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Tilou8897

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  Publié: 12 oct 2014 à 05:34
Modifié:  18 oct 2014 à 03:43 par Bombadil
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Quand Virgile sortit de la salle de bain, il crut un instant qu’Alice n’était plus là. Puis un courant d’air frais et une odeur lui indiqua que ce n’était pas le cas.

Alice était assise sur le rebord une cigarette entre ses lèvres qui se consommait toute seule. Elle était toujours enroulée dans sa serviette de bain et elle semblait complètement absente, les yeux fixés vers un point imaginaire situé quelque part entre deux étoiles.

“Tu vas finir par attraper froid.” fit-il en s’approchant.

Alice ne lui répondit pas et n’eut même pas un mouvement pour signifier une réaction. C’était un peu comme si elle n’avait rien entendu. Ce qui était de toute manière impossible. Cependant, voyant qu’il n’y avait pas de réponse, il s’approcha encore un peu plus jusqu’à être à peu près à ses côtés.

“Tu es là ?”

Alice tourna la tête. Virgile eut un frisson lorsqu’il croisa son regard. L’expression de son visage était pareil à celui d’une personne qui le voyait pour la première fois. La sensation était à la fois agréable pour une raison qu’il n’arrivait pas à préciser mais aussi surprenante. Alice inclina la tête comme un animal qui découvre un nouvel objet. Virgile ne put s’empêcher de parler :

“J’ai un truc sur le visage ou quoi ?”

A ces mots, Alice sembla revenir dans un état de conscience et secoua la tête. Elle commença à ouvrir la bouche comme si elle allait prononcer une phrase mais quelqu’un frappa à la porte de la chambre avant que les mots ne sortent.

“Notre dîner, je suppose…”

Virgile se retourna.

“Jette ta cigarette par la fenêtre s’il te plaît. On n’a pas le droit de fumer dans les chambres d’hôtel en principe. Déjà que l’odeur de la fumée ne laisse que peu de doute, si t’es pris en flagrant délit, je doute qu’ils apprécient.”

Alice sembla acquiescer et d’une pichenette plutôt adroite, elle envoya valser le mégot jusque sur la route. Le service d’étage devait s’impatienter car on frappa une nouvelle fois avec nervosité.

“J’arrive.” fit Virgile alors qu’il n’était qu’à un mètre de la porte.

Il manoeuvra le verrou et ouvrit en grand.

Un grand échalas d’un vingtaine d’années déguisé en garçon d’étage se présenta devant lui avec un plateau à roulettes.

“Votre dîner, monsieur.”

Le garçon voulut entrer dans la chambre avec les plats mais Virgile s’interposa.

“Laissez, je vais le faire.”

Le visage de l’autre changea d’expression pour en prendre une, légèrement agacée. Virgile savait bien que son geste ne plairait pas mais même s’il ne comprenait pas trop pourquoi, il tenait pas à ce que le garçon voit Alice dans la tenue dans laquelle elle était. Voyant la vexation poindre le bout de son nez, Virgile se lança dans une opération de mime silencieuse à l’attention du garçon. Au bout de quelques secondes, il finit par obtenir un “Ah… D’accord” et le visage du jeune homme s’empourpra d’un seul coup.

“Voilà… Voilà…” fit-il avec une nervosité un peu gênée.

Virgile fouilla dans la poche arrière de son pantalon et ses doigts finirent par attraper un vieux billet de cinq euros tout fripé, qui se trouvait là presque par miracle. Il le glissa dans la main du garçon et s’empara du plateau. Il eut le droit à un sourire plutôt ravi.

“Alors, bien, passez une bonne soirée avec votre femme. Bonsoir.”

“Bonsoir à vous aussi.”

D’un coup de talon, il fit claquer la porte et releva la tête. Il soupira. Pourquoi avait-il agi ainsi ?...

“C’est bon ?”

Alice qu’on ne pouvait pas voir directement de l’entrée, pencha la tête pour apercevoir Virgile.

“T’en fais une de ces têtes, le type n’était pas aimable ?”

Virgile secoua la tête.

“Aucun rapport.”

“Bah alors quoi ?”

Il réfléchit quelques secondes avant de se décider à être franc et direct.

“Je n’ai pas voulu le laisser rentrer dans la chambre… Donc, forcément, ça ne lui a pas vraiment plu.”

“Ah bon… Et pourquoi ?”

“Pourquoi quoi ?”

“Pourquoi tu ne voulais pas qu’il rentre dans la chambre.”

Virgile ne put s’empêcher de lancer à Alice un regard plein de compassion désabusée.

“Parce que je n’avais pas envie qu’il te voit à moitié à poil.”

Alice ne put retenir un rire qui se transforma en gloussement à moitié étouffé. Puis elle redressa la tête et reprit un air fier.

“Je ne suis pas à moitié à poil. Monsieur.”

Elle marqua une pause et fronça les sourcils comme si elle réfléchissait.

“A moins que ce soit…”

“Stop…” fit Virgile.

“Viens manger avant de dire des bêtises, ça va refroidir.”

“Bien, chef, oui, chef !”

***

Alice n’avait pas fait les choses à moitié lorsqu’elle avait commandé. Toasts de foie gras en entrée, agneau au miel de gingembre accompagné d’un flan de courgettes et en dessert, une charlotte aux fruits des bois, le tout ponctué d’un excellent vin.

Virgile s’était installé sur le petit bureau près de la fenêtre et Alice s’était agenouillée sur le lit avec le plateau devant elle. Elle semblait particulièrement détendue : l’effet des quelques verres de vin, se dit Virgile. La rougeur qui avait investi le haut de ses pommettes était là pour le dénoncer.

Ils avaient mangé quasiment dans le silence le plus complet, en échangeant simplement que quelques mots au sujet du repas. Cela n’avait pas dérangé Virgile mais seulement, il gardait à l’esprit qu’il ne s’agissait pas d’une soirée ordinaire et que les circonstances qui les avaient amenés dans cette chambre étaient bien loin de la normalité. Cependant, il préféra attendre qu’Alice termine son dessert et s’essuie délicatement les lèvres pour faire disparaître les dernières preuves de l’existence de la charlotte pour parler.

“Je peux te poser une question ?”

Alice acquiesca.

“Pourquoi tu es si détendue d’un seul coup ? Et c’est qui ils ? Ceux qui nous poursuivent a priori.”

“Je te dois des explications encore une fois. C’est ça ?”

“Je pense, oui. Après tout, c’est tout de même toi qui m’as entraîné dans cette histoire.”

“Ce n’est pas tout à fait vrai. Tu étais dans l’histoire avant même le début, je te rappelle, et ce, même si tu n’en as aucun souvenir.”

“C’est vrai. Mais à la vérité, pour l’instant, cette vérité ne tient que parce que tu me l’affirmes.”

Alice fit la moue.

“Tu crois que j’aurais été te chercher juste pour m’amuser ?”

“Pas nécessairement. Mais tu pourrais très bien t’être trompée. C’est toujours une option.”

“Je ne crois pas, non.”

“Alors ?”

“Alors… Déjà, si je suis plus détendue, c’est que c’est la nuit et que la nuit, nous sommes tranquilles : ils ne peuvent pas nous trouver.”

“Euh… Ce sont des loup-garous qui fonctionnent à l’envers ?”

Alice sourit.

“Presque… Je les appelle les Archanges. Ils ressemblent à toi et moi sauf qu’il semble qu’ils ne puissent pas fonctionner la nuit. C’est Nahash qui les a envoyés sur nos traces.”

“Euh… Nahash… L’espèce d’entité virtuelle dont tu m’as parlée au début ?”

“Mouais, l’entité virtuelle… Si tu veux… Il est un peu plus que cela, si tu veux mon avis.”

Virgile prit la bouteille de vin et proposa à Alice de finir la bouteille.

“Tu veux me saouler ?” fit elle en étouffant un rire.

“Ce n’est pas moi qui ai commandé la bouteille.”

Il remplit les deux verres et porta le sien à ses lèvres. Il n’était pas un amateur de vin mais il fallait reconnaître qu’il appréciait le goût de celui-ci.

“Je vais te paraître sceptique mais comment cette entité virtuelle pourrait avoir des ramifications dans le monde physique ? Et ces Archanges, d’où sortent-ils ? Ce sont des êtres vivants ?”

Alice ne répondit pas de suite. Elle préféra boire son verre, sûrement un peu trop rapidement car cela lui fit tourner légèrement la tête.

“Je n’ai pas toutes les réponses, tu sais. Je ne sais que ce que je sais et ce que j’ai vu. Ces archanges sont venus chez moi. Et ce n’était pas pour discuter. Ils ont voulu m’attraper mais je leur ai échappé. C’était un coup de chance d’ailleurs. C’est comme cela que je sais qu’ils ne fonctionnent pas la nuit.”

“Ils veulent quoi ?”

“La même chose que Nahash : ils veulent le livre.”

“Le fameux livre que j’ai soit-disant écrit.”

“Oui.”

“Mais dont on sait pas ce qu’il contient de si important…”

“Sauf toi.”

“Sauf moi… Sauf que je n’en ai aucun souvenir.”

“Oui.”

Virgile soupira.

“Je vais être honnête, Alice. J’ai l’impression de tourner en rond dans cette histoire et le seul élément qui me raccroche à elle, c’est toi et ta parole. Ne le prends pas mal mais tu comprendras que j’ai du mal à me sentir concerné. Je ne vois aucun élément factuel qui puisse me permettre de te faire confiance et de…”

Virgile ne termina pas sa phrase. S’il continuait, il allait clairement être désobligeant envers Alice : franc mais désobligeant.

“Et de ?”

Il secoua la tête.

“Non, rien.”


Un silence gêné s’installa entre eux. Alice ne sembla pas vouloir défendre un quelconque argumentaire vis à vis de ce que ce qu’il venait de dire. De toute manière, elle était fatiguée et un peu ivre. Elle se laissa tomber sur le côté et ferma les yeux. Il ne lui fallut que deux minutes avant de s’endormir.


Virgile sourit. Il débarrassa le plateau. Il s’approcha d’Alice pour la prendre entre ses bras, la soulever légèrement et la reposer délicatement sur la gauche du matelas. Lui aussi avait sommeil et il n’y avait pas d’autre endroit pour dormir.


Il s’allongea sur le lit et se retourna pour éteindre la lumière. Dans le relatif silence de la pièce, il se laissa bercer par la respiration d’Alice et finit par s’endormir.

***

“Allez, on y va ! Faut se lever !”

Virgile ouvrit un oeil.

“Qu’est-ce qu’il se passe ?”

“Rien… Mais il faut qu’on bouge.”

“Et on va où ?”

Alice le regarde en arquant un sourcil.

“Ben quoi ?”

“On va à la librairie.”

“Mmm ?”

“On va récupérer ton livre. Allez, dépêche-toi de passer à la douche !”

Virgile se leva un peu titubant et ouvrit la porte de la salle de bain. Il s’apprêtait à la refermer quand Alice l’en empêcha quelques secondes.

“Au fait… Merci pour cette nuit.”

Virgile ne comprenait pas.

“Laisse tomber…” fit-elle avec un sourire moqueur et elle lui claqua la porte au nez.



[...]

(à suivre)

Tilou

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  Publié: 12 oct 2014 à 18:18 Citer     Aller en bas de page

Tes interrogations me font sourire... Et en même temps, je dois dire qu'elles m'inquiètent... Non pas qu'elles soient anxiogènes mais désormais, vu que je viens de mettre le point final à la nouvelle, je me demande comment tu vas réagir lorsque la suite va arriver.

Tu vas me dire... C'est le tout d'une histoire lorsqu'on est lecteur... On attend des choses et parfois, on s'attend pas aux revirements.

Je pense que le dernier épisode te satisfera par sa longueur car nécessairement, il est long. J'étais parti sur un format plus grand que de raison avec cette nouvelle et même si j'avais une petite idée sur le début et la fin... Le chemin entre les deux m'a entraîné un peu à droite et à gauche..

Voilà... Donc... à la prochaine... c'est ça ?^^

Suite et fin...

Et très sûrement avec son lot d'explications... Car je ne doute pas qu'il en faudra... Et comme je doute pas qu'il faudra que je la retravaille après cette première version, pour la développer plus amplement encore...

(une version longue... en quelque sorte... même si l'initiale n'est pas "très courte")

Merci... !

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