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  Publié: 15 févr 2011 à 10:31
Modifié:  15 févr 2011 à 12:52 par FeudB
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Au dessein d’une nuit

***

« Combien de tableaux naissent chaque jour dans les regards de ceux qui s’aiment… »


Les rues s’enferment sur elles-mêmes lorsque la nuit annonce les premiers de ses pas.
Elles s’avancent et pèsent sur moi.

J’aimerai lever les bras, écarter ce qui m’entoure,
Ne pas garder mes mains le long de sentiments qui se traînent, qui s’amassent sous le poids de cette noirceur tombante.
J’aimerai fuir cet être qui se courbe sous la lumière tombante des réverbères, sous l’indifférence des murs, des trottoirs où mes sentiments s’isolent.

Les rues s’enferment.
Simplement
En moi…

Sans bruits, sans chute d’éphémères battements de cœur.

Un silence qui étouffe
Un silence qui oppresse
Un peu de ce tout qui se trouve à l’intérieur, sous l’épaisse couche d’un corps blafard, tâtonnant le béton du bout des pieds, pour avancer… au moins jusque là.

Les nues se ferment sur elles-mêmes lorsque la pluie bruisse au parvis du soir.
Elles s’accrochent aux dernières lueurs des regards
Éteignant les lèvres de l’aurore d’une grimace pleurée du ciel.
La nuit s’installe
Pleine d’un déluge qui ne tardera pas à crever.

Il viendra, géant sans âme à la froide morsure,
Il viendra fondre sur mon corps, nu, impur…

Il va venir
En murmure,
Noyer
Mon cœur.

Les rues se consument d’elles-mêmes lorsque mon pas se pose sur leurs peaux.
Elles sont l’oubli de ma présence, l’absence de mon passage.

Comme si les reflets de mon ombre se faisaient aspirer par le pinceau d’un artiste, dessinant Ton vide par un tracé noir.

J’aimerai tant changer de couleur, ne pas rester cette suie mouillée tâchant la toile de ma vie.
Dissiper la solitude de mes traits, peindre au chevalet de la poésie, l’un des regards de ces personnes pour qui les rues s’ouvrent, se confient en une palette de secrets, de caresses et de tendresses.
J’aimerai tant…

***

Je frôlais des bancs où s’asseyaient des êtres enlacés, je marchais au trottoir opposé des couples dont les mains s’embrassaient, dont les lèvres fusionnaient.

Je fuyais leur éclat, leurs rires et leurs baisers,
Sans oser croiser leurs silhouettes avec le contour de mes pensées brisées.

J’ai couru

Il pleurait

Le ciel de mes yeux.


« Combien de tableaux naissent chaque nuit dans les regards éplorés de ceux qui aiment… »


***
Pascal
14/02/11


 
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  Publié: 15 févr 2011 à 12:17 Citer     Aller en bas de page

Oh Pascal, On se courbe en même temps que toi en te lisant
C'est magnifique

  On risque de pleurer un peu si l’on s’est laissé apprivoiser.. Antoine de Saint Exupéry - Le Petit Prince
FeudB

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  Publié: 15 févr 2011 à 16:09 Citer     Aller en bas de page

Tu as super bien décrit ce couvercle qui s'abat sur les épaules. C'est lourd, c'est gris c'est oppressant. Les images sont belles sous la noirceur.
Amitiés.

  le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages
Tilou8897

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La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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  Publié: 23 févr 2011 à 14:54 Citer     Aller en bas de page

J'aime bien l'écriture très "souple"... Et aussi l'idée aussi... En revanche si je peux émettre une critique, je m'attendais à une conclusion un peu plus "violente"... Si je puis dire... Des mots et des images moins douces...

Il me semble qu'il y a un "cri" derrière le texte qui est un peu étouffé... peut-être par pudeur... ou par frayeur de déborder...

C'est mon ressenti au sortir de cette lecture.

Amicalement

Tilou

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Idou

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22 mars 2017
  Publié: 23 févr 2011 à 17:38 Citer     Aller en bas de page

Éteignant les lèvres de l’aurore d’une grimace pleurée du ciel.
La nuit s’installe
Pleine d’un déluge qui ne tardera pas à crever.

Il viendra, géant sans âme à la froide morsure,
Il viendra fondre sur mon corps, nu, impur…

Il va venir
En murmure,
Noyer
Mon cœur.

Les rues se consument d’elles-mêmes lorsque mon pas se pose sur leurs peaux.
Elles sont l’oubli de ma présence, l’absence de mon passage.

Comme si les reflets de mon ombre se faisaient aspirer par le pinceau d’un artiste, dessinant Ton vide par un tracé noir.

J’aimerai tant changer de couleur, ne pas rester cette suie mouillée tâchant la toile de ma vie.
Dissiper la solitude de mes traits, peindre au chevalet de la poésie, l’un des regards de ces personnes pour qui les rues s’ouvrent, se confient en une palette de secrets, de caresses et de tendresses.
J’aimerai tant…



en plein coeur !!

merci pascal !

  Seirén - ©
Astre
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22 décembre 2018
  Publié: 24 févr 2011 à 13:36 Citer     Aller en bas de page

Anna
Se courber pour mieux se relever bien sur si le dos ne reste pas coincer !!
Bisous
Pascal

Nomade
Merci pour le compliment, mais surtout d'avoir intégré cet univers...
Amitiés
Pascal

FeudeBelt
Un tableau noir, où le regard s'attache et découvre bien d'autres choses.
Un couvercle, une couverture d'un contenu qui aurait aimé explosé...
Merci d'avoir aimé et de m'avoir corrigé

Bizz
Pascal

Hubix
C'est peut être pour tout cela que j'ai préféré écrire et ne pas garder en moi, ça et bien d'autres choses...
Merci d'être passé et d'y avoir été sensible
Amitiés
Pascal

Tilou
C'est vrai que "normalement" il y aurait du avoir cette fin violente, qui percute, dans la continuité des choses dites et de l'esprit du texte, mais non...

Parce qu'avant tout, c'est un malaise, un sentiment qui ne saurait pas s'exprimer, et quand bien même il y parviendrait, il se tait et se referme sur lui même. (ce n'est pas la peur de déborder, ça pourrait être la pudeur, mais oui, c'est plus un étouffement... un tout, dit à haute voix mais ce qui s'entend c'est son silence... c'est fait pour être regarder... c'est peut être pour cela que j'ai évoqué le "tableau"

Enfin, je ne sais si j'arrive vraiment à transmettre ma pensée, mais quoi qu'il en soit merci d'être passé (et j'adore les critiques, faut pas hésiter )

Amicalement
Pascal

Idalie
touché...

Merci ...
Amitiés
Pascal

 
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