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LPDP :: Poèmes par thèmes : Les Éphémères (mai 2020) : "Regard" :: Otchi tchornye (les Yeux Noirs) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Allantvers Cet utilisateur est un membre privilège

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Il ne faut écrire qu'au moment où chaque fois que tu trempes ta plume dans l'encre un morceau de ta chair reste dans l'encrier. Léon Tolstoï
   
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  Publié: 8 mai à 05:44 Citer     Aller en bas de page

Otchi tchornye (Les Yeux Noirs)

- Chéri, ce soir c’est le grand jeu. Tu sais, ce fantasme dont je t’ai parlé, j’ai décidé de le réaliser, j’ai trouvé l’homme qu’il nous faut. Rendez-vous ce soir au Raspoutine où j’ai réservé deux tables pour 22h, tu devras y être un peu plus tôt pour nous voir arriver, il y aura bien sûr de la musique tzigane. Pour l’instant je ne t’en dis pas plus, tiens-toi prêt.

Le soir venu Laurent se rendit donc au cabaret indiqué un peu en avance et s’assit à la table qui lui était réservée. Il commanda une vodka Beluga puis regarda sa montre en tapotant distraitement ses doigts sur la nappe blanche: ils n’allaient plus tarder à arriver. Il était impatient de découvrir le scénario imaginé par Cécile, son amante, qu’il savait capable de toutes les audaces.
A peine avait-t-il levé les yeux qu’il les vit faire leur entrée. Elle, plus belle que jamais, enveloppée d’un large paletot de fourrure blanche, les lèvres peintes de rouge grenat, altière, conquérante. A son bras un homme beaucoup plus âgé, de forte corpulence, un peu engoncé dans son pardessus en cachemire fauve, émerveillé tel un enfant le matin de Noël, gauche. Ils se dirigèrent vers la table juste en face de la sienne, où, après avoir été délestés de leurs manteaux, ils prirent place de manière à ce qu’il pût les voir distinctement.

L’homme commanda une bouteille de Moët & Chandon, tandis qu’elle ajustait son étole de dentelle noire sur ses épaules dénudées. Les violons jouaient langoureusement Otchi tchornye.

C’est alors que Cécile se mit à aguicher l’homme sans retenue, usant de tous ses charmes. Elle laissa tout d’abord glisser son châle, dévoilant son décolleté aussi provocant que son regard qui le défiait. L’homme, commençant à s’échauffer, posa quelques billets jaunes sur la table.
Elle passa ensuite très lentement, interminablement, la pointe de sa langue sur sa lèvre supérieure, en le fixant lascivement de ses yeux mi-clos. L’homme ajouta quelques nouveaux billets sur les autres pour relever le défi.

Laurent l’ignorait encore mais tel était leur arrangement : le rôle de Cécile consistait à attiser le désir de son compagnon de table, lequel devait prouver son ardeur en se montrant généreux. Plus Cécile le provoquait et plus les enchères devaient monter. Mais il était convenu aussi entre eux que jusqu’au dernier instant il devait ignorer l’issue du scénario, à savoir s’il pourrait ou non finalement la posséder, qu’elle accepte d’ailleurs ses dons ou pas. Ce qui bien sûr l’encourageait à miser toujours plus gros, dans l’espoir de la convaincre par cet argument de se donner à lui.

Ce manège se poursuivit ainsi tout au long de la soirée.Cécile était de plus en plus impudique face à un homme quant à lui de plus en plus échauffé et munificent. Elle frottait à présent ses jambes, gainées de bas couture noirs, contre les mollets de l’homme libidineux à souhait, en renversant sa tête en arrière, lèvres entrouvertes. Il se trouvait au bord de l’apoplexie lorsqu’elle commença à lui caresser l’entrejambe de son pied déchaussé sous la table. Laurent ne perdait pas une miette de ce spectacle.

L’alcool, la musique et la mise en scène grisaient les trois protagonistes, les billets s'amoncelaient sur la table. Et, lorsqu’il eut atteint le paroxysme de l’effervescence, Cécile se leva soudain, jeta avec mépris les billets jaunes à la face du pauvre homme, et rejoignit Laurent à la table voisine pour l’embrasser fougueusement sous les yeux incrédules et malheureux de sa victime humiliée.

- Tu sais chéri, ce qui m’a le plus excitée, dans l’histoire, c’était de savoir que tu m’observais. Si j’ai aimé rendre fou ce pauvre homme, c’est parce que c’est toi que je voulais allumer. La scène n’aurait présenté aucun intérêt sans ton regard sur moi.



  MariePaule
Franck

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  Publié: 10 mai à 06:44 Citer     Aller en bas de page

Avec des yeux (noirs) derrière la tête, c'est sûr elle ne perdra jamais le Nord, et certains hommes y perdront leur boussole (et leur fric) tandis que d'autres...
J'ai beaucoup aimé vous lire Allantvers. A++























 
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2 juin
  Publié: 13 mai à 15:35 Citer     Aller en bas de page

Citation de Franck
Avec des yeux (noirs) derrière la tête, c'est sûr elle ne perdra jamais le Nord, et certains hommes y perdront leur boussole (et leur fric) tandis que d'autres...
J'ai beaucoup aimé vous lire Allantvers. A++


Merci Franck
Bonne soirée
MariePaule













  MariePaule
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