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LPDP :: Autres poèmes :: Rêve éveillé Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Jacques-Marie JAHEL
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Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à vous. Albert Camus
   
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  Publié: 2 avr à 05:59 Citer     Aller en bas de page

Rêve éveillé…

Par une pâle après-midi d’octobre,
Harcelée par un vent d’est descendu de l’Andorre,
Sur un sentier de branches et de boue, au pays de Bigorre,
Je croisais un homme de forte corpulence
Vêtu d’un costume de chasse d’antan :
Veste de tweed et chaud gilet croisé devant
Que bombait un ventre de belle opulence.
Les pantalons serrés aux genoux fuyaient
Dans des guêtres de cuir brunies par les intempéries
Et couvraient de solides godillots cloutés.
Nous échangeâmes un salut courtois, mais bref,
Tandis que frémissait l’épaisse spirée blanche de sa barbe.
L’œil myope sous de rondes lunettes d’écaille
Me fouilla le cœur et me caressa l’âme.
Puis, descendue des Pyrénées, vint une bourrasque
Qui éveilla la ruche bleue de son béret basque,
Où l’essaim du vent vint butiner la viorne neigeuse des cheveux.

Frémissante et fébrile comme une feuille au vent,
Mon âme, absorbée par cette vision fugitive de l’homme
Au fusil cassé sur l’épaule et son chien, dans l’automne
Bondissant où les primevères en deuil
Se meurent aux chemins creux et dans les breuils,
Evoqua en moi, après coup, l’image du Cygne d’Orthez :
Poète, amant des prostituées et des fiancées claires,
Qui aimait à herboriser, porteur d’une boîte verte,
Le cœur gonflé d’amour, blessé et solitaire.
Ô, je suis sûr - Dieu m’en soit témoin-
Que c’est vous que je vis, Monsieur Jammes,
En cette frileuse après-midi d’octobre,
Marcher au bord boueux de ce petit chemin
Où sont encore les traces de vos souliers ferrés ;
Vous, tout nimbé de lumière jaune ;
Vous qui m’avez appris la beauté dans le dépouillement
Des mots ; appris à me libérer de mes ostentations ;
Vous qui m’avez montré la limpidité des sources
Où je reçus la révélation de mon second baptême
Parmi les herbes folles et l’ail bleu des ours ;
Vous qui m’avez fait comprendre combien il faut parfois
Baisser la tête sous le poids du fardeau
En allant, pas à pas, comme savent le faire les petits ânes
Tristes et résignés qui portent sur leur dos
La belle croix noire de leur humilité
Et que vous aimiez tant pour leur simplicité.
Vous étiez, ce jour-là, sur ce sentier terrestre,
Qui, des arbres anciens tombés en son travers et morts,
Sentait la fadeur des décompositions, la pourriture agreste.
Sans nul doute étiez-vous, sous prétexte de chasse,
En ces lieux, venu vous ressouvenir
De celle qui fut d’une autre race ;
De celle qui, aux fins d’étés torrides,
Dansait nue aux sillons des labours arides
Et transportait votre âme de chétif jeune homme,
Qui brandillait légère comme une feuille d’orme.
Seule, mais dites-moi donc en quel pays,
Sous quel marbre usé, de passiflores, fleuri
Repose, aujourd’hui, l’infortunée Mamore ?

Bien après que vous fûtes passé
Avec, sur vos talons, l’inséparable et fidèle Flore,
Et ne fûtes plus qu’un point figé dans le décor,
Une brume zibeline vous engloutit, soudain,
Telle, pensai-je, la pieuse image
De Saint Roch et son chien.


Et, pour clore ce rêve éveillé,
Une cloche tinta au fond de la vallée
Appelant au recueillement les fidèles âmes.
Elle était, dans le lait bleu des brumes,
La voix sereine et rassurante qui accueille,
Et guide les égarés vers l’église habillée de feuilles.

Lecteurs, vous aurez la joie d’y rencontrer Jammes
Méditant ses quatorze prières auprès du Maître Autel,
Si vous daignez pousser la porte de ma chapelle.
























 
Le Poète Masqué


Bonjour/bonsoir chers amis. Merci de votre présence sur mon profil !
   
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26 mai
  Publié: 2 avr à 15:23 Citer     Aller en bas de page

Ami poète,

Je suis toujours suspendu à vos vers...

Ici, vous m'avez fait rencontrer Francis Jammes, un poète cher à votre coeur...

La magie d'une rencontre, pleinement ressentie dans la première partie, avec cet être "tout nimbé de lumière jaune", qui vous "fouilla le cœur et vous caressa l’âme..."

Nul doute que c'est bien Monsieur Jammes que vous vîtes en cette frileuse après-midi d’octobre marcher au bord boueux de ce petit chemin où sont encore les traces de ses souliers ferrés...

Lui qui vous montra la limpidité des sources où vous reçûtes la révélation de votre second baptême... et qui vous fit comprendre la grandeur des petits ânes, et leur humilité.

Est-il venu se ressouvenir d'une créature aimée ou admirée ?
C'est possible...

Un rêve éveillé, une apparition...

Ce sont vos yeux et votre esprit de poète qui vous permettent d'apercevoir monsieur Jammes...

Et vous le faites également apparaître sous nos yeux, de façon magique.

Amitiés...







  Vous pouvez prendre connaissance de mon système de versification, si vous le souhaitez (système personnel qui s'écarte des règles purement classiques).
Captain Cap


l'Eternité, c'est bien plus long que "ça"...! 4 fois plus long.
   
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11 mai
  Publié: 2 avr à 15:59 Citer     Aller en bas de page

j'ai poussé la porte avec grand plaisir...
Merci de m'avoir fait découvrir ce poète .
Cap

  hissez haut...!
Drôle d'oiseau


La poésie est une source et nous irons tous y boire....
   
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27 mai
  Publié: 2 avr à 17:05 Citer     Aller en bas de page

Une fort belle poésie à l'adresse de ce poète admirable qu'est Francis Jammes..

Jiçé

 
NicoNavel


La poésie est cette musique que tout homme porte en soi
   
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26 mai
  Publié: 3 avr à 15:15 Citer     Aller en bas de page

Un grand merci pour cette belle découverte

 
Jean-Louis


J'ai défait la solitude. Il n'y a pas de chevet où je ne puisse m'asseoir. Andrée Chedid
   
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26 mai
  Publié: 3 avr à 16:34 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir Jacques-Marie,

Sublime et grande prière pour aller au paradis avec Jammes. Vous avez les accents du poète, vous approchant tout prés de son âme. venere
Amitiés
jlouis

  Poésie, la vie entière (ex ULM47)
Jacques-Marie JAHEL
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Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à vous. Albert Camus
   
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27 mai
  Publié: 5 avr à 05:37 Citer     Aller en bas de page

Merci mes amis pour vos commentaires élogieux sur des ressentis qui vous ont fait connaître ou reconnaître Jammes, ce poète béarnais au caractère bien forgé et à l'âme divinement inspirée.

Amitiés sincères.
JMJ

 
baguette

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15 avril
  Publié: 14 avr à 05:58 Citer     Aller en bas de page


Merci Jacques-Marie pour ce très beaurêve éveillé plein de sensibilité, qui fait resurgir noyé dans le brume, l'apparition
de votre poètefavris Francis James. Vos descrition sont si
vivantes qu'on se laisse emporter dans la beautéa des mots
en perdant la notion du temps.

Une belleréussite etplein d'émotions.

Bien amical;ement.

 
Jacques-Marie JAHEL
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27 mai
  Publié: 14 avr à 07:55 Citer     Aller en bas de page

Merci à vous baguette pour vos commentaires si plaisants et justes.
Il y avait longtemps que je n'avais eu de vos nouvelles et je suis content de vous retrouver sur ma page.

A bientôt.
Bien amicalement.
JMJ

 
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