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RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
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  Publié: 11 août 2012 à 05:50
Modifié:  19 août 2012 à 14:34 par RiagalenArtem
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J'aime pas les dimanches, encore moins quand ils sont d'août. Pas de doutes, c'est écrasant. Il faut que je me cache.
Imprécations à l'astre au point du jour.
Je lui ai lancé :
"Non ! Pas ça ! Tire-toi ! Ta tête ne me revient pas, tu n'as pas de regard et tu es sans égards pour mes yeux nus.
Tu irises mes iris, tu y jettes des éclats de limailles, tu te lèves, tu te dresses, fier de toi, prétentieux qui à tous veut plaire en caresses amoureuses, onguent onctueux de fiel.
Elles me brûlent, tes milles pattes, me soûlent, ralentissent mes gestes.

Tu es briseur d'élan. Elancé je te tiens tête, forçant mes pensées à se dérober à la belladone que distille tes rayons. Je ne succomberai pas à tes baisers.
Et il me déplaît que dans mes labyrinthes secrets tu puisses te faufiler. Voyeur !

Tu traques les coins d'ombres, tu t'insinues, poisseux, vénéneux, adipeux, lourd, si lourd.
Tu piques mes idéaux, là-haut, tout là'Oh, en échos. Chaos, menaces sur mes acrobaties insouciantes.
Va-t-en, ne me suis pas comme une ombre !
Ta tête roule sur mes bras, tu pèses de tout ton poids sur la finesse des "i", écrasant de ton point la lettre de mon nom.
Icare a succombé à tes charmes mortels. Pas moi.

Tu as chassé le loup de Woolf d'un dernier été de Virginia. Animal fier sorti de la meute. Prédateur oui, mais il était jeune, mais il était beau.
Dans les ruelles d'un village de craie, il a fui une foule d'enfants-tueurs en folie. Ivres de vengeance. Enivrés de l'alcool mielleux que tu distilles.
A cause de toi, les portes se sont fermées. Par ta faute, nul n'est venu sauver le sacrifié.

L'Icare aurait pu se pencher sur les chairs déchiquetées du bel animal, prendre son âme sur ses épaules. Mais lui aussi, impuissant, a subi les foudres des dieux. Injustes et arrogants.

Les marches qui mènent vers toi de Chichen Itza à Tikal, sont parsemées de sang, indélébiles empreintes des crimes commis en ton nom. A Ur,hurlent encore les cris des victimes.
Le jade arraché de leurs viscères à la pierre tranchante d'obsidienne a séché aux contours de ta bouche goulue.
Tu en demandes toujours plus. Et l'on t'adore et l'on t'encense pour que tu reviennes plonger tes griffes sur les terres des hommes.
Je ne comprendrai jamais pourquoi."
C'est tout, ça a jailli, comme ça.

En cri d'urgence pour soulager mon mal de coeur. Pas pu m'empêcher de lever le poing sur le soleil. Il tape sur moi, je fais idem. Effet de boomerang.

Je ne suis pas là today,  tel le "nightshade" (Belladona en anglais pour "ceusses" qui ne connaissent pas) et dans l'humour d'y-voir, je me blottis.
 
Georges, mon chat aux yeux d'or veille avec moi.
Hiératique.
Je me lasse aller, me ballade dans mes idées, des tranches de "bonnes-heures", flash-back en contre-plongée qui cognent contre mes tempes. A contretemps.
 
Et soudain apparaît le "Manoir" de Nijni-Novgorod, mis à sac. Il faut tout reconstruire.
 Il y a aussi des forêts qui culminent aux sommets de mon territoire d'enfant.
Jamais je ne me suis égaré, jamais je n'ai craint les animaux sauvages, le froid, la fatigue ou la lassitude.
Quelqu'un m'a dit : "Si un jour tu te crois perdu, s'il n'y a ni étoiles ni soleil pour te guider, si l'orage gronde, si la pluie noie l'horizon, écoute ! Va vers les sources, suis le cours des rivières et même si cela demande beaucoup d'habileté, de détermination, tu trouveras ton chemin et ta maison".
 
Je sais que tu t'es beaucoup inquiétée de mes retards, de mes voyages mais je suis toujours revenu. Mon ami avait raison. Il suffit de suivre le cours de l'eau pour rejoindre tes bras, d'un fleuve à l'autre.
 Le reste, c'est une communion en secret, une immersion dans le parc que la neige des cerisiers blancs et des lilas, couleur de nuage, habillent de Sakura neigeux en Kyoto.

 Je referme la porte de la réalité et l'ouvre sur l'hiver car cet été "nous" déplaît.
Il est morsure à nos prunelles.
La sorcière prend le bras de l'Homme en noir.
Elle aura notre peau mais elle n'aura pas notre esprit, elle rongera nos os, elle n'aura pas notre âme... 
Imaginons que le ciel se renverse et...Shakespeare aura le(s) derniers mot(s) : 
 
"Whether 'tis nobler in the mind to suffer
The slings and arrows of outrageous fortune,
Or to take arms against a sea of troubles,
And by opposing end them? To die: to sleep;
No more; and by a sleep to say we end
The heart-ache and the thousand natural shocks
That flesh is heir to, 'tis a consummation
Devoutly to be wish'd."
 

Farewell en enfer....de ce Gloomy Sun-Day, comme dans la chanson de Rezső Seress. Tu te rappelles ? c'est toi qui m'a raconté son histoire au bal des suicidés.
La musique et les paroles en étaient si ensorcelantes qu'ils furent nombreux à succomber à l'appel. Une légende ? Je l'ignore, tout ce que je sais, c'est que la censure a sévi. Et que les versions de Billie Holiday ou Gainsbourg, qui ravissent mes sens, n'ont rien à voir avec cette troublante histoire, de la Hongrie des années 30.
Tes années tendres à l'âge de ton adolescence où les dimanches étaient heureux.
Raconte-moi encore...la journée passera plus vite. C'est si bon d'être avec toi.

Du Rialto, mon bel amour est revenu avec un bouquet de fleurs, des roses. A mes couleurs : un blanc-crème veiné de céladon. Je te les offre en partage...

 
 

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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24 octobre
  Publié: 11 août 2012 à 07:10 Citer     Aller en bas de page

Whether 'tis nobler in the mind to suffer
The slings and arrows of outrageous fortune,
Or to take arms against a sea of troubles,
And by opposing end them? To die: to sleep;
No more; and by a sleep to say we end
The heart-ache and the thousand natural shocks
That flesh is heir to, 'tis a consummation
Devoutly to be wish'd."


Juste un instant ...et puis je repars...

Combien de fois nous avons entrevu dans le se laisser aller , dans l'abandon de la vie et de nos batailles , la solution à la douleur , à la tristesse , à la solitude , à l'horreur des injustices...??
Et pourtant, il suffit un petit rien pour nous faire ouvrir encore les yeax avec une curiosité affectueuse , même envieuse pour cette vie et pour le monde.ù
Bon j'espère qu'une brise d'amitié et d'amour vienne t'effleurer pendant ce week-end apparemment sans espoir...

Les pâtes m'attendent !

gala

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
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19 octobre
  Publié: 11 août 2012 à 11:56
Modifié:  12 août 2012 à 03:09 par RiagalenArtem
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- Hello Gala bellissima : "Bon j'espère qu'une brise d'amitié et d'amour vienne t'effleurer pendant ce week-end apparemment sans espoir..."
Grazie tante d'être passée là. C'est mon "corner" des marges ou j'émarge quand j'émerge (ahhh...so "brilliant"...
Rien de grave, don't worry. Mais quand j'ai levé les paupières, il y avait un petit discours entre moi et les "miens"...
Une semi-fiction comme on fait ses gammes ou un entraînement sportif. Avec le grand Will à mes côtés, c'était assez sympa d'ailleurs ;-).
J'espère que la "Pasta" était bonne et que je ne t'ai pas coupé l'appétit ;-).
Ciao cia + baci :-)

- Привет Vitaly ;-)...T'as lu jusqu'au bout ?. T'as du courage. Je n'attendais pas de réponse mais merci d'être venu en visiteur jusqu'à plus soif (oui, ça c'est pour contrer ta faim, parce qu'avec ce temps là....je ne suis pas très porté sur les nourritures terrestres ;-)).
"l'humour est resté en-mourré !" Gné ? ! J'ai capté mais l'humour c'était pas vraiment le but. L'amimour, oui...Quoique...je souris en me relisant. Gosh...! kékonneries ;-). Mais ici, c'est mon "salon" particulier, alors je peux faire ce que je veux. Vala, vala...


Pour le Rialto, niet, tu t'es trompé, c'est pas à Florence mais à Venise et je te recommande ces marchés où les touristes ne grouillent pas des masses. F'in Venise en automne ou en hiver parce que sinon, c'est juste pas possible entre les pigeons et la foule.
Pis les roses, elles sont toutes fraîches, parce que j'ai mon "Rialto" dans ma villégiature d'exil. Je stoppe là, Riagal n'en dira pas plus me conseille Artem ;-)).

ps : Et dans ton écran de fumée, n'oublie pas l'écran total. Sun kills.
Signé : ton très cher cousin Râ ^^
(oui, comme le Dieu du Soleil des Egyptiens, mais ça tu sais...)


  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
RiagalenArtem


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19 octobre
  Publié: 12 août 2012 à 03:32
Modifié:  12 août 2012 à 05:04 par RiagalenArtem
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J'avais compris ;-)...
Entre détours et retours, au petit matin, je fais le signe de Tadzio pour un très beau dimanche :-).
http://www.youtube.com/watch?v=vRcSWivvL4k

(et ce n'est pas triste, c'est un départ et un retour vers l'innocence...sublime adaptation du roman de Thomas Mann par Visconti)

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
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