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victormarie

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1er septembre
  Publié: 12 juil à 14:01
Modifié:  13 juil à 02:01 par Maschoune
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Comme un enfant errant dans la ville endormie
Enfant des rues, enfant de rien, fils de la nuit,
Comme ce vieux déchu que le vin a saoulé
Et qui pleure, et qui boit, sur l’asphalte, affalé,
Comme la fleur de bitume qui arpente nos rêves
Et nos pensées sordides, et qui attend la trêve,
Comme ce vent glacial qui cogne à nos fenêtres
Comme un sanglot, comme un regret qui nous pénètre,
Et installe en nos rêves un fugace remords.

Mais l’enfant n’erre plus, il s’est couché dehors
Le nez dans le ruisseau, cœur brisé, cœur en miettes,
Et le vieux assommé par l’alcool de la fête
A sombré dans l’oubli et dans le désespoir ;
La femme s’est couchée, épuisée de trottoir,
Elle a rejoint sa chambre par la fureur défaite.

Et toi ? Et moi ?, et nous ? Pour quelques heures encore
Bercés d’indifférence, nous feindrons d’ignorer
Ces drames ordinaires que la conscience endort ;
Pour quelques rêves encore, dans l’oubli, emmurés,
Les paupières de la honte demeureront baissées.
Mais ce monde factice où nous sommes réfugiés
Bientôt disparaîtra, aux premières lueurs,
Et l’indicible peur qui taraude nos cœurs
Reprendra le dessus, forgeant au fil des jours
Des cortèges de haine et des fardeaux très lourds.

Eux, ont hurlé leur peine, ils ont pleuré leur honte
Ils ont l’âme meurtrie et la colère qui monte
Les larmes se sont taries, ils n’attendent plus rien
Que la misère de l’autre, ils se sentent vauriens
Et la pierre ramassée cherche déjà sa cible
Elle ne polira pas ! C’est un constat terrible
Ultime affirmation d’une existence grise
Ils lanceront un jour à nos consciences sans crise
Ce matériau banal, symbole du désespoir
Qui corrode leurs cœurs ; quel humiliant échec,
Quelle triste sentence, affligeante hypothèque
D’universel amour, miroir mon beau miroir…

Quand le soir redescend à nos portes verrouillées
Comme les serments prêtés en nos temples refermés
Ils sont tous là ! Telle une infirmité, muets,
Témoins de nos tourments, frappés d’indignité.
Nourriront-t-ils un jour une fragile flamme
Pour que leurs sacrifices et leurs immondes drames
Ne demeurent pas vains ?
Car le chemin est long
Dans nos cités profanes, si long, et si banal
Que nous devons bâtir des routes et des ponts,
Pour découvrir enfin la misère abyssale,
De nos frères de l’ombre qui alimentent ces peurs,
Que l’on avait enfouies tout au fond de nos cœurs.

Notre dessein est là ! Réduire cette fracture
C’est un très bel ouvrage qu’il faut bâtir ensemble
Véritable chef d’œuvre, exaltation de l’âme
C’est une réparation pour cette déchirure,

Voilà me direz-vous un généreux projet
Mais quelle est la recette, et par où commencer ?

Je n’ai point la réponse, mais nous pouvons chercher
Nous sommes si nombreux, il y a tant de lumière
Qui resplendit partout, tout autour de la terre
Et il y a tant d’amour, tant de fraternité
Que nous finirons bien, parmi mille autres choses
D’éradiquer ce mal ;
Il se répand si vite
Qu’il en devient banal au point que l’on évite
Par de savants détours, d’emprunter certaines voies
Au point que l’on oublie d’écouter et de voir.

Pour l’ultime voyage, nous aurons les mains libres,
Serons-nous ce jour-là aguerris et sereins
Pour dire notre quête d’un amour souverain ?
Aurons-nous à cet âge la mémoire et la fibre
Pour franchir sans encombre une si grande étape ?

Notre pierre mal polie et des mains malhabiles
Nous révèle à propos que ce rêve est fragile.

A cet âge nous avons une vague idée du cap
A ce stade nous cherchons auprès de nos aînés
Un soutien, des conseils, pour faire taire nos doutes
Et avancer encore, à nos rêves, enchaînés.

La flamme est si ténue à nos âmes en déroute
Que nous distinguons mal à la porte du temple
Les oubliés de Dieu loin des marchands du temple.

A l’âge de déraison, comme les épis mûris
A la lumière blafarde d’une morne existence
Aurons-nous achevé de nos vœux la semence ?
Aurons-nous commencé la récolte et le tri ?

Ces mots que je vous pleure plutôt que ne les dis,
Ressortent du reproche que j’adresse à la vie.
N’y voyez point mes frères le moindre renoncement,
Je resterai fidèle à mes engagements,
Mais je forme le vœu, et caresse l’espoir,
De cimenter ma foi, en réchauffant la vie,
De baliser ma quête pour faire naître à l’envie,
Des vocations nouvelles sur lesquelles s’asseoir,
D’entreprendre, tous ensemble, un gigantesque ouvrage,
Un chef d’œuvre durable, témoin de l’idéal,
Témoin de l’humanisme et du sens du partage,
Qui éclaire notre route, et qui n’a pas de prix.

Les anciens bâtisseurs avaient des cathédrales
Pour immortaliser leur Foi et leur génie,
Leurs chefs-d’œuvre témoignaient de leur quête d’amour
Pour un grand architecte qu’ils imitaient toujours.

Or que nous reste-t-il au-delà de nos rites,
De ces chantiers d’antan que la splendeur habite ?
Par la spéculation sommes-nous méritoires ?

Très chère introversion cache misère sur la vie.

Il nous faut transformer nos visages ravis
Et puis nous replonger aux sources de l’histoire.

Nous avons abattu des dogmes et des lois,
Car ils constituaient des entraves sévères
A nos trois règles d’or ; car ils étaient contraires
Au bon sens humaniste qui domine notre foi.

Je pose la question, sans passion ni recette,
Mais l’Afrique que j’aime suivra cette requête,
Nous y mettrons le temps, la raison et le cœur,
Et puis, les jours viendront où sur terre le bonheur
Pourra se partager, où le mot « liberté »,
Deviendra synonyme de cette vérité
Que nous cherchons toujours, où nos comportements,
Deviendront exemplaires, pour accueillir l’instant
Où le monde profane nous fournira la preuve,
Que nous sommes bien libres et d’excellentes mœurs.

 
samamuse

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18 septembre
  Publié: 13 juil à 01:55 Citer     Aller en bas de page

victormarie

Je pose la question, sans passion ni recette,
Mais l’Afrique que j’aime suivra cette requête,
Nous y mettrons le temps, la raison et le cœur,
Et puis, les jours viendront où sur terre le bonheur
Pourra se partager, où le mot « liberté »,
Deviendra synonyme de cette vérité
Que nous cherchons toujours, où nos comportements,
Deviendront exemplaires, pour accueillir l’instant
Où le monde profane nous fournira la preuve,
Que nous sommes bien libres et d’excellentes mœurs.

à + de SAM

 
Maschoune

Modératrice


Je voudrais tout savoir pour pouvoir tout t'apprendre et tout avoir pour pouvoir tout te donner-Brel
   
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18 septembre
  Publié: 13 juil à 02:06 Citer     Aller en bas de page

C'est un constat éprouvant que tu nous proposes ici, qui mérite qu'on s'y attarde ...

Aussi j'y reviendrai, plusieurs lectures s'imposent ...

Merci à toi

  ISABELLE
victormarie

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1er septembre
  Publié: 13 juil à 13:03 Citer     Aller en bas de page

merci SAM et Merci Isabelle
Ce poème (long; cette ballade est un extrait - il contient plus de 80 pages et s'intitule "soupirs") traduit les interrogations d'un "frère de lumière" face aux défis qu'il doit relever.°...Nous prêtons un serment qui est si difficile à tenir, mais nous devons poursuivre notre quête d'amour et de Vérité...
Amitiés
Philippe

 
kitcat35


Plaisir d'amour ne dure qu'un instant, chagrin d'amour dure toute la vie...
   
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22 août
  Publié: 17 juil à 10:37
Modifié:  17 juil à 10:39 par kitcat35
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Cette ballade pour un homme libre est époustouflante de Force et de Vérité. Il me plairait d'en lire l'intégralité.

Je me permets d'imprimer cet extrait et de l'accrocher à mon mur.

La conclusion est des plus appropriée, je partage cette conviction.

Merci

 
victormarie

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1er septembre
  Publié: 18 juil à 04:31 Citer     Aller en bas de page

Merci Kikat
C'est beaucoup d'honneur que je ne mérite pas...
Amitiés
Philippe

 
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