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Neiron

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  Publié: 18 mars 2011 à 15:08
Modifié:  19 mars 2011 à 10:40 par Neiron
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Dos à Dos





Ils sont assis côte à côte.

Sur le banc humide d'un jardin suspendu dans la nuit,
leurs bras se touchent délicatement,
d'une naturelle indifférence.
Ils se disent des mots sans suite
à mi-voix,
sans savoir comment ni pourquoi ils se sont retrouvés ce soir là.
Elle parle d'un ton enjoué et nerveux de ce timbre un peu rauque et usé
qu'il aime tant.
Il lui dit qu'il a froid.
Il voudrait sentir sa chaleur sur les mains.
Mais elle a déjà chaud; quelques gouttes de sueur glissent sur son front.
leurs pupilles immenses plongées dans l'obscurité,
ils ne se regardent pas.
Ils attendent que les aiguilles tournent impitoyablement, et mettent fin a ces quelques minutes dérobées à la nuit silencieuse.

Ils sont assis face à face.

Dans un café presque désert,
sous une lumière pâle et blanche,
ils se révèlent l'un,
l'autre.
Des lunettes de soleil couvrent ses yeux, à elle.
Un sourire gêné se dessine sur son visage
admirablement sculpté,
soulevant délicatement des pommettes un peu rosies par le froid,
et par lui.
Elle lui évoque une poupée de porcelaine, solide et fragile à la fois, la peau tiède et lisse.
Assise élégamment, la tête droite et les jambes croisées, elle retire ses lunettes pour découvrir de grands yeux en amande
couleur noisette.
Elle le transperce d'un regard rieur,
intelligent et presque assuré.
Elle prononce quelques paroles qu'il fait mine d'écouter sans entendre,
troublé par cette apparition.
Le ton de sa voix grave, un peu tremblante,
_inexplicablement
le rassure et l'apaise.
Petit à petit comme entrouvrant une porte avec précaution, il entend ses mots, il comprend ses mots.
Il aime ces mots.

Ils sont assis côte à côte.

Sur la première marche d'un grand escalier, l'un contre l'autre ils vacillent avec douceur,
comme pour jouer.
Pour échapper à des mots douloureux, ils regardent les passants de la gare aller vers...
Où.
Ils comptent les valises en riant à gorge nouée.
Serrée par le regret.
Il pense qu'il ne la verra plus.
Il la connaît, il ne la
connaît pas.
Elle.
Peut être qu'il l'aime. Il ne sait pas.
Il pense que son maudit train fait fausse route. Elle compte les valises bleues. Semble s'en divertir; elle ne l'entend pas
crier.

Ils sont assis face à face.

Dans une chambre exiguë,
sur le sol,
les jambes croisés sur la moquette.
Ses yeux noisettes plongés dans les siens,
entremêlant parfois leur visage
et leur corps.
Il glisse une main sous la jupe et parcourt
les courbes de sa jambe.
Elle, laisse échapper un frisson,
un soupir.
Il voudrait lui faire l'amour
sur ce sol inconfortable.
Ils s'imprègnent l'un,
l'autre
de leur parfum,
échangent quelques mots imbéciles,
n'entendent plus la musique qui envahissait paisiblement la pièce.
Ils continuent de se regarder,
en silence.

On dirait presque qu'ils se connaissent.

  Aux coeurs caverneux, les amours platoniques.
Neiron

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17 février 2014
  Publié: 20 mars 2011 à 11:50 Citer     Aller en bas de page

Merci de t'être arrêtée,
et de faire preuve de tant de justesse. Une peine latente, un désir inavoué de vivre ce quelque chose. Mais quoi. Plus de la mélancolie que du cynisme, il me semble.

Salutation

  Aux coeurs caverneux, les amours platoniques.
Neiron

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17 février 2014
  Publié: 25 mars 2011 à 14:50 Citer     Aller en bas de page

>Caecilia:

Des scènes de cinéma, j'avais pas envisagé ça comme ça mais maintenant que tu le dis, pourquoi pas en effet. Et ton sentiment à propos du texte est d'une étonnante justesse car c'est celui que j'ai ressenti en écrivant, sans vraiment l'avouer, sans vraiment le dire
Merci pour cette attention et heureux que ça t'aie plu.

>Heak:

Merci de d'être arrêté un instant et de t'être assis avec eux sur ce banc, sur ces marches, sur ce sol.

Chaleureusement,

Robin

  Aux coeurs caverneux, les amours platoniques.
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