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Cerdick


«Un poème bouge avec le temps (Jacques Roubaud)»
   
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26 mai
  Publié: 12 mai à 03:05 Citer     Aller en bas de page

... partir un jour, dans un silence hurlé par tous les vents.
Se retrouver face à l'immensité d'une réponse indomptable,
En se cherchant dans les replis de ses colères soupçonneuses
Pour redevenir vivant dans ces eaux de la procréation originelle
Et renflouer l'amour ensablé dans les brumes terriennes ...
--------------------------------------------------------------------


Le chant des sirènes n’est que l'éternel écho,
Des vagues immaculées qui murmurent mon prénom …

... et je m’assourdissais,
Dans ces villes écrasées de rumeurs hystériques,
Qui ronflaient bruyamment sur mes besoins de solitude immense

... et je me noyais,
Emporté par les embruns électriques
D’une civilisation hantée par les vengeances de mon océan meurtri

... et je m’oubliais,
Dans ce monde entassé sur des alluvions séculaires
Maçonnés par les rages bienveillantes de mes eaux gigantesques

... et je perdais pied,
Au cœur de ces étendues de magma endormi
Qui supportaient nonchalamment mon appartenance renégate.

J’avais de nouveau peur du non-silence
Qui rythmait les spasmes de mes regrets iodés.
J’avais la tête asséchée
Par les souffles ensablés des continents brûlés d’inconscience
Et je voulais m'écouler de nouveau entre les larmes d’argent,
Endiguées par les joues creusées d’une terre suicidée.

Elles me voulaient encore,
Ces fières "océanitudes" maternelles,
Fécondées par des abysses répudiant le pouvoir des hommes.
Elles m’appelaient sans cesse
Depuis mes premiers jours inséparables de mon couffin détrempé
Quand baigné par les flots utérins d'un ventre insubmersible,
Je devais déjà apprendre à vivre hors de mon élément nourricier.

Elles me désiraient toujours.
Alors j'ai sectionné le cordon bétonné me reliant à ma tutelle citadine.
Puis j’ai drapé mes désirs de voiles blanches
Pour me donner à leur spectacle grandiose,
Démonté sur cette scène offerte par la volonté sauvage
D'une nature entière et sans miséricorde injurieuse.

Et à présent je suis redevenu enfant,
Allaité par les caresses écumantes de ces ondes ancestrales
Qui s'offrent à mon appétit de tendresse immortelle.

Et maintenant je suis redevenu humble,
Entre ces souffles titanesques charriant leurs menaces ouatinées
Et cette immensité Neptunienne qui berce mes épousailles salines.

Je retourne enfin vers moi,
Au loin des obligations mécaniques
Qui régissaient mes ondulations terriennes
Et je suis en nous,
Accepté par ces respirations immergées
Qui réaniment mes soupirs enfin comblés.

Je vais vers toi,
Perdu dans un égarement volontaire
Qui m’emmène vers les plaisirs toujours vierges
De tes sentiments mouillés de délicatesse indomptée.

Je suis vraiment moi,
Seul dans ton amitié cruelle et voluptueuse,
Petit vivant à la merci de cet émerveillement inaliénable
Qui me tend à la vérité de mon existence.



Néologisme → "océanitudes"

  CdK
Mawringhe Cet utilisateur est un membre privilège


Cambre d'Aze, montagne de mon coeur... Mon éternelle muse !
   
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26 mai
  Publié: 12 mai à 08:37 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Cerdick !

Je dirai... car ta mère, c'est la mer !

Tu retrouves en elle toutes les sensations in-utéro, cet univers fait d'eau... mais dans lequel tu étais à l'abri.

Et cette mer même déchaînée, tu la veux, tu l'aimes, elle fait partie de toi. Elle t'apporte et te fait vivre tant de sensations perdues... que tu retrouves, tu te retrouves.

Magnifique hommage à la mer, bien imagé. Très bel écrit pour un instant de lecture plus qu'agréable.
J'aime beaucoup (entre autre) ta dernière strophe :

"Je suis vraiment moi,
Seul dans ton amitié cruelle et voluptueuse,
Petit vivant à la merci de cet émerveillement inaliénable
Qui me tend à la vérité de mon existence. "



Mawr

  Les mots sont à la pensée ce que l'eau est à la terre: la vie!
Chlamys


Si nous prenons la nature pour guide, nous ne nous égarerons jamais - Cicéron
   
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24 mai
  Publié: 12 mai à 09:53 Citer     Aller en bas de page

Un texte dans lequel j'ai dû beaucoup ralentir ma navigation tellement il est dense et riche.
... peu à peu soulagée d'être témoin de cette rédemption.
Un sentiment très agréable à la lecture.
Bravo et merci

  Vint un temps où le risque de rester à l'étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d'éclore - Anaïs Nin
In Poésie Cet utilisateur est un membre privilège

Modérateur


Il suffit d'oser
   
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26 mai
  Publié: 12 mai à 12:28 Citer     Aller en bas de page

Magnifique, après une première lecture.
J'y reviendrai.

Bizzz JB

  La vie commence à chaque instant.
SHElene


"On ne peut voir la lumière sans l'ombre..."
   
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26 mai
  Publié: 12 mai à 13:31 Citer     Aller en bas de page

J'habite loin de la mer, pas besoin de son roulis pour me sentir bercée… tes mots suffisent. Je dis Waouh!! Respect.

Je pense à ces mots de Kersauson: "En mer, je retrouve ma langue maternelle: le silence."


  SHElene
Sybilla

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25 mai
  Publié: 12 mai à 17:17 Citer     Aller en bas de page



Bonsoir Cerdick,

Magnifique tout simplement !



Belle soirée !
Mes amitiés
Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
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