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LPDP :: Journal :: Pérols : Etymo... logique ! vertical_align_bottom arrow_forward_ios

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  Publié: 27 déc 2013 à 21:32 Citer vertical_align_bottom


Maux d’humeur, mots d'humour : « Discuter, en ces temps de fêtes, de l’origine d’un nom de lieu c’est toujours comme mettre de l’huile sur le feu ou mettre les doigts dans une prise : ça crépite et ça fait des étincelles... Il vaut bien mieux garder la tête froide, écrire, puis soumettre à la lecture »...



Pérols : Etymo... logique !


Pérols( Hérault (34), Languedoc-Roussillon, France.

     - Perairolum : 804, Cartulaire de l’Abbaye de Gellone.
     - Peroles : 1130, Cartulaire de l’Abbaye de Maguelonne.
     - Perols  : 1164, idem.
     - Peyrolis vel Peroles : 1333, Statut ecclésiastique de Maguelonne (vel = ou bien).



« perairolum »


   La première chose que l’on peut noter, dans ce latin médiéval, est la présence déjà romane du « i » qui correspond à une métathèse courante par déplacement avant la consonne qu’elle suit originellement. Cela a le mérite d’enlever toute ambiguïté en permettant de reconnaître le mot non augmenté de son diminutif.

   C’est aussi un phénomène d’euphonie permettant, en outre, ici, d’atténuer, dans la prononciation, la dureté des deux « r» consécutifs. Dans nos dialectes d’aujourd’hui, le second « r » serait rendu par un son qui voisine le son « d » ou serait supprimé de la prononciation par assimilation (tout comme « l »).) s’il était suivi de la diphtongue « ié » qui réduit habituellement la finale « arium ».


Nous obtenons donc la forme diminutive reconstituée « perarolum »

   « pera » est une forme du latin vulgaire pour la forme classique « petra ». Suite à la chute commune du « t » devant « r » sur la seconde syllabe. En passant dans un pur roman ce « t » est restauré par mutation en « i », aussi notée « y » (normalisation de la langue) et donne nos formes en « pèir-, peyr- »...

...qu'il ne pas confondre avec les formes en « péir-, peyr- » altération tout aussi commune de « pair-, payr- » : c’est toute la différence entre les sons « è » et « é » dans nos diphtongues notées « èi » et « ei ». Ne confondons plus « pèyrolis » avec « payrolis, péyrolis » diminutif métaphorique dérivé de « paire » qui désigne des « chaudrons », au sens de la marmite principale du foyer...


   - « pera(i)rolum » est donc un diminutif de « perarium » issu de la forme classique « petrarium » dérivée de « petra ».
  - « perol », selon le critérium phonétique et l’usage courant, est la réduction syncopée (par suppression) de « pera(i)rolum » : chute de la consonne de la seconde syllabe et de sa vocale, tout comme de sa vocale terminale.
   - « peroles » : « es » est la marque d’un pluriel (graphiquement, le « e » de « es » correspond à la prononciation « è » habituelle du « i » de « is » à cette époque, le « s » ne se prononçant déjà plus..



le Sens et la Raison


   - « pe(t)rarium », lapidum acervus : pile, tas, amas, grande quantité, de pierres. De « pe(t)ra» : pierre de carrière, pierre façonnée, pierre taillée, pierre destinée à la construction.

   - « perarolum » : désigne donc un petit empilement, un petit entassement de pierres.


« Au 9ème siècle, il s’agissait, tout simplement, de petits empilements de pierres qui, disposés le long des anciennes voies et chemins, signalaient les limites territoriales d’un village ou de propriétés terriennes ; d’autres, sans doute, fournissaient des indications de route aux voyageurs. Rien d'autre qu'une pratique ancestrale qui remonte à la nuit des temps »...



Voilà ! voilà !


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  Publié: 29 déc 2013 à 22:31
Modifié:  29 déc 2013 à 22:36 par lastexit
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! Pierre !


« all'antica » : Oui, il serait bon de revenir au bon vieux temps... à condition d'emporter le chat pour ne pas s'y ennuyer. Disons plutôt, avec l'art très imagé de mon dialecte de Mounpêiê* :

« Òc ben, sariè bona causa de tornar dau temps ont la Bèrta conolhava, sens res pus que se pòt portar lo cat, de còp que 'n ie fague tocar lo talús d'una sola venguda ».

« Oui, ce serait bonne cause (chose) de retourner au temps où la Berthe quenouillait (filait), sans rien plus que se peut (em)porter le chat, des fois que je ne lui fasse (pas) toucher le talus en une seule fois »
(à la dame, pas au chat).

En effet, reconnaître l'origine latine ou germanique des mots est pratiquement impératif lorsqu'on s'attaque aux monuments de la littérature romane et à la poésie des troubadours... la difficulté étant, au-delà du savoir prononcer, d'appréhender correctement les tournures syntaxiques d'expressions dialectales propres aux génies de l'ancienne langue d'Oc.

Pour passer à autre chose, il y a quelques temps déjà, j'ai eu l'occasion d'entendre quelques poésies déclamées en latin, hors du sentier battu des fausses prononciations dites à la française ou à l'italienne : C'est tout simplement d'une beauté à couper le souffle...


Tiens ! Je viens de découvrir qu'il existe en Italie un village du nom de « Peraròlo », « Perarolo Villa Reale » en 800 (« Perarolum » en latin, de même sens que celui que je dégage pour Pérols en France) ; Peraruò, dans la langue locale, pour une terre caillouteuse impropre à la culture ?!...

... qui est un mot composé, comme dans ma propre langue : « pèira-rua » qui a donné le nom de village « Pierre-Rue » (dans mon département de l’Hérault et dans les Alpes de Haute-Provence) avec la fausse compréhension de : nom de villages dont les maisons sont toutes disposées le long d'un chemin. Les gens de ces deux villages donnent aussi, de leur côté, le sens de « terre caillouteuse ».

« rua » ne vient pas de « ruata » (rue), mais de « ruga » et « pèira ru(g)a » désigne les débris de la taille des pierres. Ç’aurait pu être aussi « pèira ru(d)a » qui désigne une pierre non travaillée, non façonnée, car l’ancienne langue l’employait aussi sous la forme « rua ». Ainsi nos mots dérivés : « Pèiruga », débris de la taille des pierres (d'où « terra pèiruga » pour une « terre caillouteuse ») – « Pèirugal » empierrement , entassement de pierres, empilement de pierres, pierraille - Pèirugar : empierrer ;



Amistat, éric
______________________________


* Montpellier Etymo...logique ! Bientôt dans mon journal... Montpellier, ma ville natale dont on dit beaucoup de bétises en traitant de l'origine et du sens à donner à ses premiers noms connus, alors qu'il suffit simplement de se demander quelle peut être la prononciation populaire (romane) du latin de cuisine au Moyen-Âge pour en saisir l'appellation actuelle, d'autant que les mots qui en dérivent existent toujours dans mon dialecte.


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Malice

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  Publié: 11 jan 2014 à 08:42 Citer vertical_align_bottom

Ce genre d'explication est fascinant!
Il y a à Toulouse la rue Peyrolière. Je me suis toujours demandé ce que cela signifiait. Donc, là, comment sait-on de quel peyr- il s'agit.. les chaudrons, ou les pierres?

  On peut obtenir beaucoup plus avec un mot gentil et un revolver, qu'avec un mot gentil tout seul. (Al Capone)
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  Publié: 11 févr 2014 à 18:03 Citer vertical_align_bottom


! Malice !


 ! La Chaudronnerie, sans aucun doute !

Chaudronniers de Toulouse dans les années 1800 dans la rue Peyrolières :

Roussoulières Père & Roussoulières Fils
Machat Aîné & Machat Jeune
Bonnet Jeune
Capmagre
...

Il s'agit donc de « péyr- »



BiZz, éric




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