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RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
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  Publié: 18 sept 2017 à 17:18
Modifié:  18 sept 2017 à 17:25 par RiagalenArtem
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C'est ce que répondait John Ashbery dans une interview.

"Ce dont parlent mes poèmes, c'est de notre intimité, et de la difficulté de nous penser nous-mêmes", se justifiait-il. Tout en ajoutant: "je crois qu'ils sont accessibles si on désire y accéder."

Vous ne le connaissez peut-être pas, il a pourtant marqué la poésie américaine du XXème siècle. Celui qui s'est éteint le 3 septembre dernier à l'âge de 90 ans mérite que l'on s'attarde sur son oeuvre controversée par certains, la jugeant trop "opaque", difficle, "hors de portée"...

Et paradoxalement, John Ashbery est sans doute le dernier poète américain sur lequel il y ait un semblant de consensus.

Sa grandeur est reconnue des deux côtés du spectre – mettant pour une fois d’accord les poètes accusés d’être vieux jeu et ceux parfois vus comme barjots. Il était le premier à s’étonner qu’une figure aussi résolument hostile à la convention, marginale par excellence, en soit venue à occuper une position centrale dans la poésie américaine. Il semble avoir non seulement changé à lui seul les règles du jeu, mais aussi redessiné le terrain où l’on joue.”

Son oeuvre est "comme un chuchotement à la fois incompréhensible et lumineux", analysait un critique du New York Times dans la années 60. Les termes sont justes, mais pourquoi analyser celui qui était rétif à l'autoexégèse ?



"Simples, les arbres posés sur le paysage
Comme des gerbes de foin qu’on aurait laissé traîner là.
Le crottin des chevaux disparus, les pierres qui l’imitent,
Tout nous parle des cieux, qui ont créé cette scène
Par leur seule position.
 
Or en s’associant trop strictement aux trajets des choses
On perd cette sublime espérance faite de la lumière qui asperge les arbres.
Car chaque progrès est négation, de mouvement et surtout de nombre.
Ce nombre ayant perdu sa finesse indescriptible
Tout doit être perçu comme quantités infinies de choses.
 
Tout est paysage : perspective de rochers
Battues par d’innombrables vagues ;
Champs de blé à ne plus pouvoir en compter ; forêts
Aux sentiers perdus ; tours de pierre
Et enfin et surtout les grands centres urbains, avec
Leurs buildings et leurs populations, au centre desquels
Nous vivons notre vie, faite d’une grande quantité d’instants isolés
Pour être perdue au sein d’une multitude de choses."
 
(John Ashbery, Poèmes français, dans Fragment, traduit de l’américain par Michel Aucouturier, Seuil, 1975)

Le lire dans sa langue natale, c'est mieux, il est facile de trouver ses poèmes qui donnent à entendre cette petite musique intérieure qui personnelement me touche...et qui survit au "verdict du temps"...comme Emily Dickinson bien avant lui.


  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
ode3117 Cet utilisateur est un membre privilège

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24 octobre
  Publié: 21 sept 2017 à 14:49 Citer     Aller en bas de page

Merci cher RIAGA pour cet hommage à ce grand poète, décédé le 3 septembre à l'âge de 90 ans
Je suis allée m'intéresser à lui, j'ai pu lire qu'il avait écrit "Autoportrait dans un miroir convexe" et qu'il avait été récompensé en 1976 du prestigieux prix Pulitzer.
Bises RIAGA
ODE 31 - 17

  OM
RiagalenArtem


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19 octobre
  Publié: 22 sept 2017 à 13:19 Citer     Aller en bas de page

De rien ma Cigogne...merci pour ton intérêt d'autant plus que c'était pas vrmt un sujet des plus simples ^^, mais comment passer sous silence l'oeuvre d'un tel homme (que l'on aime ou pas son avant-gardisme; etc...).

Exact pr le prix Pulitzer ms pas seulement. On lui a décerné le National Book Award et un National Book Critics Circle Award et en 2012, il a été décoré par Barack Obama de la National Humanities Medal," qui récompense ceux dont le travail a accru la compréhension du monde et de l’humanité".

A tt hasard, un lien pour un extrait de son recueil "Self Portait in a Convex Mirror" (https://vinclairpierre.wordpress.com/2014/05/12/autoportrait-dans-un-miroir-convexe/).


Ok, c'est assez long, pas du tt évident...mais perso, je trouve que la lecture en vaut la peine.....
Il ne manque d'ailleurs pas d'humour quand il dit : «J'ai voulu écrire un poème qui serait incompréhensible pour les critiques»...

Bises...et à bientôt !

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
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