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LPDP :: Poèmes par thèmes : Cahier de vacances : Une nouvelle pour l'été (2009) :: Le kaléidoscope Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Nabeille


Hâtons-nous de succomber à la tentation, avant qu'elle ne s'éloigne. [Epicure]
   
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  Publié: 15 sept 2009 à 08:15
Modifié:  19 déc 2009 à 09:45 par Nabeille
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Le kaléidoscope


"L’ombre des arbres défile de chaque côté. La lune éclaire la nuit d’une lumière blême, maladive. Il y a du vent peut-être car les feuilles mortes volent, tourbillonnent avant de retomber brutalement sur le bitume. Tout est nimbé dans une sorte de ouate asphyxiante.

Je n’entends plus rien. Je ne vois plus rien. Je ne sens plus rien. A peine, les larmes qui glissent le long de mes joues. A peine, les virages, à peine les crissements des pneus tentant tant bien que mal d’accrocher à la route.

Dans le flou de mes pupilles, des flashes bleus commencent à clignoter. Je me rappelle avoir souri. J’entends le chant de sirènes. Ça veut dire que je n’étais pas loin de mon terminus.

Ma tête commence de tourner… Mon corps aussi… Les lumières se mélangent… Les images défilent… A l’envers et à l’endroit… "
Un kaléidoscope qui tourne sans fin...

Un cliquetis régulier et rapide... Un son ouaté...rassurant... tangible. J'ouvre les yeux sur un sourire bienveillant et un regard aimant. Des éclats de lumière bleutées glissent sur les aiguilles à tricoter, ils m'aspirent dans leur tourbillon... Tic tic tac, tic tic tac... Captif, fasciné par ce bercement auditif, je suis emporté...

Plus que quelques secondes... L'aiguille des minutes va avancer d'un cran... rejoindre la fine et courte : la bleue aux reflets métalliques, l'immobile, celle qui ne donne jamais l'heure pour de vrai. Je me souviens m'être souvent demandé pourquoi les tiges des horloges avancent ainsi, par à coup, comme si l'espace temps ne coule pas mais se soulève légèrement pour retomber un peu plus loin. Je l'observe : trois deux un... driiinnnng ! Je sursaute, tendu par l'attente... Le son crisse, plus fort, plus présent... il roule, occupe toute ma tête. Je tends le bras pour appuyer sur l'interrupteur...

Une main attrape le combiné... une voix rauque... Je perçois un son de tissu froissé... un écho sourd lui répond. Un chant... martelé, un rythme de battements de cœur ! Une pulsation que je peux sentir contre ma joue... et aussi, la lumière blanche et bleue d'éclairs silencieux par une fenêtre : des néons, un orage de chaleur ? Des ombres mouvantes sur le mur m'agrippent et m'entraînent...

Ba da boum ! Ba da boum ! Un léger balancement accompagne la cadence... je suis assis sur un grand siège en bois arrondi. Une main est dans la mienne. Un scintillement bleuté attire mon regard : l'enfant devant moi fait jouer une bille de verre coloré dans le soleil et essaie de voir le monde au travers. Sur la paroi derrière lui j'arrive à lire : wagon construit en 1913 à... déjà, je repars...

Je suis enveloppé par des fumées bleutées, leurs volutes lourds jouent à créer des spirales dans la lueur des spots. Le balai d'un batteur soutient un rythme ternaire alors qu'un contrebassiste assure le lien entre une rythmique et des accords jazzy. Ta voix s'élève... J'y perçois un léger éraillement, comme si les cris de notre dernière dispute l'avait un peu usée. Il fait sombre. Tu es si belle dans la lumière ! La flamme d'une allumette vient éclairer mon verre. Dans le liquide ambré des bulles se fraient un passage vers la surface blanche et mousseuse. Mon esprit est comme cette bulle... juste celle là... il remonte en tournoyant...

Une force étrangère et irrépressible me déplace... Mon ventre vient racler quelque chose de dur... Ma tête émerge d'une écume neigeuse et je respire à plein poumon... Juste le temps de voir une ombre en contre jour sous le soleil et la blancheur du sable, entre le bleu du ciel et des flots... La vague suivante m'attrape à son tour dans le fracas de son déferlement...

Je reconnais le vacarme d'une fête foraine : les hurlements des jeunes gens, le crissement des manèges. Un ballon bleu gonflé à l'hélium s'échappe et monte vers les cieux gris en se balançant légèrement...

scritch scritch... le papier de verre s'attaque à la peinture... des rires en cascade, de la poussière bleutée...

Le tour d'un potier, son chuintement lancinant, les reflets bleutés de la glaise molle et humide... L'image d'une poterie bleue posée près d'un âtre me vient soudainement, alors que les éclats de faïence explosent sur des tommettes rouges en terre cuite... mon esprit se désagrège une nouvelle fois...

Il y a des fleurs, l'herbe est haute. Et aussi le vent, libre de tout obstacle... Des vagues gonflent et redescendent à l'infini, vagues vertes et dorées où valsent des taches blanches, rouges et bleues. Une pureté éclatante, mousseuse et légère comme de la crème macule l'azur, s'éparpille, pressée, toute à son propre voyage. Une mèche de cheveux s'est échappée de ton bonnet de coton... Elle danse, elle bat ton front sur la cadence aléatoire du bruissement de l'onde végétale qui se soulève. Je suis hypnotisé, et ton visage s'estompe.

Autour de moi, des étendues sans limite, une prairie blanc bleutée. Les rennes paissent. Ils dégagent le précieux lichen de la couche de neige et de glace avec leurs sabots. On m'appelle, c'est le moment... je dois te quitter pour aller où ?... la chasse aux phoques ? La pêche ? Je me souviens de geysers au loin et de nos regards tendus pour apercevoir le dos des baleines...

Les écailles bleues de poissons frétillants au bout de mon harpon, leur ventre blanc... le son cristallin de l'onde qui court le long des rochers... et puis le bleu chaloupant des flammes qui sautillent..., le crépitement et les craquements du bois qui gémit et accompagne le grésillement de la chair... Le ciel mouvant entre les branches... le chuchotis des feuilles... Un corps contre le mien... L'odeur de tes cheveux...

Le son mat et étincelant des boules qui se heurtent... Le carré bleu que l'on frotte sur l'extrémité de la queue... Une musique classique, une atmosphère feutrée... L'éclat d'un sourire, ton regard brillant et tendre...

Je me noie dans le bleu lumineux d'un fard à paupières... Le bruit clinquant de talons hauts arpentent le bitume... Et puis un escalier... Aimanté, je fixe les mouvements d'une croupe généreuse engoncée dans un fourreau de cuir à hauteur de mon nez... Tu te retournes, tes lèvres esquissent quelques mots inaudibles... je les devine sans les entendre...

Les lignes bleutées de tes veines sur le blanc laiteux de tes avant-bras... mes doigts suivent leur tracé, les effleurant à peine... Un frisson naît sur ta peau...

L'acier bleuté du couteau qui s'enfonce dans ton ventre... Les scintillements des larmes dans le bleu de tes yeux... une tache rouge vermillon s'agrandit sur le bleu de mon jean... et tes cris de douleur tels des sirènes hurlantes...

Tout est blanc. J'ai froid. Une silhouette tend les bras vers moi... Combien de vies pour apprendre à s'aimer ?

 
lalaulau


On ne voit bien qu'avec le coeur...
   
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  Publié: 15 sept 2009 à 10:40 Citer     Aller en bas de page

J'ai aimé ton histoire encrée sur le bleu,et tellement mouvementée...
Je n'arrive pas vraiment à expliquer ce que j'ai ressenti, mais ça m'a plu.

Amitié

Laura

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