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LPDP :: Poèmes par thèmes : Les Éphémères (octobre 2019) : «Ici et maintenant» :: Ici et maintenant, je ne suis qu'une huître. Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Ce texte peut ne pas convenir à certains lecteurs.



Page : [1] :: Répondre
Billie


Ma bouteille à l'amer, je la vide, néant inné d'idées perdues en mer...
   
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  Publié: 10 oct à 17:17
Modifié:  17 oct à 08:21 par Billie
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Choisir. Ce n’est jamais simple.

On ne peut pas refuser de le faire. Car refuser, c’est choisir de ne pas choisir.
Imaginons que nous soyons dans un système qui ne permette pas l’immobilité et où l’on pourrait se mouvoir dans toutes les directions. Le tout serait alors de ne pas se retrouver à tourner sur soi-même.

Fermons les yeux, nous y sommes.

En passant la marche avant, on établit des options, on imagine des itinéraires.
L’erreur serait alors de ne pas réfléchir à la destination.
A moins que l'erreur vienne du fait de toujours se fixer une destination.

La cinétique du choix est un gouffre de variabilité : parfois la vitesse est de rigueur, parfois c’est la tortue qui se fraye le chemin le plus sûr. Aussi, quand une intention s’installe, il faut lui donner de la substance. C’est la concrétisation spatiale de ce choix. Elle est le résultat d’une gestation cérébrale. C’est pourquoi il est si difficile de revenir sur une décision. Car même si elle n’a pas pris corps, elle a fait son nid. La déloger, c’est jouer les coucous.

En elle-même, la substance fait partie intégrante du choix. La forme joue sur le fond. Le fond joue sur la forme. C’est la gestation transcendantale, un changement de dimension. Une translation du cognitif au monde extérieur. Puis vient la délivrance. Mais pas forcément le soulagement.
Car le choix a cette particularité de projeter ses tentacules pour agripper d’autres espaces cérébraux ; d’autres systèmes qui n’ont pas forcément les mêmes règles, les mêmes lois, les mêmes matériaux.

C’est pour cela que je t’ai menti.


Quand tu me dis « j’ai lu tes trucs », « on dirait mes premiers jets », je pense d’abord à du sperme.

L’image, dans ce contexte, est vulgaire. Exactement. Une simple branlette qui soulage.

Alors oui, je t’ai menti. J’ai tenté un sourire. Il était bancal. Il n’atteignait sûrement pas mes yeux. Je n’ai pas réussi à contenir ma réaction. Et je sais que tu l’as vue.

Tu as dû te dire que j’étais déçue. Dans le déni, tu as dû te persuader, que pourtant, tu me faisais un compliment. Il y a plusieurs explications possibles.

Soit, tu as une très haute opinion de toi-même, ce qui, en tant que tel, n’est pas forcément très grave. Ça te donne du style. Un style en bulle spéculative, certes, mais qui attire l'attention.
Pourtant, j’aimerais me tromper. J’aimerais qu’il y ait un autre monde sous la surface.

As-tu pris le temps de faire le CHOIX tes mots ?
Si non, peut-être était-ce de la maladresse ?
Si oui, peut-être était-ce délibérer ?
Je me méfie des pervers narcissiques. Ils s’amusent de cela.

A moins qu’il y ait quelque chose d’autre. Quelque chose d’enfoui. De rouillé.
Croire dur comme fer que l’on est unique, est-ce là le problème ?
Serait-ce la peur de ne plus être si particulier ?
Serais-tu inconsciemment jaloux ? Mais jaloux de quoi ?

Ou peut-être que mes « trucs » sont vraiment de la laitance.
Qu’ici et maintenant, je ne suis qu’une huître.

Le fait est que j’ai toujours écrit pour moi. Je n’éjacule pas sur les autres. C’est toi qui m’as demandé. Alors je me suis dépoilée, discrètement.

Chacun des mots que je t’ai envoyés a été choisi. Soigneusement. J’en connais le sens, la saveur. J’en ai testé le rythme dans ma bouche. Ce ne sont pas des premiers jets. Ce sont des excroissances de mon cerveau qui ont pris substance... Pas dans la finalité d’un partage mais simplement pour mieux les pénétrer, les observer et les comprendre.

Pourtant je les ai partagés.

Je tente de justifier mon erreur en me disant qu’après nos discussions, j’ai pensé que tu aurais compris que mon rapport à l’écriture était ambigu. Intime. Excessif. Et très contrôlant. Je pensais t’avoir préparé.

Je suis ouverte à la critique. Je l'attends.

Mais que faire d'une remarque autocentrée ?

« Cela ressemble à mes premiers jets ».

N’est-ce pas clairement de la masturbation ?

-------------------
PS : Les huîtres sont des mollusques marins bivalves de la famille des Ostreidae. Ubiquistes, elles vivent dans l'eau salée ou saumâtre. Leur connais-tu d’autres particularités ?
PS’ : Au final, je suis peut-être folle. Et ce n’était probablement que de la maladresse. N’est-ce pas ?


Billie


Je sais que l'on pourrait penser que j'effleure la thématique. Je pensais poster ce texte ailleurs. Mais ces mots correspondent à un état d'âme "ici et maintenant". La thématique du "choix", qui est au centre de ce texte, est une situation du "ici et maintenant". C'est la préface d'un roman que j'ai écrit.

  CAUSTiQUE
Miette Cet utilisateur est un membre privilège

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21 octobre
  Publié: 11 oct à 19:08
Modifié:  11 oct à 20:09 par Miette
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J'ai tout lu Billie ! Sisisi ^^

Citation de Billie
N’est-ce pas clairement de la masturbation ?


Alors en ce qui me concerne, ce genre de remarques@la_con sur le travail de quelqu'un d'autre ; s'en est, clairement !
Ça ne sert à rien, ne fait pas avancer le schmilblick pour l'auteur, et permet juste au commentateur de s'astiquer un peu l'ego ! (genre y'a pas d'mal à s'faire du bien)

 
Billie


Ma bouteille à l'amer, je la vide, néant inné d'idées perdues en mer...
   
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21 octobre
  Publié: 11 oct à 21:12 Citer     Aller en bas de page

Merci Miette de m'avoir lue. C'était un peu long, j'en ai bien conscience. Et pas aisé à commenter.
Mais je ne mords pas. J'appécie les critiques, les remarques.
Je souhaite juste qu'elles aient un sens, une consistence.
Ce qui m'a choquée peut-être, c'était l'inutilité de cette remarque, comme si elle ne se voulait que blessante, sans être constructive. Son inutilité mais aussi son pouvoir corrosif : c'était habilement vil.
Surtout que la personne m'a amaodouée pour que je partage mes textes. De plus, c'était une situation live, j'ai donc pu observé le plaisir malsain s'afficher sur le visage de cette personne. Elle veut s'astiquer l'égo. Alors ce sera sans moi, merci

  CAUSTiQUE
Amanda


Dites le avec des fleurs
   
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17 octobre
  Publié: 15 oct à 07:43 Citer     Aller en bas de page

T'as raison de te plaindre, y vaut mieux être une moule.

 
Billie


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21 octobre
  Publié: 17 oct à 08:29 Citer     Aller en bas de page

Une moule (ou une huître) ne se plaint pas. Elle s'ouvre ou elle se ferme.
Quand ils se retrouvent en zones exondées (cas des marées par exemple), les bivalves se referment sur eux-mêmes, en stockant de l'eau.
Ils créent un espace de survie temporaire.
Voilà mon rapport à l'écriture. En ça, ça ne me dérange pas d'être un bivalve.
Merci de ton passage,

Billie

  CAUSTiQUE
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