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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Les tribulations de Bartholomé Marlouf (1) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Fried

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15 juin
  Publié: 17 avr à 10:57
Modifié:  18 avr à 14:27 par Maschoune
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Bartholomé faisait ses courses et ne passait pas inaperçu dans ce magasin d'alimentation. On entendait le martèlement de ses chaussures à semelle de bois, (tchique clic tchic clac, tchique clic tchic clac) Il parcourait les allées à la recherche de chamallows et était suivi par Fulgur son chat.

Cet après-midi il avait délaissé son quartier, il n'était plus en odeur de sainteté dans sa boutique habituelle, Fulgur avait eu la mauvaise idée d'y laisser une petite crotte à l'entrée. Il avait sans doute commis ce forfait par contrariété, Bartholomé s'était brouillé avec le marchand, un ami de longue date.

Alléché par un doux parfum de chamallows à la vanille il était entré ici. Arrivé à la caisse, quand enfin ce fut son tour, il déposa ses emplettes et fut de suite subjugué par la caissière, l'odeur de vanille c'était elle. Dans sa tête, une boite à musique parfumée venait de s’ouvrir, il imagina la caissière en ballerine esquissant quelques gracieux pas de danse sur la mélodie du "Carnaval des animaux". Cette femme était d'une beauté...
Elle avait un chien fou !
Bizarrement l'animal qui était sagement assis derrière elle prit la parole, sans demander la permission à sa maitresse il s'adressa à Fulgur en le regardant droit dans les yeux :
— Chaperlipopette ! Comment se nomme la théorie qui explique qu'une particule peut traverser l'univers quasiment Instantanément ?
Tout en léchant délicatement ses coussinets Fulgur s'abstint de lui répondre "Et ma petite crotte tu la veux ?" Cependant, il le renvoya dans ses cordes et lui dit : — Pour moi ce sera une boite de croquettes et une bonne sieste sur le bureau de mon maitre près de sa machine à bisous.
La caissière prénommée Philomena était elle-même troublée par l'élégance de son client au chat bien élevé. Il est vrai que Bartholomé avait une jolie moustache si finement dessinée. Philomena estima que cela lui donnait un air de Don Quichotte.
Alors qu'elle scannait les articles elle se vit en sa compagnie parcourant la Mancha à dos d'âne au milieu de champs d'orangers.
Elle se saisit du paquet chamallows et ne put résister à la tentation d'appuyer sur chacune de ces guimauves, elle testait ainsi leur élasticité.
— Ils sont à points vous allez vous régaler.
— Oui je les préfère comme ça pour la fondue au chocolat chaud.
Leurs regards se croisaient, virevoltaient et se croisaient à nouveau, on aurait pu entendre chaque note de la boite à musique rythmée au pas des ânes suivis par les éléphants du carnaval mais finalement Bartholomé se présenta :
— Bonjour mademoiselle, mon prénom c’est Bartholomé, je suis grand amateur de chamallows et chercheur en innovation humaine.
— Mademoiselle Philomena à votre service, croqueuse de chamallows à la vanille et caissière en alimentation gourmande.
Il paya ses achats et proposa une soirée repas chocolat à Philomena. Le rendez-vous fut pris pour le samedi dans deux jours.
Tchique clic tchic clac, tchique clic tchic clac, Bartholomé quittait le magasin.

Dans la rue, les pas de Bartholomé sur son petit nuage étaient cependant sonores : Tchique plouf plaf, tchique plouf plaf, c’est que la pluie s’était mise à tomber de haut. Ce temps était tout à fait au goût de Fulgur qui bondissait gaiement en évitant les gouttes et les flaques.
Ils s’engagèrent sur le pont des dames fait en bois de flamboyant entièrement fleuri de pourpre, Bartholomé fit un bouquet qui allait lui servir pour la confection d’une invitation parfumée dans les formes à l’attention de ce phénomène de Philomena. Il flottait sur la rivière comme le parfum d’un petit bonheur. Alors, Bartholomé se mit à chanter dans la douce lumière bleue et humide de cette fin de journée :
« Moi mes souliers ont beaucoup voyagé, moi, mes souliers ont passé dans les prés, moi, mes souliers ont piétiné la lune, puis mes souliers ont couché chez les fées et fait danser plus d'une. » (1)

Fulgur qui devait pour le suivre accélérer les pas pattes, s’amusait de ce que son maître en souliers le prenne pour un chat botté. Ils s’engagèrent dans la rue pavée de notre-dame des philosophes, ils croisèrent une procession de professeurs en toques à la recherche d’un esprit supérieur, ils tournaient en rond depuis quelques jours dans le quartier, ce soir on ne distinguait plus qui tournait après l’autre.

Rue des harmoniques Bartholomé et Fulgur dépassèrent la maison du facteur de piano, ils s’arrêtèrent une minute devant le joueur d’orgue de barbarie, c’était un Semnopithecus à clochettes venu tout droit des Indes, il s’était spécialisé en musique langoureuse. Dans la rue, des couples s’étaient formés et dansaient langoureusement en faisant des mouvements complètements impossibles avec les mains. Fulgur reconnut ce singe Langur et musicien, ils s'étaient rencontrés lors d'une soirée dansante, Fulgur avait une maîtrise en cha cha cha.

Bartholomé devait aller saluer un groupe d'amies, une joyeuse bande de jeunes femmes dans une rue du centre ville remplie de restaurants. C'était la rue des rousses-péteuses où les restaurateurs proposaient tous des menus gratuits d'haricots en grains et autres fèves pour les rousses. Elles étaient reconnues pour cette particularité, la ville prenait en charge le prix des repas et ces dames repartaient avec une petite bouteille de gaz à remplir. Le méthane servait par la suite à alimenter les loupiotes.

Tchique plouf plaf, tchique plouf plaf, après les salutations ils arrivèrent à temps place de la grimpette pour le funiculaire de dix-huit heures vingt-trois minutes, Fulgur se percha sur le bord d’une fenêtre et son maître s’installa à l’étage aménagé en canopée de bambous. De temps en temps, Bartholomé passait la tête à travers le feuillage. Malgré le spectacle intermittent de la pluie, il pouvait, façon de parler, se mettre au parfum et voir passer les loupiotes volantes, elles parcouraient la ville comme des feux follets en pétaradant. Elles avaient remplacées depuis quelques années les lampadaires.
(1) La chanson « Moi mes souliers » de Félix Leclerc


Il y aura une suite à cette petite histoire.

 
Jean-Louis


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14 juin
  Publié: 17 avr à 12:45
Modifié:  17 avr à 17:08 par Jean-Louis
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Bonjour Fried,


Cela me plaît. Les chats parlent, les souliers font le bruit qu'il faut, Bartholomé est déjà sous l'emprise de la caissière... Cependant une petite restriction " et ces dames repartaient avec une petite bouteille de gaz à remplir. Le méthane servait par la suite à alimenter les loupiotes" .

Amicalement
jlouis

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14 juin
  Publié: 17 avr à 16:57 Citer     Aller en bas de page



Bonsoir Fried,

Très belle inspiration !



Bonne soirée !
Mes amitiés
Sybilla

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Fried

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15 juin
  Publié: 17 avr à 17:38 Citer     Aller en bas de page

Hello Jean-Louis, je suis heureux que tu aïs lu et apprécié mon texte. Est-ce que tu penses que je suis allé trop loin dans la plaisanterie et que du coup ça nuit au récit ? (au sujet du méthane).

Bonsoir Sybilla merci d'être venu me lire et amitié également 😊

 
Jean-Louis


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14 juin
  Publié: 18 avr à 04:09 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Fried,

Ta réponse me permet d'exprimer une critique, en l'occurence pour ce paragraphe qui nuit à l'ensemble de ce texte au demeurant fort bien enlevé.

"C'était la rue des rousses-pêteuses où les restaurateurs proposaient tous des menus gratuits d'haricots en grains et autres fèves pour les rousses. Elles étaient reconnues pour cette particularité, la ville prenait en charge le prix des repas et ces dames repartaient avec une petite bouteille de gaz à remplir. Le méthane servait par la suite à alimenter les loupiotes."

Plus bas, on parle de loupiotes, alors....

Amicalement
jlouis

  Poésie, la vie entière
Fried

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15 juin
  Publié: 18 avr à 06:36 Citer     Aller en bas de page

OK je comprends j'attends d'autres commentaires et je réfléchis à une modification 😊

 
Y.D Cet utilisateur est un membre privilège


TOTO La terreur des mulots
   
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15 juin
  Publié: 18 avr à 12:56 Citer     Aller en bas de page

moi, j'ai bien aimé, je trouve que tu fais preuve d'une belle imagination, pour les rousses péteuses pourquoi pas. j'attends la suite…
Amitiés
Yvon

  YD
Maschoune

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Je voudrais tout savoir pour pouvoir tout t'apprendre et tout avoir pour pouvoir tout te donner-Brel
   
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  Publié: 18 avr à 14:32 Citer     Aller en bas de page

Citation de Fried
Est-ce que tu penses que je suis allé trop loin dans la plaisanterie et que du coup ça nuit au récit ?



Moi je ne trouve pas que ça nuise au récit... C'est un petit clin d’œil humoristique

J'ai bien aimé ma lecture, le ton y est enlevé ! Vivement la suite !

Amicales pensées (et sans rancune Jean-Louis ?! )

  ISABELLE
Jean-Louis


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14 juin
  Publié: 19 avr à 03:30
Modifié:  19 avr à 03:31 par Jean-Louis
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Bonjour,
Evidemment avec un homme roux qui pète cela va moins bien (rouxpéteur qui ne veut rien dire)
Fried, tu as deux soutiens de poids… je maintiens et m'incline, attendant cependant la suite avec impatience.
Isabelle, je te laisse méditer ce calembour jusqu'au prochain épisode (sans la liberté de blâmer...)

Amitiés à tous
jlouis

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Fried

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15 juin
  Publié: 19 avr à 04:19 Citer     Aller en bas de page

Merci Toto et Isabelle pour vos commentaires et appréciations, et Jean-Louis pas de pb pour ton ressenti. Je met la suite des que le délais de parution me l'autorise :-)

 
Miette

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18 mai
  Publié: 23 avr à 06:56 Citer     Aller en bas de page

Mais que c'est drole et super bien ficelé bravo lol. Le style est entraînant et une fantaisie très agréable traverse tout le texte qui est bien plaisant à lire je trouve. De premier abord déroutant, je trouve le style, notamment le vocabulaire, très enlevé ça se lit comme une agréable fable fantastique Merci de votre partage, Fried
Je pense comme Maschoune et Yvon que la bande des rousses péteuses ne nuit pas à la qualité de l'ensemble ^^ Si vous le permettez, je m'installe avec les autres et je m'en vais suivre les tribulations de Bartholomé et son chat . A bientôt et au plaisir de vous lire

 
Fried

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15 juin
  Publié: 24 avr à 03:41 Citer     Aller en bas de page

Merci Miette ton commentaire me fait chaud au coeur.

 
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