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LPDP :: Poèmes tristes :: Ô déesse meurtrie Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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chimay Cet utilisateur est un membre privilège



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  Publié: 19 nov 2005 à 03:48
Modifié:  10 avr 2010 à 03:36 par Lunastrelle
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Ô déesse meurtrie, sauvage Liberté,

Pourquoi les laisses-tu te vendre comme esclave ?
Leurs pièges enfantins n'ont pas pu te leurrer !

Tu subis, outragée, leurs odieux coups d'étrave,
Mille fois violée devant ta garde autruche

Qui t'a prostituée dans sa folle inconscience,
Bradée au prix plancher des poupées en peluche.

Et ces usurpateurs qui poussent l'indécence
Jusqu'à voiler l'horreur de leurs crimes barbares

Sous la sagesse en pleur de ta robe éventrée,
Et ton peuple en sursis qui feint de ne rien voir !

Dix deniers aux félons et te voilà livrée
A l'appétit sanglant des soudards de la foi.

Déjà, le ver fleurit entre les épis mûrs
Qui sèmeront demain les nouveaux champs de croix.

Le solstice d'hiver justifiera l'armure
Qui vomira la mort au nom de la colombe

A l'heure où les puissants se feront politesse
En discutant du cours de l'or et de la tombe :

Les mouchoirs parfumés sur le nez des altesses
Ont de tout temps masqué le dépit des cadavres.

Eux, ils prendront le thé à l'abri des tueries,
Ennemis fraternels réfugiés dans leur havre

Pendant que leurs armées d'assassins en furie
Leur offriront le monde en braves petits chiens.

Ignoble marchandage, à combien la victime ?
Et ta peau labourée, ma déesse, à combien ?

Combien en coûte-t-il d'assister au sublime
Spectacle du poignard s'enfonçant dans ta chair ?

Combien pour les Vertus bafouées de ta fille
Surprise dans le dos par l'ombre des rapières ?

Combien pour les Vertus de la Démocratie
Dont la cuisse en lambeau sanglote de frayeur ?

Les traîtres l'ont droguée, regarde, elle s'endort
Sur un tapis de cendre annonçant le malheur.

Les tyrans du passé aux rictus de phosphore
Sortent de leurs tombeaux aider leurs descendants,

La haine pond ses oeufs dans le nid de l'amour,
L'augure à l'oeil dément marmonne entre ses dents :

"Les temps ne sont plus loin où, au pas des tambours,
Le triomphe des chars charriera ses charniers !

Ce sera à nouveau le règne des crapules
Et du culte exigeant de dame Cruauté.

Le sacrifice humain répandra ses pustules,
La loi sera de jungle et ses mains monstrueuses

Se soûleront sans fin de tortures bestiales
Et du vin transparent des âmes ambitieuses.

L'exécution sommaire, en sa pitié filiale,
Asservira les serfs par la terreur du glaive

Au seigneur du hameau, tribun de sa tribu,
Qui connaît bien le poids d'une épée que l'on lève.

Ce sera à nouveau le règne de l'obus,
Du châtiment clanique et du négoce obscène !

Déesse, aie pitié d'eux qui débitent ta jupe :
Lorsqu'ils tranchent ta jambe et l'exhibent sur scène,

C'est leur branche qu'ils scient dans ce marché de dupes.
Ils se verront bientôt lapidés eux aussi,

Empoisonnés sans doute ou saignés lentement
Ou foudroyés au lit par leurs anciens amis."

Ainsi parla l'augure au timbre chevrotant.

  La musique danse, la poésie chante
patrick dabard Cet utilisateur est un membre privilège


Un bruissement d'aile peut faire trembler une étoile.
   
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  Publié: 19 nov 2005 à 09:14 Citer     Aller en bas de page

On a souvent pris la liberté comme prétexte pour justifier les crimes les plus atroces, chaos, c'est le mot qui m'est venu à l'esprit en lisant ce texte aux accents prophetiques.
J'aime beaucoup.
Amitiés.
Patrick.

  le banissement n'est autre qu'une sorte d'autodafé symbolique indigne d'un site de poésie.
Andjik
Impossible d'afficher l'image
Le sucre ne vaut rien lorsque c'est le sel qui vous manque.
   
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  Publié: 21 nov 2005 à 07:07 Citer     Aller en bas de page

Chimay, messager des plus faibles et voix des êtres sans voix, ta tache est noble!

Amicalement!

Yvano

  J'aurais voulu que tu voies l'homme que je suis devenu.
Bestiole Cet utilisateur est un membre privilège

Administratrice


Mi biche mi serpent, ça dépend des moments (@Storm)
   
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9 juillet
  Publié: 2 déc 2005 à 09:38 Citer     Aller en bas de page

C'est terriblement juste
Un accent puissant dans le message ... qui m'a étonne deux secondes de toi ... et puis finalement ça te va bien !

Bisous
Vinie

  Megliu dà que prumette (proverbe corse) - Traduction : C'est mieux de donner que de promettre
chimay Cet utilisateur est un membre privilège



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23 avril 2019
  Publié: 4 jan 2006 à 05:54 Citer     Aller en bas de page

merci Patrick, le chaos oui, mais est-il possible de l'éviter ?
je l'espère

amitiés,
chimay

-

je m'y efforce en tout cas, merci Yvano

amitiés,
chimay

-

merci Pascal

amitiés,
chimay

-

qu'est-ce qui t'a étonné Vinie ? tu n'as jamais vu un
chat sortir ses griffes ?

merci !


chimay

  La musique danse, la poésie chante
chimay Cet utilisateur est un membre privilège



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23 avril 2019
  Publié: 13 avr 2006 à 11:49 Citer     Aller en bas de page

merci Tenshi

amitiés,
chimay

  La musique danse, la poésie chante
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