je vais prendre un pied d’enfer à te saigner ma chérie.
QUENELIOU avait encore la force de me foudroyer du regard. Elle avançait en titubant. D’un coup de pied, je l’envoyais au sol. Elle ne cria pas mais se remit debout. L’énergie du désespoir ! C’est ce qui la maintenait encore en vie ! La porte du donjon s’ouvrit laissant apparaître Joséphine.
- Tout se déroule bien Angie ?
- Oui Madame. Mieux que ça même !
Je ne quittais pas la psy des yeux tout en répondant.
- Est-ce prudent ?
- J’aime que mes proies soient libres de leurs mouvements au moment de la mise à mort Madame.
- Soit. Je souhaite assister à la fin de cette pute !
- Comme bon vous semble Madame. Cela ne me dérange pas.
S’installant sur une chaise dans un coin de la pièce, Joséphine fit en sorte de ne pas entraver mon action. Je reportai mon attention sur QUENELIOU. La présence de sa mère semblait l’avoir revigorée. Elle attaqua à nouveau. La majorité de ses coups ne m’atteignirent pas mais ceux qui le firent se révélèrent particulièrement douloureux. Je décidai donc de récupérer ma cravache. Je sentis à peine le contact de l’acier sur ma peau. QUENELIOU avait le scalpel qui m’avait servi à la mutiler en main. Et venait de m’entailler la joue gauche ! Je sentais le sang couler dans mon cou. Cette pute était la première de mes victimes à réussir à me blesser ! Elle heurta le mur avec une telle force qu’elle perdit connaissance. Joséphine s’approcha de moi pour examiner ma blessure.
- L’entaille est profonde, tu garderas une cicatrice.
- Aucune importance Madame !
- Va te soigner, je la surveille.
Une fois face au miroir, je découvris l’étendue de la plaie. Sept centimètres de long en travers de ma joue. Elle avait failli me crever un œil ! Joséphine avait raison, je garderai une marque bien visible. Je nettoyai la plaie avant de me mettre à la recherche de Sarah. En me voyant arriver dans le grand salon, elle se leva. Cinq minutes plus tard, elle me posait des points et un pansement adapté. Sa formation d’infirmière était finalement très utile. Je pouvais reprendre le jeu. QUENELIOU avait repris conscience mais se trouvait encore à terre. Dans le choc, sa clavicule gauche avait explosé. Mon regard croisa celui de Joséphine. Elle me sourit. Dague en main, je me dirigeai vers la psy. Incapable de se défendre, elle était désormais à ma merci. La lame posée sur sa gorge, je me positionnai derrière elle avant de prendre appui sur le mur et de faire face à Joséphine. J’avais pleinement conscience de ma respiration qui s’accélérait et de la brusque montée de ma température corporelle. QUENELIOU n’offrait plus aucune résistance, définitivement vaincue. Certes, je garderai une marque de notre affrontement mais j’en sortais victorieuse. L’impatience me rongeait de l’intérieur mais j’attendais le feu vert de Joséphine. Elle ne s’était pas invitée pour rien à cette séance. Ce face-à-face dura une éternité avant que Joséphine, d’un signe de tête, me donne l’autorisation de clore cette histoire. Un simple mouvement du bras et je m’effondrai au sol. D’une puissance équivalente à celle d’une transe ultime, le plaisir me submergea, me vidant de toute énergie. Dans un état second, je ne me rendis même pas compte de l’entrée de Sarah, ni même du fait que l’on emportait le corps sans vie de QUENELIOU.



Je revins à moi doucement. Toujours à la même place. Épuisée. Me redressant, je pris la direction de ma chambre pour une douche bien méritée. Sous le jet d’eau chaude, j’évacuai les dernières tensions. Drapée dans une serviette de bain, je m’allongeai sur le lit puis rallumai mon portable. Un message de Grégoire m’y attendait.
« Bonjour ma chienne ! Il me tarde de te voir. Ramène ton cul sur l’Anchentria et préviens-moi de ton arrivée ! Ton Maître. »
J’éteignis mon téléphone avant de sombrer dans un sommeil réparateur. Grégoire attendrait. Il fallait que je récupère. Et que je trouve une explication plausible pour ma cicatrice.



- Je t’écoute Clarisse.
- Angie dispose de trois domiciles, Commandant. Le manoir, la péniche et une résidence principale à Guitté dans les Côtes d’Armor. Tous sont sous surveillance. Elle ne semble être à aucun d’entre eux. Aucune trace de sa voiture non plus.
Jeune lieutenant de police nouvellement arrivée, Clarisse, vingt-huit ans, avait intégré l’équipe de LEBRIANS depuis quinze jours seulement. Et pour une première enquête en Bretagne, celle-ci ne manquait pas d’intérêt. Loin de là. La personnalité d’Angie à elle seule suffisait à donner l’envie de s’investir entièrement.
- J’attends l’accord du Parquet pour fouiller les lieux. Ses amis ont été répertoriés ?
- Ceux connus oui. Principalement des gothiques d’ailleurs. Obtenir des informations va être compliqué vu qu’ils nous haïssent. Au pire, ils la protègeront.
- Je sais. Des nouvelles de QUENELIOU ?
- Aucune. Elle semble avoir disparu de la circulation. Vous pensez qu’Angie l’a tuée ?
- C’est une hypothèse que nous devons étudier…
Grégoire était fatigué. Cette chasse à l’homme l’épuisait. Le fait d’être amoureux de la principale suspecte n’y était certainement pas étranger. La sonnerie de son téléphone retentit. Grégoire décrocha, écouta puis raccrocha.
- Qu’un équipage aille au tribunal, les autorisations sont signées. Tout le monde sur le pont, dans une heure en salle de réunion !
- Bien Commandant.
Clarisse ressortit donner les derniers ordres du chef de la brigade. Qu’allaient-ils donc trouver là-bas ? L’horreur sans aucun doute si on se référait à la vidéo. Une heure plus tard, la trentaine de fonctionnaires présents dans la pièce écoutaient attentivement les consignes.
- Bien. Nous allons commencer par fouiller le manoir et la péniche. La maison reste sous surveillance pour le moment. Je vous rappelle que nous avons à faire à une suspecte particulièrement dangereuse. Nous savons, grâce aux autopsies, qu’elle dispose d’un large éventail d’armes blanches. Rien au sujet d’armes à feu mais nous pouvons être certains qu’elle en possède. Le contraire serait étonnant. C’est une adepte de la torture. Pour ceux qui en douteraient encore, je vous conseille un nouveau visionnage de la vidéo à notre disposition. Prudence donc ! Ne pas oublier qu’elle connaît la maison. Veillez à ce que les procédures soient respectées dans leurs moindres détails. Hors de question qu’un vice de procédure lui permette de ressortir ! En priorité, il faut trouver la pièce où a été tourné le film. Deux équipes de PTS se joignent à nous, une sur chaque site. Des questions ?
Aucun des fonctionnaires présents n’en avaient. Tous savaient que cette affaire était compliquée. D’abord parce que seuls quatre homicides semblaient être imputables à Angie et ensuite, parce qu’il paraissait peu probable que ces cadavres soient les seuls. Arrêter la jeune femme revenait à ouvrir la boite de Pandore…



En émergeant ce matin-là, je me sentais reposée. Une douche rapide, une tenue pratique et je descendis prendre mon petit déjeuner. Fidèle à mon habitude, je gardai le silence. J’avais croisé le regard de Joséphine en m’installant à table. Finalement, être en sa présence ne me posait aucun problème de conscience. Mon repas avalé, je remontai faire mes bagages. Besoin de retourner en Bretagne me ressourcer un peu… et une putain d’envie de voir Grégoire. Ma voiture chargée, je me mis à la recherche de Joséphine. Je finis par la trouver dans le jardin d’hiver. Elle brodait. Relevant la tête, elle m’invita à m’asseoir.
- Tu nous quittes ?
- Oui Madame. Je rentre chez moi et je me mets au vert quelque temps.
- Et lui ?
- Je compte le revoir Madame. Avec ou sans votre accord d’ailleurs…
Joséphine n’appréciait pas Grégoire mais je m’en moquais pas mal. Ma réponse la fit sourire.
- Soit. Je te souhaite un bon voyage.
- Je vous remercie Madame.
Je quittai le château soulagée. J’allais pouvoir reprendre ma vie sans me soucier du reste. QUENELIOU hors jeu, plus personne ne risquait de me pourrir la vie. La journée s’annonçait magnifique. En prenant la route, je décidai de profiter du week-end qui s’annonçait pour présenter Grégoire à Jacques. Nul doute que ces deux-là allaient s’entendre ! Pour mon plus grand plaisir ! La route de déroula sans encombre. Arrivée à Rennes, je garai mon véhicule sur le mail avant de me rendre à ma péniche. Des travaux étant prévus sur les quais, j’ignorais si je pouvais y descendre ma voiture. La première chose que je vis furent les gyrophares des véhicules de police. Redoublant de prudence, j’approchai de mon bateau… pour découvrir l’ampleur de la situation. Grégoire se tenait sur le pont supérieur et ce qui se déroulait sous mes yeux n’était rien d’autre qu’une fouille en règle de l’Anchentria. J’étais suffisamment près pour entendre ce qui se disait.
- Où en sont les techniciens ?
- Ils viennent de terminer le donjon, commandant. Leur reste la chambre à faire encore. Le matériel informatique est en route pour le labo.
- Bien. N’oubliez aucune zone. Y compris la cale ! Des nouvelles du manoir ?
- Ils ont trouvé une salle de torture et un bunker datant des années 40. À première vue, le film aurait été tourné à l’intérieur. D’après les collègues sur zone, c’est la maison des horreurs là-bas. Tout fouiller va prendre des jours.
- D’accord. Qu’ils nous tiennent au courant régulièrement de l’avancée de leurs recherches.
- Je les rappelle commandant.
Mais c’était quoi ce bordel ? De quel droit osait-il me faire ça ? Contenant ma rage, je réfléchissais vitesse grand V. Je me trouvais dans une merde pas possible et je devais trouver une solution pour l’en sortir et vite ! Mon attention fut retenue par une voiture arrivant. Le conducteur en descendit. La conductrice plutôt ! Joli canon ! La trentaine ! Dommage qu’elle soit flic…
- Commandant LEBRIANS ?
- Sur le pont.
La jeune femme monta à bord. Visiblement mal à l’aise.
- La PJ d’Orléans vient d’appeler. Ils ont trouvé deux cadavres affreusement mutilés : la jeune femme du Thabor et… Sylvie QUENELIOU. Ils nous envoient les photos par mail.
- Et merde ! Nous en sommes donc à six cadavres. Quelqu’un s’occupe de prévenir les familles ?
- Oui, commandant. Ce sera chose faite d’ici peu.
Joséphine ! Je devais la prévenir !
- Je peux poser une question ?
- Je t’écoute Clarisse.
- La jeune femme qui est venue, je ne trouve aucune trace ancienne d’elle.
- C’est normal. C’est un transsexuel.
Emma ! Cette pute m’avait donnée ! Voilà donc la responsable de ce foutoir ! j’allais lui arracher les yeux à cette salope ! M’éloignant rapidement, j’avisai une cabine téléphonique. Moins de cinq minutes plus tard, j’avais résumé la situation à Joséphine.
- La situation est en effet fâcheuse. Je me charge d’accueillir les porteurs de la bonne nouvelle. Toi, il faut que tu disparaisses et vite.
- Je sais Madame. Je dispose d’assez d’argent liquide sur moi pour me déplacer sans laisser de traces. Le problème est que je ne sais pas encore où je vais aller planquer mon cul !
- Va à Clermont-Ferrand. Débrouille-toi comme tu veux pour y parvenir. J’y envoie Sarah. Elle t’attendra au buffet de la gare. Elle te conduira au chalet et tu y resteras le temps de faire le point et de décider de ce que tu veux faire.
- Bien Madame. Je me mets en route sans délais.
Le chalet. Perdu en plein Massif Central, ni eau, ni électricité. Mais non répertorié sur les cadastres ! Un lieu sûr par excellence. Quant à ce que je comptais faire, je le savais déjà : torturer et saigner cette pute d’Emma !



En quittant l’Anchentria, Grégoire ne put s’empêcher de penser à Angie. Il était raide dingue de cette môme ! Comment avait-elle pu commettre de tels atrocités ? Non loin de lui, Clarisse l’observait. Elle était la seule à savoir ce qui s’était passé entre le commandant et cette folle furieuse. Cette affaire aurait sans aucun doute des conséquences dévastatrices pour son chef de service.



Une demi-heure plus tard, je me trouvais à la gare. Un rapide passage au guichet et je me dirigeai vers les quais. Premier arrêt, Paris. De là, je trouverai un autre moyen de locomotion pour gagner le point de ralliement. Une halte aux toilettes et j’en ressortis entièrement métamorphosée. Cheveux longs blonds, fringue de pétasse et l’allure allant avec ! Méconnaissable ! L’annonce de mon train me soulagea quelque peu. Des patrouilles de flics circulant sur zone, il me tardait de quitter les lieux. Une fois à bord, je restai sur le qui vive. J’aurais tout le temps de décompresser une fois à l’abri. La fermeture des portes me fila brusquement le cafard. Comme si je réalisais enfin que je me trouvais en fuite, traquée par toutes les polices de France et de Navarre. De chasseur, je passais ainsi à l’état de proie… sauf que moi, je disposais de crocs parfaitement affûtés pour me défendre.






Epilogue







Je pensais pouvoir achever mon récit tranquillement installée à bord de l’Anchentria, il n’en est rien. À cause d’Emma, je suis une fugitive en cavale. Grégoire, l’homme que j’aime, est en charge de mon arrestation. Ma vie vient de voler en éclats sans que je puisse faire quoi que ce soit pour l’empêcher. Certes, Sylvie QUENELIOU n’est plus de ce monde mais la satisfaction de l’avoir butée est gâchée par cette fuite que l’on m’impose. Joséphine m’a ordonnée de partir, retardant ainsi ma vengeance. Emma a donc gagné un peu de temps mais je la tuerai ! Je regarde le paysage à travers la fenêtre du train qui m’emmène loin de Rennes et de la Bretagne.

Pourrai-je seulement y revenir un jour…

 
Lunabelle


Quand la nuit habite ton cœur, tu poursuis son ombre ... clovis 67
   
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  Publié: 17 févr 2009 à 15:04 Citer vertical_align_bottom

Pas de Happy End... ben en fait... pas de END
le Tome 2 c'est pour quand...

Ma toute belle pour ce premier opus :

Tu nous as offert une merveille du genre....

Merci ma Perle , un grand Merci...

Tendrement

Luna

 
opium
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  Publié: 17 févr 2009 à 17:51 Citer vertical_align_bottom

Félicitation pour ce thriller réussi.

J'ai apprécié te lire.

Je viendrai lire la suite.

Sophie

 
celiwen

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  Publié: 18 févr 2009 à 08:25 Citer vertical_align_bottom

waou!
c'est un véritable plaisir de te lire...voire même de te relire!!!
si un jour tu devais faire publier tes écris... préviens moi!!

je ne verrais plus jamais la Bretagne de la même façon je crois!
d'ailleurs cet attachement d'Angie pour cette région est assez particulière...mais en même temps...c'est la Bretagne!

merci pour toute cette nouvelle formidable!
et au plaisir de lire la suite !
Céliwen

 
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A chaque souffle s'accorde un vagabond
   
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  Publié: 19 févr 2009 à 08:12 Citer vertical_align_bottom

Je m'attendais à une queue de poisson, parce que ton récit est bien parti pour faire plus qu'une trilogie XD!


Et bien rendez-vous bientôt, ma chère Angie

  Je suis comme ce temps que l'on ne remonte pas : décalée et détraquée.
colargol


Il suffit d'y croire
   
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  Publié: 20 févr 2009 à 12:34 Citer vertical_align_bottom



M'étant absentée quelques temps du site, je viens de lire tous tes derniers chapitres..

Superbe, tu m'as tenue en haleine ces dernières semaines.Quel talent!

J'espère qu'Angie nous fera le plaisir de revenir parmi nous un de ces jours.

Ta lectrice assidue.

  colargol
Anchentria


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  Publié: 20 févr 2009 à 14:14 Citer vertical_align_bottom

Bonsoir !


@ Lunabelle : pas de end en effet puisque la suite est déjà en cours d'écriture. Merci d'être là.


@ opium : meri d'avoir apprécié.


@ 4nel4 : il y aura une suite mais j'ignore quand. Merci.


@ celiwen : la publication est prévue mais va demander un peu de temps. Si tu le souhaites, je t'enverrai un mail. La Bretagne est ma région. La suite, patience...


@ Eriune : Angie reviendra mais pas dans l'immédiat? Besoin de prendre un peu de recul, de faire le vide pour mieux repartir. Merci à toi.


@ colargol : la demoiselle psychopathe reviendra mais pas tout de suite.


Un grand merci à vous tous !

 
celiwen

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  Publié: 20 févr 2009 à 16:06 Citer vertical_align_bottom

le plus grand des merci te reviens!
pour le mail...jsuis preneuse bien sur!
la bretagne..j'aimerai qu'elle soit ma région, j'en suis pas loin et mon coeur y est plus près encore...

bon courage pour cette suite, je ne manquerais pas de la lire avec, je l'espère, autant de plaisir que tout ce que j'ai lu de toi jusqu'à présent!

 
Lunabelle


Quand la nuit habite ton cœur, tu poursuis son ombre ... clovis 67
   
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  Publié: 23 févr 2009 à 13:29 Citer vertical_align_bottom

Il est évident ma Perle que tu dois nous faire connaître la parution..

Moi, j'y tiens...
... particulièrement...

Tendres baisers

Luna

 
colargol


Il suffit d'y croire
   
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  Publié: 2 mars 2009 à 15:36 Citer vertical_align_bottom

Evidemment que tu dois nous tenir au coruant de tes parutions. Je me ferai un plaisir de relire l'intégrale "d'angie".

  colargol
Anchentria


Une âme damnée pour une plume en rédemption
   
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  Publié: 18 mars 2009 à 14:43 Citer vertical_align_bottom


celiwen, Ma Douce et colargol, je ne manquerai pas de vous faire savoir la date de parution.

Un grand merci à vous !

 
Rêveuse de Bulle


Enfant des nuits noires.
   
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  Publié: 30 mars 2009 à 07:19 Citer vertical_align_bottom


Mmh, ne serais-tu pas en train de nous faire un plagiat de l'histoire sans fin ?

Définitivement à croc, je m'évade. Tout ce sang, sans trève me monte à la tête.

... Je file à toute allure vers le prochain chapitre (j'ai cru en voir, un )

Bravo
Ca fait du bien de lire tes écrits.


Yaël

  Ne contemple pas le sac pesant sur tes épaules, et fonce vers le chemin qu'il te reste à parcourir...
Lunatic


Grandir, c'est regarder en face ses désillusions.
   
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  Publié: 7 juil 2009 à 20:31 Citer vertical_align_bottom

Voilà longtemps que je m'étais absentée du site, et c'est avec un véritable plaisir que je me suis replongée dans ton histoire. Une intrigue qui nous tiens en haleine et qui tient la route. Des personnages haut en couleurs et une plume des plus affûtés. Juste un bravo à toi.

 
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