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LPDP :: Journal :: Voyage au Zaïre 2ème chapitre/4 Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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KYRICE
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  Publié: 16 sept 2014 à 08:37
Modifié:  30 sept 2014 à 11:32 par KYRICE
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2ème chapitre
Et vogue la galère



Lundi 17 juillet

En allant au port, chercher nos billets de bateau, un fonctionnaire en civil nous abreuve de questions sur notre destination finale et vérifie soigneusement nos passeports et la validité de nos visas.

Je laisse le soin à ma femme Janine de décrire notre embarquement.



L’arrivée du bateau est un spectacle fascinant. « Le Must » en matière de voyage dans cette partie de l’Afrique.



A 15h20, le mastodonte composé de six barges rouillées, avec à son bord près de 2000 personnes, est coiffé à son extrémité d’une cabine blanche, « les premières » Noblesse oblige, mais ce ne sera par pour nous, nous-nous contenterons « des secondes »



Pendant que jacques prend discrètement quelques photos, c’est très risqué dans un port, je me renseigne pour savoir où se trouve notre barge. C’est bien marqué sur le billet, mais très peu visible sur le bateau. Il nous est impossible de sauter sur les barges avec nos sacs de 18 kgs, avec en plus nos petits sacs et les gourdes de coca.



Enfin le bateau se rapproche suffisamment. Nous sautons au hasard sur une barge au milieu d’un désordre indescriptible. En effet, les gens qui désirent embarquer se trouvent face à ceux qui descendent. Malheureusement nous ne sommes pas au bon endroit. Deux hommes que la Providence n’a pas placés là par hasard, nous font descendre dans une pirogue. « Ils flairent la bonne occase ».
Oui, mais 2 mètres nous séparent, je descends la première, et me laisse choir dans les bras puissants et gluants de sueur. Ouf ! J’y suis, reste les bagages. Jacques s’en sort guère mieux que moi. On nous réclame pour ce service 2000 z. Jacques leur donne 500 z et c’est bien payé. On se retrouve sur le toit d’une autre barge mais ce n’est pas encore la bonne. Jacques saute sur l’autre barge, je lui passe les sacs, puis brusquement il se laisse engloutir par la foule. Encore une fois, je suis dans l’incapacité de sauter, et pourtant il le faut !



Je tends une main quémandeuse vers un jeune garçon, mais il n’a pas la force nécessaire. Il ne fallut pas moins de 2 femmes en plus pour me tirer, en effet mon pied était resté coincé en travers de barres métalliques.


Nous-nous retrouvons brutalement au milieu d’un marché, ce sont les 3ème classe. Chacun a étalé tissus, viandes et articles ménagers.

Nous-nous consultons du regard, où aller ? Il faudrait demander. Mais ils ont autre chose à faire qu’à nous répondre. Les cagettes de poissons séchés nous passent au dessus de la tête. Ca crie, ça gesticule, on nous bouche le passage.

Nous apprenons qu’il faut monter un escalier à l’autre bout du marché.

Trainant, tirant les sacs derrière nous, car il est impossible de les mettre sur le dos. Les travées sont étroites et Jacques a déjà fauché un étal de savons. Il nous faut surveiller chacun de nos pas, nous risquons à chaque instant de marcher sur une poule, ou sur bien d’autres choses indéfinissables. Après avoir fait une 1ère tentative, le second escalier sera le bon.



Soudain, Jacques me fait remarquer, un énorme crocodile vivant de plusieurs mètres et ficelé solidement sur des bambous. Je n’ai pas le temps de m’ébahir, on me pousse, je monte les marches à quatre pattes. Ouf ! Nous sommes arrivés.



Nous faisons l’inventaire, dans cette cohue indescriptible nos poches ont été visitées. Nous avons deux grandes tables à notre disposition avec des bancs.
Nous-nous y installons. Nous avons, il me semble une place privilégiée face aux cuisines, où les employés découpent déjà la viande noire séchée.



Et bénédiction ! Arrivent les cageots de bière et de fanta. On nous conteste bien, un peu notre place, mais un militaire se montre conciliant. Nous-nous en sommes pas trop mal sortis, mais nous n’avons pas de cabine.


Le bateau corne, il est 16h20, nous partons.


Soudain, la musique se met à hurler d’un haut-parleur situé juste au dessus de nos têtes. Il nous faut déguerpir. Des passagers s’installent devant leurs cabines autour d’un petit brasero installé sur le sol, où certains se font leur petite tambouille. Nous trouvons une place sur un banc parallèle au fleuve pour y passer la nuit. La musique est atténuée, mais nous-nous trouvons à coté des wc. Avec le vent c’est supportable.



Excédés de ne pas avoir de cabine, nous décidons d’aller trouver le Capitaine, nous en obtiendrons une que nous devrons partager avec un couple de zaïrois, pas très sympa… Ce qui se comprend.



18-19-20-21 juillet

Le bateau navigue à vue, slalomant entre les bancs de sable. De chaque coté du fleuve, la forêt, toujours la forêt. De jour comme de nuit, des dizaines de pirogues abordent le bateau. C’est une opération délicate qui parfois échoue.



Le bateau glisse lentement à contre courant, le fleuve est large, le temps passe, la musique continue inexorable. Sur le toit des barges la vie s’installe avec ses évangélistes, ces coiffeurs, ces hommes ivres… Rien ne manque. Les gens des villages viennent troquer leurs poissons séchés contre des articles de la ville. Les pécheurs se mettent à danser jusqu’à une heure avancée de la nuit, puis reprennent leurs pirogues pour rentrer au village.



En pleine nuit, avant l’escale de Bumba, le bateau balaie de ses projecteurs les berges, on peut distinguer sur les rives des centaines de personnes applaudissant le passage du mastodonte. Le bateau répond à l’aide de sa corne de brume.



Spectacle saisissant !


Un matin, un voleur de poissons, poursuivi par la foule en colère, s’est jeté dans le fleuve pour échapper à la vindicte populaire. Le bateau stoppe et fait marche arrière afin que deux pirogues puissent lui porter secours car le fleuve est particulièrement dangereux à cet endroit.



Deux hommes en face de notre cabine sirotent une bière. Ils m’invitent. Je devine d’après leurs questions et la tenue de leurs vêtements que ce sont des policiers en civil. Je leur fait part de ce que je pense à leur égard. Ils me répondent interrogateurs « Vous êtes bien renseigné »



Un évènement s’est produit vers quatre heures du matin sur le pont, juste en face notre cabine. Je ne dormais pas, j’observais une femme qui faisait cuire ses beignets dans un chaudron rempli d’huile, lorsque soudain celui-ci se renversa sur le brasero. Les flammes jaillirent. Les gens gesticulaient dans tous les sens, sans savoir quoi faire. Nous-nous enfermons dans notre cabine, la porte est en fer. Le brasier n’est qu’à un mètre cinquante. Un homme enfin arrive muni d’un extincteur. Cette fois nous avons eu vraiment peur.



Nous venons d’apprendre que huit touristes avaient été tués dans la région de Goma.
Ces cinq jours passés sur ce bateau ont été fascinants.



Et si c’était la… malaria


Samedi 22 juillet

Cette « croisière » est maintenant terminée. Après les formalités de police accomplies à Kisangani, nous-nous dirigeons vers un hôtel touristique « L’O » géré par des grecs. Vu le prix excessif, nous demandons à changé de chambre dès qu’une meilleure marché sera libérée.



Dans cette ville ii y a l’électricité. C’est le grand luxe, car c’est la première fois que cela nous arrive depuis le début de notre voyage. Nous sympathisons avec les patrons de cet établissement. Ils nous confient qu’ils voudraient bien partir pour rentrer dans leur pays. Ils ne vivent plus tranquilles. Ils ne se sentent plus du tout en sécurité. Les pressions sont telles, qu’ils sont très inquiets et angoissés pour l’avenir.



Dimanche 23 juillet

Depuis que nous avons quittés le bateau, Janine a mal à la gorge. C’est peut-être une laryngite, elle a de la température. Nous n’avons pas de thermomètre médical, mais son pouls bat à la cadence de 100 coups/minute. Elle transpire énormément. Un touriste espagnol, médecin de son état, est venu au chevet de Janine. D’après son diagnostic, il ne s’agirait pas de la malaria, mais tout simplement d’une grippe.



Lundi 24 juillet

Janine est toujours souffrante, elle transpire énormément, ne s’alimente plus, elle s’est contentée aujourd’hui de trois bananes. Son corps est couvert de plaques rouges, ce serait dû parait-il à une absorption massive d’antibiotiques.



En ce qui me concerne, j’ai moi aussi de la température mais je n’ai pas perdu l’appétit.



Mardi 25 juillet

Janine va mieux, mais je n’ai pas dormi de la nuit, ma température grimpe.

Mercredi 26 juillet

Ce matin, je me suis réveillé avec un léger mieux.


16 heures

Je suis très mal, je me sens fébrile avec des douleurs partout, surtout à la nuque gauche.

19 heures

Cette fois ci c’est la crise, les tremblements se multiplient. J’ai très froid malgré les deux couvertures que l’on m’a apportées. Janine appelle un médecin.



Jeudi 27 juillet

Au petit matin je commence à vomir, avec en prime un lumbago. Il m’est impossible de rejoindre mon lit seul. Je suis bloqué. Janine prend la décision de me faire transporter dans une clinique du « canon ». Pour ce faire, elle demande de l’aide à deux français qui possèdent une Land-rover, et qui viennent tout juste d’arriver de Cote d’ivoire. Dès mon arrivée, on me fait des tests. C’est la malaria. Une perfusion à la chloroquine m’est procurée immédiatement.



Vendredi 28 juillet

2ème jour d’hospitalisation. Je passe une très mauvaise nuit. Janine décide de me faire rapatrier par « Maif-Assistance ». Elle décide donc d’emprunter de l’argent. Pour ce faire elle se rend à la Procure de Kisangani. Le père « E » consent à nous de l’argent liquide en échange d’un chèque et à la condition de passer par une banque française et par le consulat français. Le montant de l’emprunt s’élève à 6000 FF. C’est une somme considérable pour le Pays.



La grande difficulté pour ma femme a été de se mettre en relation avec notre assurance. Janine n’a pas réussi à les joindre par téléphone. Les horaires ne correspondaient pas… et le télex ne fonctionne plus depuis bien longtemps.



29 et 30 juillet

3ème et 4ème jour d’hospitalisation

D’après le médecin qui me soigne, sept personnes sur dix sont atteintes du paludisme. Ma voisine de lit a été dans le coma pendant sa crise de malaria. On nous a relaté qu’un voyageur atteint de cette maladie voulait se détruire en projetant sa tête contre le pare-brise de sa voiture.
Complètement rétabli, je quitte la clinique à midi.



31 juillet
1er août
2 août
3 août


Au fil des jours je me rétablis lentement. Nous n’évoquons désormais plus la question du rapatriement. Dès que ma convalescence sera terminée, nous reprendrons nos bâtons de pèlerins. Nous pensons qu’avec le retard accumulé, nous ne pourrons pas nous rendre en Ouganda, comme nous l’avions envisagé.
Voici treize jours que nous sommes bloqués à Kisangani. Cela nous semble une éternité. Mais tout cet argent emprunté nous chagrine beaucoup.




Nous sommes maintenant prêts pour un nouveau départ





  jb
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