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LPDP :: Autres poèmes :: Le berger Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Loïc Lacam Nouveau membre!
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Le poète a carressé la plume de l'oiseau et l'oiseau a fait de même.
   
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6 août
  Publié: 31 juil à 12:18
Modifié:  1er août à 00:50 par Catwoman
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Le Berger

Pendant que les moutons paissent tranquillement,
Guettant du coin de l’œil le chien qui se démène.
Je regarde passer sans les voir vraiment,
Les heures de la journée que les ombres promènent.

Au plus fort des chaleurs, un peu après midi,
Les brebis se rassemblent sous les arbres, atones,
Jusqu’à près de quatre heures, elles resteront ainsi,
Immobiles et serrées : « quand je sieste, elles chôment… »

Passeront dans le ciel des grappes de nuages,
Le cri d’un épervier et mes rêves modestes.
Avant que contenté tout mon saoul, je m’en aille,
Taquiner les « Farios » avec ma canne à pêche.

Je n’ai jamais bâti de château en Espagne,
Je ne saurais d’ailleurs pas comment y aller !
Mon Pays me suffit, l’odeur de nos campagnes,
La douceur de septembre et le vin de l’année.

D’aucuns d’ici diront que je suis sans malice,
Que je n’ai d’ambition, qu’un filet plutôt mince.
Mais je sais reconnaître les herbes qui guérissent,
Et soigner mes brebis en leur donnant les simples.

Les fermiers me confient tous les matins, leurs bêtes,
Que je regroupe alors en un petit troupeau,
Nous montons tous ensemble au-dessus des Oulettes,
Traverser les saisons dans les prés communaux.

De ma biasse de cuir, souvenir de mon père,
Je tirerai le lard, un oignon et du pain.
Le repas du berger donné par la fermière,
Qui aura pris le soin de faire manger le chien.

Chaque jour de l’année, du lundi au dimanche,
Renouvelle ce rite dont je suis « le curé ».
Ma soutane élimée, une veste sans manche…
Un agneau dans mes bras qu’il faudra « baptiser ».

Je descends vers le soir, mon bâton à la main,
Jusqu’au quartier du Cros, en écoutant bêler.
Nous sommes en 59, mon nom est Pierre Guérin,
Et je suis le dernier des bergers de Burzet.

Je sais bien que mes heures sont comptées et finissent,
Comme celles des fermes qui peu à peu s’étiolent,
Les enfants ont appris que des villes grandissent,
En les ingurgitant, dans leurs livres d’école.


Oulettes : lieu-dit du village
Biasse : mot patois = Musette / sacoche
Burzet : village Ardéchois

Loïc Lacam

  Loïc
ode3117

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4 août
  Publié: 31 juil à 14:17
Modifié:  31 juil à 14:18 par ode3117
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Que ça sent bon la France, le terroir.
Malheureusement les bergers ne sont plus nombreux, tout comme les gardiens de phares qui chez eux ne sont plus qu'un.
Merci de nous parler de ta région qui est si belle et offre beaucoup d'attraits.
Merci à la fermière qui nourrit aussi le chien.
Les farios sont difficiles à trouver, je sais que en Corse on en pêche. Chez moi ce sont de plus gros poissons.
Bien amicalement ODE 31 - 17
J'apprécie les brebis surtout pour leur fromage.
Enchantée Pierre Guérin tu fus un joli portrait des jours anciens

  OM
Loïc Lacam Nouveau membre!
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6 août
  Publié: 31 juil à 14:41 Citer     Aller en bas de page

Chère Ode,

merci pour tes mots et ta grande sollicitude, tu dois avoir
le record de commentaire publié sur le site, et ils sont à
chaque fois précis et bienveillants.

Merci pour ça, merci à la fermière donc, et aux truites qui ont
bien voulu survivre à la pollution et à la surpêche.

Je t'embrasse

  Loïc
Catwoman

Administratrice
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« Rien, en Poésie, ne s’achève. Tout est en route, à jamais. Andrée Chédid
   
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6 août
  Publié: 1er août à 00:51 Citer     Aller en bas de page

Bonjour,

Bienvenue sur le site.

Catherine

 
Maschoune

Modératrice


Un petit baiser, comme une folle araignée, te courra par le cou... A. RIMBAUD
   
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6 août
  Publié: 1er août à 07:40 Citer     Aller en bas de page

J'aime beaucoup ton poème à l'ambiance un peu surannée mais tellement paisible !

Merci à toi, joli voyage sous tes mots

  "Me reviennent les instants partagés. D'autres ont disparu. Et s'inventent ceux que j'ai manqués."D. de Vigan
Sidonie


Bien faire et laisser braire
   
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4 août
  Publié: 1er août à 08:24 Citer     Aller en bas de page

C'est beau
Dans ce poème, je retrouve un peu du Pagnol et surtout du petit Paul, le frère de Pagnol, le dernier chevrier de Virgile..
Je suis contente d'avoir à une époque, pas tellement éloignée, fait connaître à mes petits fils la vie à la campagne, celle des agriculteurs et celle des bergers... des vrais bergers de la campagne aixoise...

  On voudrait que tout reparte d'où, un jour, tout s'est arrêté.
Sysy


Carpe Diem/Dans nos veines le sang circule bon trésor. Verlaine
   
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5 août
  Publié: 1er août à 13:24 Citer     Aller en bas de page

Un bien beau poème que voilà.
Ça me rappelle ma campagne qui me manque tant.
C’est bien malheureux qu’il n’y est presque plus de berger.
Donc hommage à vous.
Merci pour ce magnifique partage et
bienvenu sur le site.
Bonne soirée.
Sysy

  sysy 🌻 Se tourner toujours du côté du Soleil
Loïc Lacam Nouveau membre!
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6 août
  Publié: Avant-hier à 04:26 Citer     Aller en bas de page


Bonjour à vous,
Grand merci pour vos retours :

Catwoman, merci pour l’accueil.

Maschoune, c’est vrai que ce texte appartient au passé tout comme le mode de vie qu’il dépeint, mais que ce devait être bon ! Merci à toi

Sidonie, Petit Paul, Lili dès Béllons et tant d’autres...
«  Il les a tué, il les a tué toutes les deux... »
Que de souvenirs, que tu réveilles en moi.
Merci

Sysy, merci à toi pour ces mots et tes encouragements.

Loïc

  Loïc
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