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LPDP :: Textes d'opinion :: Pilon et mortier Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Amanda


Dites le avec des fleurs
   
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  Publié: 28 jan à 15:23
Modifié:  29 jan à 02:22 par Amanda
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PILON ET MORTIER


La couleur sanglante de ses yeux,
Sa bouche desséchée et froissée,
Ses articulations raides, rebelles et fragiles
Grinçant comme des planches fatiguées,
Ses poings rugueux et déformés,
Ses mains écorchées et rêches;
Sont les symptômes de sa lèpre.
Il est malade d'une prospérité désespérée.
Trop faible pour continuer
Mais il n’a pas le choix
Ses veines saillantes chargées
De liqueur d’espoirs et des regrets
Pulsent, pulsent, pulsent, pulsent.
Ses os se battent avec des oiseaux de mauvais augure;
Son crâne, débarrassé de ses cheveux
Doit supporter l'épineuse couronne de la victoire;
Son sang dilué par une amère déception
Se disperse et se perd dans son système déficient.
Le bourdonnement mortel de l'existence
Fait de petites victoires à de grandes défaites
A envahi sa vie creuse.

Le ciment de cette misère:
Une routine ennuyeuse et fastidieuse
Qui pilonne et qui pilonne et qui pilonne
Quand il ne peut même pas crier ou pleurer.
Ses tempes hurlent leur soumission,
Ses méninges, peinant à se libérer,
Vomissent de tout cela.
Matin, midi et soir
Les avenues mortes, le bourdonnement vide,
Ce toc, toc, toc lancinant, dans son cerveau.
Le font frémir d'engourdissement.

Pourtant, il est mature maintenant.
Mûr, si mûr, trop mûr… pourri, peut-être
Car les trucs d'adultes,
Les soucis d'adultes
Qui palpitent autour de lui
Ne lui proposent que deux choix:
Participer à la course sans but ou abandonner.
Loyer, café, vin, cigarettes et journaux,
Pilules oubliées,
Factures impayées,
Turbulences et stress,
Le pilon qui broie.

Il est des jours, des semaines, comme ceux-ci,
Où toutes les armes sont pointées sur lui
C’est un vagabond
Avec une valise malmenée et défoncée.
C’est un putain de paria,
Un pigeon sous une pluie battante
Et obsessionnelle.
Comme ce pilon implacable
Qui lui vrille douloureusement les nerfs,

Et ce n’est pas dans son chez lui qu’il va oublier de renaître.
Sa maison est à l’image de sa vie.
Murs boitant avec leurs souvenirs
Figés par de la colle moisie.
Papier peint déchiré, gondolant sur les bords,
Sol dur et froid qui crisse et gémit,
Canapé surmené et maculé,
Radiateur mort sifflant comme un serpent en colère,
Rideaux tirés, allergiques au soleil,
Pour qu’aucune vie ne s'infiltre à travers les stores vénitiens,
Vêtements gisants sur les chaises
Comme des corps sans âme vidés de leur substance
Et couvertures effilochées, en lambeaux
Comme l'est l'espoir.

Les animaux de nuit, en revanche, sont bien vivants.
Les vautours avec cravates,
Les belettes en robe,
Les fouines en uniforme,
Tissent des toiles de pourriture moribonde
L'entrelaçant dans leurs fils de décomposition.
Animés par leur cœur froid, ils grognent
Et leurs rires abasourdissants
Frappent, et ricochent inexorablement
À l’intérieur de sa boîte crânienne.

Parfois des mains squelettiques inopportunes
De maraudeurs compatissants
Se serrent pour prier.
Prier… Pour quoi ?
Il n’est pas en train de vivre, ou de mourir
Il est simplement en train de ramper vers le passé
Ou non ! Il n’est pas en train de ramper, il est traîné
A travers des nuits de perfidie solitaire,
Respirant l'air poussiéreux battu
Par le vent sombre qui gémit
En s'infiltrant à travers les frêles rideaux,
Couché dans son lit, trop misérable pour bouger
Quand les souvenirs, du ciel et de l'enfer,
Tombent comme des ombres cassées
A travers la fenêtre de son esprit.
Il peut sentir
Son âme transiter lentement à travers matelas.
Son estomac se lever,
Ses dents se serrer en grinçant,
Mais pas de peur, non, il est trop tard pour l'effroi.
C’est au moment où il s’est rendu compte
Qu’il était pris dans une vie
À laquelle il ne trouvait aucun sens
Qu’il aurait pu éprouver de la frayeur.
Comme cet écrivain en deuil,
Blessé par un éclat d’obus,
Dont il a dû apprendre un poème par cœur
Dans une autre vie déjà lointaine,
Et dont les vers, tintent bizarrement
Lorsque qu’ils remontent à la surface de sa mémoire
Lors de brefs moments de répit.

- " Il s'est tellement trompé " pense-t-il, alors.
- " Non, le temps n'est pas de l'eau,
Il ne s'écoule pas facilement,
Sans heurts et de manière transparente
Au contraire,
Il nous précipite dans de sombres mortiers
Où nous sommes écrasés,
Concassés,
Broyés,
Défigurés,
Par le gigantesque pilon qu'est la vie.

Il nous fait naître ratatiné et seul
Et mourir en solitaire, tout autant ratatiné ”.
...Et rien de plus.

AMANDA SMITH SKINNER

 
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  Publié: 29 jan à 00:54 Citer     Aller en bas de page

Excellent texte qui me parle et que j'aurais aimé écrire ,

 
samamuse
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l'important ce n'est pas le bruit c'est de savoir d'où il vient
   
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  Publié: 29 jan à 04:22 Citer     Aller en bas de page

merci mon AMANDA,
- tu ne nous avais pas habitué à de telles longueurs.
- mais sache que j'aime toujours te lire.
Gros bisous de SAM.

 
samamuse
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l'important ce n'est pas le bruit c'est de savoir d'où il vient
   
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2 juin
  Publié: 29 jan à 05:40 Citer     Aller en bas de page

Bonjour ma grande, je sais que tu n’aimes pas cette formulation.
- Mais après avoir dilué ton texte dans mes nostalgies, je trouve ton œuf au riz, comme une entrée de consistance.
- Tu me donnes envie de voyager avec toi à travers les MP.

De quel malade es-tu en train de nous parler ? Ayant ces pulsations qui sont dues à quoi ?

Une très belle description, de l’âge avancé, où les routines offrent de telles séquelles ?

Celles d’une dureté de vie à subir, en temps et effets d’inconforts et d’indésirables, qui détruisent en lui, sa perception de lui, et de ses environnements, à cause de toutes ces nuisances qui le mine de l’intérieur, où les nostalgies, sont désespoirs d’un réalisme inévitable, dans un pessimisme, broyé dans le mortier de la vie.

- Un DUO sur les perceptions inverses, serait-il envisageable ?

Bisou de SAM.

- Souhaiterais-tu recevoir les 4 premiers vers ?

 
Franck

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2 juin
  Publié: 29 jan à 17:03 Citer     Aller en bas de page

Oh my god... que dire... euhh... Je crois que le pauvre mortier doit en avoir marre de se recevoir des coups de bélier avec des éclaboussures de Ketchup!

Pour avoir écrit un tel schéma de texte, je crois que tu peux légitimement te poser des questions sur la psychologie de la personne à l'origine de ton inspiration - LOL - Force est de constater que tu as continué là où je me suis grave censuré...

Si j'avais su je t'aurais proposé un duo tandem en pédalo dans le mortier à la chaux vive ou mieux encore j'aurais proposé du "ciment" aux éphémères de Février! Dommage, la prochaine fois préviens moi, tu sais où cliquer...

En tout cas 5 U, tu m'as arraché un sourire dans mon "récipient de tristesse" de ces derniers mois sous lacrymo "comme cet écrivain en deuil, blessé par un éclat d'obus".

Happy new year Amanda!

















 
Amanda


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31 mai
  Publié: 8 févr à 07:12 Citer     Aller en bas de page

Citation de Errant
Excellent texte qui me parle et que j'aurais aimé écrire ,



Ça m'aurait plu de te lire
5 U

Citation de Samamuse
merci mon AMANDA,
- tu ne nous avais pas habitué à de telles longueurs.
- mais sache que j'aime toujours te lire.
Gros bisous de SAM.


Bon, je constate que je suis toujours "ton" Amanda . Merci
Pour la longueur j'ai voulu vérifier le proverbe: "Plus c'est long, Plus, etc...° et ben c'est pas toujours vrai. ça dépend si tu te sers d'un seul doigt comme une amatrice ou bien des dix, comme une dactylo pro.

Citation de Samamuse
- Souhaiterais-tu recevoir les 4 premiers vers ?


Non

Citation de Franck
Oh my god... que dire... euhh... Je crois que le pauvre mortier doit en avoir marre de se recevoir des coups de bélier avec des éclaboussures de Ketchup!

Pour avoir écrit un tel schéma de texte, je crois que tu peux légitimement te poser des questions sur la psychologie de la personne à l'origine de ton inspiration - LOL - Force est de constater que tu as continué là où je me suis grave censuré...

Si j'avais su je t'aurais proposé un duo tandem en pédalo dans le mortier à la chaux vive ou mieux encore j'aurais proposé du "ciment" aux éphémères de Février! Dommage, la prochaine fois préviens moi, tu sais où cliquer...

En tout cas 5 U, tu m'as arraché un sourire dans mon "récipient de tristesse" de ces derniers mois sous lacrymo "comme cet écrivain en deuil, blessé par un éclat d'obus".

Happy new year Amanda!



Merci encore.
Je vois que tu as compris l'allusion au "l'écrivain en deuil, blessé par un éclat d'obus" et j'espère que tu ne m'en veux pas de t'avoir plongé dans mes délires

Pour une autre fois, j'essayerai de penser à un accouplement gémélique.

5 U

 
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