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LeVentQuiSeLève


Faut dire qu´elle était belle Et ... je ne suis pas beau...
   
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  Publié: 5 sept 2014 à 07:32
Modifié:  23 oct 2016 à 02:59 par LeVentQuiSeLève
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Le panorama

Première partie : Le carrefour


Les quatre randonneurs marchaient avec lenteur, en silence. Courbé sous la fatigue et le poids de leur sacs à dos, ils retenaient leurs paroles et ne portaient que peut d'attention au paysage qui les environnait. Il faisait très chaud en cette fin d'après midi. Ils ne portaient plus qu'un tee shirt pour les uns, une chemisettes pour les autres. les bretelles des sac sciaient leurs dos. La plus jeune des quatre, Constance, était la seule à ne pas porter de bob, car son bob était tombé dans une petite cascade au moment ou elle franchissait celle-ci sur un petit pont de fascines et de planches clouées. Son petit ami, Henry, peinait à la queue du groupe. Jean-Charles, qui était à l'origine de cette randonnée, avait rangé la carte du sentier dans sa poche kangourou et balançait les bras énergiquement en marchant. Agathe, sa compagne, le suivait de près.

Après une petite montée en boucle dans un chemin creux, le sentier devenait droit et plat pendant quelques mètres. On pouvait de nouveau plonger le regard dans la vallée de la Cassonade, dont le sentier que nos randonneurs pratiquaient faisait le tour. L'air était si pur qu'on croyait pouvoir toucher l'autre versant de la vallée simplement en tendant le bras. On distinguait des chalets bâtis ça et là. On voyait la ligne montante d'un tire-fesse, des meules de foin en forme d'ogive. L'air totalement immobile semblait transporter les sons plus loin qu'a l'accoutumé. On entendait distinctement le bêlement de moutons qui se trouvaient dans le bas de la vallée, près d'une bâtisse en longueur. On voyait ces moutons descendre un par un d'un véhicule, sur une plaque métallique qui résonnait à chacun de leurs pas. Et pourtant, chacun d'eux n'était qu'un minuscule point animé dans le lointain.

A l'avant plan, on pouvait distinguer un embranchement partant vers la gauche et qui descendait doucement. A la bifurcation, il y avait deux pancartes sur un poteau :

Lac de la Faraude : 2 h
Col de la Faraude : 3 h

Après avoir jeté un œil, Jean-Charles déclara péremptoirement : « C'est là ! ça redescend maintenant ! On prend à gauche ! »
« Ça va nous changer. Quand est-ce qu'on arrive ? » s'exclama Agathe. Agathe était la compagne de Jean-Charles depuis cinq ans. Ils étaient installés à Villeurbanne. C'est elle qui avait eu l'idée d'inviter Constance et Henry quand Jean-Charles avait commencé sérieusement à préparer cette randonnée. Constance et Henry, eux, habitaient Lyon.
« On arrive bientôt, mon chou. Encore un effort. » Puis il se tourne vers Henry :
« Ça va Riton ? », reprit Jean-Charles.
« Ça va très bien, répondit Henry, je ne pensais pas qu'on arriverait si vite au carrefour », ajouta-t-il avec son accent traînant du Devonshire.
« On n'est pas tout à fait arrivé. Encore une petite heure ; mais maintenant, ça descend. »
« Pas fâché de descendre enfin. Connie et moi nous avons mieux répartis nos affaires ce matin. Elle a pris le tapis de sol. »
« Allez Agathe !, reprit Jean-Charles, Un peu de nerf ! » Et il ajoute : « mon cœur. » Enfin s'adressant à tous : « Dans une heure, la plage ! »

Constance et Agathe étaient amies d'enfance. Constance avait rencontré Henry dans une soirée pendant l'hiver précédent. Ils s'étaient installés chez elle, dans son petit studio sous les toits de la place Croix-Paquet, au pied de la Croix-Rousse à Lyon. Lui était venu d'Angleterre pour faire des études de gestion des biens et services culturels. il avait déjà fait une randonnée, l'année précédente ; il avait randonné dans la vallée de Chaudefour avec des amis que Constance ne connaissait pas. Constance, que Henry appelait Connie, était anglaise aussi ; Mais comme elle vivait en France depuis l'age de trois ans, elle n'avait aucun accent.

D'un air préoccupé, Constance interrogea : « Écoutez-moi, les garçons, ce soir, nous dégustons une tartiflette, hein ? Mon Henry y connaît pas. »
« C'est comme on a dit, répondit Jean-Charles. Le restaurant au bord du lac sert la meilleure de la région. Nous pourrons même nous baigner avant de gagner le gîte. »
« J'espère que tu n'as pas oublié de réserver, je commence à avoir faim ! » dit Agathe.
« Mais tu me cherche là ? Tu crois que j'ai oublié ? », puis s'adressant à tout le groupe : « Vous allez vous régaler ! »

Jean-Charles s'engagea résolument vers la gauche. Le reste du groupe le suivit. Ils étaient tous ragaillardi par la perspective de la soirée qui s'annonçait.




Deuxième partie : La dispute



A ce moment, le sentier suit le flanc de la vallée. Comme celle-ci s'infléchit vers le sud, la courbe de la parois en cache la partie haute. Avec l'avancée des randonneurs, le col en haut de la vallée se dévoile peut à peu. Tout au fond, des contreforts aux parois pelées, noires, signalent un sommet encore invisible. Comme nos arpenteurs progressent encore, le sommet apparaît : C'est la Dent du Grimoire. A cet instant, Jean-Charles se tourne vers ses camarades. Il dit :

« Écoutez, les copains, Il y a une légende de la Dent du Grimoire. » Jean-Charles marque une pause pour obtenir l'attention. « Un démon avait voulu jeter un sort à la source de la Cassonnade ; pour la tarir. Le génie de la source la vengea. Il la vengea grâce a un grimoire de formules magiques, en provoquant un orage et un éclair si énorme que la montagne se fendit en deux et se brisa. C'est la partie restante de la montagne qui a la forme d'une dent du démon ; C'est pour ça qu'on l’appelle la Dent du Grimoire »
Constance attaqua : « Les légendes françaises sont nulles. Pourquoi tarir la source de la Cassonnade ? C'est tellement bon, la cassonade ! »
« Tes histoires sont débiles, renchérit Agathe, ton génie, y pourrait pas porter mon sac ? Je suis sûr que Henry connaît de meilleures histoires. Il y a plein de légendes en Angleterre. »

Les quatre marcheurs reprirent leurs progression. A cet endroit du sentier, la terre est parcourue par des rochers formant des lames en diagonales, empilées sur différends niveaux. Il faut faire de grandes enjambées pour franchir cet obstacle en se soulevant et en redescendant.

C'est Henry qui fit remarquer le premier que la pente générale du sentier allait vers le haut :
- Ça monte vraiment trop, nous devrions descendre maintenant. Tu es sûr de ta route, Jean-Charles ?
- J'ai commencé à étudier cette carte avant même que tu aies fait ma connaissance, il y a neuf mois. Crois-moi, je la connais par cœur !
- Peut-tu me montrer où nous sommes ?
Jean-Charles sort la carte de sa poche kangourou, la déplie devant Henry. L'air absorbé, il passe une bonne minute à chercher où ils sont sur la carte. Puis enfin Jean-Charles se prononça :
- là ! Nous sommes là !
Avec abondance de gestes démonstratifs et d'explications confuses, Jean-Charles essaie de convaincre Henry de la justesse de leur position sur la carte. Il ne parvient pas à le convaincre tout à fait.

Henry regarde vers la vallée. Il réfléchit. Et soudain il conclut :
« Nous nous approchons de la dent. Peut être que le chemin revient en arrière ? Ou alors, Nous devrions nous en éloigner ! » Il regarde en arrière du groupe, le flanc de la montagne qui s'efface peu à peu dans la courbure de la vallée. Il tend la main pour montrer du doigt la montagne et reprend :
« Regardez, on peut voir le chemin que nous venons de faire, le "crossroad" est là. » L'émotion lui fait oublier son français. « On voit le chemin qu'on a pris et aussi l'autre branche. On voit le 'pancarte' ! Le 'croissement' est plus bas que nous, ajoute-t-il en prononçant de travers, nous nous trompons de chemin ! »

« Ce n'est pas notre carrefour !, Réplique Jean-Charles, juste avant le carrefour, nous étions dans un chemin creux, Et là, le chemin, on le voit ! »
Agathe revint à la charge : « Tu es sûr que c'est le chemin, à droite, ça à l'air très étroit. On dirait juste une coulée dans l'herbage. »

Nos amis décident de ne pas se fier au jeune anglais. Ils continuent leur chemin. Après le passage rocheux, le sentier est coupé par un pierrier. Il faut marcher doucement, en évitant de faire glisser une pierre. Si une pierre glisse, elle peut en entraîner d'autres et cela peut blesser quelqu'un. Cela peut aussi vous entraîner vers le bas. Il faut alors remonter jusqu'à la hauteur du chemin... sans faire glisser de pierre !

Jean-Charles passe le premier, posant le pied avec détachement. Suit Constance, qui croit plus sûr d'aller vite et qui marche en traînant les pieds et en bousculant de nombreuses pierres. Enfin, c'est au tour d'Henry de passer. Il choisit ses points d'appui avec circonspection. Enfin Agathe ferme la marche. Tout en sautant avec souplesse et légèreté, elle récrimine encore :
« Je déteste ces tas de pierres de malheur ! Quel tintamarre ça fait en dévalant ! Jean-Charles tu aurais dû prévoir un tapis rouge ! »

Arrive ce qui devait arriver : Jean-Charles ayant posé le pied sur un caillou un peu plus gros que les autres, celui-ci se déroba et parti dévaler la pente. Jean-Charles se rattrape en posant le pied sur un caillou pointu et pousse un cri :
« Aouh ! Mon pied ! »
Il se met à marcher en fléchissant précautionneusement la jambe gauche, puis s'arrête de marcher.
Il enlève son sac et le pose par terre. Il dit :
« Je me suis fait drôlement mal. Dis Henry, peut-tu prendre mon sac jusqu'à la fin du pierrier ? Je ne vais pas y arriver.»
Henry s'avance sans se hâter jusqu'à Jean-Charles et prend le sac. Il le soulève et le cale dans ses bras. Puis il reprend la marche. « Ça va aller très bien. Dis-moi quand tu veut le reprendre. »

Enfin Jean-Charles arrive au bout du pierrier en claudiquant. Il s'assied sur une souche.
« Agathe, je t'avais dit de prendre les Lafumas, pas les Pataugas. »
«Enfin quoi, tu n'avais qu'a faire ton sac toi même ! » rétorque Agathe, irritée. « Ta liste était vague, tu sais, j'avais aussi mon sac à faire ! »
« Je n'avais pas le temps ! Qui est-ce qui à trouvé la carte ! Et le restaurant de ce soir ? »

Il avait dû aller souvent à 'La Médiathèque Des Randonneurs' de la rue Romarin pour consulter des guides touristiques et gastronomiques. En revenant dans le douillet trois pièces cuisine de Villeurbanne qu'Agathe avait décoré avec originalité, d'ailleurs en y accrochant quelques-unes de ses horribles toiles, il passait par la place Croix-Paquet et le quai du Rhône avant de prendre le bus pour Villeurbanne. Avec Constance, il évitait les SMS. Il ne faisait que lui parler au téléphone. Il avait souvent la bonne fortune d'être attendu.

Une fois le pierrier passé, la troupe se reforme sur le sentier. Jean-Charles marche en tête en clopinant, puis avec de plus en plus d'assurance. A cet endroit, le sentier s'enfonce dans une forêt de mélèzes. La fraîcheur surprend les excursionnistes. L'odeur de résine est si forte qu'elle irrite un peu les narines. Le sentier descend de plus en plus fort. Le sol est tapissé d'aiguilles jaunies dans lesquelles les pieds s'enfoncent un peu. Au bout de quelques minutes :

Jean-Charles : « Ça va aller, maintenant, je vais reprendre mon sac. »
Il le reprend à Henry, montre l'orée de la forêt :
« Juste là ça monte drôlement. Il y a des rochers. Il va falloir s'aider des mains. »
Agathe ne manque pas de protester une fois de plus :
« Ça monte encore ! Qu'est ce que c'est que ce chemin ! »
Découragée :
« Nous devrions être à Vielle-Saint-Girons avec mes parents à bronzer sans rien faire !»
Jean-Charles : « Ta famille as des occupations vaines »
Agathe : « Je voudrais être en bas ! Ça monte trop ! J'en ai assez de l'altitude ! »

Constance s'approche de son amie et essaie de lui remonter le moral en lui prodiguant des encouragements : « Prend patience, Agathe, nous arrivons bientôt au lac. » Puis aussitôt : « Passe-moi ton sac, je vais le porter maintenant »
Jean-Charles marmonne une dernière phrase assassine : « Je le savais. Nous n'aurions pas dû emmener les filles. Romain et Jules pouvaient venir la semaine prochaine. »




Troisième partie : Le panorama



De nouveau, le chemin descend. Il devient creux et étroit. Le chemin disparaît sous les fougères. Celles-ci sont si serrées que nos randonneurs se mettent en file indienne. Seuls les deux garçons dépassent de la tête. Henry s'est avancé pour précéder Constance. Il tient écartées les fougères les plus grosses pour faciliter le passage de son amie.
« Ces herbes ne piquent pas, Connie, mais elles sont tranchantes, dit Henry avec douceur, regarde là : ces belles plantes cachent par endroit de petits arbustes aux branchettes très pointues. »
Restée à la traîne, Agathe écarte les tiges avec ses mains pour pouvoir avancer plus vite, en pestant contre son homme qui est toujours en tête. Enfin le sentier s'élargit. La vue donne à nouveau sur la vallée. Le sentier arrive à un surplomb.

Stupéfait, nos amis découvrent une vue magnifique. Ils sont bien plus haut que ce qu'ils imaginaient. A leur pied, quatre cents mètres en dessous, un lac en forme de grande virgule aux eaux turquoise nuancées d'émeraude dans sa partie ouest déjà à l'ombre, brille au soleil. A droite, dans le milieu de l'arrondi de la berge, on voit un barrage de béton portant deux petites bâtisses. Sur la rive du lac située en face, on peut voir un ponton et des parasols devant un bâtiment aux façades colorées en rouge, en orange et en blanc. A leur gauche, il y a une plage de galets le long du lac. L'extrémité du lac se perd entre les parois resserrées de la vallée de la Cassonnade.

Constance, extasiée, vient se serrer contre Henry :
« Ce panorama est vraiment beau. Ça me récompense de tout cet effort. Savez-vous quel lac c'est ? »
« Bon sang, Je ne m'attendais pas à trouver un lac là, exprima enfin Jean-Charles. »
« J'en ai assez, je voudrais regarder la carte ! » réclame Henry.
« Viens, je te montre où nous devrions être » lui répond Jean-Charles.

La tension monte. Fébrile, Ils cherchent ensemble sur la carte.
« C'est ce lac là, il a une forme de ... chérie, comment dit-on en français pour 'comma' ?, hésite Henry, une forme parfaite. Il n'y en a qu'un comme ça. C'est notre lac ! Le lac de La Faraude. Nous devons redescendre. »
« On dit virgule en français, répond Constance, On dirait une virgule renversée. »
Agathe s'empare de la carte :
« Tu as raison Henry, il n'y en a pas d'autre comme ça. Le chemin c'est celui-là, affirme-t-elle en montrant sur la carte, nous nous somme trompés de chemin. Nous devons redescendre. Ou bien alors, campons ici ? »

« Aucun lac ne correspond ! Je me suis trompé » se lamente Jean-Charles. « Tu as raison Henry, nous sommes là, au Saut de la Couvaine, à deux mille deux cent trente et un mètres. J'ai lu une description de ce panorama à la médiathèque, rue Romarin, et j'ai vu des photos. Je reconnais ce bâtiment coloré, au bord de l'eau : C'est notre restaurant, 'Le Débarcadère'. Cette carte est mal faite. Au carrefour, nous avions bien pris à gauche ! »
Il reprend aussitôt : « Je sais que nous pouvons continuer, cela revient au même. Je l'ai lu à la médiathèque. En poursuivant, après le gendarme, là, le sentier fait un tour et redescend vers le lac. »

Agathe montre la carte à Henry. Il regardent attentivement ensemble :
« J'ai trouvé, après le Saut de la Couvaine, où nous sommes, le sentier redescend vers la vallée par le Pas du Sourd-Muet » s'exclame Agathe toute fière, un doigt sur un point de la carte. « Mais ça fait un grand tour. Non, nous devons faire demi tour. C'est plus court. nous serons plus vite en bas. Je veut me baigner !»
Elle montre à Constance la boucle du sentier sur la carte :
« Oh et ben dis, c'est après le col de La Faraude, tu veut nous emmener quatre cents mètres plus haut ! Ça a l'air de revenir au lac mais il y a deux fois plus de chemin que jusqu'à maintenant. Nous devons redescendre. Je ne veut pas rater la tartiflette ! »

Henry :
- Jean-Charles, nous devons revenir par où nous sommes venus, l'embranchement après le chemin creux ; puis prendre l'autre direction. Le lac de La Faraude, c'était l'autre branche ! Peut-tu dire combien de temps nous allons mettre ?
Jean-Charles parcourt le tracé du chemin sur la carte en calculant mentalement la durée totale. Il annonce enfin :
- Nous allons mettre une heure pour revenir à l'embranchement. Il faudra deux heures ensuite. Nous allons arriver à dix-neuf heure ! J'ai peur qu'il soit trop tard pour le bain, qu'il fasse trop froid !
- Il faut y aller vite ! Après tout, nous ne pouvons que descendre, maintenant. Partons tout de suite !




Quatrième partie : La descente



Nos campeurs égarés n'ont même pas posé leur sac depuis leur arrivée au point de vue. Sans attendre, ils prennent le chemin du retour. Ils vont à rebours par où ils sont arrivés. Comme à l'aller, ils se mettent en file indienne. Ils sont harassés. Henry a pris la tête de la bande, suivi de Constance et de Jean-Charles. Agathe ferme la marche. Ils se frayent à nouveau un chemin dans la fougeraie. Au bout de quelques temps, ils arrivent au bas d'une forte pente, à l'orée de la forêt de mélèzes pentue qu'ils ont déjà traversée. Henry veut faire une pause et partager son paquet de choco-BN qu'il n'avait pas entamé au moment du déjeuner. Jean-Charles, mécontent, résiste. Il faut qu'Agathe s'en mêle pour qu'il accepte.

Henry réfléchit tout haut : « Ça va monter beaucoup à travers cette forêt. Nous devrions nous arrêter un moment et manger d'abord »
Aussitôt, Jean-Charles rétorque : « Nous n'avons pas le temps. Nous avons beaucoup de chemin devant nous. »
Et Agathe de s'en mêler : «Heureusement que tu es là, Riton. J'ai très faim. Nous avons tous besoin de force pour aller plus vite »

Les heures ont passé. Nos amis descendent toujours. Ils ont passé l'embranchement, cette fois-ci du bon coté. De ce coté-ci de l'embranchement, le chemin descend tout le temps. Agathe, terrassée, se tait. Elle s'applique à ne pas être distancée par le groupe et à suivre Constance qui porte toujours son sac. Jean-Charles, honteux, se tait aussi. Il a cédé la carte à Henry. Ce dernier cherche des repères dans l'environnement. Il en retrouve certains sur la carte. Il calcule régulièrement le temps restant à marcher. Sa facilité étonne Jean-Charles.

Henry récapitule :
« Tu n'as pas regardé la carte. Je n'aurai pas confondu la route du col et celle du lac. J'aurai dû m'en mêler plus tôt.»
Embarrassé, Jean-Charles finit par lâcher :
« Vous savez les gars, en fait, c'est ma première randonnée. La randonnée dans le Vercors, je ne l'ai pas faite. Je n'avais pas pu prendre mes vacances. Je ne suis pas encore au top avec les cartes »
Enfin vint le cri de délivrance d' Henry :
« Le Pont-Double ! Nous sommes arrivés ! Nous n'avons qu'à le franchir et nous sommes à La Faraude. Ici la Cassonnade est large car elle se jette dans le lac. Ça doit faire un super point de vue ; mais il commence à faire sombre. »
Mais c'est à Constance que revinrent les derniers mots :
« Il fait très frais maintenant ; et la nuit tombe. Nous n'allons pas pouvoir nous baigner ! Et demain nous n'aurons pas le temps ! Comme c'est dommage ! Allons d'abord déposer nos affaires au gîte. Aussitôt nous passerons à table. J'ai faim ! »







FIN

  J´aime tout, malgré mon air de rien..... Tout toucher tant que ça m´fait du bien. - Enzo Enzo
Sybilla

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  Publié: 5 sept 2014 à 17:17 Citer     Aller en bas de page



Bonsoir LeVentQuiSeLève,

Merci pour le partage de cette nouvelle littéraire en cette randonnée !


Mes amitiés
Sybilla

  Le rêve est le poumon de ma vie
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