Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
Portrait sous vers
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membres : 2
Invités : 246
Invisible : 0
Total : 248
· Muaddid
Équipe de gestion
· Allantvers
13162 membres inscrits

Montréal: 27 mai 19:23:38
Paris: 28 mai 01:23:38
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant









LPDP :: Poèmes par thèmes : Concours Été 2016 - Jour et Nuit :: Menace ailée Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
banniange

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
115 poèmes Liste
410 commentaires
Membre depuis
6 mars 2016
Dernière connexion
25 juillet 2019
  Publié: 16 août 2016 à 14:43
Modifié:  6 nov 2016 à 17:04 par Emme
Citer     Aller en bas de page

Ils sont là chaque nuit plus nombreux, plus menaçants, plus insensibles à mes doutes, mes souffrances, mes angoisses.
Ils m’épient, me traquent, me narguent avec leur faux airs de dépouilles rangées, répertoriées, cataloguées pour l’éternité.

Moi seul, je sais qu’ils vivent, moi seul, je vois leurs prunelles darder les sombres éclairs de la sédition, moi seul, je sais qu’ils fomentent un horrible complot pour que triomphent le désordre, la haine et la désolation.
Mais pour qui ?

Ils s'éveillent quand la lune verse ses rayons fantômes sur les plaines désolées, que les arbres se courbent sous le froid et la peur, qu'un immense prélart noir vient recouvrir toute la cité engourdie.
Alors que des hardes d'étalons furieux à la crinière flamboyante traversent un ciel de bistre,
ils s'éveillent telles des momies ensorcelées et je feins de ne pas les entendre le long de ces couloirs où mes pas résonnent longtemps après mon passage.

Quand le faisceau de ma lampe se fige sur l'un d'eux, sur ces yeux de verre où se meurent des ombres, je sais que leur immobilité n'est que tromperie, qu'ils attendent leur heure pour me déchiqueter avec leur bec et leurs serres forgés par les ténèbres.
Ils viennent semer le chaos, le désordre, la haine, la désolation.
Mais pour qui ?

Je l’ignore, lui le sait, ce grand ailé, engeance des orages nocturnes.
Je lui arracherai tous ses funestes secrets, tous ses immondes aveux, toutes ses effroyables intrigues comme on lui enleva ses viscères naguère.
Oui, tu as beau te poser, ricanant, sur le crâne de l’humanité, tu ne m’impressionnes pas !

Le seul survivant d’une espèce suicidaire ? Et quoi ! Tu penses m’effrayer par tes considérations apocalyptiques ?
Tu n’es qu’un fantasme flottant que mes mots abolissent.
Jamais plus, jamais plus, tu ne pourras me nuire.

Mais silence ! On vient.
Le grand taxidermiste vient me chercher pour une ultime expérience et le monde, une fois de plus, sera sauvé...



A E.A.Poe et son sinistre "Nevermore".

 
Jean-Louis


La vie, ce que l'on en fait, est comme un jardin...
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
158 poèmes Liste
4575 commentaires
Membre depuis
29 octobre 2015
Dernière connexion
27 mai
  Publié: 18 août 2016 à 12:28 Citer     Aller en bas de page

Bonjour,
Je ne suis pas un connaisseur de E.A Poé. En tous cas ce récit suffisamment maîtrisé nous en donne un aperçu et comme à chaque poème vous
ouvrez des univers...à nous de nous y engouffrer. Merci pour cela.
amicalement

  Poésie, la vie entière
banniange

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
115 poèmes Liste
410 commentaires
Membre depuis
6 mars 2016
Dernière connexion
25 juillet 2019
  Publié: 18 août 2016 à 13:52
Modifié:  18 août 2016 à 16:55 par banniange
Citer     Aller en bas de page

Merci Jean-Louis, Poe est un maître incontesté(enfin posthume...)des contes macabres, cruels etc...un univers assez morbide mais très soigné au niveau stylistique, je lui rends ici un hommage sans prétention, sachez que c'est Charles Baudelaire qui l'a traduit pour la première fois en Français, il avait reconnu son "génie" et le considérait comme son double littéraire.
Si vous êtes curieux, je ne peux que vous recommander "Les nouvelles histoires extraordinaires"

 
Jean-Louis


La vie, ce que l'on en fait, est comme un jardin...
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
158 poèmes Liste
4575 commentaires
Membre depuis
29 octobre 2015
Dernière connexion
27 mai
  Publié: 18 août 2016 à 16:13 Citer     Aller en bas de page

Je prends bonne note de votre suggestion. Concernant les histoires extraordinaires je connais celles de T. Gauthier.
amicalement

  Poésie, la vie entière
RiagalenArtem


Regards sur l'Invisible
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
153 poèmes Liste
3494 commentaires
Membre depuis
3 août 2012
Dernière connexion
25 mai
  Publié: 19 août 2016 à 00:44 Citer     Aller en bas de page

Rien que pour cette évocation du Raven, et la prise de risque j'aurais mis des étoiles. Avec un qui correspond idéalement au jour et à la nuit mais dans un toute autre dimension, et c'est bien vu. Bien écrit avec ces répétitions qui donnent la cadence...ss redondance. L"interpélation...bien vu aussi.
On passe du noir au blanc, tous deux mortifères.
Même si on connaît pas Poe -dont je suis un passionné aussi-, il entre dans cet univers où contrairement aux Histoires Extraordinaires (Dupin, et cie où l'enquête; le Polar-fantastique dominent), c'est un conte Et une poésie (son chef d'oeuvre) où rien n'est laissé au hasard.
"la métrique, la sonorité, mais aussi la composition visuelle des plans, comme s’il avait à la fois composé une histoire, une musique, un tableau, et une juxtaposition de symboles tout en ancrant l’ensemble dans une tradition classique. Personne n’est d’accord sur la durée de l’écriture, ou plutôt de la composition ducorbeau, puisqu’il s’agit bien de musique ici, mais les estimations varient entre un jour et dix ans."
Morbide; lugubre, oui...ms ds un univers "romantique" avec ses voix de l'Ô-delà, celle du Corbeau qui refuse l'oubli et qui creuse encore plus la souffrance jusqu'à la folie. La conscience de l'endeuillé ? Son obsession...
Je trouve que les allitérations et les sonorités sonnent beaucoup mieux dans l’original que dans la traduction (même si elle est excellente) de Baudelaire qui l'a révélé en Europe (on oublie pas Mallarmé non plus avec une édition de référence du Corbeau spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques).
Sinon, pr se "familiariser"; il y a sur youtube,The Raven by Edgar Allen Poe read by Vincent Price et celui que je préfère Edgar Allan Poe - The Raven (read by Christopher Lee). Pr les livres, j'en ai pas mal...ms j'ai pas les références en tête vu qu'il est tôt ou tard. Au final privilégier les ouvrages bilingues pr comparer...et savourer...
J'ai fait au plus court...^^ et "sang-dessus-dessous"....

AmitiésRavensques...;-),il est temps de m'envoler....

  "C'est avec la tête qu'on écrit. Si le coeur la chauffe, tant mieux, mais il ne faut pas le dire. Ce doit être un four invisible." Gustave Flaubert -
banniange

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
115 poèmes Liste
410 commentaires
Membre depuis
6 mars 2016
Dernière connexion
25 juillet 2019
  Publié: 19 août 2016 à 02:04 Citer     Aller en bas de page

Merci Riagalem pour ce long commentaire exalté et exaltant et je vous comprends, Poe est évidemment une ombre gigantesque qui m'a accompagné bien souvent dans mes voyages imaginaires, je me suis procuré récemment en édition originale le corbeau illustré par G Doré, une merveille!
D'accord avec vous concernant la traduction(traduttore, traditore disent les Italiens qui s'y connaissent...), mais je pense que c'est le cas pratiquement pour toute poésie(Keats, Coleridge et évidemment Shakespeare) qui souvent fait les frais d'une traduction trop hâtive- pensez à Gide traduisant Conrad un dictionnaire à la main et imaginez le résultat...Ceci dit rendons grâce à Baudelaire et Mallarmé de s'être intéressés à cet obscur génie!
Lugubrement vôtre!

 
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 971
Réponses: 5
Réponses uniques: 3
Listes: 0 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0325] secondes.
 © 2000 - 2020 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.