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Tychilios Cet utilisateur est un membre privilège


Helios
   
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Modifié:  12 nov à 12:59 par Tychilios
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Le recueil des chants de Maldoror est sans doute le plus sombre et fascinant de la poésie française. Voici un second volet en prose, toujours très librement inspiré de cette œuvre magistrale.

Maldoror II

- Poésie en prose -

Dans les première lignes des chants de Maldoror, Lautréamont déclarait en substance, en manière d’avertissement : « Plut au ciel que le lecteur trouve son chemin à travers les marécages désolés de ces pages sombres et pleines de poison.»


Je vois les hommes autour de moi ravaler leur âme pour élever leur gloire. Un jour de solitude, j’ai voulu marquer mon amusement en dessinant au couteau un sourire éternel sur mon visage, mais ce rire gravé dans ma chair n’enchante personne.
Ma vie s’étale en langueurs indécises, quelques spasmes cruels ne peuvent combler cette soif insatiable d’infinis. Seules les visions morbides qui composent mes plaisirs me laissent croire que j’existe. Mon âme est un *poulpe au regard de soie*, mille victimes s’accrochent à mes souvenirs comme à autant de ventouses. Chaque soir ma besogne accomplie, une vie effacée vient glorifier la mienne. Mes passions dévoilent les violentes flétrissures de mon imagination troublée.
Parfois, au hasard de mes humeurs, une victime suspend mon geste et me rappelle un court instant à mon humanité. Un soir de décembre que j’en cherchais une, celle-là m’apparut sous la lueur blafarde d’un réverbère. Sur son pâle visage, je distinguai le sourire triste d’un enfant mort. Lorsqu’elle vit le mien, gravé sur ma face, un sursaut d’effroi la fit tressaillir, mais une étrange attirance guidait mes pas.
Ne sois pas apeurée, mon enfant, lui dis-je, car j’ai pour toi de nobles projets. Je l’entraînai dans une impasse sinistre. Je laissai cette fois-ci, dans ma sombre valise mes instruments de mort. Je voulu être poète, oublier Maldoror.
Comme la brume lourde caresse les tombeaux, mes mains effleuraient son corps tiède. Son souffle haletant dissipait les hurlements qui hantaient mon cerveau et calmait ma folie. J’oubliai mes sanglantes délices et posai sur sa gorge indemne une oreille attentive. Sous mes étreintes pressantes, j’écoutais son cœur bouillonner des tempêtes et gronder des tonnerres. Mes mains enlaçaient son cou, colorant d’un rose seyant la pâleur maladive de son visage. Son corps soumis à mon intense passion s’agitait en convulsions désordonnées. Et je serrai plus fort encore pour le voir suffoquer dans une dernière extase. Puis, je relâchai mon étreinte sans avoir entendu son dernier soupir. N’espérant rien de plus intense, je voulus mourir entre ses seins. L’amour et la mort devaient édifier pour moi le plus beau sépulcre. Mais l’air glacé me tira de mes torpeurs poétiques.
Je repris ma route, la sacoche à la main, remplie des instruments qui n’avaient pas servi. La lune indifférente éclairait vaguement derrière moi un corps allongé.


*Cette image apparaît dans le Chant premier

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PaulMUR

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18 novembre
  Publié: 12 nov à 12:53 Citer     Aller en bas de page

Troublantes envies.
Il vaut mieux qu'elles s'épanouissent dans la poésie.
Car une telle réalité serait maladive.

 
Tychilios Cet utilisateur est un membre privilège


Helios
   
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21 novembre
  Publié: 12 nov à 14:01
Modifié:  12 nov à 14:03 par Tychilios
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Merci, Paul de te hasarder sur ce texte qui peut paraître ambigu à beaucoup de lecteurs, c’est sans doute pour cela qu’il sera si peu commenté. Heureusement certains textes restent des exercices de compositions. C’est le cas des 'Chants de Maldoror'. Lautréamont contrairement au Marquis de Sade ne s’est jamais compromis dans ses fantasmes littéraires. Les Chants de Maldoror ont été édités en Belgique à compte d'auteur, l'ouvrage ne lui a rien rapporté. Le recueil est tombé dans les oubliettes des lettres françaises et a été découvert par hasard par André Breton dans les années du surréalisme. Cette œuvre poétique déconcertante est reconnue aujourd’hui comme un ouvrage essentiel. D'autres auteurs se sont livrés à des études du crime sans le justifier, je pense notamment à Dostoïevski avec Crime et châtiment, Truman Capote etc. Ils sont un peu les précurseurs de la criminologie moderne. Amicalement, Georges.

 
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