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La Brune Colombe


Au jour du jugement dernier, la plume du poète pèsera plus lourd que l'épée du guerrier.
   
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  Publié: 7 août à 18:35
Modifié:  9 août à 20:06 par La Brune Colombe
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Sensible Des Agrégées


Je me sens si blessée, blessée d'être
Vivante,
Ou peut-être sinon d'avoir pensé mourir,
De son côté ma mère est encore inconsciente,
Puis toute la famille aime souvent bien rire.

Des fois je souris jaune pour peindre ma peur bleue,
Les autres sont dupés, tout le monde est heureux.

Affalée sur ma serviette, je m'épanche sur la plage
Ma mère, de son côté, de ses deux bras tient son visage.
Une fois sa tête indépendante elle me détaille le paysage :
L'immensité du ciel, le contraste des vagues, le vent qui nous assaille,
Sans oublier le grand air de l'océan qui empeste l'iode.

L'on discute légèrement sur la notion grande de limite,
De l'espace qui nous entoure, de ce que tout cela suscite,
De l'histoire du monde, de ses plus grands mythes,
Et l'on tait les discordes brûlantes qui nous irritent.

Mais j'aimerais lui dire que je ne suis pas bien,
Que je m'énerve moi-même qu'encore cela n'est rien.
Que j'ai voulu respirer fort l'autre jour quand j'ai pu prendre un bain,
Que mon plexus se serre lorsque par ma conscience,
Je cherche à l'approcher cela toujours en vain.

Que j'ai peur de manger ou bien aussi encore parfois même d'avoir faim.
Que j'ai déjà pensé sans jamais le vouloir à la sienne de fin.

Que j'ai peur du futur de très très très très loin,
Que j'ignore toujours qui je serai demain.

Que j'ai toujours l'humeur facilement moyenne,
Quand bien même je parais aussi souvent sereine,
Qu'à l'intérieur de moi retentit ma sirène,
Et que par tous les temps ma peur reste la reine.

Je la surprends qui me regarde lorsque mes deux yeux s'entrebâillent,
Le soleil, lui, s'en est allé, par ses halos qui se meurent, qui se taillent.

J'ai essayé de retourner à la mer, mais je n'voulais pas y aller
Comme mon chien, ce soir, j'ai préféré la fuir.
Je n'ai nullement voulu remuer l'amer, faiblir.
Je n'ai pas pu rentrer dans l'eau, j'y ai juste trempé mes pieds.

J'avais bien de trop chaud au cœur tout comme au creux de mon âme,
Car mes neurones tous ensembles semblaient surchargés de travail,
J'ai cogité encore, encore jusqu'à c'que mes pensées s'écaillent.

Le sel de la mer nettoie tout et mes cheveux deviennent de la paille,
Il va falloir que je les soigne et ceci des racines aux pointes,
Y défaire les nœuds résidant vaille que vaille,
Qu'à nouveau s'épanouissent des boucles moins succinctes.

Ma mémoire quant à elle ne me quitte jamais,
Les souvenirs tiennent, deviennent des regrets,
Et moi je continue à vivre bon gré, malgré,
Traînant mon intérieur de sensible agrégée.

Ma mère va mieux, aussi, je m'en réjouis,
Le rythme de son flot, présentement, s'est amoindri.
Elle avait souffert de plusieurs voix furieuses dans sa tête.
Moi j'avais l'âme déboîtée, elle son esprit qui mitraille.
Puis depuis peu, j'ignore pourquoi, elle m'appelle poupette,
Pourtant, moi je préférais de très très loin être sa caille.

Et de nouveau elle parle fort, a repris du poil de la bête,
Même malgré toute sa rouille redevient passe-muraille.

Au-delà des sourires, quand elle perçoit certaines de mes failles,
Moi je perçois les siennes et nos wagons déraillent,
Les plaies encore saignantes de nos âmes en peine,
Nos réservoirs de pleurs alors se ravitaillent.

Alors je pleure sous la pluie pour qu'elle n'y voit plus rien,
Je me réfugie dans mon lit parce que je m'y sens presque bien.
Je pleure à nouveau sous la pluie parce que je crois, j'en ai besoin,
Je me cache dans mon lit peut-être parfois pour un rien.

Je sais qu'elle pleure elle aussi même si elle ne dit rien,
Elle pleure souvent le soir et dort tard le matin,
Essuie ses nombreux doutes, je sais qu'elle en a plein.

Je voudrais tant que l'on en parle pourtant ma langue ne dit rien.

  "Écrivez ce qui vous gêne, en particuliers si cela ne gêne que vous."
josette


la vie est une belle rose qui s'épanouit lentement
   
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22 novembre
  Publié: 8 août à 01:11 Citer     Aller en bas de page

magnifique, et très émouvant poème, plein de tristesse contenue!

merci, La Brune Colombe, pour ce merveilleux et touchant partage,

délicieuse journée,

sincères amitiés,

Josette

 
THOMAS Cet utilisateur est un membre privilège


Ne crains pas d'être ignoré, mais d'être ignorant.
   
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6 novembre
  Publié: 8 août à 01:18 Citer     Aller en bas de page

Un texte tout en sensibilité.
Je me suis permis de relever quelques fautes à corriger (ce qui n'est pas étonnant sur un texte long):

Citation de La Brune Colombe
Sensible Des Agrégées

Je me sens si blessée, blessée d'être
Vivante,
Ou peut-être sinon d'avoir pensé mourir,
(...)
Des fois je souris jaune pour peindre ma peur bleue,
Les autres sont dupés, tout le monde est heureux.
(...)
Mais j'aimerais lui dire que je ne suis pas bien,
(...)
Que mon plexus se serre lorsque par ma conscience,
(...)
Même malgré toute sa rouille redevient passe-muraille.
(...)
Essuie ses nombreux doutes, je sais qu'elle en a plein.

Je voudrais tant que l'on en parle pourtant ma langue ne dit rien.



Amicalement

 
Maschoune

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Je voudrais tout savoir pour pouvoir tout t'apprendre et tout avoir pour pouvoir tout te donner-Brel
   
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21 novembre
  Publié: 8 août à 02:51 Citer     Aller en bas de page

Citation de La Brune Colombe


...
Au-delà des sourires, quand elle perçoit certaines de mes failles,
Moi je perçois les siennes et nos wagons déraillent,
Les plaies encore saignantes de nos âmes en peine,
Nos réservoirs de pleurs alors se ravitaillent.

Alors je pleure sous la pluie pour qu'elle n'y voit plus rien,
Je me réfugie dans mon lit parce que je m'y sens presque bien.
Je pleure à nouveau sous la pluie parce que je crois, j'en ai besoin,
Je me cache dans mon lit peut-être parfois pour un rien.

Je sais qu'elle pleure elle aussi même si elle ne dit rien,
Elle pleure souvent le soir et dort tard le matin,
Essuie ses nombreux doutes, je sais qu'elle en a plein.

Je voudrais tant que l'on en parle pourtant ma langue ne dit rien.



J'ai l'impression que c'est un poème qu'il te fallait écrire ...

Merci de l'avoir fait

  ISABELLE
NicoNavel


La poésie est cette musique que tout homme porte en soi
   
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21 novembre
  Publié: 8 août à 18:06 Citer     Aller en bas de page

Un joli texte empreint de douceur et de mélancolie...

Amitiés

 
Emme

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21 novembre
  Publié: 9 août à 07:14 Citer     Aller en bas de page

Des mots sur des émotions, ce poème est très touchant.
Merci pour le partage
Amitiés.
Emme

  la vida son dos dias...vivelos !
mido ben

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21 novembre
  Publié: 9 août à 11:29 Citer     Aller en bas de page

superbe

  mes mots viennent de l'encre de mes souvenirs et quotidien
Lipstick Cindy


L'homosexualité n'est pas une alternative à l'hétérosexualité mais une autre forme d'amour (Nina B).
   
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22 novembre
  Publié: 9 août à 15:21 Citer     Aller en bas de page

J'm' cette forme de thérapie

  «Si une femme a du génie, on dit qu’elle est folle. Si un homme est fou, on dit qu’il a du génie. (Louky Bersianik 14.11.1930 - 3.12. 2011 auteure de L’Euguélionne l’un des premiers livres féministes au Québec)
Firjol

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20 novembre
  Publié: 9 août à 18:21 Citer     Aller en bas de page

Touchant, un texte d'une grande sensibilité.
Merci La Brune Colombe.
Amicalement.

 
pyc


la nature est peinture, la vie est poésie...maison de Monet à Giverny.
   
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3 octobre
  Publié: 10 août à 03:25 Citer     Aller en bas de page

Bonjour...

Que d'émotions, que de souffrances....A te lire, ça m'a fait me ramener en 2 003, me souvenant de ce gouffre dans lequel j'étais tombé. J'ai retrouvé quelques situations vécues dans ces vers.
Le fait que tu aies écrits avec des mots accessibles fait ressortir tout ce sombre.
Amitiés chaleureuses.
pyc.

 
Boju


ose le silence, tu entendra mon coeur t'aimer.
   
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20 novembre
  Publié: 10 août à 08:30 Citer     Aller en bas de page

Salut.
C'est le deuxième de tes poèmes que je lit et pour la deuxième foi mon cœur en prend un coup.
Il me reste 178 de tes écries a lire...
Je vais aller consulter un cardiologue avant

Vraiment très beau, bravos.


amicalement

  Lilian
Galatea belga
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Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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18 novembre
  Publié: 13 août à 18:30 Citer     Aller en bas de page



Comme devant un miroir j ' ai lu tes mots et ...j' ai compris que devant un problemes plusieurs sont les solutions.


La mienne fut impatfaite.

Touchee.



Galatea

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Léora Kah

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21 novembre
  Publié: 19 août à 18:10 Citer     Aller en bas de page

Putain mais c'est trop long, t'as pas la version raccourcie ?
Tata

  Léora Kah
Cidnos
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20 novembre
  Publié: 15 sept à 04:24 Citer     Aller en bas de page

J'adore.
Tu nous livres là un beau partage, toujours dans le portrait psychologique. Tu as cette qualité immense pour décrire l'intérieur des gens.
C'est superbe.
Un jour je te vois romancière. C'est pas la première fois que je pense à ça.
Bonne journée
Christophe

 
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