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LPDP :: Poèmes par thèmes : Marathon Éphémères 2020 (semaine 6) : "L’apparence" :: La ville aux mille et une églises Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Franck

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"La ville aux mille et une églises"

(Marathon éphémères 2020 - semaine 6)



La lune s'éloigne de la lueur matinale, reflétant une nuit passée au coeur de la forêt.
Une dure nuit à arracher la mousse de chaque pierre pour en attendrir mon duvet,
Pouvoir m'allonger, ainsi tenter de reprendre un peu de force quand le jour plongera
Son visage dans le mien... Mon estomac prêt à prendre ce que la nature me laissera,


Je décide sans attendre de reprendre la route, un chemin aux surfaces sensibles où
S'expriment des contrastes thermiques affolants... Je marche et sors de cette boue
Mais la terre à l'intérieur continue de ramollir sous mes pieds, je lutte avec énergie.
À bout de force, je vois enfin le bout du monde s'éclaircir ; la blancheur d'une autre vie ?


Je suis dans une ville fantôme de ce que mes yeux, mes oreilles me laissent supposer :
La terrible idée que l'amour-propre ne pousse plus depuis des siècles car l'immensité
Du lieu reste traversée par ces ruines ; des vestiges où palais, cités, églises, mausolées
Et cathédrales rôdent comme des spectres d'antan, trônent comme ces grands rois nés,


Cisaillant une contrée lourde et aride pour en faire leur propre demeure... Ce haut lieu
Me semble si familier, un paradis rouge où une énigme bien trop imposante, au mieux,
Viendrait m'emporter dans ses noirs mystères, aux secrets gardés dans l'antre des Dieux...
J'entends soudainement le cri des oiseaux, pinson et perdrix s'envolent-ils dans les cieux ?


J'aperçois une fille et un garçon à qui les villageois ont dû confier des appeaux pour fendre
Le silence, ramener la paix, la quiétude entre monts et vallées, bien au-delà de ces collines...
À leur contact, une ruine devient paysage, terrain de jeu, leurs pieds semblent se suspendre
Au temps, faisant écho à une mémoire confisquée, mais qui sont-ils sous cette brise divine ?


Ces enfants marchent au loin sur des colonnes effondrées, j'ai le sentiment de les connaître.
Je crois distinguer ma soeur, mon frère emmurés dans mes souvenirs ; les murs, ses failles
Comme Ani, la ville aux mille et une églises* sous le théâtre de drames qui nous a vu naître.
Ils me disent qu'il fait encore un peu froid aujourd'hui, qu'ils aimeraient que ce froid s'en aille…


Franck (01/08/2020)



*Ani est une cité médiévale arménienne (surnommée « capitale de l'an mille » et « ville aux mille et une églises ») située dans l'est de la Turquie, dans la province de Kars, près de la ville d'Ocaklı et à côté de la rivière Akhourian, un affluent de l'Araxe, qui forme la frontière entre l'Arménie et la Turquie. Fondée il y a plus de 1 600 ans, la cité se trou­vait au carre­four de plusieurs routes marchandes et son enceinte forti­fiée accueillait déjà 100 000 habi­tants au XIe siècle. Les siècles suivants, la « ville aux mille et une églises » a connu plusieurs vagues d’in­va­sions. Les empe­reurs byzan­tins et otto­mans, les Armé­niens, Kurdes, Géor­giens et Russes ont tous reven­diqué la cité antique. À l’aube du XIVe siècle, après de multiples attaques et l’exil progres­sif de ses habi­tants, Ani a conti­nuel­le­ment décliné jusqu’à son aban­don défi­ni­tif au XVIIIe siècle. La ville qui jadis avait été la « capi­tale de l’an mille » a tout de même béné­fi­cié d’un regain d’in­té­rêt au XIXe siècle, une période marquée par le roman­tisme. Mais la Première Guerre mondiale puis le géno­cide armé­nien ont litté­ra­le­ment vidé la région et créé un no man’s land. La cité en ruines est tombée entre les mains des vandales, des pillards… et des archéo­logues.



 
Hubix-Jeee


Les mots qui vont surgir savent de nous des choses que nous ignorons d'eux. René Char.
   
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  Publié: Hier à 14:36 Citer     Aller en bas de page

C'est ça la poésie, ce plaisir immense de se retrouver à mille lieues e chez soi, à travers des mots, même en prose...

Comme on devient suiveur de ce que le poète nous montre, en détails, sans avoir à s'occuper de la direction, ni de la durée...

On apprend, à connaitre des lieux, des gens, des intentions, des images, autre chose que la banalité du quotidien...

Et, là, moi, j'ai fait un très beau voyage, j'ai appris et je suis content de m'être arrêter quelques instants...

Amitiés...

Hubix.

 
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