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ACONCAGUA
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A ton sourire, badaud endimanché sur le quai de mes rêves
   
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14 mai
  Publié: 12 mai à 10:35
Modifié:  14 mai à 04:03 par ACONCAGUA
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Clandestins

Nous étions quatre vingt douze
et nos corps mêlés formaient
une tresse vivante et gémissante.
Une bruine têtue avait lessivé les embruns
elle perlait sur la peau
avec des lourdeurs de fin du monde.

Le bateau grelottait sous la mouvance des vagues
et les battements d’aile de l’hélice,
Il flottait à peine, c’est l’espoir qui pesait si lourd,
pas nos corps assoiffés,
pas la veste de mon père ni mes livres de classe,
vite jetés à la mer pour éviter le pire.
Nous étions quatre vingt neuf,
la tempête avait fait le ménage
avec l’insistance d’une qui chasse la saleté,
avec la violence des derniers barbares,
avec des outrages à notre infinie faiblesse,
avalant les cris hallucinés et les pauvres suppliques.

Nous étions soixante sept,
le moteur avait choisi le silence
après deux claquements sinistres,
nous nous sommes redressés
comme des cheveux sous la brise,
alors le bateau a préféré chavirer,
laissant fuser des couinements de détresse
et des bouquets de bulles
dans une apocalypse noyée et vite silencieuse.

Nous étions encore soixante deux
à échouer dans les bras chauds des sauveteurs
portés par les mots qui caressent
et les œillades de douceur.
Soixante deux.

La mer seule aime les clandestins.

Le 11 Mai 2019
Christian DUMOTIER

  Aconcagua
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Cambre d'Aze, montagne de mon coeur... Mon éternelle muse !
   
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26 mai
  Publié: 12 mai à 12:54
Modifié:  12 mai à 15:29 par Mawringhe
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Bonsoir ACONCAGUA

C'est un texte poignant que tu nous livres là ! Ce récit de rescapés qui subissent tout ce qui peut-être subi, jusqu'aux derniers assauts sauvages et puissants de la mer qui " les prends en elle", la mer qui n'en a jamais assez... de corps et de bateaux.

"Quatre-vingt douze...Soixante deux !"

Soixante deux rescapés, qui je le souhaite, auront trouvé une terre d'asile accueillante comme les bras qui les ont secourus.

Merci pour ce texte profond auquel nul ne peut-être insensible.



Mawr

  Les mots sont à la pensée ce que l'eau est à la terre: la vie!
In Poésie Cet utilisateur est un membre privilège

Modérateur


Il suffit d'oser
   
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26 mai
  Publié: 12 mai à 12:55 Citer     Aller en bas de page

Terrible !
Je reste sans mots et je demande pardon.

Oui, car c'est "nous" qui élisons des pantins qui soutiennent leurs frères pantins du sud.
Au final pour maintenir les peuples du sud dans l'asservissement pour nous rendre la vie plus confortable en exploitant leurs richesses sans les redistribuer.
Le colonialisme n'a pas pris fin.
Tous ces gens meurent du colonialisme économique.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
Sybilla

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25 mai
  Publié: 12 mai à 17:10 Citer     Aller en bas de page



Bonsoir ACONCAGUA,

Très touchant, espérons que les migrants trouvent un lieu où ils peuvent vivre sans crainte une vie paisible !



Belle soirée !
Mes amitiés
Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
fée de blé


La beauté est là où y s'y attend le moins
   
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27 février
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26 mai
  Publié: 13 mai à 05:25 Citer     Aller en bas de page

Une poésie touchante qui raconte bien le périlleux voyage en mer des clandestins qui espèrent une vie meilleure. Une poésie forte en images, bravo

  Fée de blé
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