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Ashimati

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Modifié:  10 mai 2018 à 08:29 par Ashimati
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Octosyllabe


Un octosyllabe est un vers composé de huit syllabes. Il est avec l'alexandrin, vers de douze syllabes, et le décasyllabe, vers de dix syllabes, l'un des mètres les plus anciens et les plus utilisés dans la poésie classique de langue française, qui privilégia longtemps l'emploi des vers pairs (vers dans lesquels le nombre de syllabes est pair) au détriment des vers impairs (vers dans lesquels le nombre de syllabes est impair). On retrouve très souvent l'octosyllabe dans certains poèmes à forme fixe comme les rondeaux et les ballades. Il est aussi le vers du lai.

En poésie française, l'octosyllabe était fréquemment employé au Moyen Âge. On situe son apparition au Xe siècle. Il est d'une très grande souplesse d'utilisation, car c'est le vers courant le plus long qui n'a pas de césure obligatoire. L'octosyllabe est un vers particulièrement musical, du fait du retour fréquent de la rime, et permet ainsi une grande harmonie.

Du fait de sa très grande souplesse, l'octosyllabe peut être employé dans tous les genres poétiques.
Exemples d'utilisation

L'octosyllabe apparaît dans la Vie de saint Léger au XIe siècle3 et est largement utilisé tout au long du Moyen Âge : lais de Marie de France, Le Roman de la Rose, Lai et Testament de François Villon, romans de Chrétien de Troyes, branches du Roman de Renart.

Il prend une allure légère chez Ronsard : Mignonne allons voir si la rose
. Mi/gno/nne a/llons/ voir/ si /la /rose

Oh ! que j'aime la solitude !
Que ces lieux sacrés à la nuit,
Éloignés du monde et du bruit,
Plaisent à mon inquiétude !
Mon Dieu ! que mes yeux sont contents
De voir ces bois, qui se trouvèrent
À la nativité du temps,
Et que tous les siècles rêvèrent,
Être encore aussi beaux et verts
Qu'aux premiers jours de l'univers !
extrait de « La solitude » de Marc-Antoine de Saint-Amant (XVIIe siècle).

Oh !/ que/ j'ai/me /la/ so/li/tude !
Que/ ces/ lieux/ sa/crés à la/ nuit,
É/loi/gnés/ du/ mon/de et/ du/ bruit,
Plai/sent/ à/ mon/ in/qui/étu/de !
Mon/ Dieu/ ! que/ mes/ yeux/ sont/ con/tents
De/ voir/ ces/ bois/, qui /se/ trou/vèrent
À/ la/ na/ti/vi/té/ du/ temps,
Et/ que/ tous/ les/ siè/cles/ rê/vèrent,
Ê/tre en/core au/ssi/ beaux/ et/ verts
Qu'aux/ pre/miers/ jours/ de/ l'u/ni/vers

La Fontaine l'utilise soit en isométrie (les 9 quatrains de Le statuaire et la statue de Jupiter)6, soit en hétérométrie dans les Fables. Gautier y a recours presque exclusivement dans Émaux et Camées. Paul-Jean Toulet l'emploie en hétérométrie dans Les Contrerimes.

Après dix siècles d'usage, des poètes contemporains l'utilisent toujours, quelquefois en « vers libérés » :

La nuit noire de tes cheveux
Des licornes viennent y boire
Neigent nagent dans cette moire (...)
Luc Bérimont, extrait de Amoureuse, in L'Herbe à Tonnerre, Seghers 1958.

Frappé par un direct du droit
Dans un combat contre Jo King,
Le nez en sang, les bras en croix,
Armstrong s'est couché sur le ring (...)


Mignonne, allons voir si la rose

À CASSANDRE

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée,
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.
Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place
Las, las ses beautés laissé choir
Ô vraiment marâtre Nature,
Puis qu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

Ronsard (1524, Vendômois)

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