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Echo


"le bonheur n'est jamais grandiose" On verra bien...
   
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  Publié: 5 nov 2009 à 09:59
Modifié:  15 nov 2009 à 13:01 par Echo
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J’avais peur, tu sais. Depuis longtemps. C’est un rêve que l’on fait trop souvent, un cauchemar qui puise ses liens d’angoisse dans les peurs les plus anciennes. Cette évidence qui frappe un jour, fort, au fond de nous même. Ces images nettes, ces couleurs assassines qui me réveillaient en larmes depuis que j’avais compris cette vérité que les enfants ont la force de ne pas superposer à leurs dessins d’avenirs.

J’avais peur, très peur. De nous voir tous les deux, échoués sur le sol, mouettes aphones vidées de tout par une tempête qui malgré sa violence n’avait, en surface, pas modifié les fondements du monde. Je ne le voulais pas.

Mais nous sommes là, ensemble encore un peu, à boire l’effondrement de l’autre.
Toi par le cœur et moi par les yeux.

Je te regarde te briser la nuque sur le parquet froid, tes côtes se soulèvent en angles douloureux et je sais que c’est le chagrin qui glisse ses doigts sous ta chair et étouffe la magie qui habite ta poitrine. Je sais que c’est la rupture, la séparation qui te nourrit de vide. Je suis couchée moi aussi, face à toi, comme deux fracas d’un miroir qui trembleraient du même impact, qui refléteraient la même image, à angle différent. Deux traits de chagrin parallèles.

Tous les deux une fois encore.
Et morts chacun à notre façon

Je ne savais pas, et toi non plus. Malgré les flashes et les cris sur les écrans, les voix prophètes, les discours. Malgré ce que je lisais, ce que tu entendais dire. Même avec les pense-bêtes des cimetières, des épitaphes et des couronnes de fleurs tellement vives qu’elles en paraissent malades. Non je ne savais pas que je resterais.
Et que nous serions deux aujourd’hui.

J’ai mal moi aussi, de voir ta lumière s’échapper de tes cils. De te voir blanchir le parquet avec du sel humain pendant que j’ai le cœur qui se froisse de l’intérieur, comme une feuille de métal.
Et de sentir tes yeux qui se perdent au-delà des murs, du réel, des mots, à travers moi, je sais que tu ne me vois pas, ni moi ni mes mains qui cherchent celles qui te compriment les flancs.
Ce qu’on donnerait pour dire au revoir quand on a plus toute sa réalité…

J’aimerais pouvoir te toucher, sentir la chaleur de ta joue qui gangrenait ma peau en maladie affective quand tu m’embrassais en coup de vent. Trop vite… comme si ça n’avait été qu’un rêve. Parce qu’il était peut-être trop tôt pour se dire la vérité. Parce que nous nous aimions d’un amour qui se cache, se nie farouchement. Un amour qui grandissait en même temps que nous, qui s’emportait sous un plaid dans l’ombre rassurante d’une chambre d’enfant, au hasard d’histoires racontées encore et encore, et qui s’imprimait dans les draps du foyer de deux braises qui s’empêchaient de mourir les nuits de décembre.

Cet incendie que je portais en moi, qui brûlait de ce que la vie m’offrait, s’était déclenché un jour d’hiver qui avait vu tes étincelles se fondre à mon brasier. Si tu savais comme on aime ce qui n’est qu’à moitié soi, comme j’aurais voulu te voir grandir encore, te voir avaler les quatre coins du monde de ta course heureuse et modeler le sable et le vent selon le patron de tes envies.

Comme j’ai peur pour toi…

Alors que nous attendons, moi que tu te relèves et toi que le soleil retire ses yeux voyeurs des fissures entre les volets. Soleil menteur, soleil lumineux de promesses qui ne tient pas debout devant les baisers de novembre. Tu sais, dehors la Terre continue sa danse et l’univers se fout bien de moi, de nous. Le soleil a sa propre vérité, bien loin de ton cœur qui me rattache à ce lieu, même si mon image est trop fine pour tes pupilles, trop instable pour l’éclipse de cette chambre. Sommes-nous à la maison ? Je ne reconnais pas le mur derrière la ligne noire de ton dos et j’ai trop froid pour bouger, pour seulement me rapprocher de toi.

Tu as froid aussi, je le sens. Il y a ces frissons qui secouent les lattes en bois, les quelques inspirations qui nous séparent. Mais le soleil sera là, toujours. Tu mourras des milliers de fois avant qu’il n’explose.

Il se lèvera sans moi petit frère.
Et tu vivras des millions de futurs avant que je n’oublie.

Avant que je n’oublie le bras acide du fleuve de tes iris, ton menton dans le creux de mon cou quand les étreintes étaient plus fortes que nous.
Et partir en sachant que tu restes, ça n’est pas mourir une seconde fois
Je t’aime…

Mais le noir est plus vaste que ça. Il emporte les rayons des croisées, les sensations liées au bois, et il enlace déjà les contours de ton visage.
Je pars avec un temps de retard mais on se moque des conventions quand on a une chance de voler quelques secondes d’épilogue à la Fin.
J’ai aimé être un peu ton fantôme avant que le rideau ne tombe entre nous.
Le temps d’un deux et demi entre les trois souffles de la chute peut-être…

Un
Celui là avait duré longtemps, trop. Le temps impossible d’une mort tout en déclin, le temps de la maladie. Le noir y avait sa propre couleur, je m’y efface.
Mon translucide se délite sur les écailles du néant.

Deux
Le dernier coup feutré que m’assenait la brume avant de me rendre au Rien.
La première fois que je fermais vraiment les yeux.

Deux et demi
Sous ma peau il y a l’ombre mais sous l’ombre il y a toi.
Il est là, le seul instant de l’Après qui nous appartiendra, sans que tu le saches.
La parenthèse entre la fin officielle et le grand saut, le post-scriptum de la dernière ligne droite.
L’adieu encore, le regard en arrière, inutile mais si essentiel.
Je t’aime.

Trois
La mort me rappelle.
Et je n’ai plus peur.


  Là où l'on brûle les livres on finira bien par brûler les hommes...
N-Ir. M.

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  Publié: 7 nov 2009 à 06:56 Citer     Aller en bas de page

waw


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Echo


"le bonheur n'est jamais grandiose" On verra bien...
   
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9 juin 2013
  Publié: 10 nov 2009 à 12:05 Citer     Aller en bas de page


Merci

  Là où l'on brûle les livres on finira bien par brûler les hommes...
Tilou8897

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La vie n'a de sens que celui qu'on lui donne
   
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  Publié: 1er juin 2010 à 14:17 Citer     Aller en bas de page

J'avais déjà dû le lire ce texte... (vu que je l'avais "étoilé")... Je le relis... Et même si le texte me plaît, je ne peux m'empêcher d'avoir cette frustration de rester au porte d'un récit qui mériterait de s'étendre... Je sais bien que parfois, on préfère rester dans cette forme "suggérée"... Mais ça reste un peu "décevant" pour le lecteur "boulimique".... Je n'ai aucune idée du développement que l'on pourrait faire... Mais ça reste, juste une envie comme ça...

Le texte se tient bien tout seul ainsi... En équilibre... Mais...

Bref, j'aime bien en fait... ^^ juste que...

Merci de la lecture

  Elle me dit que mes guerres sont des fleurs fanées et qu'il reste une terre pour l'aimer ici bas
Echo


"le bonheur n'est jamais grandiose" On verra bien...
   
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9 juin 2013
  Publié: 11 juin 2010 à 11:14 Citer     Aller en bas de page

C'est vrai qu'en le relisant il me semble vraiment très personnel
Je comprends que tu sois resté devant le porche en fait
désolée vraiment
J'en avais besoin, de l'écrire je veux dire
C'est un cauchemar que je faisais: mourir et "rester" en partie pour voir quelqu'un de proche souffrir.
ça me remuait pas mal et je crois que c'est l'une des choses qui a marqué la "fin" de l'innocence.
Je suis contente d'avoir pu le sortir même si c'est un peu inaccessible pour d'autres.
Merci d'être passé et d'apprécier malgré tout Tilou
Bonsoir m'sieur



  Là où l'on brûle les livres on finira bien par brûler les hommes...
Astre
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22 décembre 2018
  Publié: 17 févr 2011 à 11:09 Citer     Aller en bas de page

Même si cela semble inaccessible, j'ai aimé m'imaginé à cette place, dont tes mots rendent l'atmosphère prenante, voir évidente quand à la fin...
J'ai aimé ce texte, et ce silence d'interprétation qui laisse l'esprit faire soi même un chemin.

Amitiés
Pascal

 
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