Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
Portrait sous vers
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membre : 1
Invités : 419
Invisible : 0
Total : 420
· BORZEK
13245 membres inscrits

Montréal: 3 déc 02:41:08
Paris: 3 déc 08:41:08
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant









LPDP :: Textes d'opinion :: Ces gens sur les pavés Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
Ossette


Blob Blob
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
143 poèmes Liste
1298 commentaires
Membre depuis
24 juin 2008
Dernière connexion
28 novembre
  Publié: 16 août à 14:42
Modifié:  17 août à 05:35 par Emme
Citer     Aller en bas de page

Depuis février, je travaille auprès de personnes sans abris. Clochards, SDF, sales, dégueulasses, alcoolos, toxicos, pauvres mecs.
Tant de maux pour des personnes que nous ne connaissons pas.

Depuis février je travaille auprès de personnes sans abris. Suivis, dossiers, RSA, Pôle emploi, fous, excités, drogués, toxicos.
Tant de mots pour des personnes que nous ne connaissons pas.

On m'avait dit : tu vas travailler avec le pire du pire. Le fond du panier de crabes, les gens dont personne ne veut, les hommes rendus fous par la rue.
Et c'est vrai.
Ce sont des hommes rendus fous par la rue. Mais qu'est-ce que la rue ?

La rue, c'est toi, c'est moi, c'est nous. Et puis ce sont eux aussi.
La rue, elle est à l'image de ce que l'on en fait. Elle est dure, froide, difficile, injuste, aimante, tristesse, colère, amour, alcoolisme, froide, chaude, brutale, droguée, tenace, vicieuse, inscrite dans le corps et leurs mémoires.

La rue, ce sont des gens qui t'ignorent, des gens qui ne te parlent pas en te donnant l'aumône, des gens qui ne te demandent pas ton prénom, qui ne te demandent pas si cela va aujourd'hui, des gens qui ne te différencient pas du trottoir sur lequel tu crèves la gueule ouverte.

La rue, c'est aussi des personnes qui te disent bonjour, qui te proposent de partager un peu de temps avec toi, qui vont s'asseoir au sol en se foutant du regard des autres, qui vont se reconnaître en ton humanité, qui vont te permettre, un instant, d'oublier que tu ES la rue, pour simplement te dire que tu es important.

La rue, ce sont des bons samaritains, des personnes lambda, comme tu en croises tous les jours. Des personnes qui se lèvent en espérant que ce sera une bonne journée, des personnes qui ont des gens qui les aiment, des gens qui se souviennent de leurs prénoms, de leurs anniversaires, de leurs vies.
Et devine quoi ? La personne assise, ou allongée par terre, elle est la même que toi.

Elle saigne, comme toi,
Elle pleure, comme toi,
Elle aime, comme toi,
Elle espère, comme toi,
Elle sait rire, comme toi,
Elle a une histoire, comme toi,
Elle meurt, comme toi.

La seule différence, c'est qu'elle, elle est à la rue, elle est dans la rue, elle est la rue.

Le but de ce texte n'est pas de culpabiliser. Chacun fait à la hauteur de ce qu'il peut, ce qu'il s'autorise, et ce qu'il est.
Ce texte a pour but de pouvoir t'expliquer à toi, enfant ou adulte, que ceux qui sont à la rue, ça peut être toi comme moi.

Ça arrive à tout le monde de prendre le mauvais chemin, d'être un crétin, d'être méchant.
Ça arrive à tout le monde de tomber amoureux, de tout donner à quelqu'un et de tout perdre en retour.
Ça arrive à tout le monde de devenir accro, à la drogue ou l'alcool, aux jeux comme aux ennuis, et de tomber à terre.
Ça arrive à tout le monde de dire de mauvaises choses, de regretter ensuite, d'avoir honte de soi, d'être plus bête qu'humain.

Alors il faut simplement faire avec ce que l'on est.
Un sourire peut sauver une vie, car un sourire, c'est reconnaître ce morceau de rue, d'histoire, comme étant un humain. Une personne avec un cœur qui bat, quelqu'un qui mérite simplement que ce jour-là, à ce moment, on lui rappelle qu'il est humain et qu'entre humains, on se dit bonjour, on se sourit pour se reconnaître.

Car c'est le propre de l'espèce humaine, on peut toujours sourire, dire bonjour, tendre la main, prendre le temps. Il suffit simplement, un jour, de se dire que pour une fois, on va voir la rue et non pas simplement marcher dessus.

  ZZ
Mawringhe Cet utilisateur est un membre privilège


Cambre d'Aze, montagne de mon coeur... Mon éternelle muse !
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
235 poèmes Liste
3015 commentaires
Membre depuis
13 novembre 2018
Dernière connexion
10 novembre
  Publié: 16 août à 15:26 Citer     Aller en bas de page

Ossette et un grand merci pour cette piqûre de rappel !
Cette rue dont personne, par les temps qui courrent, n'est à l'abri. Cette rue où les regards et jugements sont sévères sans savoir le pourquoi et le comment untel ou tel autre en est arrivé là.
Ces personnes devenues alcooliques, droguées ,etc... ont très souvent subit de graves épreuves dans la vie et ont tout perdu... laissons leur au moins la dignité que tout être humain mérite.
Ce partage est d'une grande lucidité et encore une fois merci pour tous ceux qui sont dans cette situation et qui ont du mal à se relever. Car il faut aussi le dire, tous ne sont pas des " cas sociaux " ( et quand bien même ! ) certains essaient désespérément de se sortir de ce bourbier. Ce qui relève d'un tour de force... mais parfois la persévérance paie et surtout l'accompagnement.
Une main qui se tend, bien saisie, peut faire toute la différence. Ainsi, respect à toutes ces professions souvent mal comprises et qui pourtant tous les jours côtoient cette misère humaine avec peu de moyens !
Un partage fort dont j'ai apprécié la lecture et sur lequel je ne manquerai pas de revenir.



Mawr

  Les mots sont à la pensée ce que l'eau est à la terre: la vie!
Aude Doiderose


Mais tant que je te plais Que m'importe le temps ?
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
805 poèmes Liste
22832 commentaires
Membre depuis
14 mars 2009
Dernière connexion
2 décembre
  Publié: 16 août à 15:45 Citer     Aller en bas de page

C'est juste.

  L'hiver faisait la rue mouillée Dans l'obscurité bleu marine O comme j'adorais mordiller Ta lèvre comme une mandarine
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
Statut: Hors ligne
Visitez le site web de ce poète. Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
727 poèmes Liste
15545 commentaires
Membre depuis
6 décembre 2009
Dernière connexion
2 décembre
  Publié: 17 août à 08:48 Citer     Aller en bas de page



Une belle bouchée de sensibilté. Chacun de nous peut faire quelque chose...

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
samamuse
Impossible d'afficher l'image
l'important ce n'est pas le bruit c'est de savoir d'où il vient
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
294 poèmes Liste
9786 commentaires
Membre depuis
29 juillet 2014
Dernière connexion
2 décembre
  Publié: 21 août à 03:31 Citer     Aller en bas de page

j'ai des présences que je respecte, avec lesquelles je passe du temps en échanges de mots, en échanges de regards, sans vouloir les comprendre dans leurs formes de libertés, en me mettant à leurs niveaux d'observations (c'est à dire assis sur le sol, assis sur un banc, en buvant dans la même bouteille, en acceptant de ne pas fuir leurs différences, en acceptant d'être insulté par rapport à leurs points de vue, sans les insulter en en faisant des assistés, en valorisant leurs notions de trocs) dans les offrandes et avec ces isolés de ces (nous) dits bien portant, ou (avec eux) les bien mal (ou fuyant) incéré dans le moule des dits sociabilisés. actuellement (avec des passages en dites observations psychiatriques sans fondements) un système voudrait me casser, à cause de mes regards et de mes choix de vouloir vivres ensembles ou de propriété de ma vie, qui leur sont perturbants.
mais ça tu dois t'en être aperçu, avec des valeurs de raisonnements qui ne veulent pas capituler.
veille m'excuser de devenir chiant, je veux être une présence laïcisée.
à bientôt OSETTE de nous 5 en 1. grosses bises, que tu pourras ventiler.

 
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 306
Réponses: 4
Réponses uniques: 4
Listes: 0 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0260] secondes.
 © 2000 - 2020 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.