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kaeldrich


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27 mars
  Publié: 8 nov 2013 à 13:10
Modifié:  16 mars 2014 à 04:45 par Eliawe
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LÀ OÙ VONT LES CHANSONS

Je suis allé hier là où vont les chansons
Et j’en suis revenu riche des souvenirs
Des quelques mots d’amour et des milles saisons
Qu’ont chantés tous les hommes qui savaient écrire

J’y ai vu les amants des belles tragédies
Et les monstres sans âmes des contes d’Allan Poe
Les voyages égarés dans l’ombre de la nuit
Et les galeries remplies de portraits de l’oiseau

J’y ai senti, curieux, les vapeurs sucrées
Qui s’élevaient, moqueuses, des verres de liqueur
Et qu’ont déjà senties tout ceux qui ont cherché
A lire dans l’alcool ce que savait leur cœur

Baudelaire chantait cette mélodie grise
Que reprenait en chœur l’orchestre de l’Enfer
Et en riant très fort, il a doublé la mise
En abattant ses vers comme un jeu de poker

Verlaine était assis près de la cheminée
Et je lui demandai comment écrire en vers
En riant aux éclats il m’ordonna d’oser
Et de prier comme Dieu la Musique et l’Impair

Rimbaud – qui, je dois dire, n’était pas très sérieux –
Les pieds posés sur une caisse de dynamite
Coloriait l’alphabet avec un crayon bleu
En répétant sans fin qu’il devait faire vite

Hugo était monté sur la table et hurlait
Qu’il avait tout écrit, et qu’on l’oubliait trop
Et ses ennemis, vexés, en soupirant, disaient
Que le pire était qu’il ne disait rien de faux

Sous la table, crasseux, rampait Blaise Cendrars
Son bras unique fouillait la poussière collante
En murmurant « perdu, j’ai perdu tout espoir
De chasser de mon âme cet être qui me hante »

D’une guitare jaillit une poignée de notes
Et je fis volte face. Je tombai nez à nez
Avec un moustachu, qui déclara « Mon pote
J’ai quelque chose de neuf à te faire écouter »

Une main attrapa mon épaule, c’était
La poigne osseuse et maigre de Georges Orwell qui
Me demanda, inquiet, comment le monde allait
Et si l’Homme avait vaincu la bête ennemie.

Je n’eus pas le temps de lui donner de réponse
Car un tramway manqua de tous nous écraser
A son bord, Mathilde, en son cœur une ronce
Ignorante de Brel qui lui courrait après

Je m’assis un instant sur un canapé noir
A côté de Boris qui me dit, ennuyé,
Qu’il ne pouvait rester car il restait ce soir
Quelques cent mille tombes où il devait cracher

Quand il se releva, le fracas fut si grand
Qu’Aragon se dressa en hurlant « Tous aux armes !
Entendez, mes amis, c’est le bombardement !
Saisissez tous vos plumes, et écrivez l’alarme ! »

Nerval, ivre mort, glissa sur un roman
Le prit, en lu le titre, c’était un Marc Lévy
Et se tournant vers nous, demanda doucement
« Quelqu’un peut-il me dire ce que ça fout ici ? »

« Ca doit être une erreur », répondit de Vigny
« Mais laisse le donc ici, il n’est pas si gênant.
Un roman, s’il est bon, est un trait de génie
S’il est mauvais il reste un bon divertissement! »

J’aurais pu raconter que ces rencontres furent
Les plus belles de celles que je fis ce soir là
Mais j’entendis le bruit que derrière le mur
Faisaient tous les auteurs qui comme vous et moi

Avancent, anonymes, sans que jamais la gloire
Ne viennent couronner leurs efforts littéraires.
Et ils étaient tous là, méconnus, dans le noir
Mais dans le même ciel que Zola et Voltaire



  Notre Père qui êtes aux cieux, restez y.
Aude Doiderose


Mais tant que je te plais Que m'importe le temps ?
   
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30 mars
  Publié: 8 nov 2013 à 13:18 Citer     Aller en bas de page

Un brillant poème, j'y ai vu tous ces grands personnages (pas beaucoup de femmes dans ton panthéon, dis-moi !) et j'ai pu respirer un instant le même air qu'eux.

"Nerval, ivre mort, glissa sur un roman
Le prit, en lu le titre, c’était un Marc Lévy
Et se tournant vers nous, demanda doucement
« Quelqu’un peut-il me dire ce que ça fout ici ? »

Très drôle !

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
Celle qui rêve


"Poésie, Ô danger des mots à la dérive..." Aragon
   
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11 novembre 2017
  Publié: 8 nov 2013 à 14:06 Citer     Aller en bas de page

Formidable! c'est vraiment très bien écris, rien que le titre me touche...


Isabelle

  Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière. (Michel Audiard)
Didier
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29 mars
  Publié: 9 nov 2013 à 04:36 Citer     Aller en bas de page

Ça fait plaisir à lire ! Des idées consistantes agréablement exprimées. Bravo.

 
ode3117

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30 mars
  Publié: 9 nov 2013 à 10:56 Citer     Aller en bas de page

Je dois le dire, il est sublime ce poème...
Là où vont les chansons, mais comme le disait Jean Ferrat " Je ne chante pas pour passer le temps "
Pour répondre à AUDE, des femmes poètes il y en a eu, ne les oublions pas.
Je pense à Béatrice de Die, poétesse provençale du douzième siècle, elle fut la maîtresse du troubadour Rambaud d'Orange et l'on a conservé d'elle des chansons.
Plus près de nous, j'en oublie certainement beaucoup, Elsa et Marcelline, furent aussi des poétesses divines.
Bien amicalement ODE 31 - 17

  OM
James


La vie est la cruauté de la mort (James)
   
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29 janvier
  Publié: 15 nov 2013 à 17:26 Citer     Aller en bas de page

Bonsoir,

Un plaisir de lire ta poésie, très grandes connaissances de ces grands auteurs !



Amicalement

James

  Membre de la Société des poètes Français.
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