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LPDP :: Journal :: Voyage au Zaïre 4ème chapitre et fin 4/4 Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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KYRICE
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  Publié: 21 sept 2014 à 11:41
Modifié:  30 sept 2014 à 11:53 par KYRICE
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4ème chapitre
Le retour


Vendredi 18 août

Le vol Goma-Kisangani n’a duré que 45 minutes. Un cadavre a été embarqué, de ce fait nous avons pris un peu de retard.



A notre arrivée nous avons dû « batailler » avec le personnel de l’aéroport, pour une fois tout s’est bien terminé et nous avons pu partir avec un minibus vers le centre ville. Après vingt minutes de marche nous arrivons enfin à l’hôtel touristique « O », pour s’entendre dire qu’il était complet. Je repars seul à travers la ville à la recherche d’une chambre. La plupart des hôtels sont complets. La nuit est arrivée et c’est très difficile de s’orienter dans ces conditions.



Un libanais très serviable m’invite à monter à bord de sa voiture et nous déniche une chambre à « l’hôtel des chutes ».



Samedi 19 août

Arrivée à Kinshasa (Kin) en fin d’après-midi.

Une jeune américaine (S.B.), historienne de l’art africain, nous propose de nous héberger pendant quelques jours à son domicile, à l’ambassade américaine. Cette jeune femme prépare une thèse sur les masques zaïrois.



Au repas du soir, elle nous fait goûter à des termites grillées et nous propose pour demain midi des chenilles grillées. Il faut varier les plaisirs.



Nous avons surtout parlé d’Art africains, mais aussi de sorcellerie.


Dimanche 20 août

La matinée a été mouvementée. Pendant que Janine se repose dans sa chambre, j’en profite pour aller faire un petit tour dans les quartiers chics de la capitale.
Sur le boulevard du 30 Juin, principale artère, j’ai été littéralement agressé par trois « vrais-faux policiers », me demandant de leur présenter mon passeport et ma déclaration de devises. A mon tour je leur demande de me montrer leurs cartes de police. Ils n’apprécient pas trop, puis se mettent en colère prétextant que je leur manque de respect. Je n’en peux plus, j’élève la voix à mon tour. Je veux bien me soumettre, mais à la seule condition que cela soit fait au commissariat de police. Ils deviennent de plus en plus hargneux envers moi en me demandant de leur montrer « ma petite poche ». Vu mon refus, ils ne veulent plus me rendre mon passeport.



C’est alors que je leur montre le nom et l’adresse du Commissaire de zone, le citoyen (M), en les prévenant que je lui enverrai un télex… C’est alors que brusquement tout s’arrange comme par enchantement, et mon passeport m’est restitué. Je fais demi-tour et ne demande pas mon reste.



Lundi 21 août
Mardi 22 août


Nous avons passés la matinée au grand marché de Kin. Mais on nous avait prévenus, attention aux voleurs.

Je ressens toujours une raideur à la nuque gauche, pourvu qu’une nouvelle crise de palu ne se manifeste pas. Notre vol pour Géména, qui était prévu pour aujourd’hui sera retardé d’une journée.

Sarah invite en soirée, un de ses amis américains, qui parle très bien le français. Pour cette circonstance c’est janine qui a préparée le repas. Le tout sera arrosé d’un délicieux Côte du Rhône.



Mercredi 23 août

Nous quittons Sarah et son domicile de l’Ambassade américaine vers 10h 30 pour nous rendre à l’aéroport. L’avion décolle à 14h 30.

Dès notre arrivée à Géména, nous sommes confrontés à de nouvelles difficultés administratives. L’examen de nos passeports a duré près de 45 minutes. L’officier d’immigration, nous dit simplement que nos visas sont périmés. Janine a beaucoup de mal à garder son calme…



Notre surprise est grande, quand nous apprenons qu’il nous est impossible de récupérer nos bagages. La compagnie a décidé que le retrait de nos sacs se feraient au centre ville. Nous empruntons un camion. La récupération se déroule dans un désordre indescriptible. Une foule immense veut récupérer ses bagages en même temps. 0n laisse rentrer les gens au compte-gouttes. Le personnel tente de fermer les portes, la chaleur est torride dans ce local sans fenêtre. Nous récupérons nos sacs, mais nous ne pouvons plus sortir, car la foule continue à s’engouffrer. La bousculade est à son comble.



La nuit est maintenant là. Deux hommes courent vers nous et nous demandent sans se présenter « Qui êtes-vous » « D’où venez-vous ». Ce sont des policiers qui étaient au courant de notre passage dans cette ville, voici un peu plus d’un mois, et c’était ici que nous avions été pris en photo à notre insu. La Police est partout omniprésente.



Jeudi 24 août

Nous sommes inquiets, nous appréhendons la sortie du territoire. Si on nous cherche des ennuis, ce sera très certainement sur notre déclaration de devises qui a été rédigée par nos soins, sur une feuille de papier d’écolier. Heureusement, nous n’avions déclaré qu’un dixième de la somme importée.

Il va falloir prouver que les billets d’avion que nous avons acheté en argent local, ont en bien été payés en dollars. Nous-nous rendons à l’agence Scribe, l’employé fait semblant de téléphoner à Goma et nous délivre enfin, un faux justificatif.



Vendredi 25 août

A midi nous sommes prêts pour partir à Zongo. Au bout de3/4 d’heure d’attente, quelqu’un nous fait signe que nous n’attendons pas au bon endroit, et qu’il faut nous rendre à l’autre extrémité de la ville. Janine n’est pas contente et me le fait savoir.



Le voyage se déroule en deux fois :


Les premiers cinquante kms se déroulent sans problème. Il nous faut attendre pendant deux heures un camion. Un militaire nous tient compagnie, il pose son fusil sur le sol et nous joue un petit air d’harmonica. Il nous invite aussi à boire une Primus. C’est vraiment cool.



La 2ème partie du trajet est plus difficile que le précédent. Le camion s’arrête à tout instant, pour une raison ou une autre. Il nous faut attendre ¾ d’heure un bac pour le passage d’une rivière. Nous sommes fatigués, nous avons des maux de tête, les tempes serrées et une sérieuse envie de vomir.

Arrivés à Zongo. En quittant le camion avec nos sacs sur le dos, nous zigzaguons comme des personnes ivres. Nous trouvons un hôtel vers 22h 30. La seule fenêtre qui existe est barricadée avec des planches. A peine couchés, nous-nous endormons.



Samedi 26 août

Pendant la nuit, comme il fait très chaud, nous laissons la porte ouverte, un homme en profite pour balayer l’intérieur de notre chambre avec sa pile électrique.
A peine réveillés, l’hôtelier nous offre le thé sous une paillotte, nous avons à peine terminés que deux policiers nous invitent à les suivre au sous poste, puis au poste principal, munis de nos passeports et de nos carnets de vaccination.



Dimanche 27 août

La journée se passe sans histoire. Nous passons notre temps entre le marché et la buvette. Pour la première fois nous parlons politique avec des jeunes gens. Ils ne sont pas tendres avec le pouvoir en place. Certains parlent de dictature… Nous-nous méfions tout de même, nous ne livrons pas le fond de notre pensée, car cette ville est truffée de policiers en civil. Cette nuit, nous-nous barricadons. Ce serait trop bête qu’il nous arrive quelque chose à la fin de notre voyage.



Lundi 28 août

Si tout va bien nous quittons le Zaïre aujourd’hui. A 7 heures nous-nous retrouvons à la douane. Mais un rapport de force s’établit aussitôt entre les douaniers et nous. Un douanier nous lance que nos visas sont périmés. Nous élevons la voix immédiatement. Nous leur demandons de nous mettre en contact avec notre ambassade.



Devant nous, une femme qui ne serait pas en règle avec ses carnets de vaccination, subit les assiduités pesantes de l’officier. Nous gênons beaucoup. Nous entendons la femme qui conclue en disant qu’elle fasait les câlins après, mais pas avant.



Subitement tout s’arrange, l’officier excédé par notre présence nous restitue nos passeports avec les tampons de sortie du territoire.

Nous traversons en pirogue en sens inverse le fleuve Oubangui. Et nous revoici à Bangui, où nous-nous retrouvons au Minerva hôtel avec air conditionné. Nous l’avons bien mérité.



Mardi 29 août

Nous quittons Bangui pour Paris. Il est 22h 30
Arrivée à Roissy à 10h 30

  jb
Ishtar Cet utilisateur est un membre privilège

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22 janvier
  Publié: 21 sept 2014 à 12:00 Citer     Aller en bas de page

Un voyage qui n' pas été de tout repos... Merci pour ce journal de bord qui, en 4 parties, nous a permis de voyager.

 
KYRICE
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15 août 2017
  Publié: 22 sept 2014 à 05:15
Modifié:  22 sept 2014 à 05:17 par KYRICE
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Ishtar

Madame,

Je tiens à vous remercier pour votre amabilité, et surtout d’avoir eu la patience de lire ce journal de voyage plutôt… un peu longuet. Vous conviendrez que ce journal manque de fantaisie et que ce sont surtout des anecdotes négatives que j’ai révélées, mais il a été écrit sous l’impulsion des émotions. Mais ce que ce journal ne révèle pas ce sont toutes ces rencontres magnifiques auprès de tous ces hommes et ces femmes que nous avons rencontrés en cours de route. Et c’est ce que ma femme et moi, privilégions en priorité dans nos voyages. Mais maintenant, malheureusement tout ceci est terminé, et heureusement qu’il y a dans nos tiroirs des journaux de voyage poussiéreux et endormis, qui sont là pour raviver nos souvenirs. Sinon hélas nous aurions déjà tout oublié.


Amicalement et respectueusement

kyrice

  jb
samamuse
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l'important ce n'est pas le bruit c'est de savoir d'où il vient
   
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22 janvier
  Publié: 23 sept 2014 à 05:06 Citer     Aller en bas de page

bonjour monsieur et madame "KYRICE".

seriez vous tous les deux enthousiasmés,
de revisiter ces souvenirs de partages ?
partages, devant un ciel étoilé, qui semble inexplicable.
partages, en communions de restaurations inhabituelles.
partages, dans les simplicités d'accueils des populations.
partages, dans les inoubliables qui vont disparaître.

j'aimerais tant, vous y aider,
en pouvant, dans le jeu, des questions réponses,
des accompagnements, que nous candides,
et curieux, de ces beautés que vous avez mérités.

à bientôt, si vous acceptez de partager, avec celles et ceux,
qui ont essayés, de voyager avec vous deux.

SAM

 
KYRICE
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15 août 2017
  Publié: 26 sept 2014 à 08:06
Modifié:  26 sept 2014 à 08:08 par KYRICE
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Sam et sa muse


Je vous en prie, restons sérieux, ne trouvez-vous pas que m'appeler "Monsieur" sur un site comme le site "lpdp" est plutôt dérisoire".

Sur ce site que j'appelle désormais le "Site des Poètes Disparus", j'ai écris bon nombre de récits, de textes versifiés et très souvent ils ont été inspirés par presque quarante ans de voyages à l'étranger. Malheureusement je n'ai vraiment pas l'inspiration de tous ces poètes, si talentueux d'aujourd'hui et d'hier et qui ont désormais disparus. J'ai éprouvé tant de plaisir à les lire.



Un grand merci pour votre passage sur ce journal très ancien puisqu'il date de 1989.


kyrice

  jb
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