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LeVentQuiSeLève


Faut dire qu´elle était belle Et ... je ne suis pas beau...
   
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  Publié: 4 nov 2013 à 11:16
Modifié:  19 sept 2016 à 03:26 par LeVentQuiSeLève
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Je m'appelle Max. J'ai huit ans. Je suis un beau chat noir, d'un noir de jais, au poil lustré. J'ai une flamme blanche entre les yeux, que j'ai d'ailleurs très grands, d'un beau vert métallique. J'ai la poitrine blanche avec une cravate noire, et des baskets blanches aux quatre pattes. J'ai une belle voix, très puissante. Je suis très doux, très affectueux et un peu craintif. J'ai très peur des chiens, un peu des autres animaux et des enfants.
Je suis castré, vacciné par ce que je sors quelquefois. J'aime bien aller en promenade. De temps en temps, je réclame, alors le maître me promène dans la résidence avec une petite laisse. J'adore me frotter le dos sur la terre. Quel délice ! - Comme de me frotter le dos sur la litière, quand elle vient d'être changée. J'attends tout près du maître qu'il ait fini, pour être le premier - J'adore grimper aux arbres de la résidence. Dans la résidence, il y a des chats en liberté. Ils m'intimident et je n'ose les approcher. Une fois, un chien m'a fait peur et j'ai tiré si fort sur le harnais que je me suis détaché ! J'ai filé à toute vitesse, poursuivi par le maître qui m'appelait. Pas si bête ! Je me suis dirigé vers la porte de l'immeuble, et là j'ai attendu, tout hérissé, faisant le gros dos. Le maître m'a retrouvé devant la porte.
Les grands moments de la journée ce sont les repas. Quelle fête nous lui faisons quand notre maître revient du travail et qu'il nous donne à manger ! Mini-jupe saute contre la porte comme un ressort et moi je miaule avec enthousiasme, à en perdre le souffle.
Je mange deux repas par jour. De la pâtée, cent grammes matin et soir. Deux fois par semaine, le maître remplace la pâtée par une poignée de croquette. Je mange tout ce qu'on me donne, assez vite. Aussi le maître me limite-t-il. Quand le maître est là, je lui demande toujours un troisième repas vers midi, mais il refuse à chaque fois.
De temps en temps, le maître nous donne des petites douceurs : fromage, fromage blanc, saumon fumé...


Je m'appelle Mini-jupe. J'ai aussi huit ans : Je suis née en mai, comme Max.
Je suis une petite chatte noire et blanche très menue. Je suis très, très craintive. Je me cache toujours sous le lit quand des amis viennent à la maison, si bien qu'ils ne me voient jamais. Mais je suis très curieuse, alors je regarde. Je suis très affectueuse et j'ai mauvais caractère, mais je ne suis pas agressive. Je suis seulement susceptible. Je suis née dans un refuge, ou il y avait plein de chatons. J'étais orpheline quand le maître m'a eu à l'age de six semaines. Je suis très câline. Souvent je me mets sur les genoux du maître quand il regarde la télé. Alors là, j'aime beaucoup qu'il me caresse.
Je suis entière, et vaccinée comme Max. On ne sait jamais. Je déteste aller chez le vétérinaire. Je gronde et je perds plein de poils à chaque fois que j'y vais, tellement je suis effrayée. Quand j'étais petite, j'étais très malade, et j'ai dû y aller bien des fois.
Je mange comme Max, et encore plus vite. Aussi notre maître me limite-t-il de même. Je mange si vite que quelquefois je vomis tout d'un coup, et mon maître doit tout nettoyer. J'aime beaucoup quand il nous donne dans la main des pastilles de levure.
Je m'entends très bien avec Max. Nous passons des heures à dormir l'un contre l'autre, ou à nous lécher mutuellement. Nous nous bagarrons un petit peu. Quand j'étais petite, nous nous mordions quelquefois, mais le maître nous le défend, alors nous ne le faisons presque plus.
Il m'en arrive des choses ! Un jour que notre maître nous conduisait, Mini-jupe et moi chez le vétérinaire, pour une vaccination, mon panier s'est ouvert et je me suis sauvé dans la rue. Quelle panique! J'ai couru sur le trottoir et j'ai même traversé la rue. Notre maître me courait après en criant "Max !, Max !" et en demandant au passants s'ils m'avaient vu. Heureusement, j'ai eu la bonne idée de m'arrêter sous une voiture et le maître a pu m'attraper. Les passants ont été très étonnés de voir le maître porter un chat qui miaulait avec énergie et se débattait. Mais je me suis senti beaucoup mieux quand il m'a remis dans mon panier. Cela m'était déjà arrivé une fois. Mais la première fois, mon maître m'avait attrapé tout de suite.
Le frère du maître a un chien très féroce nommé Alphonse. Un caniche. Il est dressé pour attaquer les chats ! Un jour que j'étais en vacance chez les parents de notre maître, Alphonse est apparu tout à coup et s'est lancé à ma poursuite. Il m'a bien couru après pendant dix minutes. Nous étions suivis par le maître, et avant qu'il parvienne à attraper Alphonse et à le rendre à son maître pour qu'il l'attache, nous avions fait trois fois le tour de la maison. Puis le maître m'a réconforté, m'a porté dans la chambre rejoindre Mini-jupe. Quelle émotion!
C'est comme la fois ou je suis tombé du balcon. Je n'ai rien eu de grave, seulement des contusions. Je me suis débrouillé pour rentrer dans le hall de l'immeuble pendant que quelqu'un sortait. Après, je ne savais plus quoi faire. J'étais très paniqué. Comme je miaulais très fort, la concierge m'a entendu et est venu voir. Elle m'a reconnu. C'est que je suis beau, moi. On me reconnaît! Le maître est venu me chercher et m'a ramené à la maison. Que j'étais content, quand j'ai senti l'odeur de mon maître! Comme j'avais mal partout je restais prostré. Alors le maître m'a emmené chez le vétérinaire. Celui-ci m'a fait une radio, mais je n'avais rien de grave.


Moi aussi, je suis tombée du balcon, mais je n'ai pas eu de chance. Je me suis fait très mal. Ma tête a porté sur le pavé, je me suis fendue le voile du palais, perforée la lèvre avec un croc et déchaussée celui-ci. A onze heure du soir! Je me suis affolée et j'ai couru me cacher dans un jardin voisin. Le maître m'a cherchée dans tout le quartier pendant deux heures. Vers une heure du matin je suis revenue devant la maison de notre maître. Il est descendu dans la rue une dernière fois et il m'a trouvée là, qui l'attendait sous une voiture. Comme je saignais du nez et de la gueule, nous avons été en taxi au milieu de la nuit chez le vétérinaire de garde. C'est que j'avais peut-être une fracture du crâne! Celui-ci m'a endormie. Quand je me suis réveillée, j'étais de retour chez le maître, recousue et nettoyée. J'ai eu quatre points de suture. Mon maître m'a enlevé le fil à la lèvre au bout de quelques jours.
Un jour que j'étais en vacances à la campagne, chez les parents de notre maître, je suis descendue de la chambre, ce que je ne faisais jamais d'habitude. Je suis allée dans la cour. Comme il y a eu un bruit, je me suis sauvée en rasant les murs. J'ai pris un escalier qui s'est présenté devant moi, le confondant avec le mien. J'ai franchi une chatière au bas d'une porte, et je me suis trouvée dans un grenier, effrayée, incapable de revenir dans la chambre. Le maître, très inquiet, m'a cherché toute la journée dans toute la propriété, dans toutes les pièces de la maison, mais il n'a pas pensé au grenier. Il m'a crue perdue. Qu'il était malheureux le maître! Il a enfermé Max dans la chambre et a mis une gamelle de pâtée dans la cour pour me faire revenir. Il a même pensé à coller des affiches promettant une récompense si on me retrouvait. Il n'a pensé au grenier que le soir. Je l'attendais depuis le matin! J'ai eu très, très peur quand il m'a ramenée dans la chambre. "Voilà Mini-jupe! Voilà Mini-jupe!" Le maître et sa famille étaient tous très, très contents.
Il y a quelques semaines, il m’est arrivé une chose terrifiante. Un matin, mon maître a emporté Max dans son panier, et le soir il est revenu avec un chat inconnu! Vous vous rendez compte! Un intrus dans mon territoire! J’étais absolument épouvantée. Je me suis cachée tout au fond de l’appartement. Quand cet inconnu approchait de moi, je grondais et je crachais pour lui faire peur. Je l’ai même griffé. J’avais bien trop peur pour manger près de lui. Je mangeais seule, dans le couloir. Je ne voulais même pas que le maître me touche. Ma frayeur à duré trois jours. Au bout de trois jours, je me suis rendu compte que ce chat inconnu, c’était Max ! Le maître l’avait emporté chez le vétérinaire pour un détartrage des dents, et le vétérinaire lui avait fait une anesthésie générale. C’est à cause de l’odeur de la clinique dont il était imprégné que je ne l’ai pas reconnu. Je lui en ai voulu pendant une semaine et je suis restée distante. Après, j’ai retrouvé ma bonne humeur. Nous sommes redevenus copains et nous nous câlinons comme avant.


Le maître s'en va tous les matins, et revient tous les soirs. Je ne sais pas ce qu'il fait. Quelquefois, il part avec le caddie et revient avec plein de bonnes choses. Alors il va dans la cuisine. La cuisine! Quel endroit magique! Il y a partout des bonnes choses à manger. Moi, j'aime bien fouiller dans la poubelle. Mini-jupe, elle, préfère lécher les assiettes dans l'évier et finir les petits pots de notre maître. Quand le maître a le dos tourné, elle ouvre le frigidaire. La coquine!
Quand le maître mange, j'aime bien me percher sur le four à micro-ondes, par ce que c'est haut et c'est chaud. Comme le maître m'a appris, je laisse dégagée la grille de ventilation jusqu'à ce que ça sonne, et après je me couche dessus par ce que c'est le plus chaud. J'aime bien aussi sauter sur le placard par ce que c'est le point le plus haut de l'appartement. Quand mon maître approche le tabouret pour me faire descendre, je saute de moi-même, par ce que je n'aime pas être porté si haut.
Comme j'aime bien me frotter partout, je me suis frotté contre la verseuse de la cafetière et la coupe à fruit et je les ai fait tomber, si bien qu'elles se sont cassées. Le maître était très fâché. J'aime bien me frotter contre les grappes de raisins, ça les écrase. C'est triste, quand le maître n'y est pas, la cuisine est fermée.
Pendant l'hiver, quand notre maître se couche, j'aime bien me glisser sous les draps, près de lui. Lui aussi il aime ça! C'est la bagarre parce qu'il n'aime pas que je le serre de trop. On finit par trouver une position qui nous convient et on dort tout les deux. Sinon, je dors dans le panier, sur le lit, dans l'armoire ou sur le radiateur. Quelquefois dans la corbeille en carton qu'il nous a donnée. Mini-jupe dort souvent avec moi sur le lit, c'est très agréable. Elle est très câline, ma copine Mini-jupe, mais elle aime aussi dormir seule sur l'armoire. Quand le maître éteint la lumière, elle réclame la lumière et elle saute sur le lit car elle n'aime pas dormir sur l'armoire dans le noir.
Le maître dit que je sens bon. Il aime bien me prendre dans ses mains pour flairer mon pelage. Mini-jupe n'aime pas tellement être prise dans les mains. Elle râle toujours. Moi j'aime bien me frotter la tête sur les orteils du maître, quand il est étendu sur son lit. J'aime bien aussi me coucher sur ses jambes. Quelquefois, je vais sur ses genoux. Là, j'aime beaucoup qu’il me caresse. Alors, je me retourne sur le ventre. C'est encore plus doux de ce coté. Et alors, je ronronne de bonheur. C’est bizarre, Mini-jupe ne ronronne pratiquement jamais. Pourtant elle adore les caresses, la coquine!
Je déteste quand le maître tousse. Je proteste à chaque fois. Quelquefois, il est malade et il tousse plusieurs jours de suite. Alors je ne peux pas dormir dans la chambre avec Max. Je dors sur le griffoir, dans l'entrée.
Il y a un drôle de truc que le maître aime bien faire qui fait un bruit terrifiant. Quand il le fait, je vais me cacher tout au fond de la salle de bain. Je ne sais pas pourquoi il fait ça. Il appelle ça "l'aspirateur". Max est très courageux, il n'en a pas peur.

Quand j'étais toute petite, j'étais seule avec mon maître. Il n'y avait pas encore Max. Le maître m'a raconté mon histoire :
Mon maître avait toujours rêvé d'avoir un animal. Un jour qu'il marchait dans la rue près de chez nous, il vit une perruche qui semblait s'être sauvée. Elle était condamnée à mourir de faim. Il essaya de l'attraper. En vain. Cela le laissa songeur. L'envie lui prit d'avoir un oiseau. Puis il réfléchit et se dit qu'un chat lui conviendrait mieux. Il chercha alors dans les petites annonces. Il trouva une bénévole de la SPA qui avait aménagé son pavillon en refuge de chats. Il alla chez elle, alors il me vit et il craqua.
Après quelque temps, Il décida de m'appeler Mini-jupe, à la fois pour rire, et en souvenir de marionnettes dans une émission de télévision, qui s'appelaient Matouvu le chat et Mini-zupe (avec un cheveu sur la langue) la petite souris.
Ma mère avait été abandonnée dans la rue, et je suis née dans le refuge qui l'avait recueillie. Au début, le maître m'a promenée dans la rue avec une petite laisse pour que je ne me sauve pas, par ce que j'étais enfermée toute la journée. J'étais très effrayée. Les passants, les voitures, les chiens, tout me terrifiait. Alors il a pensé à me promener dans des espaces verts tranquilles. Nous avons été sur les bords de Seine, à Conflans Sainte Honorine. Que j'ai détesté ce long voyage en train, enfermée dans le panier! Là, je me souviens d'avoir grimpé aux arbres dans un jardin. Je me souviens d'un chien qui s'était approché. Je l'avais tenu à distance d'un vif coup de griffe, sans l'atteindre. C'est que je lui avais fait peur! Mais dans l'ensemble, c'est moi qui avais peur. Ainsi, j'avais peur du vent dans l'herbe.
Le maître m'a même emmenée chez ses parents. Il y avait plein de monde, j'étais très effrayée et je m'étais cachée derrière le piano. Quand le maître m'a sorti de là, j'avais plein de toiles d'araignée dans les moustaches! Le maître m'a aussi emmenée chez des amis. Peine perdue, j'étais terrifiée. Je me couchais et je grondais. J'étais beaucoup plus tranquille chez notre maître. Alors il a abandonné l'idée de me promener.
Et alors il y eut Max. Le maître me dit que c'était un petit compagnon pour les longs moments ou il me laissait seule. Max avait quatre mois. Il était déjà très grand et très fort. Comme il avait une voix puissante, j'ai cessé de m'échiner à miauler comme je faisais. Je l'ai laissé faire à ma place. Aujourd'hui, j'ai une petite voix à peine audible.
Avant Max, je prenais tout mon temps pour manger. Depuis qu'il est là, je mange à toute vitesse car j'ai peur qu'il me vole ma pâtée. Et puis ça me permet d'essayer de lui voler la sienne. Mais le maître m'en empêche. Quand je vole dans sa gamelle, je gronde par ce que j'ai peur d'être réprimandée.
A cette époque, je jouais avec les orteils de notre maître quand il était couché. Mais ça l'empêchait de dormir, alors il m'enfermait la nuit dans la cuisine. Comme je miaulais à fendre l'âme, il mettait Max avec moi pour me tenir compagnie. Mais je savais ouvrir les portes dans cette maison là. Alors le maître a tourné la poignée de la porte vers le bas, comme ça, il pouvait dormir tranquille. A l'âge de six mois, je suis devenue sage la nuit. Depuis, le maître me laisse dormir dans la chambre.
Une nuit que nous étions enfermés dans la cuisine, Max a crevé des briques de lait et nous avons bu jusqu'à plus soif. Le matin, il y avait plein de lait sur le sol et le maître a dû tout nettoyer. J'ai eu la diarrhée, j'avais très mal au ventre. Je ne pouvais pas me retenir et j'en ai mis partout. Une autre fois, le maître m'a enfermée par mégarde dans la cuisine après le repas du matin, et j'y suis restée enfermé toute la journée. Quand il m'a trouvée le soir, j'avais fait mes besoins sur le carrelage.
Un jour - J'étais petite encore - je me suis prise une griffe dans un fil de la couverture, et je suis resté accrochée. Je n'arrivais pas à me défaire! Max n'a rien pu faire. Je suis resté accrochée toute la journée! Jusqu'à ce que le maître me décroche le soir.


Je suis né dans le XVIII ème arrondissement. Ma maman s'appelle Camille. Elle est comme moi, mais grise. Grise et blanche. J'ai beaucoup de demi-frères et soeurs parce que ma maman pouvait se promener sur la corniche, d'un appartement à l'autre. Mais je ne les connais pas. C'est la maîtresse de ma maman qui m'a appelé Max.
Quand le maître est venu me chercher, il n'a pas remarqué tout de suite que je suis beau. C'est moi qui me suis fait adopter. Dès qu'il a ouvert son panier je me suis mis dedans !
Quand je suis arrivé dans la maison du maître, il y avait partout l'odeur de Mini-jupe. La litière sentait si fort que le premier jour, je n'ai pas osé m'en servir. J'ai fait ma crotte dans un sac en plastique qui traînait là. Après, j'ai marqué mon territoire moi aussi et j'ai copiné avec Mini-jupe, alors j'ai partagé la litière avec elle.

Notre maître nous a offert des jouets. Il y a d'abord eu une boule de tissus bourrée de paille suspendue à un élastique. Je sautais pour attraper la boule. Au bout d'un quart d'heure j'ai cassé l'élastique, par ce que je suis très fort. Le maître a fait un noeud, mais j'ai cassé l'élastique plusieurs fois. Le maître a mis à la place un élastique de mercerie. Au bout de vingt-quatre heures, j'avais crevé la boule et dispersé la paille.
Puis il y a eu le plumeau. Quand j'étais petit, j'adorais y jouer avec notre maître. Il l'avait trouvé dans une exposition féline, ce jouet pour matou pour me faire sauter en l'air : Une tige de bois portant une touffe de brins d'aluminium. Mini-jupe aussi adorait ça. A cette époque je sautais en l'air bien longtemps. Maintenant j'y joue moins.
Il y a eu la balle rebondissante. Avec elle, j'ai joué au foot avec entrain.
Mini-jupe en avait peur, elle la trouvait trop grosse pour elle. Maintenant je n'y joue plus.
Et maintenant il y a les billes de papier chocolat de Mini-jupe. Elle adore jouer au chat et à la souris avec ces boulettes de papier d'aluminium. Elle se cache derrière un meuble, saute dessus et les bouscule. Mais elle joue moins qu'avant, maintenant. Elle est grande.
Je me souviens que mon maitre avait scotché au mur le fil d'antenne de sa hi-fi. Ça m'amusait beaucoup de mordre dans le fil pour le couper. Puis mon maitre a caché le fil et je n'ai pas pu continuer ce jeux.
A cette époque, le maître a essayé de nous peigner régulièrement pour que nous soyons encore plus beaux, mais nous ne pouvions le supporter ni l'un ni l'autre et après bien des bagarres, il a renoncé.
Quand j'ai eu neuf mois, le maître m'a fait castrer. Il m'a enfermé dans le petit panier et m'a emmené pour un voyage très long, dans un endroit très bruyant. Puis un vétérinaire m'a fait une piqûre et je me suis endormi. Quand je me suis réveillé, j'étais enfermé dans le panier. J'avais très mal et je ne supportais pas la lumière. Arrivé à la maison, le maître m'a mis dans un carton presque fermé pour que je sois à l'abri de la lumière. J'y suis resté une journée. Après, je voyais normalement mais j'ai eu mal pendant une semaine. Le maître devait souvent me porter car je ne pouvais pas sauter. Le premier jour, Mini-jupe a été très méchante.
Comme j'étais tout endormi, elle me griffait, me mordait, ne me laissait pas tranquille une seconde. Le soir même, je me suis bien vengé : je lui ai couru après en miaulant et en la mordant sans répit. Moi qui suis si doux! C'est au point que le maître a dû nous séparer. Nous n'avons pas passé la nuit ensemble. Le lendemain nous avions fait la paix. Je me souviens que pendant toute cette semaine, le maître avait remplacé la litière par du papier journal pour que la plaie ne s'infecte pas.


Quand j'étais petite, j'étais très malade. J'avais le coryza, la gale des oreilles, de l'eczéma, des puces et des vers. Le maître m'a soigné avec beaucoup d'amour, et peu à peu, j'ai guéri de tout. Il m'enroulait dans une serviette de bain pour me frictionner les oreilles ou y verser des gouttes. Il me faisait avaler des comprimés, en les faisant tomber dans ma gueule (qu'est ce que je n'aimais pas ça!) ou en les écrasant dans ma pâtée. C'est que je ne voulais pas la manger! Mais j'ai rechuté bien des fois. Une fois, pendant une semaine, il m'a fait avaler un liquide avec une petite seringue. Maintenant je suis en bonne santé. Je n'ai plus jamais été malade depuis. Si, une fois, j'ai eu un peu d'eczéma. Il m'a frictionné la croûte avec de l'éosine. Je ne me suis pas laissée faire non plus! Le poil à repoussé blanc. Maintenant j’ai une petite tache blanche au milieu du dos. Max, lui n'a jamais été malade. Sauf une fois ou je lui ai transmis la gale des oreilles. Mais il a guéri tout de suite. Quel veinard!


Très vite, j'ai demandé à notre maître à aller en promenade. Autant Mini-jupe est casanière, autant j'aime me promener. Pour demander, je me mets devant la porte et je miaule avec force. Le maître avait une petite laisse pour chat, alors il m'a promené dans la rue devant l'immeuble. Je sautais sur les voitures, je grimpais aux arbres, je flairais toutes sortes d'odeurs étonnantes, je me laissais admirer par les passants - C'est que je suis beau, moi - je me promenais sur le parking des taxis G7, et là il y avait le trou. Le maître avait très peur que je me faufile par le trou et que je disparaisse je ne sais où dans les parkings. Je ne crois pas que j'aurais su trouver la sortie.
Un jour, je me suis détaché en tirant fort, et j'ai sauté sur un container de recyclage du verre. Le maître, debout sur un banc, a eu besoin de l'aide d'un passant pour m'attraper. Une autre fois, des gamins m'ont fait très peur avec un pétard. J'ai failli me sauver. Mon maître a eu le plus grand mal à me calmer et à me ramener à la maison. Après, il n'a plus voulu que je sorte pendant quelque temps.
Aujourd'hui, nous avons déménagé. Le maître me promène dans la résidence. D'abord, je me suis promené partout, par curiosité. Depuis quelque temps, je vais toujours au même endroit : Un endroit calme, ou il n'y a guère de chien ni de passant, ou il y a beaucoup d'herbe bonne à manger. - J'adore manger la verdure. Mini-jupe n'en mange jamais. Le maître avait acheté un chrysanthème. J'ai mangé tout ce que j'ai pu de cette plante. Le maître n'était pas content du tout. - Jusqu'à l'année dernière, il y avait des trous dans le grillage au bord de la résidence, et le maître avait peur que je me sauve par les trous. Heureusement, le grillage a été réparé.


Quand nous eûmes un an notre maître décida de nous emmener en vacances à la campagne chez ses parents. Quel horrible voyage! D'abord, il nous força à avaler un médicament pour dormir. Puis nous passâmes cinq heures enfermés dans nos paniers, dans un endroit inconnu, très bruyant. Heureusement que nous avions si sommeil, comme ça le temps passait plus vite. A l'arrivée, le maître nous installa dans une chambre inconnue qui manquait d'air.
Pendant le séjour, Max osa s'aventurer sur le palier, au rez-de-chaussée, je crois même dans la cour et dans le jardin presque chaque jour. Qu'il est courageux Max! Moi, je n'ai osé sortir de la chambre que quatre ou cinq fois. Je vous ai déjà raconté l'une des fois, quand je me suis perdue dans le grenier. Mais il y en eut d'autres! Plus d'une fois, mon maître m'a retrouvée sous la dernière marche de l'escalier menant à la chambre. J'étais très effrayée, et je ne voulais pas sortir. C'est de force qu'il me faisait sortir! Une autre fois, je n'entendais aucun bruit et je suis descendue avec le maître. Il n'y avait personne dans la maison, que Max, lui et moi. Nous sommes allés dans la cuisine, puis dans la salle à manger. Que c'est grand!
J'étais si impressionnée que je n'ai pas osé aller plus loin. Une autre fois j'ai sauté par la fenêtre et j'ai couru tout autour de la maison, me cacher sous un if dans la cour. Quand il m'a retrouvé, mon maître croyait que j'avais les pattes cassées! Pensez-vous! Il n'empêche qu'après cela, le maître à mis l'espagnolette aux fenêtres, alors dans la chambre, ça sentait très mauvais.
Plusieurs fois, j'ai eu de la visite. Les nièces du maître venaient me voir dans la chambre. Même si la présence du maître me rassurait, j'étais inquiète et bientôt je me cachais sous le lit. En fin de compte, je ne garde pas un bon souvenir de ces vacances.


Moi aussi je suis allé en vacances avec Mini-jupe chez les parents du maître. Que c'est grand, le monde! C'est une grande maison avec beaucoup de pièces. Je pouvais aller presque partout. Je n'avais pas le droit d'aller dans la cuisine, dans le salon, ni dans la salle à manger quand ils mangeaient. Si j'essayais d'y entrer, le père du maître criait après moi :
"Non!" Ça me faisait peur. Alors j'attendais mon maître sur un appui fenêtre, près de lui. Quand ils prenaient le café dans le jardin, quelquefois, je m'asseyais près de mon maître. Quand ils ne me voyaient pas, j'allais dans la cuisine et je sautais sur tous les meubles. Une fois j'ai soulevé le couvercle de l'énorme poubelle et j'ai passé la tête dedans!
Une autre fois, le maître nous a donné comme dîner des morceaux d'un succulent poulet rôti. Un régal. J'ai même eu la carcasse à lécher.
Pendant ces vacances, je passais les nuits avec Mini-jupe, dans la chambre du maître. "Au placard!", disait le maître. Et il m'y conduisait. Le jour, je me promenais dans la maison, ou à quelques mètres de la maison. Le maître a voulu une fois me promener dans le noir, pour voir s'il pouvait me laisser dehors la nuit. Comme il avait peur que je me perde, il a improvisé une laisse avec une ficelle. J'étais très excité et je m'éloignais de la maison sans réfléchir. Nous sommes allés très loin! Le maître a eu peur que je me perde et il ne m'a plus laissé sortir la nuit.
Autour de la maison, il y a un grand jardin ou je me suis promené tout seul, sans laisse, des heures entières. Avez-vous déjà vu des papillons ? Quelles drôles de bêtes! On peut leur courir après pendant longtemps, impossible de les attraper! C'est là que j'ai été attaqué par le terrible Alphonse, dont je vous ai déjà parlé.
Un jour, le frère de mon maître allait rentrer chez lui en voiture avec sa famille. Il y avait le coffre ouvert, et dans le coffre, une valise pleine de vêtements bien tentants. Je n'ai pas pu résister. Je me suis confortablement installé sur les vêtements pour faire un petit somme. Quelqu'un a fermé la valise sans me voir. La voiture allait partir et je me suis mis à miauler pour qu'on me sorte de là. Personne ne me trouvait. Heureusement, il y avait mon maître qui disait au revoir à la famille de son frère, et qui m'a entendu. Il m'a cherché dans la voiture, puis dans les bagages, et il m'a trouvé. J'avais eu chaud!
Une fois, des chats du voisinage qui doivent se croire chez eux m'ont attaqué et j'ai eu bien peur. Je me suis sauvé à toute vitesse jusqu'à ce que le maître les fasse fuir. Une autre fois, je suis monté dans un arbre, et je ne savais plus redescendre. J'ai appelé au secours. Mon maître est venu et m'a encouragé. Péniblement, je suis allé jusqu'au bout d'une branche qui a plié sous mon poids, et je suis tombé par terre. Après, j'ai trouvé un truc pour redescendre d'un arbre. Je descends à reculons, comme un ours.
Après deux semaines, nous sommes rentrés à la maison.
A l'automne, nous avons reçu une lettre d'une nièce du maître, adressée à : "Mini-jupe et Max". C'est vraiment très gentils de sa part. Le maître a répondu pour nous.
Nous sommes retournés une fois dans cette maison l'année d'après. Cette année là, je trouvais beaucoup moins d'intérêt à me promener dans le jardin. Je passais les journées à attendre le maître dans la chambre. Comme Mini-jupe avait très peur de sortir de la chambre, le maître a abandonné l'idée de nous emmener en vacances.
Depuis ce moment, nous vivons confortablement dans la maison du maître. Les jours se ressemblent et s'écoulent, paisibles. Abrités, nourris, choyés, nous avons bien de la chance.

  J´aime tout, malgré mon air de rien..... Tout toucher tant que ça m´fait du bien. - Enzo Enzo
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