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LPDP :: Nouvelles littéraires :: Un Noël aux feuilles mortes Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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LeVentQuiSeLève


Faut dire qu´elle était belle Et ... je ne suis pas beau...
   
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  Publié: 29 nov 2014 à 06:39
Modifié:  21 nov 2016 à 05:03 par LeVentQuiSeLève
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Un Noël aux feuilles mortes
Conte de Noël



Il était une fois un balayeur qui exerçait sur la butte Montmartre. Il se nommait Alcide. La tâche qu'il préférait était de balayer les escaliers de la butte, ce qu'il faisait toujours en descendant. Ainsi il pouvait voir la vue sur Paris se préciser au fur et à mesure qu'il avançait.

Un jour du mois d'octobre, alors qu'il prenait son travail en haut de de l'escalier de pierre de la rue du Mont Cenis, il remarqua que cet escalier était entièrement recouvert de feuilles mortes jusqu'à la rue Saint Vincent. Avec son balais de bruyère, il entreprit de faire descendre les feuilles de marche en marche jusqu'à la rue, où il forma un grand tas. Le vent jouait malicieusement avec lui en prenant des paquets de feuilles qu'il reconduisait quelques marches plus haut. Alcide devait se hisser pour les faire redescendre  avant que le vent ne les soulève de nouveau. Les tourbillons le faisait courir. Il ne comptait plus les marches montées et redescendues.

Alors qu'il jetait un œil vers le haut de l'escalier, il vit une boule de feuilles mortes qui dévalait. Il se précipita pour retenir les feuilles avant que le vent ne les disperse. Mais au contraire de les disperser, le vent semblait coller ces feuilles ensemble. Il y eu un formidable tourbillon de vent. Ce tourbillon souleva la boule de feuilles et la façonna ; et soudain le vent cessa. Le balayeur se rendit compte que le tas formait un bonhomme de feuilles morte. Il s'approcha et regarda le visage du bonhomme. Deux bogues de châtaignes figuraient les yeux. Le nez était un pignon de pin, la bouche un quartier de citrouille. Deux moitiés du chapeau d'un bolet comestible formaient ses oreilles.
Le vent cessa tout à coup. Il se fit un grand silence.

Et alors le bonhomme s'anima. Il s'adressa au balayeur :

- Je te connais, balayeur, tu es Alcide le benjamin de la corporation sur la butte Montmartre. Je te vois chaque jour prendre vaillamment ton service en haut de la rue du Mont Cenis. Tu es un balayeur zélé et efficace, vif et passionné dans ta course contre le vent. Tu es un virtuose du balais Alcide, un véritable dresseur de feuilles mortes. Les feuilles semblent t'obéir et se précipiter avec joie dans ton tombereau. Sans toi la butte ne serait pas aussi admirée, aussi photographiée !
- Qui es-tu, bonhomme à la voix de bronze ?
- Je suis le génie de Montmartre. Je veille sur ma butte, ses habitants et ses vieilles pierres ; ses peuples de végétaux, d'animaux petits et grands et d'humains. Alcide, je veut te récompenser pour ton ardeur, ton amour du travail bien fait, le talent que tu as su faire fructifier. Fais un vœux et je l’exaucerais.
- Bonhomme, l'automne est ma saison préférée. A cause des feuilles mortes. J'aime par-dessus tout cette course-poursuite après les feuilles mortes. Je me sens comme le roi de Montmartre quand je les dompte. J'aime aussi le printemps et l'été, car il y a du travail, mais je n'aime pas l'hiver. Ordinairement, Monsieur le Génie, en hiver il n'y a aucune occupation. Je m'y ennuie. Je rêve de pouvoir travailler tout au long de l'hiver .
- Prend patience, Alcide, tu ne t’ennuieras plus désormais.
Puis Le génie se tut.
A ce moment, le vent souffla de nouveau en une grande bourrasque. Le génie de Montmartre sembla rétrécir, puis éclata, ses feuilles se dispersant d'un coup.
Après un moment de perplexité, Alcide reprit le travail.

Les jours passaient, les feuilles continuèrent de tomber et le balayeur de les rassembler en tas. Vint le jour où la dernière feuille du dernier arbre se détacha enfin. C'était un érable de la place Marcel Aymé. Cette feuille se détacha de la cime de l'arbre, tomba plus bas, puis virevolta en descendant encore, glissa dans l'air une dernière fois et disparut dans le mur du passe muraille.

Le lendemain il se mit à neiger. C'était une neige bien étrange : brune, grosse, tourbillonnante et qui ne fondait pas. Il neigeait des feuilles mortes ! Cette chute merveilleuse dura jusqu'à la nuit. Tout content notre balayeur se mit à l'ouvrage. En charriant ses feuilles, passant par la rue Saint Éleuthère, il pouvait voir la vue de Paris. La ville était entièrement sous la neige, tandis qu'il n'y en avait pas une once sur la butte. La butte Montmartre était recouverte de feuilles mortes ! Seule la basilique tranchait par sa blancheur immaculée.

Alcide passa le meilleur hiver de toute sa vie de balayeur. Du matin au soir il balayait les rues de la butte de haut en bas, en sifflotant avec entrain. Peu à peu, la couche de feuilles s'éclaircit. Grâce à son ardeur, de la rue de l'abreuvoir au jardin au pied du Sacré Cœur, les pavés et les pelouses se dégarnirent peu à peu.

Mais voilà qu'une semaine plus tard, il neigea des feuilles mortes à nouveau. On ne voyait plus le ciel tant cette chute était abondante. Ravi de voir l'inaction de l'hiver s'éloigner de lui une fois de plus, Alcide se remit à l'ouvrage au plus haut de la butte. Jamais il n'avait descendu autant de charrois de feuilles en bas, sur la place Suzanne Valadon. Deux semaines après la rencontre avec le génie de Montmartre, il chut encore des feuilles tout une journée. Le cœur rempli d'allégresse, notre balayeur chantait à tue-tête en envoyant les feuilles bouler au bas de l'escalier de la rue Foyatier. Cette merveille dura jusqu'en janvier.




Le génie de Montmartre


Ce furent des fêtes mémorables. Jamais on n'avait vu les trottoirs de la butte illuminée, éclairer un tapis de feuilles mortes. Les reflets de la lumière sur les tons roux et bruns donnaient aux piétons la sensation que le sol était plein de vie. Il ne devenait pas sale comme sous la neige fondue. Mieux, les passants ne ressentaient pas le froid, lorsque le vent rabattait sur eux une feuille d'érable ou de cornouiller au lieux du grésil. Nul n'avait vu de mémoire d'homme la crèche plantée sur le parvis de l'église Saint Pierre jonchée de feuilles de noisetiers et de bouleaux formant une palette de tons verts, bruns, jaunes et blancs. Si bien qu'il n'y eut jamais autant de promeneurs noctambules dans les rues de Montmartre que cet hiver là.

C'est alors que le sortilège pris fin. Le dernier jour du mois de janvier, il se mit à neiger de la vraie neige sur la butte comme sur l'ensemble de la ville. Les flocons étaient gros comme des châtaignes et tombaient du ciel d'un trait, sans avoir l'air de valser. Cette neige était d'un blanc éblouissant, elle était poudreuse et tenait bien. Il en tomba une couche étonnamment épaisse, de un mètre d'épaisseur, en un jour. A la fin de l'après midi, les feuilles mortes étaient entièrement enfouies sous la neige. Tout était blanc. Cette fois-ci, même le Sacré Cœur était recouvert de neige !

Depuis le jour de l'an, il n'avait plus gelé. Cependant, la neige était si abondante qu'elle mit trois longs jours pour fondre. Des torrents d'eau glacée coulaient dans le caniveau. La neige eut le temps de se tasser et de durcir sur les trottoirs des rues, avant de disparaître, mais personne ne glissait jamais. Lorsque la neige eut entièrement fondu, les rues et les trottoirs apparurent entièrement libérés. Les feuilles mortes avaient disparu !



Mais le printemps commençait.



Les deux images représentent des créations personnelle

  J´aime tout, malgré mon air de rien..... Tout toucher tant que ça m´fait du bien. - Enzo Enzo
Sybilla

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29 mars
  Publié: 29 nov 2014 à 12:14 Citer     Aller en bas de page



Bonjour LeVentQuiSeLève,

J'ai adoré lire ce merveilleux conte !
Tu devrais le reposter vers la période de Noêl, car ton texte plein de magie est véritablement très beau !
Bravo !!!


Mes amitiés

Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
LeVentQuiSeLève


Faut dire qu´elle était belle Et ... je ne suis pas beau...
   
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5 février
  Publié: 29 nov 2014 à 14:23 Citer     Aller en bas de page

Bonjour Sybilla,

Je ne me rendais pas compte que c'était trop tôt pour Noël.

Comment fait-on pour reposter ?

  J´aime tout, malgré mon air de rien..... Tout toucher tant que ça m´fait du bien. - Enzo Enzo
rayon de lune


aujour'hui peut-être.....ou alors demain??
   
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2 août 2016
  Publié: 15 jan 2015 à 12:14 Citer     Aller en bas de page

une vraie belle histoire!!!

bravo


RDL

  Il est grandement conseillé de répondre aux imbéciles par le silence
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