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Chaule aime Aaron
   

Avraham

Poèmes : 11
Commentaires : 3
Connexions : 3361
Pages consultées : 23416

Type de compte : Régulier
Membre depuis : 17 juin 2020
Dernière connexion : il y a 10 heures

Cet utilisateur est présentement hors ligne.

Informations générales

Sexe : Masculin
Lieu : Besançon (Doubs)
Profession : Diplomate à la retraite



Autres informations

Style musical préféré : Mélodies juives - Yaacov Shwekey est mon chanteur favori
Écrivain ou poète préféré : François Coppée




Passe-temps

Le temps ne passe pas ; c'est le vivant qui passe à travers le temps



Son histoire

Trouvère troublant trous verts et trous blancs
--------------------
Ma tanche m’entend en vers chanter et m’apprend
Que poète plus grand je suis de tout l’étang
Et en m’écoutant ma salamandre comprend
Que poète plus grand je suis de tous les temps
------------------------
Je sais gré aux dizaines de milliers de lecteurs m’écrivant en me complimentant auxquels je réponds à tous et à chacun mon ravissement



Projets futurs

Je suis d'accord avec Georges Perros



Autre

La liberté que le Bon Dieu accorde
Est dans la longueur qu'il donne à la corde
--------------------------------------------
Né avec son nez, on est comme on naît
--------------------------------------------
Ma réflexion du jour :

Personne, encore, n'a été moi
---------------------------
Ma sélection du jour :

https://www.youtube.com/watch?v=AGv6tNtigcE
------------------------------------
Tu fus l'amour trop court

Tu fus l'amour trop court d'une fille jolie
Et tu en veux aux cieux de ce sort malheureux
Mais ne pourrais-tu pas être un peu valeureux
En fustigeant les vœux honteux de la folie

Ta volonté soudain flasque s'est abolie
Et ne bat plus ton cœur devenu trop peureux
Dans ta poitrine en feu lui qui fut chaleureux
Jusqu’à ce qu'il s'unisse à la mélancolie

Oublie je t’en supplie ces désirs primitifs
Qui sacrifient tes nuits et laisse aller la vie
Préparatrice de présents définitifs

Elle s’appelait Lise Anne Laure ou Flavie
Et l’aigreur t'envahit mais lorsque tu t’endors
Pense à celle au trésor du cœur valant tant d’or.

Avraham
Illustrissime

----------------------
(suite)

25 mai

Vraiment, les braves gens ! la bonne vie agreste !
Tant pis pour eux. Ici je me plais et je reste.
La maison, aujourd'hui ferme, jadis château,
A bon air. Un fossé l'entoure ; un vieux bateau
Plein de feuillage mort pourrit là, sous le saule.
Par l'étroit pont de pierre où la volaille piaule
Répondant à grands cris aux canards du fossé
Et par la voûte sombre au cintre surbaissé,
On entre dans la cour spacieuse et carrée
Que jonchent le fumier et la paille dorée.
Avant le déjeuner, parfois j'en fais le tour.
Je regarde rentrer les bêtes de labour,
Gros chevaux pommelés, les pieds velus, la queue
Troussée, avec le lourd collier de laine bleue,
Le gland rouge à l'oreille et le grossier harnais.
Je fus un paysan jadis, je m'y connais,
Je parle aux laboureurs, je leur dis ma recette
Pour extirper du blé la nielle et la luzette
Et que le temps humide est meilleur pour faucher.
La grosse cuisinière alors vient me chercher ;
Je rentre dans la salle à manger confortable
Où je trouve Suzanne arrangeant sur la table
Les fruits de la saison dans un grand plat de Gien.
On déjeune gaîment. Quelquefois le vieux chien
Qu'on tolère au logis, car il n'est plus ingambe,
Vient poser en grondant sa gueule sur ma jambe
Pour avoir un morceau qu'il avale d'un coup.
En prenant le café, nous fumons, pas beaucoup.
Puis mes hôtes vont voir leurs travaux de campagne,
Ils prennent le panier et je les accompagne.
La voiture d'osier a trois places. Devant,
La chère blonde avec son voile brun au vent,
- Tandis que le papa maintient au trot Cocotte, -
Se retourne, voulant mettre dans la capote
Son parasol doublé de vert et ses bouquets.
Moi, derrière, occupant le siège du laquais,
Pour l'aider je m'incline et je la touche presque.
- Et nous suivons alors un chemin pittoresque,
Où souvent, par-dessus les grands épis penchés,
Nous regardent de loin les pointes des clochers.

Qu'est Suzanne après tout ? La première venue.
Oui, le type banal et joli, l'ingénue
Que ce bon monsieur Scribe employa si souvent.
C'est la pensionnaire au sortir du couvent,
C'est l'idéal bourgeois, la fillette étourdie
Qui sert au dénouement de toute comédie
Et que l'on peut partout aisément retrouver.
- Soit ! mais c'est l'innocence ! Elle me fait rêver
A la candeur du lys, du cygne et de la neige.
Que n'ai-je encor seize ans ! Oh ! que n'ai-je, que n'ai-je
Des yeux purs pour la voir, un cœur pur pour l'aimer !
Fou que je suis !... Déjà je me laisse charmer.

Sa pureté me va jusqu'à l'âme ; elle y crée
Le désir virginal de la blancheur sacrée.
Elle offre ce contraste, en causant avec nous,
D'un rire très joyeux avec des yeux très doux ;
La bouche est d'un enfant, le regard est d'un ange.
Quand elle est au grand air, le moindre vent dérange
Ses cheveux blonds qui sont très fins et très soyeux ;
Elle en a contracté ce geste gracieux
De porter une main à son bandeau rebelle...
Et l'on ne peut pourtant pas dire qu'elle est belle.

5 juin

Espiègle ! j'ai bien vu tout ce que vous faisiez
Ce matin, dans le champ planté de cerisiers
Où seule vous étiez, nu-tête, en robe blanche.
Caché par le taillis, j'observais. Une branche,
Lourde sous les fruits mûrs, vous barrait le chemin
Et se trouvait à la hauteur de votre main.
Or, vous avez cueilli des cerises vermeilles,
Coquette ! et les avez mises à vos oreilles,
Tandis qu'un vent léger dans vos boucles jouait.
Alors, vous asseyant pour cueillir un bleuet
Dans l'herbe et puis un autre et puis un autre encore,
Vous les avez piqués dans vos cheveux d'aurore ;
Et, les bras recourbés sur votre front fleuri,
Assise dans le vert gazon, vous avez ri
Et vos joyeuses dents jetaient une étincelle.
Mais pendant ce temps-là, ma belle demoiselle,
Un seul témoin, qui vous gardera le secret,
Tout heureux de vous voir heureuse, comparait,
Sur votre frais visage animé par les brises,
Vos regards aux bleuets, vos lèvres aux cerises.

12 juin

Il n'y faut pas songer. Quand même dans l'oubli
Mon malheureux passé serait enseveli,
Pourrait-elle m'aimer ? Est-ce que, moi, je l'aime ?...
- Eh! qu'importe ? A quoi bon se poser ce problème ?
Tout ce que je sais bien, c'est qu'être ici m'est doux,
C'est que j'aime à la voir. Eh bien ! enivrons-nous
De cette bonne vie oisive et paysanne
Et du plaisir de voir et d'entendre Suzanne.
Le spleen est dissipé, - c'est là l'essentiel -
Et le reste viendra plus tard, s'il plaît au ciel.
- On ne peut demander de bonheur à la vie
Qu'une minute exquise et sur-le-champ ravie,
Pas plus que ne pourrait, dans l'onde d'un ruisseau,
En se penchant au bord, boire un petit oiseau.
Jouissons du moment heureux, saisissons l'heure,
Sans en attendre une autre aussi bonne ou meilleure,
Satisfaits d'admirer, sans vouloir le saisir,
Ce frêle papillon de l'âme, le désir.
.../...
(A demain pour la suite)

François Coppée
1 842 - 1 908
De l'académie française



 

 



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