Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
Portrait sous vers
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membres : 2
Invités : 81
Invisible : 0
Total : 83
· Wilhelm · Jacques-Marie JAHEL
13372 membres inscrits

Montréal: 11 juil 07:00:21
Paris: 11 juil 13:00:21
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant









LPDP :: Nouvelles littéraires :: Un dimanche ordinaire Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
Sidonie


Bien faire et laisser braire
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
89 poèmes Liste
3911 commentaires
Membre depuis
10 avril 2011
Dernière connexion
6 juillet
  Publié: 23 nov 2015 à 03:53
Modifié:  23 nov 2015 à 05:05 par Adamantine
Citer     Aller en bas de page

Et me voici assise sur une chaise, auprès de mon amie. Elle m'a invitée, enfin invitée est un bien grand mot. Elle m'a téléphoné, et elle m'a dit : J'aimerais te voir..
Je n'avais pas prévu pour ce dimanche de faire quelque chose d'extraordinaire, même pas quelque chose d'ordinaire...Alors.
Alors, me voici. Dans cette grande salle transformée pour l'occasion en salle de bal.
Quelques personnes se trémoussent sur ce qu'ils appellent pompeusement la piste de danse : jeunes, moins jeunes, femmes, hommes... sur un air aux accents américains, passé de mode. Un genre Bob Marley , en moins Marley, bien sûr.
Je ne comprends rien aux paroles de la chanson, comme les autres sans doute qui ont pourtant l'air, eux, de comprendre.
Un orchestre ex-soixante-huitard, bien thuitard même, composé de trois musiciens, un chanteur... venus là, bénévolement sans doute.
Mon amie se lève, esquisse quelques pas de danse pas endiablée, les yeux fixes, dans le vague, l'esprit ailleurs, puis elle se rassoit.
Puis elle se lève à nouveau pour aller dehors, au soleil, fumer une cigarette. Je la suis.
Pas besoin de mots entre nous, ni de regards... Juste une façon de nous taire, et le silence...
Le silence qui, hélas, ne dure pas. Nous rentrons et recevons en plein visage, en pleines oreilles, un air joyeux.. et ça dure, ça dure...Santiano ! Hisse et Ho, tout le monde chante juste ou faux, en cacophonie, avec des gestes en veux-tu, en voilà, tout y passe...et ça s'arrête enfin.
L'orchestre plie bagage. Moi, je me déplie. Il est temps de partir.
Après la salle de bal, nous traversons la salle de détente, composée d'un grand et beau billard en bois, un « baby-foot », quelques chaises, des fauteuils, quelques tables et des gens autour qui boivent des menthes à l'eau ou du chocolat chaud, qui parlent, qui gesticulent aussi, certains sont un peu énervés.
Nous sortons. Nous descendons la grande allée bordée de platanes nus. Nous soulevons avec nos pieds un tapis de feuilles mortes...une pie, un chat indifférent, un homme qui passe, le calme, le soleil qui joue à cache-cache avec nos ombres, la fraîcheur automnale donnent à cette fin de journée une douce sérénité.
Mon amie et moi n'avons pas échangé dix phrases. J'ai l'habitude. Elle a toujours son regard un peu fixe, un peu hagard, un peu perdu.
Nous arrivons devant le grand portail en fer, fermé.
Elle me tend un sachet en plastique. Je l'ouvre, je regarde. Au fond, un parfum,  « mon » parfum.
Je relève la tête. Elle est partie. Elle remonte l'allée, sans se retourner. Elle est amaigrie, un peu voûtée, déjà vieille.
Elle m'a quittée, comme ça, sans un mot, sans un sourire.
Le parfum, je le sais, c'est son « merci d'être venue... »
Je regarde le gardien dans sa guérite, je lui souris en hochant la tête. Il me reconnaît.
Il ouvre la barrière, qui se referme, clac, d'un coup sec, derrière moi.
Je quitte, d'un pas tranquille, l'hôpital psychiatrique d'Aix-en-Provence...

Sidonie .................. 22 novembre 2015



  On voudrait que tout reparte d'où, un jour, tout s'est arrêté.
Sidonie


Bien faire et laisser braire
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
89 poèmes Liste
3911 commentaires
Membre depuis
10 avril 2011
Dernière connexion
6 juillet
  Publié: 25 nov 2015 à 03:12 Citer     Aller en bas de page


Merci à vous deux

C'était dimanche dernier

  On voudrait que tout reparte d'où, un jour, tout s'est arrêté.
Xenia

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
110 poèmes Liste
1901 commentaires
Membre depuis
13 mai 2013
Dernière connexion
8 juillet
  Publié: 25 nov 2015 à 12:56 Citer     Aller en bas de page

Une histoire bien racontée qui serre un peu la gorge à la lecture, j'ai aimé la finesse de tes observations
amitiés

  Critiques acceptées
Sidonie


Bien faire et laisser braire
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
89 poèmes Liste
3911 commentaires
Membre depuis
10 avril 2011
Dernière connexion
6 juillet
  Publié: 27 nov 2015 à 02:25 Citer     Aller en bas de page

Merci Xénia

  On voudrait que tout reparte d'où, un jour, tout s'est arrêté.
Sidonie


Bien faire et laisser braire
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
89 poèmes Liste
3911 commentaires
Membre depuis
10 avril 2011
Dernière connexion
6 juillet
  Publié: 6 jan 2016 à 03:02 Citer     Aller en bas de page


Merci Lil'...

Elle y est encore, dans son asile;..

  On voudrait que tout reparte d'où, un jour, tout s'est arrêté.
pyc


la nature est peinture, la vie est poésie...maison de Monet à Giverny.
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
1025 poèmes Liste
16565 commentaires
Membre depuis
29 novembre 2004
Dernière connexion
4 juillet
  Publié: 2 mars 2016 à 08:33 Citer     Aller en bas de page

Bonjour...

Pour avoir fréquenté des hôpitaux et cliniques psychiatriques, je retrouve dans cet écrit certains comportements, certains détails marquants....Que j'ai vu, et que j'ai sans doute vécu moi même, dans la peau du patient et non du visiteur.
Je te remercie d'être allée voir cette amie, je sais que ce n'est pas forcément facile d'aller dans cet univers particulier.
Amitiés sincères à toi.
pyc.

 
Sidonie


Bien faire et laisser braire
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
89 poèmes Liste
3911 commentaires
Membre depuis
10 avril 2011
Dernière connexion
6 juillet
  Publié: 24 juin 2016 à 12:19 Citer     Aller en bas de page

merci deux fois TTM ...
merci jyçé

Merci spécial à toi, Pierre-Yves, je sais que tu sais.... que je n'ai rien inventé..
Cet univers particulier ne me dérange pas. Les "plus malades" ne participent pas à ces réunions du dimanche ..
Et je dois avouer que quelquefois, j'ai vu pire chez "des gens bien sous tous rapports"..

Elle est sortie, pour le moment. Pour un moment, qui peut durer 2 mois, 6 mois... rarement plus.

Encore merci

  On voudrait que tout reparte d'où, un jour, tout s'est arrêté.
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 1144
Réponses: 6
Réponses uniques: 3
Listes: 0 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0217] secondes.
 © 2000 - 2020 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.