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LPDP :: Autres poèmes :: Poème à Charlie et autres morts (les attentats de Charlie H) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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ACONCAGUA
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A ton sourire, badaud endimanché sur le quai de mes rêves
   
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  Publié: 27 mars 2018 à 05:42
Modifié:  5 avr 2018 à 05:37 par ACONCAGUA
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Poème à Charlie et autres morts

Paris fait la grasse matinée dans les draps frais du petit jour
Déjà le 7 janvier, la brume sensuelle des matins d’hiver
s’effiloche sur les balcons haussmanniens
Aragon dans sa tombe susurre sa comptine :
« C’était un temps déraisonnable, on avait mis les morts à table... »

De gros nuages vert-tendre déploient des trésors de tendresse
pour franchir les portes de Paris.
Le zinc des cafés sent bon le propre et les passants emmitouflés
dans leurs écharpes criardes, se font peur en traversant la rue Appert.
La voiture noire est sortie de nulle part, des égouts peut-être
et deux herbes folles
et deux chiendents de satin noir, comme de pauvres vomissures
ont craché la mort et le silence
« C’était un temps déraisonnable, on avait mis les morts à table...»

Le sang échafaude des caricatures sur le blanc des feuilles
qui sentent encore l’alchimie des feutres
sur le coin des tables
sur le bariolage des murs et l’ombre blême du plafond
qui n’en demande pas tant
Ils étaient onze révoltés
onze à boire la vie à en mourir
onze étonnés de tout
onze à jeter l’humour par les fenêtres
Puis les deux scarabées poussent leur boule de haine
sur le Richard Lenoir.
Les ombres fuient devant eux en chuintant dans les caniveaux
et les sirènes qui s’étonnent de tout, éclatent dans l’air assassin
Ahmed la petite hirondelle sur son vélo tout neuf
patrouille dans les nuages et coud des rêves pour sa femme
mais il rencontre la mort,
elle fait mine de rien au bras des deux mirages
mais le coup est parti, dans sa tête, pour un dernier bal masqué
dans le noir infini.
« C’était un temps déraisonnable, on avait mis les morts à table... »

La nuit les armes et les sirènes
ont vidé leurs poubelles de peur.
Au petit matin du 8, Montrouge aussi est apeurée
et pour une fois les voitures se taisent.
Clarissa pense une dernière fois à ses jeux dans la mangrove
Sa peau noire enlumine le bleu de sa veste
Clarissa est toute neuve avec un sourire de campanule
qui a pris des teintes d’inquiétude quand la mort a haussé le ton.
« C’était un temps déraisonnable, on avait mis les morts à table... »

La porte de Vincennes n’est pas loin à pied
les étals tout emmitouflés sentent bon le velouté des épices casher.
Le 9 janvier au bout des rayons chargés de tout et de rien
la mort a fait son tour d’honneur sous les vivats nauséabonds des monstres
avec dans ses bras quatre autres enfants de France
« C’était un temps déraisonnable, on avait mis les morts à table... »

Le 10 et le 11 nous sommes seulement quatre millions
à crier notre haine de la haine dans un bouquet de silence contenu
quatre millions seulement et si forts pourtant !



Mane le 12 janvier 2015

  Aconcagua
Guid'Ô


« On finirait par devenir vraiment fou, ou par mourir, si on ne pouvait pas pleurer. »
   
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28 août
  Publié: 28 mars 2018 à 03:13 Citer     Aller en bas de page

Hommage...

  [IMG]https://img4.hostingpics.net/thumbs/mini_372043IMG1731.jpg[/IMG]
ode3117

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16 novembre
  Publié: 6 avr 2018 à 12:20 Citer     Aller en bas de page

Je suis profondément touchée.
A ne jamais oublier
Bien amicalement
ODE 31 - 17

  OM
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