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Bobine

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  Publié: 18 févr 2018 à 17:39
Modifié:  19 févr 2018 à 02:20 par Maschoune
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Au cours de sa carrière d’infirmière, Émilie avait amassé une longue série d’anecdotes, allant des récits les plus tragiques aux histoires les plus cocasses. Tous les travailleurs de la santé vous le diront, après un certain temps, plus rien ne vous impressionne.

C’est pourquoi Émilie ne fut pas surprise lorsqu’elle arriva au début de son quart de travail aux interventions d’urgence et remarqua, dans la salle d’attente, une femme qui saignait abondamment de l’abdomen. Une flaque de sang noir s’accumulait sous la chaise de la patiente.

Émilie n’en fit rien.

Un processus de triage avait été mis en place pour soigner les patients en ordre de priorité. Si cette femme n’avait pas encore été prise en charge, il devait y avoir une raison. L’infirmière la contourna pour entrer dans les chambres de soins.

Lorsqu’elle eut terminé sa journée, Émilie repassa par la salle d’urgence pour quitter l’hôpital. Elle fut surprise de constater que parmi le flot de nouveaux patients, la femme qu’elle avait croisée à son entrée était toujours présente. Son sang s’étalait à présent à travers une bonne partie de la pièce.

Émilie attrapa une de ses collègues qui était elle aussi sur le point de quitter et lui demanda :

« Pourquoi est-ce que personne n’a été appelé pour ramasser ce dégât ? »

L’état des lieux la surprenait plus encore que la présence de la femme blessée. Certains patients pouvaient passer des jours assis, dans l’attente d’un médecin. Des rumeurs rapportaient que des gens étaient morts avant de se rendre aux soins. Par contre, la propreté de l’environnement avait toujours été une priorité pour l’hôpital. Émilie avait de la difficulté à s’imaginer que le personnel d’entretien ait pu laisser tout ce sang s’accumuler d’une telle façon.

« De quoi parles-tu ? »

Lui demanda sa collègue.

« Ce sang… Je ne comprends pas qu’ils ne l’aient pas nettoyé. »

« Ça ne doit pas être grave, si je ne le remarque pas. »

Sur cette phrase, sa collègue la quitta, laissant Émilie perplexe.

Celle-ci décida toutefois de partir à son tour. Elle venait de faire deux quarts de travail supplémentaire et était exténuée. Dans son départ, elle laissa la salle d’attente souillée et la femme blessée derrière elle.

Le lendemain matin, lorsque l’infirmière se présenta au travail, elle fut accueillit par une mare de sang qui menaçait de noyer ses souliers. L’horreur d’une telle scène la figea sur place.

Plus loin, comme si de rien n’était, la réceptionniste lui fit signe de se dépêcher. Émilie remarqua aussi que des patients étaient assis à travers la flaque noirâtre qui s’accumulait et que ses collègues la traversaient sans y porter attention.

Au milieu de la cacophonie quotidienne des appels aux médecins et des alarmes d’urgence, assise sur la même chaise que la veille, la femme blessée posa un regard vide sur celui d’Émilie.

 
Maschoune

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Je voudrais tout savoir pour pouvoir tout t'apprendre et tout avoir pour pouvoir tout te donner-Brel
   
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  Publié: 19 févr 2018 à 02:20 Citer     Aller en bas de page

Glaçant ...

  ISABELLE
Bobine

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4 novembre 2019
  Publié: 19 févr 2018 à 12:40 Citer     Aller en bas de page

Merci beaucoup à vous deux pour vos commentaires! Ils me font chaud au coeur

 
pyc


la nature est peinture, la vie est poésie...maison de Monet à Giverny.
   
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28 décembre 2019
  Publié: 23 sept 2018 à 05:13 Citer     Aller en bas de page

Bonjour...

Je pense que c'est le danger qui guette aux urgences, pris dans l'affluence, dans les urgences qui n'en sont pas, dans celle qui le sont réellement, peut être qu'à un moment, le manque d'humanité peut survenir, le fait de passer à côté de quelque chose de grave. Cela étant, je ne veux pas tomber dans les reproches à tout va, parce que je sais le dévouement des soignants qui ne sont pas des robots. J'apprécie au moyen de ce texte sombre trouver une prise avec le réel, mais peut être qu'il aurait fallu justement éviter cela et entrer totalement dans ton univers.
amicalement.
pyc.

 
Bobine

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4 novembre 2019
  Publié: 25 nov 2018 à 13:44 Citer     Aller en bas de page

Bonjour et merci pour ton commentaire Pyc.

Je pense en effet que j'ai peut-être été dur avec la réalité des infirmières dans mon texte. J'ai écrit sur le coup de l'inspiration, mais en effet, je vais à l'avenir essayée d'être plus prudente dans mes écrits.

Au plaisir et merci encore pour ta réponse constructive.

Bobine

 
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