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LPDP :: Théâtre & Scénario :: Surprise-surprises - Acte I - scène 3 Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Aude Doiderose


Mais tant que je te plais Que m'importe le temps ?
   
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  Publié: 16 mars 2020 à 14:27
Modifié:  22 mars 2020 à 06:21 par Ishtar
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Scène 3

Thomas : — Purée, la lourdeur ce Roger ! Il n’a pas arrêté de faire des jeux de mots chelous et il appelle le black : Monsieur Bâtonnet. L’autre, il est vénère.

Baptiste : — Tu m’étonnes ! Un renoi qui se fait appeler bâtonnet, c’est une insulte. Carole elle doit pas l’appeler comme ça en privé, hein ? Punaise, quand même ! Quand je pense qu’elle m’a fait sauter sur ses genoux !

Aubin : — Ben maintenant, c’est elle qui… (soudain gêné) Enfin, bref.
Bon mes cailles, je vous ai dégoté des petits trucs sympas qui vont vous envoyer dans la lune (il fouille ses poches). Voilààààà !

Thomas : — Des tic-tac ?

Aubin : — Mais non, t’es con toi ! J’ai mis ça dans une boîte de tic-tac pour au cas où je tomberai sur les keufs.

Baptiste : — Ah ! bien ouej ! Mais bon, on verra ça quand tous les vieux se seront barrés, là c’est chaud.

Karl sort soudain de l’atelier où l’ambiance bat son plein.

Karl : Hé les gars, vous avez pas de quoi fumer ?

Baptiste : — Justement non, chez ma reum, c’est relou, on a pas le droit de fumer…

Karl : — shit !

Thomas : — Même pas en rêve, même pas des clopes !

Karl (furieux) : — Bon, file moi un tic-tac, de toutes façons je vais me barrer, ça pue le bobo ici.

Aubin : — Heu… Un tic-tac ? Mais c’est que…

Karl (menaçant) : — Mais c’est quoi ces petits crevards de bourgeois ?

Aubin, effrayé, lui fait glisser un tic-tac dans la paume. Il le met dans sa bouche, commence à le sucer et grimace.

Karl : — Il est à quoi ?

Aubin : — Heu, au coca !

Karl : — Encore une truc amerloque ! Vous êtes vraiment les esclaves de Trump ! Ha, c’est deg ! Je vais me rincer la bouche !

Il disparaît côté jardin.

Baptiste, à Aubin : — Mais t’es con ! Pourquoi tu lui as donné ?

Aubin : — T’as vu sa gueule ? Il m’a fait flipper !

Thomas : — La tronche de tueur qu’il a…

Jade jaillit de l’atelier

Jade : — Hé les mecs, vous auriez pas vu mon prof ?

Les trois en cœur : — Ton prof ? T’as amené ton prof ?

Jade : — Oui, le beau gosse, là. Il est brésilien. Le mec qui est arrivé tout à l’heure…

Baptiste : — Ha tu veux dire le taré ? Il est ouf ce mec ! Parole, les profs c’est plus ce que c’était.

Jade, outrée : — Il est pas ouf ! C’est quelqu’un qui a une conscience politique !

Les quatre garçons sont pliés de rire. 
Karl revient sur scène en s’essuyant la bouche de sa manche. Les garçons se figent.

Karl à Jade, sèchement : — Bon, ben ta mère est très occupée, on n'a pas pu échanger un mot, je repasserai.

Jade : — Ho mais non, reste ! Les partiels sont bientôt et elle m’a prévenue que je devais avoir une bonne note sinon…

Karl : — Sinon ?

Jade, pathétique : — Sinon elle me coupe les vivres ! Je suis un cas social, Karl !

Karl (détaillant la déco du vestibule) : — Y'a pire ! Bon, je reste encore un quart d’heure et je me tire.

Ils retournent ensemble dans l’atelier.
Les trois garçons en profitent pour sortir des packs de bière de leurs sacs à dos et filer côté cour.
Roger et Idriss sortent de l’atelier en discutant.

Roger : — J’ai adoré le voyage qu’on a fait l’an dernier, Flore et moi, au Sénégal ! Les gens sont d’une fraîcheur ! D’une générosité ! Les petits marchés, la cuisine locale ! Abidjan est une ville formidable !

Idriss : — Vous étiez donc en Côte d’Ivoire. La capitale du Sénégal, c’est Dakar.

Roger : — Ha oui, oui, c’est bien possible… Mais enfin c’est l’Afrique ! La grande et belle Afrique !
Quel beau pays !

Idriss : — C’est un continent.

Roger : — Oui, bien sûr, bien sûr. Et donc, Monsieur Bâto…

Idriss : — BAKONÉ !

Roger : — Oui pardon, Ba-Ko-Né ! Je devine chez vous un incroyable itinéraire… Des aventures, une vie pas facile-facile en arrivant en France. Le gens ici sont tellement… tellement…

Idriss : — Racistes ?

Roger : — Non, non, les français ne sont pas racistes. Non pas du tout. Mais bon, ils n’aiment pas les étrangers, oui, c’est plutôt ça. Nous sommes d’irréductibles gaulois !

Idriss : — Les gaulois étaient l’agrégation de tribus et ont été colonisés par Rome, non ?

Roger : — Ha oui, oui, c’est pas faux. Et que faites-vous dans la vie à part chauffagiste ?

Idriss : — Je dirige une société d’informatique.

Roger : — Vraiment ?

Idriss : — Oui, vraiment.

Roger : — Ho ! Incroyable ! Il faut que j’aille raconter ça à ma femme, elle travaille justement dans ce secteur ! Elle va être épatée !

Roger retourne dans l’atelier tandis qu’Idriss, resté seul dans le vestibule, se frotte douloureusement les tempes. Il est rejoint par Carole.

Carole : — Ha mon chéri je te cherchais !

Idriss : — Inutile de me faire des mamours, nous sommes seuls. Quel guet-apens ! Et je ne peux même pas m’éclipser sans vous, maintenant.

Carole : — Vous éclipser ! Mais il n’en est pas question ! Elle est drôle, cette fête ! Liliane est ravie de vous savoir entre de bonnes mains.

Idriss : — Ha oui ? Elle n’en a pas l’air, elle m’évite comme la peste.

Carole (câline) : — C’est normal, je suis sa couverture, en somme.

Idriss (s’approchant d’elle) : — Une couverture chauffante…

Soudain la lumière et la musique s’éteignent, les invités, derrière la verrière crient en cœur

— Hoooooooo !


Par Aude Doiderose et Adamantine

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
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Cambre d'Aze, montagne de mon coeur... Mon éternelle muse !
   
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  Publié: 16 mars 2020 à 16:17 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir à vous deux!

- " Hoooooooo ! " Tic-tac, tic-tac... je sens que ça va se corser l'histoire !

A bientôt la 4 !



Mawr

  Les mots sont à la pensée ce que l'eau est à la terre: la vie!
Aude Doiderose


Mais tant que je te plais Que m'importe le temps ?
   
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  Publié: 17 mars 2020 à 06:49 Citer     Aller en bas de page

Citation de Farid
Aude,

Ta capacité à rebondir, c'est-à-dire à passer, es-qualité, de la tristesse à l'agitation du théâtre de boulevard, ça n'est ni de la légèreté ni un paradoxe mais bien toutes les subtilités de l'artiste et les finesses de l'être humain. Ce qui illustre bien ton " je ne suis jamais désespérée".

Bref, Rolex avec complications, ma belle-mère n'avait pas tout à fait tort.

S'agissant de votre pièce, ça fourmille d'idées, c'est vivant, ça fuse, on reconnaît quelques caractères - ou quelque derrière – mais j'avoue qu'à seulement être lue, alors qu'on y voit Jacqueline TGV, Maria Vitalité et la folie des Brothers Marx, elle perd un peu de son sel.

Alors pourquoi ne pas la monter ? Et je veux bien un rôle de hallebardier…

Adamantine, Aude, MERCI de nous avoir, avant le discours présidentiel, décoronavirussés !




Oui, j'adorerais monter cette pièce, histoire de faire un triomphe rue de la Michodière et de donner du travail à mes amis intermittents du spectacle, mais je t'avoue que ni Adamantine, ni moi ne savons exactement où nous allons.
Mais, bon, qui sait où nous allons, tous ? Tout est possible… Y compris que, dans la vie ou dans la pièce, tout s'arrange à la fin, d'une façon inattendue.

Bisous sans contact, Farid

Citation de Mawrighe
Bonsoir à vous deux!

- " Hoooooooo ! " Tic-tac, tic-tac... je sens que ça va se corser l'histoire !

A bientôt la 4 !



Mawr



Je crois qu'il est temps de passer à l'acte 2 (je n'y connais rien en écriture théâtrale). Donc jusque là c'était de la petite bière…

Merci Mawr !

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
La Brune Colombe


Au jour du jugement dernier, la plume du poète pèsera plus lourd que l'épée du guerrier.
   
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30 novembre
  Publié: 20 mars 2020 à 21:39
Modifié:  20 mars 2020 à 21:46 par La Brune Colombe
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Des tic-tac..quelle bande de petits joueurs...je suis passée aux mentos depuis bien longtemps pour ma part.

« Quel beau pays ! »..j’en peux plus..quand les gens prennent des vessies pour des lanternes, la lanterne de ma vessie voit rouge

J’avais loupé cette scène..si vous pouviez veiller à nous prévenir quand se termine l’entracte, je vous en serai reconnaissante. Merci..non parce qu’après on perd le fil et tout... c’est embêtant tout de même.
Je retourne à mon siège. Ça va pour cette fois hein.



 
Aude Doiderose


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1er décembre
  Publié: 21 mars 2020 à 09:22 Citer     Aller en bas de page

Citation de La Brune Colombe


Des tic-tac..quelle bande de petits joueurs...je suis passée aux mentos depuis bien longtemps pour ma part.

« Quel beau pays ! »..j’en peux plus..quand les gens prennent des vessies pour des lanternes, la lanterne de ma vessie voit rouge

J’avais loupé cette scène..si vous pouviez veiller à nous prévenir quand se termine l’entracte, je vous en serai reconnaissante. Merci..non parce qu’après on perd le fil et tout... c’est embêtant tout de même.
Je retourne à mon siège. Ça va pour cette fois hein.





Désolée Brune Colombe, mais quand tu entends "hooooooo" c'est qu'on change d'acte !

Merci de ta fidélité ! (on ne peut pas comprendre la complexité du personnage de Karl sans cette scène)

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
Pichardin


Rien n’est impossible à l’homme surtout s’il a décidé de ne rien faire
   
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1er décembre
  Publié: 27 mars 2020 à 15:23
Modifié:  27 mars 2020 à 15:23 par Pichardin
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les personnages me plaisent bien, les situations et dialogues aussi.
En route pour l'acte 2 !

  Pichardin
Aude Doiderose


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1er décembre
  Publié: 27 mars 2020 à 15:52 Citer     Aller en bas de page

Citation de Pichardin
les personnages me plaisent bien, les situations et dialogues aussi.
En route pour l'acte 2 !



Il y a beaucoup trop de personnages, c'est un problème pour la mise en scène. On y remédiera.

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
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